Secrets de Longévité, épargnés par le cancer

Secrets de Longévité, épargnés par le cancer

Épargnés par le cancer, le diabète et Alzheimer, des hommes et des femmes de petite taille intriguent les chercheurs qui tentent de repousser les maladies survenant avec l’âge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une captivante enquête sur les mécanismes du vieillissement par les réalisateurs de Mâles en péril.Dans une vallée reculée du sud de l'Équateur, le docteur Jaime Guevara rencontre un jour une population d'hommes et de femmes de petite taille, 1 mètre 20 en moyenne, et observe qu’ils n’ont ni le diabète ni le cancer. Il publie ses observations mais personne ne le croit… Valter Longo, lui, dirige des recherches sur le vieillissement à l’université de Los Angeles.

Son but : repousser les limites de la longévité.

Il étudie notamment une levure qui vit dix fois plus longtemps que la normale. Rapporté à l’homme, cela équivaudrait à huit cent années supplémentaires… Les routes de ces deux hommes vont se croiser – c’est le début d’une grande aventure scientifique.

Par quels mécanismes les petits hommes équatoriens sont-ils protégés de certains maux ? De Quito à Los Angeles, en passant par Tel-Aviv, le film suit pas à pas le cheminement d’une recherche révolutionnaire pour la compréhension et la prévention de maladies comme le cancer. Et dessine en pointillé les voies pour vivre en bonne santé… le plus longtemps possible.
Réalisateurs : Sylvie Gilman, Thierry De Lestrade, Producteurs : VIA DÉCOUVERTES, ARTE FRANCE

Silicon Valley comes to Paris, un événement exceptionnel

Silicon Valley comes to Paris, un événement exceptionnel

Silicon Valley comes to Paris le 19 janvier 2018 à l'IPGG-ESPCI Paris 5ème

THÈME 2018 : REPOUSSER LES FRONTIÈRES DE LA RECHERCHE MÉDICALE

SILICON_VALLEY_photo by Laure POULIQUEN - 19.01.2018

J'ai eu l’honneur et le privilège d’assister à cet événement exceptionnel sur l'invitation de Mme Catherine Hartog (Chpconsult) que je remercie.

Cette journée m'a permis de découvrir d'autres chercheurs (en sus de ceux, nombreux, que j'ai déjà côtoyés) à la pointe de l'innovation dans le domaine de la santé et des sciences, des thèmes qui me passionnent et pour lesquels je tente de sensibiliser mes lecteurs.

Je tenais par ailleurs à féliciter l'ESCPI pour son professionnalisme et pour la qualité de ses intervenants, grands acteurs de l'innovation.

Il s'agit de la première édition d’un événement placé sous le haut patronage de Mr Emmanuel Macron, Président de la République, "Silicon Valley comes to Paris" a réuni les acteurs de la Silicon Valley et fleuron de la recherche scientifique autour de thématiques qui portent la recherche et l’innovation du futur.

Cet événement fût riche en informations et échanges de haut niveau, sont intervenus les plus grands noms de la Silicon Valley qui ont débattu des prochaines étapes de la recherche disruptive et de ses applications dans le domaine de la santé. Des start- up innovantes étaient également présentes.

Les mots-clefs à retenir de cet événement exceptionnel : L'INNOVATION DISRUPTIVE (1), la RECHERCHE DU FUTUR et L'INNOVATION DU FUTUR

(1) "Être disruptif, c'est être pionnier dans son domaine"

Mise en opposition avec l'innovation dite « classique », l'innovation disruptive rompt totalement avec les anciens schémas et arrive là où personne ne l'attend, tout en créant un phénomène de masse.

L’ESPCI Paris a pris l’initiative de convier des personnalités emblématiques de la Silicon Valley afin de leur présenter des travaux scientifiques prometteurs ainsi que des start-up de haute technologie. La Silicon Valley incarne la créativité scientifique, le goût de la création d’entreprises, la passion pour les technologies. Les inventions nées dans les laboratoires de Stanford, Berkeley ou Caltech ont transformé le monde et continuent de modifier chaque jour notre vie quotidienne. Les chercheurs parisiens se sont eux aussi engagés dans de semblables aventures.

Des chercheurs tels que Marie Curie, Frédéric Joliot-Curie ou Georges Charpak ont consacré leur vie à la science et à l’innovation au cœur de Paris. Leurs recherches ont révolutionné l’imagerie et les thérapies médicales.

Depuis 1882 l'ESPCI Paris a réussi à allier l’excellence scientifique avec la réussite entrepreneuriale, rejoignant l’esprit pionnier de la Silicon Valley. Avec une histoire riche de 6 prix « Nobel » et 522 enseignants-chercheurs répartis dans
neuf unités de recherche, l’ESPCI Paris encourage l’interdisciplinarité et le dialogue entre sciences fondamentales et appliquées.

 

Présentation des intervenants de renommée mondiale

Chercheurs, industriels, scientifiques, investisseurs, l'Evènement a été l'occasion de rassembler tous les acteurs de l’innovation autour de figures phares de la scène internationale.

Paris, forte d’une tradition universitaire de plus de sept siècles, est réputée pour l’excellence de sa recherche. La Montagne Sainte-Geneviève est l’un des territoires scientifiques les plus denses au monde. La capitale accueille le plus grand incubateur de startup au monde. Ces deux univers ont tout à gagner à multiplier les échanges et les rencontres pour s’enrichir mutuellement.

La recherche a une place prédominante à l’ESPCI Paris depuis sa fondation. L’Ecole abrite 9 unités mixtes de recherche, toutes associées au CNRS, opérant aux frontières des connaissances scientifiques et du savoir-faire expérimental. Elles couvrent un éventail de domaines, de la Science de l'environnement à l’imagerie biomédicale, de la neurobiologie à la microfluidique, de la matière molle à la Physique Quantique , des colloïdes au prototypage industriel.

 La recherche à l’ESPCI Paris a rassemblé environ 550 personnes, dont 300 chercheurs et enseignants-chercheurs et environ 200 doctorants répartis dans 9 UMR associées au CNRS. Riche d’une production scientifique d’environ 400-450 publications par an, l’ESCPI génère plus d’un brevet par semaine et 2 ou 3 start-up sont créées chaque année depuis 10 ans.

La Silicon Valley et la science parisienne partagent des valeurs communes tout en restant riches de leurs différences. La « Valley », avec ses 6 000 entreprises de haute technologie, a donné naissance à des empires, tels que les « GAFA » (Google, Apple, Facebook, Amazon) créés par des trentenaires. Les universités y sont dotées de moyens financiers considérables.

IPGG - Institut Pierre-Gilles de Gennes -
ESPCI - (École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris) -
PSL - (Paris Sciences & Lettres)

TROIS CHERCHEURS DE L’ESPCI SONT INTERVENUS AU COURS DE L’APRÈS-MIDI :

LA MÉDECINE DE DEMAIN
À L’ESPCI PARIS

1 - Karim BENCHENANE (responsable de l'unité mémoire, oscillations et état de vigilance (ESCPI PARIS, CNRS)

L’objectif de l’équipe des MOBS , dirigée par Karim BENCHENAME depuis 2012, est d’étudier les états du cerveau et leurs modes oscillants associés.

Plus précisément, l'objectif est de comprendre l’origine et la régulation des nombreux états différents qui peuvent être observés pendant l’éveil et le sommeil et en particulier leur rôle dans le traitement de la mémoire. Ceci est réalisé en utilisant l’électrophysiologie chez des souris en mouvement libre in vivo et en tranche ex vivo, les deux approches étant associées à des outils opto-génétiques.
Des interfaces cerveau-machine sont également utilisées pour manipuler la mémoire durant l’éveil et pendant le sommeil.

L'équipe étudie actuellement quatre sujets différents :

    • D’abord, l'équipe de Karim Benchename a l'intention d’utiliser l'interface cerveau-machine récemment développée pour étudier et manipuler des souvenirs d’expérience aversive pendant le sommeil.
    • Cette équipe a également l'intention d’étudier le rôle de l’oscillation 4Hz dans le cortex préfrontal lors du conditionnement de la peur
    • Elle développe une interface cerveau-machine pour manipuler les oscillations lentes pendant le sommeil
    • Elle enquête sur le rôle du contrôle cortical de VLPO sur la régulation du sommeil avec des techniques électrophysiologiques ex vivo et in vivo associées à des outils opto-génétique
Karim BENCHENAME MEMORY

Modifier les souvenirs pendant le sommeil pourrait réduire les traumatismes associés aux mauvais souvenirs

Les cerveaux privés de sommeil peuvent être endormis et éveillés en même temps

En 2015, le Dr Karim Benchenane du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) à Paris, en France, et ses collègues ont démontré pour la première fois que de faux souvenirs pouvaient être créés chez la souris pendant leur sommeil. L'équipe a ciblé les cellules nerveuses, ou neurones, dans le cerveau qui s'enflamment lorsque l'animal est ou pense être dans un endroit précis - les «cellules de place» qui fournissent aux rongeurs et aux personnes une carte interne.

«Lorsque vous stimulez des parties du cerveau associées à une récompense pendant le sommeil, c'est comme si l'animal recevait une énorme récompense dans le monde physique. Nous pouvons faire croire à l'animal qu'il reçoit une récompense dans un endroit particulier de l'environnement », explique le Dr Benchenane. «Cela signifie que lorsque les cellules du lieu se déclenchent dans le sommeil, elles transmettent toujours des informations spatiales.

Traumatique

Maintenant, le Dr Benchenane espère s'appuyer sur ce travail en utilisant une technique similaire pour modifier les souvenirs négatifs associés aux événements traumatiques chez la souris, dans le cadre d'un projet appelé MNEMOSYNE, financé par le Conseil Européen de la Recherche [CER] .

«Nous voulons utiliser la réactivation pendant le sommeil pour traiter les pathologies associées à la peur ou à l'anxiété, comme le syndrome de stress post-traumatique», a déclaré le Dr Benchenane.

 L'idée est d'ajouter des pensées positives aux mauvais souvenirs.
Karim BENCHENAME

L’inception, science-fiction ou réalité ? | Karim Benchenane | TEDxParis

Peut-on réellement implanter des souvenirs de manière artificielle chez un individu à son insu, pendant qu’il dort ? Découvrez les travaux extraordinaires de Karim Benchenane sur la manipulation des rêves et les applications qui vont en découler. Jeune chercheur entré au CNRS en 2010, le Docteur Karim Benchenane est, depuis 2013, responsable de l’équipe “Memory, Oscillations and Brain states” au sein de l’unité Plasticité du Cerveau à l’ESPCI-ParisTech.

Ses recherches concernent l’influence des différents états de vigilance et des oscillations cérébrales dans le traitement des informations et leurs mémorisations. S’intéressant tout particulièrement au rôle du sommeil dans la consolidation de la mémoire, il utilise pour cela des enregistrements électrophysiologiques extracellulaires sur des rongeurs.

  • 2 - Jérôme BIBETTE professeur agrégé de physique

Jérôme BIBETTE est professeur agrégé de physique en France et a obtenu son doctorat à l'Université de Bordeaux en 1990. Professeur à l'Université de Bordeaux, il a étudié la synthèse, la thermodynamique, la rhéologie et les instabilités des colloïdes. et des émulsions.[/box]Il est ensuite nommé professeur à l'ESPCI en 2000.

De nombreux développements industriels dans les domaines pharmaceutique, cosmétique et médical sont basés sur ses recherches. Jérôme Bibette a également démarré plusieurs activités dans les biotechnologies : Ademtech, RainDance Technologies et Capsum. Il est membre du comité de pilotage de la chaire «Science des matériaux Michelin-ESPCI», l'Institut Universitaire de France depuis 1994, et a été récompensé par la médaille d'argent du CNRS en chimie en 2000.

Il est l'auteur de plus de 120 publications et détient 35 brevets.

  • COLLOÏDES ET BIOTECHNOLOGIES

    Le principe repose sur l'aptitude de certains colloïdes magnétiques, à la fois suffisamment petits et susceptibles, à former rapidement des lignes réversibles sous champ. Cette solution colloïdale change de couleur sous l'action d'un champ magnétique, conséquence de la diffraction des chaînes auto assemblées.

    Si les particules sont greffées par un anticorps, alors en présence de l'antigène spécifique capable de ponter deux anticorps, les lignes peuvent devenir permanentes et quasi irréversibles. Nous discuterons comment la persistance des lignes peut révéler de manière très sensible la quantité d'antigène introduite, et pourquoi la force magnétique imposée à chaque colloïde peut accélérer la complexation antigène anticorps.

    https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/colloides_et_biotechnologies.1311
    Auteur : BIBETTE Jérôme

Laboratoire Colloïdes et Matériaux Divisés

 
Le Laboratoire Colloïdes et Matériaux Divisés de l’Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielles de la ville de Paris, né en 2001 et situé dans le quartier latin sur la montagne sainte Geneviève, est intégré dans ce grand réseau scientifique du cœur parisien.
Ce laboratoire a construit ses axes de recherche avec comme point de départ la physique et la chimie des colloïdes et de leur interfaces. Ainsi, la science des émulsions a été revisitée avec des outils modernes telle que la technologie microfluidique. Les colloïdes magnétiques submicroniques ont été l'objet de nombreux travaux révélant leurs propriétés physiques et leurs applications uniques aux biotechnologies et à la biophysique.
Aujourd’hui, le laboratoire découvre, invente et innove aux croisements des disciplines entre chimie, physique et biologie. Il créée de nouvelles approches et de nouveaux matériaux pour la biologie, il revisite des procédés anciens de fabrication de matériaux pour les moderniser et se passionne tout autant par les recherches et développements qui émanent de ses spin off.
ESPCI - Responsable : Jérôme Bibette

Les mille promesses de la microfluidique

La microfluidique : sous ce nom barbare se cache une science à la fois pointue et protéiforme, aussi circonscrite quant à son objet - l'étude des écoulements de fluides aux échelles micrométriques (de l'ordre du millième de millimètre) - qu'étendue et diversifiée pour ce qui est de ses applications.

 En 2001, la « Technology Review " du MIT  la classait déjà parmi les « dix techniques émergentes qui vont changer le monde ». Treize ans plus tard, sa notoriété reste toute relative passé la porte des laboratoires. Et pourtant, cette discipline est bel et bien en train de s'immiscer toujours plus étroitement dans notre vie : nous lui devons aussi bien l'encre électronique de nos liseuses Kindle que la possibilité de réaliser un test de grossesse à partir d'un échantillon d'urine !
En savoir plus sur Les Echos
  • 3 - Mickaël TANTER (responsable de l'unité physique des ondes pour la médecine (ESPCI PARIS, INSERM)
 Mickaël TANTER est directeur de l’unité Physique des ondes pour la médecine (unité 979 Inserm/CNRS/ESPCI/Université Denis Diderot/Université Pierre et Maris Curie) et directeur adjoint de l’Institut Langevin à Paris. Il a reçu le prix Opecst-Inserm en 2014

Une équipe de ses équipes l’Institut Langevin (ESPCI, CNRS, Inserm) vient de franchir une étape déterminante vers l’imagerie médicale très haute résolution utilisant des ondes ultrasonores.

Le projet FUSIMAGINE

La quête de compréhension de l'esprit humain a été l'un des principaux désirs de l'être humain à travers les âges. Aujourd'hui, Neuroscience implique toutes les communautés scientifiques, y compris les biologistes, les physiciens, les mathématiciens, les informaticiens et les philosophes pour répondre aux questions sur les pensées, les sentiments, la mémoire et autres. Dans cette quête de la connaissance, les systèmes de neuro-imagerie sont des outils précieux dans la compréhension du cerveau à la fois pour la recherche fondamentale et le diagnostic clinique. Cependant, les améliorations récentes dans la technologie de l' imagerie cérébrale profonde ont été quelque peu limitées à l'innovation incrémentale des techniques matures........ lire la suite sur : Fultrasound


Les chercheurs sont parvenus à rendre compte de l’activité vasculaire du cerveau d’un rat in vivo et de manière non invasive, avec une résolution bien meilleure que n’importe quelle technique existante. Loin de l’échographe standard, la technique s’inspire plutôt de la super résolution optique (FPALM) qui avait été récompensée du Prix Nobel de Chimie 2014.

Leurs travaux, publiés dans la prestigieuse revue Nature, constituent une véritable révolution pour l’imagerie biomédicale, en offrant la première technique d’imagerie microscopique permettant de voir en profondeur dans les tissus. Les applications potentielles sont immenses, de la détection précoce de tumeurs cancéreuses à d’autres pathologies cardiovasculaires et neurologiques.

Des applications directes

Le gain en résolution est énorme, d’un facteur 20 en moyenne, d’autant plus que la technique est non invasive et rapide ce qui est très important pour le confort du patient.

« Nous pensons être à l’aube d’une nouvelle révolution dans le domaine de l’imagerie médicale, confie Mickaël Tanter.

En quelques dizaines de secondes, il est possible de recueillir des millions de signatures de micro-bulles et atteindre des résolutions microscopiques à plusieurs centimètres de profondeur. Il sera possible encore accélérer cette technique pour réaliser ces images en une à deux secondes ouvrant ainsi la voie à l’imagerie fonctionnelle en super-résolution».

La technique sera prochainement évaluée sur l’homme, en particulier pour visualiser la micro-vascularisation hépatique chez des patients atteints de tumeurs du foie, ou encore pour l’imagerie trans-crânienne très haute résolution du réseau vasculaire cérébral chez l’adulte.

Les applications potentielles sont très nombreuses, y compris la détection précoce de cancers dont la micro-vascularisation est à ce jour impossible à détecter. En fait n’importe quel organe pourra être imagé en 3D à l’échelle microscopique, via un appareil très peu volumineux. INSERM

Professeur Stephen QUAKE (co-président du BIOHUB CHAN ZUCKERBERG)

Les intérêts du Dr Stephen Quake se situent au croisement de la physique, de la biologie et de la biotechnologie. Ses recherches portent sur le développement de nouvelles approches de la mesure biologique et l'application de ces approches à des problèmes d'intérêt fondamental et médical. Les domaines d'intérêt comprennent le diagnostic génomique, la biologie des systèmes, l'écologie microbienne et la génomique unicellulaire.

Son travail en biophysique à une seule molécule a mené à la première démonstration du séquençage d'une seule molécule, et ses recherches dans ce domaine l'ont amené à s'impliquer profondément dans la génétique humaine, l'immunologie et le développement de nouveaux diagnostics cliniques.

Son groupe a été le pionnier du développement de l'intégration à grande échelle microfluidique (mLSI), démontrant les premiers dispositifs microfluidiques intégrés avec des milliers de valves mécaniques. Cette technologie contribue à ouvrir la voie à l'automatisation à grande échelle de la biologie à l'échelle du nanolitre, ses étudiants et lui ont étudié les applications de la technologie du laboratoire sur puce en génomique fonctionnelle, en analyse génétique et en biologie structurale.

Le professeur Quake est également actif dans le domaine de la biophysique à molécule unique.

La biologie structurale est la branche de la biologie qui étudie la structure et l'organisation spatiale des macromolécules biologiques, principalement les protéines et les acides nucléique.

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CELL ATLAS INITIATIVE

Cartographie de chaque type de cellule dans le corps humain est un objectif ambitieux, et la communauté scientifique internationale est prête à relever le défi. Cela exigera des biologistes, des ingénieurs et des technologues travaillant en équipe. CZ Biohub est fier de faire partie de ce projet fondateur.

Caché dans les cellules humaines sont les causes profondes de nombreuses maladies. L'atlas cellulaire commencera à débloquer ces mystères, montrant comment les cellules fonctionnent chez les personnes en bonne santé et, plus important encore, ce qui se passe lorsque la maladie frappe.

Biohub est la prochaine étape dans la recherche médicale. Nos projets combinent les meilleurs scientifiques et ingénieurs avec la technologie la plus avancée pour résoudre les plus grands problèmes de santé au monde.

Ces problèmes exigent une nouvelle ligne de conduite, une nouvelle énergie et de nouvelles voix. Ils exigent un espace où rien n'est impossible et la collaboration est le seul moyen de faire avancer les choses.

BIOHUB CHAN ZUCKERBERG

LES MOMENTS CLÉS DE CET ÉVÉNEMENT

DE PRESTIGIEUX INVITÉS SONT INTERVENUS AU COURS DE LA TABLE RONDE :

TONY FADELL
INVENTEUR DE L’IPOD, COFONDATEUR DE NEST ET DIRECTEUR DE FUTURE SHAPE
Tony Fadell est le fondateur et l’ancien PDG de Nest, société pionnière de «l’Internet des objets». Il fut le Senior Vice Président de la division iPod d’Apple et a dirigé l’équipe qui a créé les 18 premières générations de l’iPod et les trois premières générations de l’iPhone.

Il a permis le dépôt de plus de 300 brevets. En mai 2016, le magazine TIME a désigné Nest Thermostat, l’iPod et l’iPhone parmi les «50 objets les plus influents de tous les temps».

REID HOFFMAN
COFONDATEUR DE LINKEDIN, ASSOCIÉ CHEZ GREYLOCK PARTNERS
Co-fondateur de LinkedIn, Reid Hoffman a rejoint en 2009, Greylock Partners, l’une des plus anciennes sociétés de capital-risque. Il siège également aux conseils d’administration de sociétés et entités dont le bio hub Chan Zuckerberg. Reid Hoffman est également l’animateur de Masters of Scale, et le co-auteur de The Start-Up of You et The Alliance. Son prochain
livre traitera du «blitzscaling», basé sur son cours donné à Stanford.

HEMAI PARTHASARATHY
DIRECTRICE SCIENTIFIQUE DE BREAKOUT LABS, THE THIEL FOUNDATION
Hemai Parthasarathy est directrice scientifique du programme BreakoutLabs de la Fondation Thiel visant à soutenir les start-up disruptives dans le domaine de la science. THIEL FOUNDATION
Lire aussi : https://laurepouliquen.fr/les-reves-dimmortalite-du-milliardaire-peter-thiel/

Elle est également « partner » de Breakout Ventures, un fonds de capital-risque qui soutient des scientifiques entrepreneurs travaillant aux intersections de la technologie, de la biologie, des matériaux et de l’énergie. Auparavant, elle a été rédactrice ,lkmken cheffe nord-américain de “Nature“ et éditrice fondatrice de PLOS.

SEBASTIAN AMIGORENA
BIOLOGISTE, IMMUNOLOGISTE, MEMBRE DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES
Après des études de biologie et de biochimie à l’Université Paris 7, Sebastian Amigorena a passé trois ans de post-doc à la Yale Medical School.

De retour à Paris en 1995, il devient chef d’équipe à l’Institut Curie (Paris). Il est aujourd’hui directeur du laboratoire INSERM 932 et chef du département Immunologie et Immunothérapie de l’Institut Curie. Ses domaines de recherche se situent à la frontière de la biologie cellulaire, de l’immunologie et de l’étude du cancer.

LES START-UP PRÉSENTES

I - CALYXIA

Née de la recherche de haut niveau scientifique menée à l’ESPCI Paris et à Harvard, Calyxia a pour objectif d’améliorer les performances des produits formulés qui nous entourent, tels que les produits de soin du linge, d’entretien de la maison ou les polymères.

Grâce aux microcapsules intelligentes mises au point par Calyxia, les molécules actives contenues dans ces produits sont protégées de toute dégradation avant d’être libérées au moment et au lieu précis où leur action est bénéfique.

Issue des travaux de recherche entre l'ESPCI Paris et l'université de Harvard, CALYXIA est une jeune startup technologique (lancée en 2015, Paris) qui a développé une plateforme innovante et en rupture dans le domaine de la microencapsulation.

Grâce à cette technologie propre de CALYXIA, tout ingrédient (ou actif) est protégé de son environnement immédiat dans des microcapsules étanches et biodégradables, capables de libérer l'ingrédient (ou l'actif) encapsulé sur demande. Ainsi avec notre technologie unique de microencapsulation, nous transformons les produits utilisés dans notre vie quotidienne en les rendant plus sûrs pour notre santé et notre environnement tout en améliorant leurs performances et fonctionnalités.

GALYXIA at SILICON VALLEY COME TO PARIS le 19 JANVIER 2018

GALYXIA at SILICON VALLEY COME TO PARIS le 19 JANVIER 2018

CALYXIA

III - CYPRIO

Cyprio est une start-up de biotechnologie émergée de l’ESPCI Paris, qui fabrique des micro-tissus du foie et du pancréas pour les applications pharmaceutiques et thérapeutiques et pour la recherche fondamentale.

Grâce à la technologie innovante de « BioPearl », Cyprio fabrique de nouveaux modèles cellulaires complexes in vitro, présentant les caractéristiques morphologiques et physiologiques d’organes. Les micro-tissus générés avec cette technologie fournissent la possibilité de réaliser des essais vitro sur un modèle fiable et prédictif de la réponse in vivo et évitent l’utilisation de modèles animaux pour la recherche.

CYPRIP, issue de l'UMR ESPCI/CNRS « Chimie Biologie Innovation » à l’ESPCI, exploitera des technologies de rupture pour la culture cellulaire et le séquençage. Elle commercialisera des micro-tissus miniaturisés encapsulés dans des capsules d’alginate, ainsi que des services de criblage à haut débit pour les applications de découverte et développement de médicaments.

Créée en 2017, Cyprio est une start-up en biotechnologies issue des années de recherche à l’ESPCI Paris. Cyprio détient la technologie unique de « BioPearl » pour la culture cellulaire en 3D et la fabrication des micro-tissus miniaturisés du foie, les « HepatoPearls ».

Cyprio commercialise les HepatoPearls pour des applications allant de l’ingénierie tissulaire à la découverte et au développement de médicaments ou la recherche fondamentale. Les HepatoPearls sont de nouveaux outils de recherche qui reproduisent l’architecture et la physiologie du foie humain, et qu’ainsi peuvent prédire la réponse humaine avec une grande précision à partir d’une boîte de pétri.
CYPRIO  

les HepatoPearls offrent une fenêtre de travail relativement grande pour de longues expériences telles que la prédiction de la clairance hépatique sur de longues incubations avec des composés à faible clairance, la toxicocinétique avec une exposition chronique aux médicaments et un dépistage à haute teneur.

 

II - DNA SCRIPT

Synthèse d'ADN enzymatique

DNA Script exploite les milliards d'années d'évolution de la nature dans la synthèse de l'ADN, entrant dans le monde de la synthèse de l'échelle du génome . La technologie de DNA Script a le potentiel d'accélérer considérablement le développement de nouvelles thérapeutiques, la production chimique durable, les cultures améliorées ainsi que de nouvelles applications telles que le stockage de données.

Recherche d'anticorps DNA Script, la création d'ADN au service de la lutte contre le cancer

La start-up DNA-SCRIPT est capable de produire de l'ADN de synthèse grâce à des enzymes naturelles. Elle propose ses services aux grands groupes de l'industrie pharmaceutique. DNA Script met la création d'ADN au service des grands groupes pharmaceutiques. Cette start-up française a développé une technologie pour créer rapidement des acides nucléiques, dont l'ADN et l'ARN. De quoi permettre aux laboratoires de créer de nouvelles générations d'anticorps pour lutter contre le cancer.

«Leur technologie permettra de fabriquer des anticorps qui vont reconnaître les cellules cancéreuses de manière sélective, ce qui évitera d'injecter des molécules toxiques comme dans le cas de la chimiothérapie», explique Sylvain Gariel, cofondateur de DNA Script.

Cette technologie trouve également une autre application dans le secteur de l'agronomie. Elle permet de développer de nouvelles espèces végétales, qui ne nécessitent aucun engrais.
Catawiki 

IV - NEUROFLOWS

NEUROFLOWS est une jeune start-up française qui développe un imageur fonctionnel du cerveau pour la recherche préclinique dédiée à l'imagerie neurofonctionnelle avec une résolution spatiotemporelle et une facilité d'utilisation sans précédent. Son engagement est de fournir à se clients un nouveau système d'imagerie neurofonctionnelle qui étend leurs capacités de recherche au-delà des limites actuelles.

NEUROFLOWS propose des outils d’imagerie dédiés aux neurosciences pour relever les défis scientifiques, médicaux et sociétaux posés par les maladies du système nerveux.

Par sa technologie de rupture issue de l’équipe Physique des Ondes pour la Médecine de l’institut Langevin (Inserm, ESPCI, CNRS), NEUROFLOWS et de l’équipe de Zsolt Lenkei du Laboratoire de Plasticité du Cerveau (LPC)  avec la contribution de Jean Luc Gennisson, Mathieu Pernot, et Thomas Deffieuxambitionne de bouleverser les paradigmes d’imagerie en neurosciences aussi bien en recherche qu’en clinique .

Neuroflow, startup qui développe un imageur fonctionnel du cerveau pour la recherche préclinique
Cette entreprise est issue des travaux de l’unité « Physique des Ondes pour la Médecine » dirigée par Mickael Tanter à l’Institut Langevin et de l’équipe de Zsolt Lenkei du Laboratoire de Plasticité du Cerveau (LPC) avec la contribution de Jean Luc Gennisson, Mathieu Pernot, et Thomas Deffieux.

Le projet Neuroflow a pour but de développer une technologie innovante temps-réel de neuro-imagerie fonctionnelle ultrasonore. L’équipe fondatrice a développé une technologie révolutionnaire portative permettant d’imager l’activité cérébrale chez le petit animal (animal de laboratoire de la souris au primate) avec une excellente sensibilité et des résolutions spatiales et temporelles inégalées.

Cette nouvelle modalité d’imagerie est l’analogue ultrasonore de l’IRM fonctionnelle qui a révolutionné les neurosciences au cours des 20 dernières années.

Cette technologie ultraportative est la seule à pouvoir faire de l’imagerie fonctionnelle du cerveau entier chez l’animal éveillé et mobile. Neuroflow a pour objectif de commercialiser ce dispositif innovant d’imagerie auprès des laboratoires de recherche en neurosciences et des laboratoires pharmaceutiques du monde entier, un marché estimé à 1 milliard de dollars jusqu’en 2020.

REPOUSSER LES FRONTIÈRES DE LA RECHERCHE MÉDICALE

SICILON VALLEY COMES TO PARIS le 19/01/2018 :
* CLIQUER ICI POUR VISUALISER l'intégralité de cet événement exceptionnel !

Pour sa première édition, SILICON VALLEY COMES TO PARIS fût incontestablement une réussite, j'y ai rencontré des scientifiques, chercheurs et inventeurs passionnés qui dessinent le chemin vers l'innovation du futur.

Un programme passionnant nous offrant la possibilité de découvrir le futur et ce dans différents domaines, notamment celui de la santé, des biotechnologies, de la biologie, de la neurobiologie, des neurosciences, de l'intelligence artificielle, de la physique et de la chimie,

Cet événement fut de la plus grande importance dans le milieu des sciences grâce aux partages des découvertes novatrices disruptives aboutissant à des applications concrètes et ce à l'aide des start-up spécialisées dans ces domaines de recherches, celles-ci permettant notamment le développement et la commercialisation de ces innovations tant dans le domaine médical que celui de la santé et de l'environnement.

Une véritable révolution scientifique et technologique est en marche ! L'ensemble de ces diverses sciences prometteuses auront et ont déjà un grand impact dans notre vie quotidienne.

A noter par ailleurs les travaux en cours qui permettront la détection précoce de tumeurs cancéreuses et de cibler directement les cellules concernées sans toxicité pour les cellules saines.

De tels échanges devraient se renouveler de façon régulière afin de faire progresser la recherche avec une nouvelle vision et surtout une nouvelle conception de notre monde contemporain.

Le Futur est en Nous, apprenons à le développer et ne négligeons pas les nombreuses possibilités qui s'offrent à nous à l'aide de ces pionniers de la recherche scientifique pour améliorer notre santé, notre quotidien et notre environnement.

Il convient expressément d'évoluer, d'avancer, dans la négative nous reculons ...! Par ailleurs, il est  important, voire impératif, de se replacer dans le contexte de l’époque passée afin de mieux appréhender ce que pourrait être l’avenir et sans rejeter d’emblée toute idée nouvelle, tout concept nouveau.

En effet, sur la quantité, il y a de fortes chances que certain(e)s fassent parties de la vie quotidienne des générations futures.  Tout est mouvance, change, évolue, se transforme, rien n'est immuable. .. (Les changements, les nouveautés, (même l'évolution qu'elle soit scientifique ou technologique) angoissent certains, mais comment avancer, évoluer, en restant confiné dans un cercle restreint, des idées reçues, des idées collectives qui se répercutent, se propagent de génération en génération).

C'est dans ce sens et dans cette optique que je soutiens l'ensemble de ces chercheurs et de ces pionniers de la recherche scientifique innovante  !

Laure Pouliquen

Sources 

LAURE POULIQUEN, L. P. (2018). SILICON VALLEY COMES TO PARIS 19 janvier 2018. Publication présentée á ESCPI Silicon Valley comes to Paris, PARIS,

Professeur Stephen QUAKE, S. Q. (s.d.). Quake  https://quakelab.stanford.edu/
ESCPI PARIS. (s.d.). https://www.espci.fr/spip.php?page=article&id_article=8782
Mickaël TANTER, M. T. (s.d.). FULTRASOUND.  http://fultrasound.eu/
Karim Benchenane (K.B) : https://www.bio.espci.fr/-Karim-Benchenane-Memory
Jérôme Bibette :  https://www.institut-pgg.fr/Bibette_70___105.html
Institut Pierre-Gilles de Gennes (IPGG) : http://ipgg-com.micrologiciel.com/Bibette_129___105.html
Colloïdes et Biotechnologies : https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/colloides_et_biotechnologies.1311
Calyxia : https://www.calyxia.fr
Cyprio : https://www.cyprio.fr
Cyprio : https://www.univ-psl.fr/startup-des-laboratoires/cyprio
Cyprio : https://univ-psl.fr/actualites/trois-nouvelles-start-soutenues-par-psl-valorisation
https://univ-psl.fr/actualites/trois-nouvelles-start-soutenues-par-psl-valorisation
Neuroflows : http://neuroflows.com/
Dna Script : http://dnascript.co/
http://www.agoranov.com/agoranov-accueille-8-nouvelles-startups-incubation/
https://www.espci.fr/fr/agenda/2015/3-startups-de-l-espci-distinguees-a-i-lab
Les Mille promesses de la microfluidique - Les Echos
https://www.lesechos.fr/19/09/2014/lesechos.fr/0203790008707_les-mille-promesses-de-la-microfluidique.htm
MIT Technology Review : https://www.technologyreview.com/
BIOHUB CHAN ZUCKERBERG  :  https://www.czbiohub.org/

SNV : Syndrome du Nez Vide, une pathologie iatrogène invalidante

SNV : Syndrome du Nez Vide, une pathologie iatrogène invalidante

SNV : Syndrome du Nez Vide

(MAJ le 1er mai 2018)

Le SNV : Syndrome du Nez Vide, de l’anglais : Empty Nose Syndrome (ENS), est un état qui apparaît quand une quantité excessive de tissu nasal producteur de mucus (les cornets ou turbinates en anglais) a été chirurgicalement enlevée du nez ou endommagée, laissant un vide ou des dommages trop importants dans les cavités nasales.

Même une chirurgie conservative peut mener au Syndrome du nez vide car il n'y a pas de standard sur la quantité du cornet qui peut être réséquée avant de développer le Syndrome du nez vide qui fait donc suite à des complications post opératoires (turbinectomie, septo-rhinoplastie, cautérisation, laser, radiofréquence) sur des organes essentiels à la respiration : "les cornets".

Le patient est déprimé quasiment en permanence, ou anxieux ou les deux et évite les interactions sociales. La douleur provenant des sinus est parfois aussi un problème.

"Empty nose syndrome" est un nom qui a été donné en 1994 par le Dr Eugene Kern de Rochester, Minnesota, un ORL spécialiste à la clinique Mayo.

Cette opération chirurgicale, connue sous le nom de résection partielle des cornets, turbinectomie, amenuisement des cornets, ou encore conchotomie, est pratiquée par un chirurgien oto-rhino-laryngologiste (ORL) ou un chirurgien plasticien pour différentes raisons. La raison la plus fréquente est que les cornets deviennent gonflés de façon chronique (hypertrophie des cornets) et bloquent trop les voies respiratoires nasales.

Les causes les plus répandues de sur-croissance et de gonflement des cornets (hypertrophie turbinale) sont les suivantes :

  • Exposition trop forte à la poussière, à la fumée, à la pollution (air intérieur et/ou air extérieur) et autres sources d'irritations aériennes
  • Déformation structurelle nasale comme une cloison nasale (septum) déviée
  • Sinusites et/ou rhinites chroniques

Lorsqu'une quantité excessive des cornets est ôtée ou endommagée, le nez perd ses capacités à convenablement pressuriser, diriger, tempérer, humidifier, filtrer, sentir et détecter le flux d'air inspiré. La synchronisation respiratoire naturelle entre le nez, la bouche et les poumons est également perturbée.

Le patient souffrant désormais du Syndrome du Nez Vide est constamment essoufflé à cause de l'"obstruction paradoxale", son sommeil devient très superficiel et beaucoup développent une apnée de sommeil. Bien souvent, il aura besoin de médicaments pour dormir comme les benzodiazépines.

Le patient est déprimé quasiment en permanence, ou anxieux ou les deux et évite les interactions sociales. La douleur provenant des sinus est parfois aussi un problème.

Le SNV (Syndrome du Nez Vide) : Un véritable handicap : Une vie brisée !

 ** Symptomatologie :

 Dyspnée

Sécheresse nasale

Douleur nasale et parfois sensation de vide

Pneumatisation des sinus et des cornets

Rhinorrhée postérieure

Diminution de l'odorat et/ou sensation d'odeur fétide (ozène)

Diminution ou perte de l'odorat et du goût

Troubles du sommeil par décompensation d'un syndrome d'apnée du sommeil sous-jacent.

 

** Les conséquences physiques :

 Problèmes de sommeil qui n’est plus réparateur,

apnées du sommeil,

multiples réveils

Fatigue chronique

Sécheresse nasaleSévères

Maux de tête récurrents

Douleurs des yeux

Brûlures

Hyperventilation, essoufflement

Sécheresse extrême des muqueuses,

hypersécrétions postérieures avec mucosités épaisses

Croûtes

Toux chroniques

Sensation de vide

Obstruction nasale paradoxale

Sinusites

Rhinite atrophique

Pression dans les oreilles,

Acouphènes

Problèmes au niveau de la valve nasale

Douleurs de la face

Impossibilité de se moucher

Aggravation des symptômes après intervention sur les cornets

Hypertension artérielle (HTA) ou Hypotension artérielle

Vertiges, étourdissementsA

trophie de la muqueuse nasale

Tachycardie (augmentation du rythme cardiaque)

Douleurs à la nuque aux vertèbres et aux épaules

 

 ** Les conséquences psychologiques :

 Dépression nerveuse

Anxiété,

Angoisse

Fatigue chronique,

manque d'action

Prostration,

isolement social

Incapacité de se concentrer

Apathie

Sentiment d'accablement / d'injusticeFrustration

État maladif non reconnu par les autres

Émotivité extrême

Perte de la libido

État de tristesse récurrent

Envies suicidaires

SNV_FLIYER by Laure Pouliquen

SNV_FLIYER by Laure Pouliquen

* « La turbinectomie inférieure totale a été proposée comme un traitement contre l'obstruction chronique des voies respiratoires nasales réfractaire à d'autres méthodes de traitement plus classiques.Elle a été régulièrement critiquée à cause de ses effets secondaires sur la physiologie nasale. Dans cette étude, les patients qui avaient précédemment suivi une turbinectomie inférieure totale ont été évalués à l'aide d'un questionnaire très détaillé.

Cette étude confirme que la turbinectomie inférieure totale OU partielle entraîne une morbidité significative et devrait être condamnée.»

Pour en savoir davantage sur cette pathologie, je vous conseille vivement de vous abonner à l'Association du SNV  France :  http://www.syndromedunezvide.org/

et de vous inscrire sur le Groupe d'échanges, d'entraide et de soutien créé par moi-même sur Facebook :

* POUR LES VICTIMES DU "SNV" [SYNDROME DU NEZ VIDE]: UN VÉRITABLE HANDICAP
  https://www.facebook.com/groups/victimes.du.syndrome.du.nez.vide/

- Laure POULIQUEN -

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SNV_recepteurs

Une suite avec pour source : http://www.orl-toulouse.pro/chirurgie-nez-sinus/le-syndrome-du-nez-vide.html

Le Syndrome Du Nez Vide

Il s'agit essentiellement d'une pathologie du cornet inférieur, après turbinectomie inférieure totale.

Rôle des cornets dans le dispositif respiratoire :

Il existe trois paires de cornets, chaque paire de cornets est séparée par la cloison nasale.

Ce sont des replis osseux recouverts de la muqueuse nasale (muqueuse glandulaire érectile, très innervée et vascularisée). Leur volume a la particularité de pouvoir se modifier.

Le cornet inférieur est le plus grand, aussi long que l'index d'une main.

Le cornet moyen « recouvre l'ethmoïde », il a la taille de deux phalanges d'un auriculaire.

Le cornet supérieur est particulièrement petit.

Il dispose d'un réseau vasculaire et nerveux particulièrement riche, qui permet d'adapter le volume de la muqueuse aux besoins respiratoires.

Il y a donc une variation de volume des cornets en fonction des besoins, mais également de l'environnement.

La muqueuse nasale est une muqueuse respiratoire, qui dispose de cils vibratiles, permettant d'entraîner le mucus vers l'arrière, sans qu'une personne en bonne santé puisse sentir ce mouvement.

Si les cils ne fonctionnent pas, le mucus s'accumule, stagne, donc s'infecte, avec production de croûtes, et de mauvaises odeurs.

Conclusion

Il est donc important pour l'O.R.L., de connaître la fonction du nez, et des différentes structures qui le composent, notamment le cornet inférieur.

ll ne faut plus effectuer de turbinectomie inférieure totale. Si une turbinectomie est envisagée, elle doit être très partielle, il est laissé en place une structure turbinale fonctionnelle.

Ci-dessous, LIENS UTILES du site de l'Avocate, Maître Bénédicte PAPIN : http://www.papin-avocats.fr/

SNV_liens_utiles

L'hypoglycémie, une pathologie complexe

L'hypoglycémie, une pathologie complexe

L'hypoglycémie, une pathologie complexe

Les symptômes de l’hypoglycémie étant complexes et trompeurs, il n’est pas toujours facile de la diagnostiquer. Les individus qui en souffrent s’entendent souvent dire que leurs difficultés sont d’origine " psychique " ou " nerveuse ", bien souvent la " spasmophilie " y est associée (dans cette pathologie les symptômes sont également très complexes), d’où l’extrême attention qui devrait être portée à ces individus.

 L’hypoglycémie Une pathologie invalidante et cependant méconnue

1/ - RAPPEL PHYSIOLOGIQUE INDISPENSABLE :

De même que l’essence fournit l’énergie pour faire tourner un moteur, le glucose élaboré à partir des aliments et transporté par le sang, est le carburant dont l’organisme tire l’énergie requise par toutes les activités cellulaires.

De tous les organes, c’est le système nerveux central qui minute après minute, dépend de plus en plus de ce glucose sanguin.

En effet, le cerveau ne peut stocker le glucose et en requiert un apport interrompu pour les réactions d’oxydation lui procurant l’énergie nécessaire. Lorsque l’essence commence à manquer, un moteur a des ratés de plus en plus incohérents. Il en va de même avec nos cellules lorsque s’épuisent les réserves du glucose. La chute du taux de sucre dans le sang, ou hypoglycémie, a un retentissement cérébral immédiat souvent générateur de lassitude et labilité émotionnelle.

Ce changement dans la chimie de notre organisme se produit plusieurs fois par jour chez chacun d’entre nous et ne constitue pas une maladie, mais le terme d’hypoglycémie est devenu depuis quelques années synonyme d’une insuffisance chronique de sucre sanguin et il désigne dès lors un état pathologique dû à une régulation défectueuse de la glycémie.

Peu après le repas, le glucose fabriqué dans l’intestin grêle commence à pénétrer dans le courant sanguin. L’hypothalamus réagit à cette " hyperglycémie " momentanée en envoyant des signaux au pancréas pour qu’il secrète l’hormone " insuline ".

L’insuline déclenche l’absorption rapide du glucose sanguin par les divers tissus ; elle en facilite aussi le stockage dans le foie où il est converti en glycogène. Avec chaque molécule d’insuline secrétée par le pancréas, des milliers de molécule de glucose passent ainsi dans les tissus, en attendant que se déclenchent en retour des régulations compensatrices.

En effet, lorsque la concentration de glucose dans le sang accuse une diminution significative, une autre partie de l’hypothalamus donne, par l’intermédiaire de la glande pituitaire, l’ordre aux surrénales de libérer des hormones " adrénaline et glucocorticoïde " qui s’opposent à l’activité de l’insuline. L’adrénaline active dans l’organisme entier une activité enzymatique qui inhibe la consommation du glucose.

De plus, l’adrénaline et les glucocorticoïdes déclenchent dans une autre partie du pancréas la sécrétion du " glucagon ", cette dernière hormone est nécessaire à la reconversion du glycogène en glucose dans le foie, lequel peut ensuite libérer ce glucose dans le sang.

Si l’un de ces mécanismes régulateurs de la glycémie fonctionne mal, il en résulte un déséquilibre entre le glucose, l’insuline et ses antagonistes. Une production excessive d’insuline et/ou une sécrétion insuffisante de ses antagonistes (les hormones " adrénaline, glucocorticoïdes, glucagon, somatotropes ") entraîne une HYPOGLYCÉMIE CHRONIQUE

 2/ - STRESS ET ADRÉNALINE :

Tout traumatisme physique ou émotionnel (douleur, épuisement, accouchement, anxiété, chagrin, choc...etc.) déclenche dans la médullosurrénale une sécrétion d’adrénaline élevant la glycémie pour procurer à l’organisme le supplément d’énergie exigé par la situation. Mais, lorsqu'un individu subit un stress continuel, les surrénales, sollicitées en permanence, finissent par s’épuiser. Le manque d’adrénaline entraîne alors " l’hypoglycémie fonctionnelle ".

 

 Il existe plusieurs sortes d’hypoglycémie,

 

 a) - Hypoglycémie Organique :

Les anomalies dans le métabolisme du glucose, qui s’aggravent à jeun, relèvent de l’hypoglycémie dire " Organique " ou " Primaire ". Ce type d’hypoglycémie à jeun se retrouve surtout en cas de tumeur des îlots du pancréas (les cellules qui secrètent l’insuline). Dans cette affection organique, la déficience prolongée en glucose peut amener des lésions cérébrales et entraîner la mort.

 b) - Hypoglycémie Fonctionnelle ou Réactionnelle :

La majorité des hypoglycémies sont les hypoglycémies dites " fonctionnelles " ou encore " réactionnelles ", parce-que leurs symptômes se manifestent en réaction à la consommation de nourriture. Dans certains cas, il s’agirait d’erreurs congénitales du métabolisme, mais la prédisposition à l’hypoglycémie fonctionnelle est largement actualisée par le STRESS et/ ou le régime alimentaire.

 3/ - LES SYMPTÔMES :

Les symptômes varient suivant la gravité des troubles et suivant l’individu : fatigue, maux de tête, palpitations, courbatures et crampes musculaires, tremblements et convulsions, vertiges et étourdissements, évanouissements, paresthésies et vision brouillée, impression de manque d’air, troubles digestifs et nausées, faim perpétuelle, insomnie et cauchemars, paresse libidinale chez les femmes et impuissance chez les hommes, et enfin difficultés dans l’accomplissement de tâches physiques ou mentales simples.

Au nombre des symptômes psychiques : irritabilité, nervosité, sautes d’humeurs, crise de larmes, anxiété, peurs irraisonnées, phobies diverses, distraction, indécision, pensées brumeuses, troubles de la perception, défaut de mémoire et/ou de concentration.

Aucun de ces symptômes n’est spécifique et on les retrouve dans divers autres désordres nerveux, mais leur caractère épisodique est nettement révélateur d’hypoglycémie. Ils se produisent tard dans la nuit ou au petit matin (dans l’hypoglycémie " à jeun " et en relation directe avec l’heure et la nature du dernier repas (dans l’hypoglycémie fonctionnelle).

 . La fatigue,

Parmi tous ces symptômes prédomine LA FATIGUE, tant physique que mentale. Le sujet souffrant d’hypoglycémie fonctionnelle se plaint d’ordinaire de fatigue quelques heures après les repas, notamment en fin de matinée et d’après-midi. Il a souvent de la peine à s’endormir, dort trop et se réveille épuisé avec le corps douloureux. Avec sa fatigabilité, l’hypoglycémique manque souvent d’énergie physique ou mentale. Les manifestations du " mal " sont cruelles et rendent parfois ses victimes incapables de faire face aux exigences de la vie courante.

 . L’hypothermie,

Un autre caractère distinctif de l’hypoglycémie est l’hypothermie (température insuffisante). Les individus hypoglycémiques ont souvent froid, ils se plaignent en particulier d’avoir froid aux mains et aux pieds et ce même en transpirant (sueurs ou moiteurs froides).

Deux Chercheurs ont étudié en profondeur ces phénomènes d’hypothermie, le Docteur Freinkel (1972) et le Docteur Molar (1974), ces deux chercheurs y voient un effet de la gluco-carence sur les cellules cérébrales, car c’est l’hypothalamus qui contrôle la régulation thermique.

 . L’agressivité, l’irritabilité,

Des enquêtes anthropologiques récentes ont établi une indiscutable corrélation entre l’hypoglycémie fonctionnelle et les conduites agressives et anti-sociales. Un ethnologue, R. Bolton, a découvert que 55 % d’hommes les plus violents souffraient justement d’hypoglycémie.

Il a même pu démontrer une relation " curvilinéaire " entre l’hypoglycémie fonctionnelle et l’agressivité, c’est-à-dire que les agressions se multiplient en cas d’hypoglycémie " légère " et se raréfient lors des hypoglycémies " graves ".

Dans le premier cas, la violence, en provoquant une décharge d’adrénaline, fait remonter de force une hypoglycémie défaillante. Dans le second cas, au contraire, le manque presque total d’énergie rend l’agression impossible.

Par ailleurs, une étude entreprise en 1973 a apporté la preuve supplémentaire que de nombreuses victimes de l’hypoglycémie fonctionnelle éprouvent des troubles psychiques.

En effet, l’HF prend souvent le masque de la " maladie mentale " car beaucoup de ses symptômes, notamment dans les cas graves, miment des désordres psychiatriques, il en résulte que ses victimes se retrouvent même souvent sur le divan psychanalytique, avec des espérances d’amélioration assez problématiques.

HYPOGLYCEMIE

HYPOGLYCEMIE

 5 - CE QU’IL FAUT ÉVITER :

L’alcool, le tabac, le café, le thé, le chocolat, et d’une manière générale tous les excitants mais également les produits sucrés et le grignotage entre les repas et, dans la mesure du possible, diminution du stress.

 6 - CE QU’IL FAUT FAVORISER :

Les repas pris à heures régulières, l’exercice physique qui fait partie intégrante du traitement, le sport et toutes les activités physiques énergétiques stimulant la glande pituitaire à la sécrétion de l’hormone de croissance ou " somatotrope ", modératrice de l’insuline.

 7 - LES NUTRIMENTS INDISPENSABLES :

Afin d’assurer l’absorption de tous les nutriments essentiels, une supplémentation en vitamines et en minéraux est indispensable, notamment :

 - Les " vitamines du groupe B ", en particulier B1 et PP, nécessaires aux enzymes contrôlant le métabolisme des hydrates de carbone,

 - Les " vitamines A et C " nécessaires aux surrénales (souvent épuisées), ne pas hésiter à consommer des doses importantes de vitamine C. En effet, outre ses nombreuses vertus, la vitamine C lutte efficacement contre l’HF.

 - La " Choline " pour le métabolisme des graisses,

 - Le " Manganèse " qui règle la consommation cellulaire du sucre et qui élève le taux de " spermine ",

 - Le " Zinc ", régulateur de l’insuline,

_-Le " Calcium ", le " Magnésium ", le " Phosphore " qui interviennent également dans le métabolisme du glucose et dans l’activité des glandes endocrines,

 - Le " FTG " (facteur de tolérance au glucose) composé organique contenant du " Chrome ", de " l’acide Nicotinique " et trois acides animés, essentiel à la régulation de l’insuline et au métabolisme correct des hydrates de carbone.

 Conclusion :

((Les symptômes de l’hypoglycémie étant complexes et trompeurs, il n’est pas toujours facile de la diagnostiquer. Les individus qui en souffrent s’entendent souvent dire que leurs difficultés sont d’origine " psychique " ou " nerveuse ", bien souvent la " spasmophilie " y est associée (dans cette pathologie les symptômes sont également très complexes), d’où l’extrême attention qui devrait être portée à ces individus.))

Laure POULIQUEN
https://laurepouliquen.fr
http://amessi.org

sources bibliographiques : " Équilibre Psycho-Biologique & Oligo-éléments" de Carl C. Pfeiffer et Pierre Conthier

Complément à cet article 

 "L’HYPOGLYCÉMIE ET SES CAUSES"

L’hypoglycémie est un taux anormalement bas de glucose dans le sang. Bien que l’hypoglycémie se manifeste souvent chez les personnes atteintes de diabète insulino-dépendant, on la rencontre parfois chez certaines personnes en bonne santé et on l’étudie maintenant comme un trouble spécifique de l’organisme.

L’hypoglycémie provoque des symptômes nombreux et variés, et lorsqu’elle se produit chez un diabétique, elle peut avoir des conséquences graves.

Dans la plupart des autres cas, l’hypoglycémie peut être contrôlée par le régime alimentaire et par un mode de vie adapté.

 Importance du glucose

Le glucose constitue la principale source d’énergie de l’organisme. Pendant la digestion, le pancréas libère une hormone, le glucagon, qui transforme les glucides alimentaires en glucose, un sucre simple qui sera libéré dans le sang. Pour aider le glucose à pénétrer les cellules, le pancréas sécrète une deuxième hormone, l’insuline. Sans insuline, le glucose s’accumule dans le sang et ne procure pas l’énergie nécessaire aux cellules. On parle alors d’hyperglycémie et cette condition mène souvent au diabète.

Si, au contraire, il y a trop d’insuline, le glucose ne suffit pas à la tâche et les cellules sont privées d’énergie. Le taux de sucre baisse et les symptômes de l’hypoglycémie peuvent se manifester.

 Causes

Dans de rares cas, l’hypoglycémie peut être causée par certaines maladies ou par des troubles endocriniens. Les maladies du système digestif, des reins ou du foie peuvent entraîner une baisse du taux de sucre dans le sang, de même que les troubles de la glande thyroïde.

D’autre part, on constate que les alcooliques et les personnes obèses sont plus susceptibles de connaître des épisodes d’hypoglycémie. La plupart du temps cependant, l’hypoglycémie est causée par un régime alimentaire déficient et par un mode de vie irrégulier.

 Diabète

Les personnes diabétiques qui doivent s’injecter de l’insuline ou qui prennent des hypoglycémiants oraux connaissent parfois des épisodes d’hypoglycémie. La réaction survient la plupart du temps à la suite d’un excès d’insuline ou d’hypoglycémiants.

L’hypoglycémie peut également survenir lorsqu’on saute un repas, à la suite d’une activité physique intense ou après la consommation d’alcool.

L’hypoglycémie se manifeste par une sensation de faim, des maux de tête et une transpiration abondante. La personne peut avoir des tremblements et des palpitations, et si le taux de sucre est très bas, elle peut sembler confuse ou même ivre. Dès les premiers signes d’hypoglycémie, il faut consommer des aliments qui contiennent des sucres à action rapide comme un jus de fruits, une boisson gazeuse, des carrés de sucre ou du lait. Si l’hypoglycémie provoque des convulsions ou une perte de conscience, il faut immédiatement conduire la personne à l’hôpital.

 

Un manque prolongé de glucose peut en effet entraîner des dommages permanents au cerveau.

 

 Alcool et café

L’alcool peut causer une hypoglycémie sévère, surtout s’il est consommé à jeun. Pour métaboliser l’alcool, le foie cesse de libérer le glucagon nécessaire à l’équilibre du glucose, ce qui provoque une chute du taux de sucre. Le café, quant à lui, malgré le coup de fouet qu’il procure parfois, provoque des symptômes d’hypoglycémie deux ou trois heures après sa consommation. Le café agit en effet sur le système nerveux central, qui pousse le foie à produire plus de glucose, ce qui augmente le taux de sucre dans le sang.

Chez certaines personnes, le pancréas réagit alors en sécrétant de l’insuline, ce qui provoque une chute de la glycémie. Les boissons gazeuses ordinaires, qui contiennent une grande quantité de sucre, peuvent aussi provoquer une baisse du taux de sucre quelques heures après leur consommation en stimulant la production d’insuline.

 Régime alimentaire

Le glucose provient essentiellement des aliments riches en glucides. Lorsque l’apport en glucides est insuffisant, l’organisme ne peut transformer la quantité de glucose essentielle à son fonctionnement. Les personnes qui ne mangent pas suffisamment, ou qui ne font qu’un ou deux repas par jour risquent de voir leur taux de sucre chuter entre les repas et peuvent souffrir d’hypoglycémie.

Certains aliments provoquent une sécrétion excessive d’insuline, ce qui entraîne une chute rapide du taux de glycémie et peut entraîner des symptômes d’hypoglycémie peu de temps après leur ingestion. Les glucides simples, comme ceux contenus dans les sucres raffinés et les farines blanches, sont particulièrement à surveiller.

On conseille aux personnes hypoglycémiques de prendre des repas légers à des heures régulières, et de prévoir des collations entre les repas pour maintenir le taux de sucre tout au long de la journée et pendant la nuit.

 Exercice et stress

Les activités intenses, qui exigent de grands efforts physiques, ont pour effet de faire baisser le taux de sucre dans le sang. Elles peuvent donc provoquer des épisodes d’hypoglycémie chez certaines personnes. Un programme d’exercices modérés, intégré à la routine quotidienne, peut cependant s’avérer bénéfique.

Lorsque l’exercice est régulier, le glucose entreposé dans les muscles peut augmenter de 50 %. Si le régime alimentaire est équilibré, l’exercice peut contribuer à contrôler le taux de glycémie, même après que l’on ait cessé l’activité. L’exercice contribue également à réduire le stress, une autre cause d’hypoglycémie. Le stress augmente en effet l’activité du système digestif et stimule la sécrétion d’insuline. Il contribue donc à augmenter l’hypoglycémie. Les personnes particulièrement anxieuses peuvent améliorer grandement leur état en ayant recours à des techniques de relaxation.

 Symptômes et signes

L’hypoglycémie est accompagnée d’une multitude de symptômes qui peuvent orienter le diagnostic, mais il faudra recourir à un test d’hyperglycémie provoquée pour la confirmer. Les principaux symptômes sont un besoin constant de manger, la somnolence et une sensation de fatigue intense. La transpiration est souvent excessive, et les mains et les pieds sont toujours froids.

La personne peut être saisie de tremblements, avoir des palpitations cardiaques et souffrir d’étourdissements et de vertiges. L’hypoglycémie est souvent accompagnée de maux de tête et de migraines, et elle entraîne souvent des troubles psychologiques. Le manque de concentration, l’épuisement nerveux, la confusion, l’anxiété, l’agressivité, les troubles de la mémoire et les tendances à la dépression en sont quelques-uns.

 Aliments à éviter

  • Pour prévenir les épisodes d’hypoglycémie, on recommande d’éliminer les sucres raffinés ou concentrés, comme le sucre, le miel, le sirop, la mélasse, le caramel et la cassonade. Il faut aussi éviter le pain, les pâtes alimentaires et les pâtisseries faits de farine blanche, dont les glucides sont rapidement transformés par l’organisme et qui peuvent provoquer des symptômes d’hypoglycémie. On conseille aussi de limiter la consommation de café, de boissons gazeuses et d’alcool.

 Aliments à privilégier

Les glucides devraient représenter au moins 50 % du régime alimentaire. On conseille de privilégier les glucides complexes contenus dans le pain et les céréales de grains entiers, les pâtes alimentaires faites de farine complète, le riz brun et les légumineuses, et de consommer suffisamment de fibres alimentaires, qui ont pour effet de ralentir l’absorption des glucides.

Les fibres solubles contenues dans l’orge, l’avoine et les légumes comme le brocoli, le chou, la carotte, le navet et la pomme de terre sont particulièrement recommandées. Pour ralentir l’absorption du sucre contenu dans les fruits, on conseille de les consommer en même temps que des aliments riches en protéines comme le fromage, le yogourt ou les noix.

L’insuline

L’insuline est l’hormone qui régule le taux de sucre dans le sang. L’insuline agit quasiment comme les œstrogènes en se fixant sur des récepteurs des cellules. Votre taux d’insuline est directement liée à votre régime alimentaire et est compris entre 79 (excellent) et 190 (mauvais). Ce taux peut-être déterminé par une simple prise de sang.

Faites de l’exercice : l’activité fait baisser les besoins d’insuline de l’organisme car il permet de faire passer le sucre dans les cellules musculaires et évite d’en sécréter davantage.

La glycémie
Les aliments que nous absorbons sont à base d’hydrates de carbones. Les processus chimiques de la digestion les transforme en glucose et la glycémie est le taux de glucose dans le sang. Certains aliments ont un index glycémique faible (leur décomposition génère peu de glucose) et permettent à l’organisme de secréter moins d’insuline et donc de stocker moins de graisses. En effet, l’insuline est l’hormone responsable de la prise de poids.

Voici ci dessous un tableau répertoriant les différents index glycémiques des aliments courants.

Glucides à index élevé (à éviter)
Maltose (bière)110
Glucose100
Pommes de terre au four95
Pain très blanc (hamburger)95
Purée de pommes de terre90
Miel90
Carottes85
Corn-flakes, Pop-corn85
Riz à cuisson rapide85
Fèves80
Potiron75
Pastèque75
Sucre (saccharose)70
Pain blanc (baguette)70
Céréales raffinées sucrées70
Barres chocolatées70
Pommes de terre bouillies70
Biscuits70
Maïs moderne70
Riz blanc70
Fruits secs65
Pain bis65
P. de terre cuites dans leur peau65
Betteraves65
Bananes, melons, confiture60
Pâtes blanches55

 

Glucides à index faible (à privilégier)
Pain complet ou au son50
Riz complet50
Petit pois50
Céréales complètes sans sucre50
Flocons d’avoine40
Haricots rouges40
Jus de fruits frais sans sucre40
Pâtes complètes40
Pumpernickel40
Pain de seigle complet40
Pain intégral35
Pois secs35
Laitages35
Glaces35
Haricots secs30
Lentilles30
Pois chiches30
Pâtes intégrales30
Autres fruits frais30
Marmelade de fruits sans sucre30
Chocolat noir (>70% de cacao)22
Fructose20
Soja15
Cacahuètes15
Légumes verts<15
Champignons<15

 

Médicaments potentiellement hypoglycémiants
Principe actifIndication

Insuline

Diabète de type 1

Sulfamides

Diabète de type 2

Bêtabloquants

Hypertension, angine de
poitrine

Quinine

Malaria (Paludisme)

Disopyramide

Troubles du rythme cardiaque

Laure POULIQUEN

 

Le sucre, drogue douce !

Le sucre, drogue douce !

Le sucre, drogue douce !

Le mal du sucre, vous le trouverez dans les richesses colossales, du nouveau et de l’ancien monde, érigées sur les taxes du sucre. Vous le trouverez dans toute la carrière et les activités de Napoléon, un suceur de bonbons notable mais aussi dans celle de Freud, accroché à la cocaïne et au sucre, dans celle d’Hitler, un consommateur effréné de sucreries.

C’est donc l’histoire d’un monde qui, en quelques siècles, a développé un goût obsédant pour une denrée qui, jusqu’à là n’avait jamais figuré à son menu.

L’omo-sapiens n’a jamais consommé de sucre. Pendant des millénaires son alimentation a été composée strictement et exclusivement d’aliments tirés du sol. Le sucre raffiné n’est consommé, en regard de l’histoire de l’humanité, que depuis peu de temps.

L’histoire du SUCRE des temps modernes commence mal. En effet, en 1768 à la Sorbonne, on condamne et on brûle le livre de Claude Adrien Helvéticus parce-qu’il ose dire « Il n’y a pas un tonneau de sucre qui arrive en Europe qui n’est tâché par le sang. Lorsque l’on pense à la misère de ces esclaves, quiconque a un cœur devrait renoncer à ce produit et refuser la jouissance de ce qui est acheté au prix des larmes et le la mort d’innombrables créatures » .

Historique

En 1975, William Dufty a écrit « Sugar Blues, le Sucre cet ami qui vous veut du mal », encore appelé ‘Le roman noir du sucre blanc », nous apprenons que le sucre est une véritable drogue.

En 1981, Danièle Starenkyj a écrit « Le Mal du Sucre » et nous prévient que les symptômes tels que la dépression, l’anxiété, les diverses phobies, le manque d’énergie, l’irritabilité, l’insomnie, les allergies, les maux de tête, les douleurs dans le dos et aussi l’alcoolisme ont comme première cause la consommation de sucre raffiné.

Les titres de ces deux ouvrages sont particulièrement bien choisis.

« Le sucre vous n’en mourez pas ! mais il vous donne l’envie d’être mort » A méditer........ !!! surtout pour ceux et celles qui souffrent de diabète et d’hypoglycémie.

Des chiffres

En 1840, chaque Français consommait en moyenne 2,4 kg de sucre /an,

En 1974, cette quantité était de 40 kg /an,

En Angleterre, elle était de 2 kg de sucre/an en 1700,

De 8 kg / an en 1800,

De 38 kg / an en 1900,

De 54 kg / an en 1970

Ces chiffres sont édifiants....!

Le sucre est à la fois une drogue et un poison....

Il est regrettable que la grande majorité du public ne soit nullement conscient du fait que les sucres industriels et les farines raffinées sont tout aussi dangereux pour la santé que l’alcool et le tabac, voire que les drogues dites « dures « .

En effet, le sucre, tout particulièrement, créé une dépendance aussi forte que la morphine ou la cocaïne.

La toxicomanie au sucre est devenue l’une des affections les plus répandues et les plus meurtrières de notre temps.

Lorsqu’on voit les dégâts immenses que l’abus de sucre et de farines cause dans la santé des populations occidentales, il devient impérieux d’informer le public des dangers qu’il court.

Même s’il est difficile d’éliminer totalement de son alimentation ces produits nocifs, chacun peut se protéger en consommant le plus possible d’aliments naturels complets, pour que le corps reçoive les vitamines et enzymes nécessaires pour métaboliser et éliminer les substances indésirables.

Fort heureusement, notre corps est doté de mécanismes de dépollution très puissants qui fonctionnent fort bien tant que nous leur apportons les substances et les nutriments dont ils ont besoin.

Vous devez savoir qu’un litre de coca-cola contient, outre l’équivalent de trois tasses de café, 22 morceaux de sucre raffiné ! Alors, si vous voulez ne pas vous intoxiquer et/ou risquer ainsi devenir plus tard des consommateurs de drogues dures, supprimez le sucre blanc et remplacez-le éventuellement par du sucre de canne complet, du miel biologique non chauffé ou du sirop d’érable.

Un adolescent nourri avec des produits sains risque beaucoup moins de s’adonner aux drogues que celui qui s’alimente avec du "Junk Food" (ce mot américain signifie littéralement "nourriture poubelle" et désigne l’alimentation industrielle moderne).

Les travaux remarquables du Docteur Béguin à La Chaux-de-Fonds, en Suisse, ont montré que des enfants auxquels on supprime le sucre blanc pour leur donner à la place du sucre de canne complet présentaient moins de caries que des enfants nourris au sucre blanc.

D’autres travaux ont montré la diminution de l’agressivité et des rixes dans les prisons où l’on avait supprimé le sucre blanc. Avec des sucres complets et naturels, vous verrez disparaître les moments d’excitation qui suivent la prise de sucre raffiné et les coups de pompe qui surviennent presque immanquablement une à deux heures après.

Vous disposerez d’une énergie constante et sans à-coups. Vous rejoindrez alors les rangs de ces consommateurs avisés qui ne laissent plus les industries alimentaires, au nom du profit économique, ruiner leur santé.

Les sucres cachés

La plus grande partie du sucre que nous consommons se présente sous une forme vicieuse. Le sucre blanc et raffiné est caché dans les desserts, pâtisseries, biscuits, glaces, boissons mais aussi dans les desserts lactés, les conserves, les charcuteries, les plats préparés, etc....

Le saccharose fait partie des substances à calories vides, riches en calories, mais pauvres et même dénuées complètement de vitamines, minéraux et oligo-éléments. Le saccharose consomme des minéraux de l’organisme pour son métabolisme, sans en apporter, d’où son effet déminéralisant.

La première prévention de l’ostéoporose et de la carie dentaire est la suppression pure et simple du sucre blanc raffiné, tant visible que caché.

D’autres sucres sont utilisés dans l’industrie alimentaire :

  • Le maltose
  • le lactose,
  • Le lévulose,
  • Le fructose,
  • Le mannose
  • Le xylose,
  • Les dextrines,
  • Le malt d’orge,
  • Les sirops de blé,
  • Les sirops de maïs,

Les faux sucres,

  • « Aspartam » (encore plus toxique que le sucre raffiné),
  • Le sorbitol,
  • Le Xylitol (dans les chewing-gums)

Le rôle immunodépresseur du Sucre

Le sucre provoque notamment des désordres hormonaux, voire l’épuisement des glandes, y compris les surrénales et la thyroïde. Il diminue également l’efficacité des globules blancs et le système immunitaire en général. On peut dire qu’il est, à terme, IMMUNODÉPRESSEUR.

Chez certains sujets, on peut même parler d’une intolérance, voire d’une allergie.

Une véritable dépendance

Consommer du sucre donne souvent une sensation d’euphorie, sensation bien agréable du manque comblé. On retrouve là la notion bien connue de dépendance. Combler mon manque devient ma principale préoccupation. Nous comblons le vide de notre existence en mangeant des biscuits, des bonbons, du chocolat, etc.

Nous ne savons pas si c’est le « sucrisme » qui entraîne une dépendance ou un état de dépendance qui entraîne une « sucromanie », laquelle est susceptible de se déplacer vers d’autres dépendances (tabagisme, toxicomanies, alcoolomanie, etc.) Cette dépendance pouvant être psychologique mais aussi physique.

Conclusion

Les maladies et les troubles de la santé liés à la consommation de sucre sont malheureusement en constante augmentation :

  • Diabète,
  • hypoglycémie,
  • troubles hormonaux,
  • troubles de l’immunité,
  • polytoxicomanie,
  • troubles mentaux,
  • consommation de médicaments psychotropes,
  • ostéoporose,
  • déminéralisation,
  • Reflux gastrique,
  • obésité,
  • cholestérol,
  • athérosclérose
  • certains cancers (n'oublions pas en effet que le SUCRE nourrit le CANCER)

Les effets néfastes du sucre ne s’arrêtent pas au diabète, syndrome métabolique, à l’hyper-ou hypoglycémie, au reflux gastrique et aux maladies cardiaques. Le sucre et le cancer forment une étreinte mortelle, et pourtant les oncologues ne parviennent pas souvent à faire le nécessaire pour empêcher les patients de nourrir leurs cancers par une alimentation sucrée.

Cette liste n’est pas exhaustive, elle reprend les principales pathologies liées bien souvent avec la consommation de ce produit.

Les peuples qui consomment le plus de sucre (États-Unis, Canada, Angleterre, etc....) sont aussi ceux le plus atteints par les maladies précitées.

Ne conviendrait-il pas alors de rajouter le SUCRE BLANC à la liste des drogues de toutes sortes, tabac, alcool, cocaïne, héroïne, morphine, psychotropes ...!!  Certainement oui !

Laure POULIQUEN

Sources biographiques :
Dr Christian Tal Schaller, « Institut de Santé Globale »
« Biocontact » novembre 1997
« Le sucre, cet ami qui vous veut du mal » de William Dufty
« Le Mal du Sucre » de Danièle Starenkyj

+ Ci-dessous complément du 30 janvier 2015Diabète : les dangers du fructose (source LeMonde.fr)

Diabète : les dangers du fructose

Comment résister à l’invitation de ce vieux slogan publicitaire ? Tout sucre, tout miel, les industriels de l’alimentation adoucissent notre quotidien. Aliments transformés, conserves, sodas et même jus de fruit, ils y sont tous passés. Depuis des années, des sucres – essentiellement du fructose – ont été ajoutés à ce que nous consommons. Il faut dire que le fructose avait tout pour plaire.

Naturellement présent dans les fruits ou le miel (mais à de faibles concentrations), il donne un goût sucré plus prononcé, à quantité égale, que le saccharose, notre bon sucre en morceaux ou en poudre composé à parts égales de glucose et de fructose. Mieux : avec lui, les aliments transformés sont plus stables et ceux que l’on cuit prennent une jolie couleur brune plus accentuée. Ce n’est pas tout : le fructose accroît l’appétit, car il diminue la sensation de satiété.

Peu onéreux, il est donc un produit rêvé pour un industriel : plus vous en mangez et plus vous mangerez. D’où le succès d’une forme particulièrement concentrée : le sirop de maïs à haute teneur en fructose, mis au point dans les années 1960 pour remplacer le saccharose et utilisé à partir des années 1980 par l’industrie alimentaire.

Elle a surfé sur cette idée, facilement acceptable par le public, que le sucre est un aliment naturel et un apport essentiel d’énergie. Le sucré est l’une des saveurs élémentaires que nous savons reconnaître avec le salé, l’acide et l’amer. Année après année, notre goût a ainsi été façonné par un arôme sucré de plus en plus accentué. Une méthode de marketing qui n’est pas sans rappeler celle de l’industrie du tabac, qui a tout fait pour rendre plus addictifs les produits qu’elle vendait.

Modifications métaboliques

Dans cette escalade, la France est encore loin de connaître les niveaux de consommation atteints aux Etats-Unis, où un individu absorbe 25 kilos de fructose par an (contre 0,5 kilo en France). Il n’y aurait là pas de quoi s’inquiéter si ces apports en fructose n’avaient pas des conséquences néfastes. Les preuves scientifiques se sont accumulées ces dernières années. Dans les recommandations qu’elle a publiées au début de cette année, l’Organisation mondiale de la santé rappelle le lien entre les glucides simples ajoutés à l’alimentation et la prise de poids et l’obésité.

La consommation excessive de fructose entraîne des modifications métaboliques. Elle fait le lit du diabète de type 2, une maladie dont l’accroissement – plus de 380 millions de personnes atteintes dans le monde – a pris des proportions épidémiques. Chaque année, plus de 5 millions de décès sur la planète sont dus au diabète, qui, avec l’obésité et la sédentarité, est un facteur de risque cardio-vasculaire. Loin d’être l’apanage des pays riches, le mal a gagné les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Il est urgent de limiter cette ingestion injustifiée de fructose. Cela commence par un étiquetage des aliments préparés et des boissons, fournissant aux consommateurs l’information nécessaire. Il ne suffit pas de connaître la teneur en glucides, comme l’impose la réglementation européenne, mais aussi le type de sucres.

Doivent ensuite venir d’indispensables campagnes visant à réduire l’apport calorique sous forme de ces sucres-là, au bénéfice de ceux naturellement contenus dans les fruits et légumes. Du sucre, oui, mais pas n’importe lequel.

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