Pour remplacer les lunettes, bientôt des gouttes oculaires ?

Pour remplacer les lunettes, bientôt des gouttes oculaires ?

Pour remplacer les lunettes, prochainement des gouttes ?

Des chercheurs ophtalmologistes israéliens ont créé des gouttes oculaires révolutionnaires qui pourraient améliorer la vue des personnes myopes ou hypermétropes. Pour le moment, les essais cliniques n’ont été réalisés que sur des cochons.

Une équipe d’ophtalmologistes du Centre médical Shaare Zedek et de l’Institut de nanotechnologie et de matériaux avancés de l’université Bar-Ilan, en Israël, a développé des gouttes oculaires pour réparer les cornées et améliorer la vision à court et à long terme. Des nanoparticules appelées « nanodrops » ont amélioré avec succès les cornées de cochons.

 Selon le Dr David Smadja, chef de l’équipe de recherche, les « nanodrops » pourraient révolutionner les traitements ophtalmologiques et optométriques des patients souffrant de myopie, d’hypermétropie et d’autres complications de la vue.

Remplacer les lentilles

L’expérience a été menée sur des cochons. Pendant deux ans, les chercheurs ont analysé les erreurs de réfraction des yeux des cobayes avant et après l’instillation de nanoparticules (il s’agit d’une méthode thérapeutique consistant à introduire goutte à goutte une solution médicamenteuse dans un conduit naturel (oreille, nez, urètre, trachée) pour laver, désinfecter et traiter ce conduit, N.D.L.R.). Les résultats ont montré une amélioration significative de la correction de la vue à la fois concernant la myopie et l’hypermétropie.

« Ces nanodrops utilisent la nanotechnologie pour améliorer la vision », a précisé le Dr David Smadja, lors d’une conférence, mercredi 21 février, à l’Auditorium Steinberg à Jérusalem. Elles pourront également remplacer les lentilles multifocales, ce qui permettrait aux gens de se concentrer sur des objets à différentes distances.

(Photo : Pixabay)

La nanotechnologie est l’étude, la fabrication et la manipulation de structures, de dispositifs à l’échelle de moins de 40 nanomètres. Bien qu’il déclare cette découverte révolutionnaire, le Dr David Smadja n’a pas précisé à quelle fréquence les gouttes ophtalmiques doivent être appliquées pour réparer les cornées d’une personne.

Des essais cliniques sur des humains doivent être effectués plus tard dans l’année. Ils devront avant tout déterminer si la solution est toxique ou non pour l’homme.

D’autres recherches

Ce n’est pas la première fois que la nanotechnologie est étudiée dans l’utilisation de gouttes oculaires. Des recherches importantes ont déjà été réalisées pour traiter les maladies ophtalmiques.

Les chercheurs de l’Institut d’ophtalmologie UCL, à Londres, ont développé des gouttes oculaires à l’aide de nanoparticules, qui permettent de lutter contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Ces gouttes ont prouvé leur efficacité chez les patients. Et elles apparaissent plus confortables que l’injection de médicaments dans les yeux.

Merci à Lucy Embark

Silicon Valley comes to Paris, un événement exceptionnel

Silicon Valley comes to Paris, un événement exceptionnel

Silicon Valley comes to Paris le 19 janvier 2018 à l'IPGG-ESPCI Paris 5ème

THÈME 2018 : REPOUSSER LES FRONTIÈRES DE LA RECHERCHE MÉDICALE

SILICON_VALLEY_photo by Laure POULIQUEN - 19.01.2018

J'ai eu l’honneur et le privilège d’assister à cet événement exceptionnel sur l'invitation de Mme Catherine Hartog (Chpconsult) que je remercie.

Cette journée m'a permis de découvrir d'autres chercheurs (en sus de ceux, nombreux, que j'ai déjà côtoyés) à la pointe de l'innovation dans le domaine de la santé et des sciences, des thèmes qui me passionnent et pour lesquels je tente de sensibiliser mes lecteurs.

Je tenais par ailleurs à féliciter l'ESCPI pour son professionnalisme et pour la qualité de ses intervenants, grands acteurs de l'innovation.

Il s'agit de la première édition d’un événement placé sous le haut patronage de Mr Emmanuel Macron, Président de la République, "Silicon Valley comes to Paris" a réuni les acteurs de la Silicon Valley et fleuron de la recherche scientifique autour de thématiques qui portent la recherche et l’innovation du futur.

Cet événement fût riche en informations et échanges de haut niveau, sont intervenus les plus grands noms de la Silicon Valley qui ont débattu des prochaines étapes de la recherche disruptive et de ses applications dans le domaine de la santé. Des start- up innovantes étaient également présentes.

Les mots-clefs à retenir de cet événement exceptionnel : L'INNOVATION DISRUPTIVE (1), la RECHERCHE DU FUTUR et L'INNOVATION DU FUTUR

(1) "Être disruptif, c'est être pionnier dans son domaine"

Mise en opposition avec l'innovation dite « classique », l'innovation disruptive rompt totalement avec les anciens schémas et arrive là où personne ne l'attend, tout en créant un phénomène de masse.

L’ESPCI Paris a pris l’initiative de convier des personnalités emblématiques de la Silicon Valley afin de leur présenter des travaux scientifiques prometteurs ainsi que des start-up de haute technologie. La Silicon Valley incarne la créativité scientifique, le goût de la création d’entreprises, la passion pour les technologies. Les inventions nées dans les laboratoires de Stanford, Berkeley ou Caltech ont transformé le monde et continuent de modifier chaque jour notre vie quotidienne. Les chercheurs parisiens se sont eux aussi engagés dans de semblables aventures.

Des chercheurs tels que Marie Curie, Frédéric Joliot-Curie ou Georges Charpak ont consacré leur vie à la science et à l’innovation au cœur de Paris. Leurs recherches ont révolutionné l’imagerie et les thérapies médicales.

Depuis 1882 l'ESPCI Paris a réussi à allier l’excellence scientifique avec la réussite entrepreneuriale, rejoignant l’esprit pionnier de la Silicon Valley. Avec une histoire riche de 6 prix « Nobel » et 522 enseignants-chercheurs répartis dans
neuf unités de recherche, l’ESPCI Paris encourage l’interdisciplinarité et le dialogue entre sciences fondamentales et appliquées.

 

Présentation des intervenants de renommée mondiale

Chercheurs, industriels, scientifiques, investisseurs, l'Evènement a été l'occasion de rassembler tous les acteurs de l’innovation autour de figures phares de la scène internationale.

Paris, forte d’une tradition universitaire de plus de sept siècles, est réputée pour l’excellence de sa recherche. La Montagne Sainte-Geneviève est l’un des territoires scientifiques les plus denses au monde. La capitale accueille le plus grand incubateur de startup au monde. Ces deux univers ont tout à gagner à multiplier les échanges et les rencontres pour s’enrichir mutuellement.

La recherche a une place prédominante à l’ESPCI Paris depuis sa fondation. L’Ecole abrite 9 unités mixtes de recherche, toutes associées au CNRS, opérant aux frontières des connaissances scientifiques et du savoir-faire expérimental. Elles couvrent un éventail de domaines, de la Science de l'environnement à l’imagerie biomédicale, de la neurobiologie à la microfluidique, de la matière molle à la Physique Quantique , des colloïdes au prototypage industriel.

 La recherche à l’ESPCI Paris a rassemblé environ 550 personnes, dont 300 chercheurs et enseignants-chercheurs et environ 200 doctorants répartis dans 9 UMR associées au CNRS. Riche d’une production scientifique d’environ 400-450 publications par an, l’ESCPI génère plus d’un brevet par semaine et 2 ou 3 start-up sont créées chaque année depuis 10 ans.

La Silicon Valley et la science parisienne partagent des valeurs communes tout en restant riches de leurs différences. La « Valley », avec ses 6 000 entreprises de haute technologie, a donné naissance à des empires, tels que les « GAFA » (Google, Apple, Facebook, Amazon) créés par des trentenaires. Les universités y sont dotées de moyens financiers considérables.

IPGG - Institut Pierre-Gilles de Gennes -
ESPCI - (École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris) -
PSL - (Paris Sciences & Lettres)

TROIS CHERCHEURS DE L’ESPCI SONT INTERVENUS AU COURS DE L’APRÈS-MIDI :

LA MÉDECINE DE DEMAIN
À L’ESPCI PARIS

1 - Karim BENCHENANE (responsable de l'unité mémoire, oscillations et état de vigilance (ESCPI PARIS, CNRS)

L’objectif de l’équipe des MOBS , dirigée par Karim BENCHENAME depuis 2012, est d’étudier les états du cerveau et leurs modes oscillants associés.

Plus précisément, l'objectif est de comprendre l’origine et la régulation des nombreux états différents qui peuvent être observés pendant l’éveil et le sommeil et en particulier leur rôle dans le traitement de la mémoire. Ceci est réalisé en utilisant l’électrophysiologie chez des souris en mouvement libre in vivo et en tranche ex vivo, les deux approches étant associées à des outils opto-génétiques.
Des interfaces cerveau-machine sont également utilisées pour manipuler la mémoire durant l’éveil et pendant le sommeil.

L'équipe étudie actuellement quatre sujets différents :

    • D’abord, l'équipe de Karim Benchename a l'intention d’utiliser l'interface cerveau-machine récemment développée pour étudier et manipuler des souvenirs d’expérience aversive pendant le sommeil.
    • Cette équipe a également l'intention d’étudier le rôle de l’oscillation 4Hz dans le cortex préfrontal lors du conditionnement de la peur
    • Elle développe une interface cerveau-machine pour manipuler les oscillations lentes pendant le sommeil
    • Elle enquête sur le rôle du contrôle cortical de VLPO sur la régulation du sommeil avec des techniques électrophysiologiques ex vivo et in vivo associées à des outils opto-génétique
Karim BENCHENAME MEMORY

Modifier les souvenirs pendant le sommeil pourrait réduire les traumatismes associés aux mauvais souvenirs

Les cerveaux privés de sommeil peuvent être endormis et éveillés en même temps

En 2015, le Dr Karim Benchenane du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) à Paris, en France, et ses collègues ont démontré pour la première fois que de faux souvenirs pouvaient être créés chez la souris pendant leur sommeil. L'équipe a ciblé les cellules nerveuses, ou neurones, dans le cerveau qui s'enflamment lorsque l'animal est ou pense être dans un endroit précis - les «cellules de place» qui fournissent aux rongeurs et aux personnes une carte interne.

«Lorsque vous stimulez des parties du cerveau associées à une récompense pendant le sommeil, c'est comme si l'animal recevait une énorme récompense dans le monde physique. Nous pouvons faire croire à l'animal qu'il reçoit une récompense dans un endroit particulier de l'environnement », explique le Dr Benchenane. «Cela signifie que lorsque les cellules du lieu se déclenchent dans le sommeil, elles transmettent toujours des informations spatiales.

Traumatique

Maintenant, le Dr Benchenane espère s'appuyer sur ce travail en utilisant une technique similaire pour modifier les souvenirs négatifs associés aux événements traumatiques chez la souris, dans le cadre d'un projet appelé MNEMOSYNE, financé par le Conseil Européen de la Recherche [CER] .

«Nous voulons utiliser la réactivation pendant le sommeil pour traiter les pathologies associées à la peur ou à l'anxiété, comme le syndrome de stress post-traumatique», a déclaré le Dr Benchenane.

 L'idée est d'ajouter des pensées positives aux mauvais souvenirs.
Karim BENCHENAME

L’inception, science-fiction ou réalité ? | Karim Benchenane | TEDxParis

Peut-on réellement implanter des souvenirs de manière artificielle chez un individu à son insu, pendant qu’il dort ? Découvrez les travaux extraordinaires de Karim Benchenane sur la manipulation des rêves et les applications qui vont en découler. Jeune chercheur entré au CNRS en 2010, le Docteur Karim Benchenane est, depuis 2013, responsable de l’équipe “Memory, Oscillations and Brain states” au sein de l’unité Plasticité du Cerveau à l’ESPCI-ParisTech.

Ses recherches concernent l’influence des différents états de vigilance et des oscillations cérébrales dans le traitement des informations et leurs mémorisations. S’intéressant tout particulièrement au rôle du sommeil dans la consolidation de la mémoire, il utilise pour cela des enregistrements électrophysiologiques extracellulaires sur des rongeurs.

  • 2 - Jérôme BIBETTE professeur agrégé de physique

Jérôme BIBETTE est professeur agrégé de physique en France et a obtenu son doctorat à l'Université de Bordeaux en 1990. Professeur à l'Université de Bordeaux, il a étudié la synthèse, la thermodynamique, la rhéologie et les instabilités des colloïdes. et des émulsions.[/box]Il est ensuite nommé professeur à l'ESPCI en 2000.

De nombreux développements industriels dans les domaines pharmaceutique, cosmétique et médical sont basés sur ses recherches. Jérôme Bibette a également démarré plusieurs activités dans les biotechnologies : Ademtech, RainDance Technologies et Capsum. Il est membre du comité de pilotage de la chaire «Science des matériaux Michelin-ESPCI», l'Institut Universitaire de France depuis 1994, et a été récompensé par la médaille d'argent du CNRS en chimie en 2000.

Il est l'auteur de plus de 120 publications et détient 35 brevets.

  • COLLOÏDES ET BIOTECHNOLOGIES

    Le principe repose sur l'aptitude de certains colloïdes magnétiques, à la fois suffisamment petits et susceptibles, à former rapidement des lignes réversibles sous champ. Cette solution colloïdale change de couleur sous l'action d'un champ magnétique, conséquence de la diffraction des chaînes auto assemblées.

    Si les particules sont greffées par un anticorps, alors en présence de l'antigène spécifique capable de ponter deux anticorps, les lignes peuvent devenir permanentes et quasi irréversibles. Nous discuterons comment la persistance des lignes peut révéler de manière très sensible la quantité d'antigène introduite, et pourquoi la force magnétique imposée à chaque colloïde peut accélérer la complexation antigène anticorps.

    https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/colloides_et_biotechnologies.1311
    Auteur : BIBETTE Jérôme

Laboratoire Colloïdes et Matériaux Divisés

 
Le Laboratoire Colloïdes et Matériaux Divisés de l’Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielles de la ville de Paris, né en 2001 et situé dans le quartier latin sur la montagne sainte Geneviève, est intégré dans ce grand réseau scientifique du cœur parisien.
Ce laboratoire a construit ses axes de recherche avec comme point de départ la physique et la chimie des colloïdes et de leur interfaces. Ainsi, la science des émulsions a été revisitée avec des outils modernes telle que la technologie microfluidique. Les colloïdes magnétiques submicroniques ont été l'objet de nombreux travaux révélant leurs propriétés physiques et leurs applications uniques aux biotechnologies et à la biophysique.
Aujourd’hui, le laboratoire découvre, invente et innove aux croisements des disciplines entre chimie, physique et biologie. Il créée de nouvelles approches et de nouveaux matériaux pour la biologie, il revisite des procédés anciens de fabrication de matériaux pour les moderniser et se passionne tout autant par les recherches et développements qui émanent de ses spin off.
ESPCI - Responsable : Jérôme Bibette

Les mille promesses de la microfluidique

La microfluidique : sous ce nom barbare se cache une science à la fois pointue et protéiforme, aussi circonscrite quant à son objet - l'étude des écoulements de fluides aux échelles micrométriques (de l'ordre du millième de millimètre) - qu'étendue et diversifiée pour ce qui est de ses applications.

 En 2001, la « Technology Review " du MIT  la classait déjà parmi les « dix techniques émergentes qui vont changer le monde ». Treize ans plus tard, sa notoriété reste toute relative passé la porte des laboratoires. Et pourtant, cette discipline est bel et bien en train de s'immiscer toujours plus étroitement dans notre vie : nous lui devons aussi bien l'encre électronique de nos liseuses Kindle que la possibilité de réaliser un test de grossesse à partir d'un échantillon d'urine !
En savoir plus sur Les Echos
  • 3 - Mickaël TANTER (responsable de l'unité physique des ondes pour la médecine (ESPCI PARIS, INSERM)
 Mickaël TANTER est directeur de l’unité Physique des ondes pour la médecine (unité 979 Inserm/CNRS/ESPCI/Université Denis Diderot/Université Pierre et Maris Curie) et directeur adjoint de l’Institut Langevin à Paris. Il a reçu le prix Opecst-Inserm en 2014

Une équipe de ses équipes l’Institut Langevin (ESPCI, CNRS, Inserm) vient de franchir une étape déterminante vers l’imagerie médicale très haute résolution utilisant des ondes ultrasonores.

Le projet FUSIMAGINE

La quête de compréhension de l'esprit humain a été l'un des principaux désirs de l'être humain à travers les âges. Aujourd'hui, Neuroscience implique toutes les communautés scientifiques, y compris les biologistes, les physiciens, les mathématiciens, les informaticiens et les philosophes pour répondre aux questions sur les pensées, les sentiments, la mémoire et autres. Dans cette quête de la connaissance, les systèmes de neuro-imagerie sont des outils précieux dans la compréhension du cerveau à la fois pour la recherche fondamentale et le diagnostic clinique. Cependant, les améliorations récentes dans la technologie de l' imagerie cérébrale profonde ont été quelque peu limitées à l'innovation incrémentale des techniques matures........ lire la suite sur : Fultrasound


Les chercheurs sont parvenus à rendre compte de l’activité vasculaire du cerveau d’un rat in vivo et de manière non invasive, avec une résolution bien meilleure que n’importe quelle technique existante. Loin de l’échographe standard, la technique s’inspire plutôt de la super résolution optique (FPALM) qui avait été récompensée du Prix Nobel de Chimie 2014.

Leurs travaux, publiés dans la prestigieuse revue Nature, constituent une véritable révolution pour l’imagerie biomédicale, en offrant la première technique d’imagerie microscopique permettant de voir en profondeur dans les tissus. Les applications potentielles sont immenses, de la détection précoce de tumeurs cancéreuses à d’autres pathologies cardiovasculaires et neurologiques.

Des applications directes

Le gain en résolution est énorme, d’un facteur 20 en moyenne, d’autant plus que la technique est non invasive et rapide ce qui est très important pour le confort du patient.

« Nous pensons être à l’aube d’une nouvelle révolution dans le domaine de l’imagerie médicale, confie Mickaël Tanter.

En quelques dizaines de secondes, il est possible de recueillir des millions de signatures de micro-bulles et atteindre des résolutions microscopiques à plusieurs centimètres de profondeur. Il sera possible encore accélérer cette technique pour réaliser ces images en une à deux secondes ouvrant ainsi la voie à l’imagerie fonctionnelle en super-résolution».

La technique sera prochainement évaluée sur l’homme, en particulier pour visualiser la micro-vascularisation hépatique chez des patients atteints de tumeurs du foie, ou encore pour l’imagerie trans-crânienne très haute résolution du réseau vasculaire cérébral chez l’adulte.

Les applications potentielles sont très nombreuses, y compris la détection précoce de cancers dont la micro-vascularisation est à ce jour impossible à détecter. En fait n’importe quel organe pourra être imagé en 3D à l’échelle microscopique, via un appareil très peu volumineux. INSERM

Professeur Stephen QUAKE (co-président du BIOHUB CHAN ZUCKERBERG)

Les intérêts du Dr Stephen Quake se situent au croisement de la physique, de la biologie et de la biotechnologie. Ses recherches portent sur le développement de nouvelles approches de la mesure biologique et l'application de ces approches à des problèmes d'intérêt fondamental et médical. Les domaines d'intérêt comprennent le diagnostic génomique, la biologie des systèmes, l'écologie microbienne et la génomique unicellulaire.

Son travail en biophysique à une seule molécule a mené à la première démonstration du séquençage d'une seule molécule, et ses recherches dans ce domaine l'ont amené à s'impliquer profondément dans la génétique humaine, l'immunologie et le développement de nouveaux diagnostics cliniques.

Son groupe a été le pionnier du développement de l'intégration à grande échelle microfluidique (mLSI), démontrant les premiers dispositifs microfluidiques intégrés avec des milliers de valves mécaniques. Cette technologie contribue à ouvrir la voie à l'automatisation à grande échelle de la biologie à l'échelle du nanolitre, ses étudiants et lui ont étudié les applications de la technologie du laboratoire sur puce en génomique fonctionnelle, en analyse génétique et en biologie structurale.

Le professeur Quake est également actif dans le domaine de la biophysique à molécule unique.

La biologie structurale est la branche de la biologie qui étudie la structure et l'organisation spatiale des macromolécules biologiques, principalement les protéines et les acides nucléique.

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CELL ATLAS INITIATIVE

Cartographie de chaque type de cellule dans le corps humain est un objectif ambitieux, et la communauté scientifique internationale est prête à relever le défi. Cela exigera des biologistes, des ingénieurs et des technologues travaillant en équipe. CZ Biohub est fier de faire partie de ce projet fondateur.

Caché dans les cellules humaines sont les causes profondes de nombreuses maladies. L'atlas cellulaire commencera à débloquer ces mystères, montrant comment les cellules fonctionnent chez les personnes en bonne santé et, plus important encore, ce qui se passe lorsque la maladie frappe.

Biohub est la prochaine étape dans la recherche médicale. Nos projets combinent les meilleurs scientifiques et ingénieurs avec la technologie la plus avancée pour résoudre les plus grands problèmes de santé au monde.

Ces problèmes exigent une nouvelle ligne de conduite, une nouvelle énergie et de nouvelles voix. Ils exigent un espace où rien n'est impossible et la collaboration est le seul moyen de faire avancer les choses.

BIOHUB CHAN ZUCKERBERG

LES MOMENTS CLÉS DE CET ÉVÉNEMENT

DE PRESTIGIEUX INVITÉS SONT INTERVENUS AU COURS DE LA TABLE RONDE :

TONY FADELL
INVENTEUR DE L’IPOD, COFONDATEUR DE NEST ET DIRECTEUR DE FUTURE SHAPE
Tony Fadell est le fondateur et l’ancien PDG de Nest, société pionnière de «l’Internet des objets». Il fut le Senior Vice Président de la division iPod d’Apple et a dirigé l’équipe qui a créé les 18 premières générations de l’iPod et les trois premières générations de l’iPhone.

Il a permis le dépôt de plus de 300 brevets. En mai 2016, le magazine TIME a désigné Nest Thermostat, l’iPod et l’iPhone parmi les «50 objets les plus influents de tous les temps».

REID HOFFMAN
COFONDATEUR DE LINKEDIN, ASSOCIÉ CHEZ GREYLOCK PARTNERS
Co-fondateur de LinkedIn, Reid Hoffman a rejoint en 2009, Greylock Partners, l’une des plus anciennes sociétés de capital-risque. Il siège également aux conseils d’administration de sociétés et entités dont le bio hub Chan Zuckerberg. Reid Hoffman est également l’animateur de Masters of Scale, et le co-auteur de The Start-Up of You et The Alliance. Son prochain
livre traitera du «blitzscaling», basé sur son cours donné à Stanford.

HEMAI PARTHASARATHY
DIRECTRICE SCIENTIFIQUE DE BREAKOUT LABS, THE THIEL FOUNDATION
Hemai Parthasarathy est directrice scientifique du programme BreakoutLabs de la Fondation Thiel visant à soutenir les start-up disruptives dans le domaine de la science. THIEL FOUNDATION
Lire aussi : https://laurepouliquen.fr/les-reves-dimmortalite-du-milliardaire-peter-thiel/

Elle est également « partner » de Breakout Ventures, un fonds de capital-risque qui soutient des scientifiques entrepreneurs travaillant aux intersections de la technologie, de la biologie, des matériaux et de l’énergie. Auparavant, elle a été rédactrice ,lkmken cheffe nord-américain de “Nature“ et éditrice fondatrice de PLOS.

SEBASTIAN AMIGORENA
BIOLOGISTE, IMMUNOLOGISTE, MEMBRE DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES
Après des études de biologie et de biochimie à l’Université Paris 7, Sebastian Amigorena a passé trois ans de post-doc à la Yale Medical School.

De retour à Paris en 1995, il devient chef d’équipe à l’Institut Curie (Paris). Il est aujourd’hui directeur du laboratoire INSERM 932 et chef du département Immunologie et Immunothérapie de l’Institut Curie. Ses domaines de recherche se situent à la frontière de la biologie cellulaire, de l’immunologie et de l’étude du cancer.

LES START-UP PRÉSENTES

I - CALYXIA

Née de la recherche de haut niveau scientifique menée à l’ESPCI Paris et à Harvard, Calyxia a pour objectif d’améliorer les performances des produits formulés qui nous entourent, tels que les produits de soin du linge, d’entretien de la maison ou les polymères.

Grâce aux microcapsules intelligentes mises au point par Calyxia, les molécules actives contenues dans ces produits sont protégées de toute dégradation avant d’être libérées au moment et au lieu précis où leur action est bénéfique.

Issue des travaux de recherche entre l'ESPCI Paris et l'université de Harvard, CALYXIA est une jeune startup technologique (lancée en 2015, Paris) qui a développé une plateforme innovante et en rupture dans le domaine de la microencapsulation.

Grâce à cette technologie propre de CALYXIA, tout ingrédient (ou actif) est protégé de son environnement immédiat dans des microcapsules étanches et biodégradables, capables de libérer l'ingrédient (ou l'actif) encapsulé sur demande. Ainsi avec notre technologie unique de microencapsulation, nous transformons les produits utilisés dans notre vie quotidienne en les rendant plus sûrs pour notre santé et notre environnement tout en améliorant leurs performances et fonctionnalités.

GALYXIA at SILICON VALLEY COME TO PARIS le 19 JANVIER 2018

GALYXIA at SILICON VALLEY COME TO PARIS le 19 JANVIER 2018

CALYXIA

III - CYPRIO

Cyprio est une start-up de biotechnologie émergée de l’ESPCI Paris, qui fabrique des micro-tissus du foie et du pancréas pour les applications pharmaceutiques et thérapeutiques et pour la recherche fondamentale.

Grâce à la technologie innovante de « BioPearl », Cyprio fabrique de nouveaux modèles cellulaires complexes in vitro, présentant les caractéristiques morphologiques et physiologiques d’organes. Les micro-tissus générés avec cette technologie fournissent la possibilité de réaliser des essais vitro sur un modèle fiable et prédictif de la réponse in vivo et évitent l’utilisation de modèles animaux pour la recherche.

CYPRIP, issue de l'UMR ESPCI/CNRS « Chimie Biologie Innovation » à l’ESPCI, exploitera des technologies de rupture pour la culture cellulaire et le séquençage. Elle commercialisera des micro-tissus miniaturisés encapsulés dans des capsules d’alginate, ainsi que des services de criblage à haut débit pour les applications de découverte et développement de médicaments.

Créée en 2017, Cyprio est une start-up en biotechnologies issue des années de recherche à l’ESPCI Paris. Cyprio détient la technologie unique de « BioPearl » pour la culture cellulaire en 3D et la fabrication des micro-tissus miniaturisés du foie, les « HepatoPearls ».

Cyprio commercialise les HepatoPearls pour des applications allant de l’ingénierie tissulaire à la découverte et au développement de médicaments ou la recherche fondamentale. Les HepatoPearls sont de nouveaux outils de recherche qui reproduisent l’architecture et la physiologie du foie humain, et qu’ainsi peuvent prédire la réponse humaine avec une grande précision à partir d’une boîte de pétri.
CYPRIO  

les HepatoPearls offrent une fenêtre de travail relativement grande pour de longues expériences telles que la prédiction de la clairance hépatique sur de longues incubations avec des composés à faible clairance, la toxicocinétique avec une exposition chronique aux médicaments et un dépistage à haute teneur.

 

II - DNA SCRIPT

Synthèse d'ADN enzymatique

DNA Script exploite les milliards d'années d'évolution de la nature dans la synthèse de l'ADN, entrant dans le monde de la synthèse de l'échelle du génome . La technologie de DNA Script a le potentiel d'accélérer considérablement le développement de nouvelles thérapeutiques, la production chimique durable, les cultures améliorées ainsi que de nouvelles applications telles que le stockage de données.

Recherche d'anticorps DNA Script, la création d'ADN au service de la lutte contre le cancer

La start-up DNA-SCRIPT est capable de produire de l'ADN de synthèse grâce à des enzymes naturelles. Elle propose ses services aux grands groupes de l'industrie pharmaceutique. DNA Script met la création d'ADN au service des grands groupes pharmaceutiques. Cette start-up française a développé une technologie pour créer rapidement des acides nucléiques, dont l'ADN et l'ARN. De quoi permettre aux laboratoires de créer de nouvelles générations d'anticorps pour lutter contre le cancer.

«Leur technologie permettra de fabriquer des anticorps qui vont reconnaître les cellules cancéreuses de manière sélective, ce qui évitera d'injecter des molécules toxiques comme dans le cas de la chimiothérapie», explique Sylvain Gariel, cofondateur de DNA Script.

Cette technologie trouve également une autre application dans le secteur de l'agronomie. Elle permet de développer de nouvelles espèces végétales, qui ne nécessitent aucun engrais.
Catawiki 

IV - NEUROFLOWS

NEUROFLOWS est une jeune start-up française qui développe un imageur fonctionnel du cerveau pour la recherche préclinique dédiée à l'imagerie neurofonctionnelle avec une résolution spatiotemporelle et une facilité d'utilisation sans précédent. Son engagement est de fournir à se clients un nouveau système d'imagerie neurofonctionnelle qui étend leurs capacités de recherche au-delà des limites actuelles.

NEUROFLOWS propose des outils d’imagerie dédiés aux neurosciences pour relever les défis scientifiques, médicaux et sociétaux posés par les maladies du système nerveux.

Par sa technologie de rupture issue de l’équipe Physique des Ondes pour la Médecine de l’institut Langevin (Inserm, ESPCI, CNRS), NEUROFLOWS et de l’équipe de Zsolt Lenkei du Laboratoire de Plasticité du Cerveau (LPC)  avec la contribution de Jean Luc Gennisson, Mathieu Pernot, et Thomas Deffieuxambitionne de bouleverser les paradigmes d’imagerie en neurosciences aussi bien en recherche qu’en clinique .

Neuroflow, startup qui développe un imageur fonctionnel du cerveau pour la recherche préclinique
Cette entreprise est issue des travaux de l’unité « Physique des Ondes pour la Médecine » dirigée par Mickael Tanter à l’Institut Langevin et de l’équipe de Zsolt Lenkei du Laboratoire de Plasticité du Cerveau (LPC) avec la contribution de Jean Luc Gennisson, Mathieu Pernot, et Thomas Deffieux.

Le projet Neuroflow a pour but de développer une technologie innovante temps-réel de neuro-imagerie fonctionnelle ultrasonore. L’équipe fondatrice a développé une technologie révolutionnaire portative permettant d’imager l’activité cérébrale chez le petit animal (animal de laboratoire de la souris au primate) avec une excellente sensibilité et des résolutions spatiales et temporelles inégalées.

Cette nouvelle modalité d’imagerie est l’analogue ultrasonore de l’IRM fonctionnelle qui a révolutionné les neurosciences au cours des 20 dernières années.

Cette technologie ultraportative est la seule à pouvoir faire de l’imagerie fonctionnelle du cerveau entier chez l’animal éveillé et mobile. Neuroflow a pour objectif de commercialiser ce dispositif innovant d’imagerie auprès des laboratoires de recherche en neurosciences et des laboratoires pharmaceutiques du monde entier, un marché estimé à 1 milliard de dollars jusqu’en 2020.

REPOUSSER LES FRONTIÈRES DE LA RECHERCHE MÉDICALE

SICILON VALLEY COMES TO PARIS le 19/01/2018 :
* CLIQUER ICI POUR VISUALISER l'intégralité de cet événement exceptionnel !

Pour sa première édition, SILICON VALLEY COMES TO PARIS fût incontestablement une réussite, j'y ai rencontré des scientifiques, chercheurs et inventeurs passionnés qui dessinent le chemin vers l'innovation du futur.

Un programme passionnant nous offrant la possibilité de découvrir le futur et ce dans différents domaines, notamment celui de la santé, des biotechnologies, de la biologie, de la neurobiologie, des neurosciences, de l'intelligence artificielle, de la physique et de la chimie,

Cet événement fut de la plus grande importance dans le milieu des sciences grâce aux partages des découvertes novatrices disruptives aboutissant à des applications concrètes et ce à l'aide des start-up spécialisées dans ces domaines de recherches, celles-ci permettant notamment le développement et la commercialisation de ces innovations tant dans le domaine médical que celui de la santé et de l'environnement.

Une véritable révolution scientifique et technologique est en marche ! L'ensemble de ces diverses sciences prometteuses auront et ont déjà un grand impact dans notre vie quotidienne.

A noter par ailleurs les travaux en cours qui permettront la détection précoce de tumeurs cancéreuses et de cibler directement les cellules concernées sans toxicité pour les cellules saines.

De tels échanges devraient se renouveler de façon régulière afin de faire progresser la recherche avec une nouvelle vision et surtout une nouvelle conception de notre monde contemporain.

Le Futur est en Nous, apprenons à le développer et ne négligeons pas les nombreuses possibilités qui s'offrent à nous à l'aide de ces pionniers de la recherche scientifique pour améliorer notre santé, notre quotidien et notre environnement.

Il convient expressément d'évoluer, d'avancer, dans la négative nous reculons ...! Par ailleurs, il est  important, voire impératif, de se replacer dans le contexte de l’époque passée afin de mieux appréhender ce que pourrait être l’avenir et sans rejeter d’emblée toute idée nouvelle, tout concept nouveau.

En effet, sur la quantité, il y a de fortes chances que certain(e)s fassent parties de la vie quotidienne des générations futures.  Tout est mouvance, change, évolue, se transforme, rien n'est immuable. .. (Les changements, les nouveautés, (même l'évolution qu'elle soit scientifique ou technologique) angoissent certains, mais comment avancer, évoluer, en restant confiné dans un cercle restreint, des idées reçues, des idées collectives qui se répercutent, se propagent de génération en génération).

C'est dans ce sens et dans cette optique que je soutiens l'ensemble de ces chercheurs et de ces pionniers de la recherche scientifique innovante  !

Laure Pouliquen

Sources 

LAURE POULIQUEN, L. P. (2018). SILICON VALLEY COMES TO PARIS 19 janvier 2018. Publication présentée á ESCPI Silicon Valley comes to Paris, PARIS,

Professeur Stephen QUAKE, S. Q. (s.d.). Quake  https://quakelab.stanford.edu/
ESCPI PARIS. (s.d.). https://www.espci.fr/spip.php?page=article&id_article=8782
Mickaël TANTER, M. T. (s.d.). FULTRASOUND.  http://fultrasound.eu/
Karim Benchenane (K.B) : https://www.bio.espci.fr/-Karim-Benchenane-Memory
Jérôme Bibette :  https://www.institut-pgg.fr/Bibette_70___105.html
Institut Pierre-Gilles de Gennes (IPGG) : http://ipgg-com.micrologiciel.com/Bibette_129___105.html
Colloïdes et Biotechnologies : https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/colloides_et_biotechnologies.1311
Calyxia : https://www.calyxia.fr
Cyprio : https://www.cyprio.fr
Cyprio : https://www.univ-psl.fr/startup-des-laboratoires/cyprio
Cyprio : https://univ-psl.fr/actualites/trois-nouvelles-start-soutenues-par-psl-valorisation
https://univ-psl.fr/actualites/trois-nouvelles-start-soutenues-par-psl-valorisation
Neuroflows : http://neuroflows.com/
Dna Script : http://dnascript.co/
http://www.agoranov.com/agoranov-accueille-8-nouvelles-startups-incubation/
https://www.espci.fr/fr/agenda/2015/3-startups-de-l-espci-distinguees-a-i-lab
Les Mille promesses de la microfluidique - Les Echos
https://www.lesechos.fr/19/09/2014/lesechos.fr/0203790008707_les-mille-promesses-de-la-microfluidique.htm
MIT Technology Review : https://www.technologyreview.com/
BIOHUB CHAN ZUCKERBERG  :  https://www.czbiohub.org/

Parkinson, une application smartphone pour aider la recherche

Parkinson, une application smartphone pour aider la recherche

Parkinson, une application smartphone pour aider la recherche sur cette pathologie

L'utilisation à court terme de cette technologie est réalisée dans les essais cliniques et permettre aux chercheurs d'observer en temps réel l'impact du traitement et, en fin de compte, pourrait fournir aux médecins et aux patients un nouvel outil pour lutter contre la maladie

 

Maladie de Parkinson

Maladie de Parkinson

Les larges fluctuations des symptômes de la maladie de Parkinson enregistrées quotidiennement rendent difficile le suivi de la progression de la maladie et la régulation du traitement.

En conséquence, les patients dépendent d'études cliniques longues et coûteuses qui peuvent générer des faux positifs ou négatifs. Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'université de Rochester montre que la technologie des logiciels et des smartphones permet de contrôler avec précision la gravité des symptômes de la maladie de Parkinson.

Les résultats pourraient fournir un nouvel outil pour améliorer les soins cliniques et développer de nouveaux médicaments pour mieux traiter les personnes souffrant de cette maladie difficile.

L'étude

Les chercheurs ont surveillé 129 personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui ont complété une série d'activités à distance, à travers une application smartphone conçue pour surveiller la gravité de la maladie au fil du temps.

Les données collectées par l'application, HopkinsPD pour la plate-forme Android et mPowerpour iOS, ont permis aux médecins d'avoir une vision continue de l'état du patient, par opposition à leurs visites une fois tous les quelques mois.

Les données mesuraient la voix, le contact avec les doigts, la marche, l'équilibre et le temps de réaction. Au total, les chercheurs ont analysé les évaluations de l'activité de 6 148 participants , enregistrées dans des applications pour smartphones.

Les données du smartphone ont été analysées à l'aide d'un algorithme d'apprentissage automatique, qui génère un score mobile de la maladie de Parkinson sur une échelle de 1 à 100, corrélant le nombre majeur avec une plus grande sévérité de la maladie.

Les chercheurs ont également reçu des visites de 58 patients atteints de la maladie de Parkinson qui ont participé à l'étude et ont été examinés à la clinique du Centre médical de l'Université de Rochester (URMC). Il a été invité à remplir les tâches dans la demande et a également été vu par un neurologue et évalué en utilisant un outil d'évaluation clinique standard pour la maladie.

Les mesures recueillies par l'application correspondaient à ce qui avait été observé par les médecins de la clinique. Après des essais cliniques rigoureux, les chercheurs espèrent que l'application pourra fournir aux médecins et aux patients un nouveau moyen de contrôler la maladie.

À cet égard, le Dr Christopher Tarolli, neurologue à l'URMC et co-auteur de l'étude, a déclaré:  « La capacité de surveiller plus fréquemment les patients, de suivre plus précisément les symptômes et la progression de la maladie et de surveiller l'impact des l'exercice, le sommeil, les médicaments et leurs effets secondaires ont le potentiel de transformer la façon dont nous traitons la maladie de Parkinson. "

L'utilisation à court terme de cette technologie est susceptible d'être réalisée dans des essais cliniques, car elle permettra aux chercheurs d'observer l'impact du traitement en temps réel et, en fin de compte, de fournir aux médecins et aux patients un nouvel outil pour contrôle de la maladie.

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Un test oculaire pourrait détecter la maladie d'Alzheimer

Un test oculaire pourrait détecter la maladie d'Alzheimer

Un test oculaire pourrait détecter la maladie d'Alzheimer

Et si la maladie d'Alzheimer pouvait être diagnostiquée par une visite de routine chez les opticiens? Les chercheurs pourraient nous avoir rapprochés d'un tel exploit, après avoir développé un système d'imagerie optique capable de détecter une caractéristique de la maladie.

Dans une étude de preuve de concept, les chercheurs révèlent comment une technique d'imagerie non invasive et à haute résolution a été capable de détecter des plaques bêta-amyloïdes dans la rétine de patients atteints de la maladie d'Alzheimer .

Le co-auteur de l'étude Maya Koronyo-Hamaoui, Ph.D., de l'Institut de neurochirurgie Maxine Dunitz à Cedars-Sinai à Los Angeles, Californie, et ses collègues ont récemment rapporté leurs résultats dans la revue JCI Insight .

La maladie d'Alzheimer est la forme la plus courante de démence , comptant pour environ 60 à 80% des cas. La condition est caractérisée par des problèmes de mémoire et de pensée, ainsi que par des changements d'humeur et de comportement, et ces problèmes s'aggravent avec le temps.

On estime que près de 5,5 millions de personnes aux États-Unis vivent avec la maladie d'Alzheimer. Toutes les 66 secondes, une personne de plus aux États-Unis est diagnostiquée avec la maladie.

Alors que la recherche sur les causes précises de la maladie d'Alzheimer est en cours, les scientifiques savent que la condition implique la dégénérescence et la mort des cellules du cerveau.

L'accumulation d'une protéine appelée bêta-amyloïde est considérée comme un coupable clé dans le processus.

 

Bêta-amyloïde et Alzheimer

Bêta-amyloïde est un fragment collant de la protéine précurseur amyloïde, qui réside dans le tissu adipeux entourant les cellules du cerveau, ou des neurones.

Dans la maladie d'Alzheimer, ces fragments bêta-amyloïdes s'agglutinent, formant des «plaques» dans le cerveau qui perturbent la communication neuronale et déclenchent l'activité des cellules immunitaires. Cela conduit à l' inflammation et la mort des cellules cérébrales.

En tant que tel, les plaques bêta-amyloïdes sont considérées comme une caractéristique de la maladie d'Alzheimer. À l'heure actuelle, les professionnels de la santé utilisent la tomographie par émission de positrons ou l'analyse des fluides cérébraux pour détecter la présence de bêta-amyloïde et poser un diagnostic d'Alzheimer.

Cependant, le Dr Koronyo-Hamaoui et ses collègues notent que de telles techniques ne sont pas seulement envahissantes, mais qu'elles sont peu disponibles et coûteuses, ce qui rend difficile le dépistage à l'échelle de la population.

Des études récentes ont montré que la bêta-amyloïde peut être détectée dans la rétine, qui est le tissu sensible à la lumière qui tapisse l'arrière de l'œil et envoie des signaux au cerveau.

Pour leur étude, le Dr Koronyo-Hamaoui et son équipe ont testé l'efficacité d'une nouvelle technique d'imagerie rétinienne pour identifier les dépôts bêta-amyloïdes et diagnostiquer la maladie d'Alzheimer.

Détection de bêta-amyloïde dans la rétine

La nouvelle technique implique une imagerie auto-fluorescente de la rétine à l'aide d'une caméra ophtalmique spécialement conçue et d'un logiciel de traitement d'image de pointe. Les chercheurs ont testé la méthode d'imagerie sur 16 patients atteints de la maladie d'Alzheimer et des témoins appariés selon l'âge.

L'équipe rapporte que la technique d'imagerie rétinienne a identifié une abondance 4,7 fois plus grande de plaques bêta-amyloïdes dans la rétine des patients atteints de la maladie d'Alzheimer, par rapport à la rétine des témoins.

Les chercheurs ont également testé la méthode d'imagerie sur les rétines de 23 patients décédés atteints de la maladie d'Alzheimer, à côté de la rétine de 14 personnes décédées appariées selon l'âge qui n'avaient pas la maladie.

Encore une fois, cela a révélé une plus grande abondance de plaques bêta-amyloïdes dans les rétines des patients atteints de la maladie d'Alzheimer que dans celles des témoins.

Qui plus est, chez les patients vivants et décédés atteints de la maladie d'Alzheimer, les chercheurs ont constaté que la perte neuronale dans les rétines à la suite de plaques bêta-amyloïdes était corrélée avec la perte neuronale dans le cerveau des patients.

Pris ensemble, le Dr Koronyo-Hamaoui et ses collègues croient que leurs résultats indiquent que l'imagerie rétinienne peut être une technique de dépistage possible et peu coûteuse pour la détection de la maladie d'Alzheimer.

"La distribution géométrique et la charge accrue de la pathologie amyloïde rétinienne dans la maladie d'Alzheimer, ainsi que la possibilité de détecter de façon non invasive discrète dépôts amyloïdes rétiniens chez les patients vivants, peut conduire à une approche pratique pour le diagnostic et la surveillance à grande échelle."

L'équipe prévoit de tester leur technologie dans le cadre d'autres essais cliniques, dans le but de mettre éventuellement l'imagerie rétinienne à l'avant-plan du diagnostic de la maladie d'Alzheimer.

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Source 

Un capteur pour travailler sa respiration abdominale

Un capteur pour travailler sa respiration abdominale

Respiration abdominale :

Un capteur pour travailler sa respiration abdominale

À peine plus grand qu'une pièce de monnaie, le capteur Prana permet de travailler sa respiration et sa posture.

Prana, le premier capteur connecté capable de suivre à la fois sa respiration et sa posture, découle de l'idée que de bonnes habitudes prises dans ces deux sphères corporelles permettent de lutter efficacement contre le stress, les maux de dos et permettent aussi d'améliorer sa concentration.

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 Prana permet de s'entraîner à la respiration diaphragmatique, caractérisée par des inspirations tellement profondes que l'abdomen s'élargit et que les poumons s'emplissent presque entièrement.

Au repos, on a souvent tendance à pratiquer la respiration thoracique, au cours de laquelle on n'emplit que la partie supérieure des poumons. Certains parlent de respiration haute et superficielle (thoracique), contre une respiration basse et ventrale (diaphragmatique ou abdominale).

Des études ont montré que la respiration diaphragmatique était préférable à celle thoracique parce qu'elle entraîne une meilleure oxygénation du corps, augmentant considérablement l'énergie de la personne.

Pour réussir à mettre en place une bonne respiration diaphragmatique automatique, il faut commencer par adopter une bonne posture, et le site Internet de Prana cite plusieurs études venant étayer les bienfaits de ces inspirations profondes.

Cet appareil, qui permet d'apprendre les différentes techniques de respiration, s'inspire de techniques anciennes comme celles du yoga, et propose des exercices d'apprentissages soit ludiques soit plus médicaux.

Le gadget et son application dédiée contiennent une bibliothèque d'exercices de respiration, de plus, des algorithmes intégrés à l'appareil permettent d'évaluer et d'identifier le type de respiration adoptée.

Il est doté d'une batterie affichant une autonomie de sept jours, autre point positif, il est à peine plus grand qu'une pièce de monnaie et peut donc être porté en toute discrétion.

source : LeParisien.fr

Google a développé une intelligence artificielle capable de générer sa propre IA

Google a développé une intelligence artificielle capable de générer sa propre IA

L’intelligence artificielle de Google a créé une IA plus intelligente que celle créée par l’homme

Google a développé une intelligence artificielle capable de générer sa propre IA. Au cœur du dispositif : la vision et la reconnaissance de l’environnement.

En Bref : Le projet AutoML de Google, conçu pour permettre à AI de construire d'autres IA, a maintenant développé un système de vision par ordinateur qui surclasse largement les modèles de pointe. Le projet pourrait améliorer la façon dont les véhicules autonomes et les robots IA de nouvelle génération «voient».

En mai 2017, des chercheurs de Google Brain ont annoncé la création d' AutoML , une intelligence artificielle (IA) capable de générer ses propres IA. Plus récemment, ils ont décidé de présenter AutoML avec son plus grand défi à ce jour, et l'IA qui peut construire AI a créé un «enfant» qui a surpassé tous ses homologues fabriqués par l'homme.

Les chercheurs de Google ont automatisé la conception de modèles d'apprentissage automatique en utilisant une approche appelée apprentissage par renforcement . AutoML agit comme un réseau neuronal de contrôleur qui développe un réseau AI d'enfant pour une tâche spécifique. Pour cette IA enfant particulière, que les chercheurs appelaient NASNet, la tâche consistait à reconnaître des objets - personnes, voitures, feux de circulation, sacs à main, sacs à dos, etc. - dans une vidéo en temps réel.

intelligence artificielle apprentissage de la machine renforcement apprentissage automl

intelligence artificielle apprentissage de la machine renforcement apprentissage automl - (image : Google Research)

 

AutoML évaluerait les performances de NASNet et utiliserait ces informations pour améliorer son intelligence artificielle enfantine, en répétant le processus des milliers de fois. Lorsqu'ils ont été testés sur les ensembles de données de classification d'images ImageNet et de détection d'objets COCO , que les chercheurs de Google appellent «deux des ensembles de données académiques à grande échelle les plus respectés en vision par ordinateur», NASNet a surpassé tous les autres systèmes de vision.

 

 

Selon les chercheurs, NASNet était précis à 82,7% pour prédire les images sur l'ensemble de validation d'ImageNet. C'est 1,2% de mieux que tous les résultats précédemment publiés , et le système est également 4 pour cent plus efficace, avec une moyenne de 43,1 pour cent de précision moyenne (mAP). En outre, une version moins exigeante en termes de calcul de NASNet a surpassé de 3,1% les meilleurs modèles de taille similaire pour les plates-formes mobiles.

Une vision de l'avenir

L'apprentissage automatique est ce qui donne à de nombreux systèmes d'IA leur capacité à effectuer des tâches spécifiques. Bien que le concept sous-jacent soit assez simple - un algorithme apprend en se nourrissant d'une tonne de données - le processus demande énormément de temps et d'efforts. En automatisant le processus de création de systèmes d'IA efficaces et précis, une IA capable de construire l'IA prend en charge ce travail. En fin de compte, cela signifie que AutoML pourrait ouvrir le champ de l'apprentissage automatique et de l'IA à des non-experts.

En ce qui concerne spécifiquement NASNet, des algorithmes de vision par ordinateurprécis et efficaces sont très recherchés en raison du nombre d'applications potentielles. Ils pourraient être utilisés pour créer des robots sophistiqués pilotés par l'IA ou pour aider les malvoyants à retrouver la vue, comme l'a suggéré un chercheur . Ils pourraient également aider les concepteurs à améliorer les technologies des véhicules autonomes. Plus un véhicule autonome peut reconnaîtrerapidement des objets sur son passage, plus il peut réagir rapidement, augmentant ainsi la sécurité de ces véhicules.

Bien que les applications pour NASNet et AutoML soient nombreuses, la création d'une IA capable de construire de l'IA soulève certaines inquiétudes . Par exemple, qu'est-ce qui empêche le parent de transmettre des préjugés indésirables à son enfant? Et si AutoML crée des systèmes si rapidement que la société ne peut pas suivre? Il n'est pas très difficile de voir comment NASNet pourrait être utilisé dans des systèmes de surveillance automatisés dans un proche avenir, peut-être plus tôt que les règlements pourraient être mis en place pour contrôler ces systèmes.Les chercheurs de Google reconnaissent que NASNet pourrait s'avérer utile pour un large éventail d'applications et ont ouvert l'IA pour l' inférence sur la classification des images et la détection d'objets .

«Nous espérons que la plus grande communauté d'apprentissage de la machine pourra s'appuyer sur ces modèles pour répondre à une multitude de problèmes de vision par ordinateur que nous n'avons pas encore imaginés», ont-ils écrit dans leur billet.

Heureusement, les dirigeants du monde travaillent rapidement pour s'assurer que de tels systèmes ne mènent à aucune sorte d'avenir dystopique.

Amazon, Facebook, Apple et plusieurs autres sont tous membres du Partenariat sur l'intelligence artificielle au profit de People and Society , une organisation axée sur le développement responsable de l'IA. L'Institut des ingénieurs électriques et électroniques (IEE) a proposé des normes éthiques pour l'IA, et DeepMind, une société de recherche appartenant à la société mère de Google Alphabet, a récemment annoncé la création d'un groupe axé sur les implications morales et éthiques de l'IA.

Divers gouvernements travaillent également sur des règlements pour empêcher l'utilisation de l'IA à des fins dangereuses, telles que les armes autonomes , et tant que les humains maintiennent le contrôle de la direction générale du développement de l'IA, les avantages d'une IA capable de construire l'IA devraient l'emporter. tout piège potentiel.

Source https://futurism.com/google-artificial-intelligence-built-ai/ - 

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