Risques de complications avec le paracétamol à dose élevée

Risques de complications avec le paracétamol à dose élevée

Risques de complications plus importants avec le paracétamol à dose élevée

Alors qu’on connaissait déjà, en cas d’abus, la toxicité du paracétamol pour le foie, des chercheurs britanniques se sont penchés sur les conséquences d’une prise régulière et à long terme du médicament. Le paracétamol (ou acétaminophène) est vendu dans le monde, la plupart du temps sans ordonnance, sous des marques diverses (Doliprane, Efferalgan en France, Tylenol en Amérique du nord). Rien qu’en France près de 500 millions de boîtes ont été vendues en 2012.

En se fondant sur huit études existantes, les chercheurs, dirigés par le Pr Philip Conaghan de l’hôpital britannique de Leeds, ont montré un taux de mortalité accru pouvant atteindre jusqu’à 63% chez les patients consommant de manière répétée des doses importantes de paracétamol (3 g par jour).

La prise régulière de paracétamol augmente également le risque de maladies cardiovasculaires, d’hémorragies digestives et de problèmes rénaux, selon les résultats de l’étude publiée par la revue britannique Annals of The Rheumatic Diseases qui dépend du groupe British Medical Journal (BMJ).

Faible dans l’absolu, le risque est, selon les chercheurs, d’autant plus important que la consommation est forte et qu’elle dure longtemps. “L’étude montre que quand on dépasse 3 grammes par jour pendant deux semaines ou plus on commence à rentrer dans un zone à risque plus élevé”, résume François Chast, chef du service de pharmacie clinique à l’Hôpital Cochin-Hôtel Dieu, interrogé par l’AFP.

Il ajoute toutefois qu’en dépit de la démonstration d’une “augmentation discrète mais réelle de la toxicité”, l’étude “ne remet pas en cause les qualité du paracétamol qui reste un médicament très utile pour la douleur et la fièvre et qui présente moins d’effets secondaires que l’aspirine ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’ibuprofène”. Son point de vue est partagé par d’autres spécialistes.

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Un médicament sûr et efficace

“Le paracétamol est un médicament remarquablement efficace et sûr”, souligne le Pr Philippe Even, auteur avec Bernard Debré du “Guide des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux”. Mais il rappelle également qu’il n’existe “aucun médicament n’ayant pas d’effets indésirables” et qu’il vaut mieux éviter de le prendre en continu pendant plus de deux à trois semaines.

Le Pr Jean-Paul Giroud, spécialiste français en pharmacologie, indique pour sa part que la prise ne doit pas dépasser 3 g en 24 heures et qu'”il ne faut pas l’associer à l’alcool qui potentialise (renforce) sa toxicité sur le foie”. Dès 2011, l’agence américain des médicaments (FDA) avait demandé que les médicaments contenant du paracétamol soient accompagnés d’avertissements mentionnant ses dangers potentiels pour le foie.

Des études ont montré depuis que le paracétamol pouvait également favoriser l’asthme et qu’il ne faisait pas mieux que le placebo contre la douleur du lumbago. La dernière étude montre “que le véritable risque du paracétamol est supérieur à ce que pense actuellement la communauté médicale”, estiment les médecins britanniques.

Ils réclament “une revue systématique de son efficacité et de sa tolérance dans des pathologies particulières”, compte tenu de son usage très répandu. Plusieurs spécialistes ont toutefois émis quelques bémols à propos de l’étude britannique. Le Pr Seif Shaheen, de l’Université Queen Mary de Londres souligne que celle-ci ne permettait pas de distinguer les décès prématurés dus au paracétamol de ceux liés à des maladies sous-jacentes.

Nick Bateman, un professeur de toxicologie clinique à l’Université d’Edimbourg, note pour sa part que l’étude ne tient compte que du paracétamol prescrit par un médecin et non de celui acheté sans ordonnance, beaucoup plus répandu. Il estime lui aussi que le paracétamol reste pour l’instant “l’antidouleur disponible le plus sûr” et ajoute que, comme pour tout médicament, “il est conseillé de prendre la dose efficace la plus faible pendant la période nécessaire la plus courte”.

AFP

Les pilules du malheur, antidépresseurs et anxiolytiques

Les pilules du malheur, antidépresseurs et anxiolytiques

  Les pilules du malheur

Gavés d’antidépresseurs et d’anxiolytiques, les jeunes Français sont de plus en plus nombreux à tenter de se suicider. Des voix s’élèvent pour dénoncer les tragiques effets secondaires de médicaments mal prescrits

par Gilbert Charles

« Je ne dis pas que ce sont les médicaments qui l’ont tuée, mais je ne peux pas m’empêcher de penser qu’ils y sont pour quelque chose... » Foulard Hermès et Brushing impeccable, Marie-Claude D., épouse d’un ingénieur parisien et mère de quatre enfants, étouffe un sanglot en évoquant sa fille cadette, Olivia, qui s’est suicidée l’an dernier, à l’âge de 18 ans.

« Elle était rebelle et repliée sur elle-même, je ne comprenais pas. Elle avait déjà fait une tentative à 14 ans. J’ai appris plus tard, en lisant son journal, qu’elle avait subi une agression sexuelle et n’en avait jamais rien dit. Elle a finalement réussi à passer son bac, mais s’est remise à déprimer. Nous l’avons emmenée chez un généraliste, qui lui a prescrit du Prozac.

Deux mois plus tard, elle n’allait pas mieux. Il a augmenté les doses, en ajoutant un tranquillisant. » Un soir de novembre, Olivia avale le contenu des boîtes de pilules après avoir rédigé une lettre d’adieu. Elle se réveille quelques heures plus tard dans un demi-coma et, constatant qu’elle est toujours vivante, se hisse jusqu’à la fenêtre et saute du 6e étage. « Elle avait une rage d’en finir, soupire sa mère. Depuis, j’ai appris que ces médicaments pouvaient favoriser les pulsions suicidaires. Et je m’interroge. »

« Je vois arriver dans ma consultation des gamins de 11-12 ans avec des ordonnances de grand-mère comprenant des calmants le matin et des somnifères le soir »

Elle n’est pas la seule. Adhérente de l’association Phare enfants-parents, Marie-Claude participe régulièrement au « groupe de parole des parents endeuillés ». Chaque dernier samedi du mois, une vingtaine de pères et de mères d’adolescents suicidés ou tués dans des accidents de la route se retrouvent pour discuter et s’entraider dans leur terrible épreuve. Un sujet revient souvent dans les conversations : celui des psychotropes et de leurs effets secondaires. Leurs enfants suicidés prenaient presque tous des anxiolytiques, des somnifères ou des antidépresseurs pour calmer leur mal de vivre. Des médicaments dont l’usage s’est banalisé ces dernières années, chez les adultes comme chez les jeunes, et dont les spécialistes dénoncent aujourd’hui les abus et les risques.

Pilules du Malheurs, anxiolytiques, anti-dépresseurs

Pilules du Malheurs, anxiolytiques, anti-dépresseurs

La consommation de « pilules pour la tête » chez les enfants et les adolescents connaît en France une véritable explosion. « Je vois arriver dans ma consultation des gamins de 11-12 ans avec des ordonnances de grand-mère comprenant des calmants le matin et des somnifères le soir, s’indigne Xavier Pommereau, chef de service de psychiatrie pour adolescents du CHU de Bordeaux. Certains sont carrément accros aux médicaments depuis deux ou trois ans et nous sommes parfois obligés de les sevrer à l’hôpital, avant toute prise en charge. Il y a une dérive évidente dans ce domaine depuis quelques années : il est temps de tirer la sonnette d’alarme. » Les jeunes semblent recourir aux pilules au moindre malaise, comme une gomme à effacer les problèmes. Selon une enquête quadriennale de l’Inserm menée auprès de lycéens, les adolescents français arrivent au deuxième rang européen pour la consommation de médicaments « psy », à égalité avec la Croatie : 19% des garçons et 26% des filles de 16-17 ans reconnaissent en avoir pris au moins une fois, avec ou sans ordonnance. Une étude menée à Strasbourg en 1989 a montré que 12% des enfants à l’école primaire étaient traités avec force sirops ou pilules pour des troubles du sommeil, dont les trois quarts depuis l’âge de 4 ans !

« Le phénomène s’est accéléré depuis dix ans, note Manuel Bouvard, pédopsychiatre à l’hôpital Charles-Perrens, à Bordeaux. Les psychotropes sont de plus en plus souvent prescrits pour l’insomnie, l’agitation, l’anxiété ou la boulimie, troubles qui n’ont rien à voir avec leur indication de départ. » On prescrit un peu n’importe comment et à n’importe qui : les spécialistes estiment que 6 à 7% des adolescents sont réellement déprimés, dont la moitié ne sont pas traités, alors que beaucoup d’autres sont mis sous antidépresseur sans réelle justification.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce ne sont pas les psychiatres qui délivrent le plus d’ordonnances, mais les généralistes, à l’origine de 90% des prescriptions, y compris pour les enfants. Dans la moitié des cas, les jeunes obtiennent le médicament sans passer par le cabinet d’un médecin, en se servant simplement dans la pharmacie de leurs parents. Les pilules font aussi l’objet de trafics dans les cours de récréation des collèges et des lycées. « On fustige le cannabis et l’alcool, mais personne ne parle de la toxicomanie pharmaceutique, dénonce le psychiatre Roland Broca, président de la Fédération française de santé mentale. Les médicaments ne sont pas systématiquement recherchés en cas d’accident de la route, mais je suis persuadé qu’ils sont responsables de presque autant de morts que l’alcool. »

 Des relations difficiles avec l’école et leur famille

Les jeunes Français seraient-ils victimes d’une épidémie de dépression ? Bourrés de psychotropes, ils sont aussi de plus en plus nombreux à essayer de se suicider, comme les deux collégiennes de Calais qui ont disparu après avoir annoncé leur geste sur Internet. Si le nombre de moins de 25 ans qui « réussissent » reste stable (moins d’un millier par an), celui des tentatives ne cesse de progresser : entre 10 000 et 15 000 adolescents chaque année. Sans compter les nombreux cas qui ne donnent pas lieu à hospitalisation et passent inaperçus. « Ce chiffre a progressé de 40% depuis dix ans, en particulier chez les filles, explique Marie Choquet, épidémiologiste à l’Inserm. Les pensées suicidaires ne sont pas plus nombreuses qu’avant, mais il semble que l’on passe de plus en plus facilement à l’acte, comme si le geste se banalisait. »

La plupart des candidats au suicide sont, apparemment, des ados comme les autres : ils ont des amis, sortent souvent, ont une relation amoureuse dans 70% des cas ; leur consommation d’alcool ou de drogue n’a rien d’exceptionnel et leurs parents sont en majorité mariés et vivent ensemble. « Mais 82% d’entre eux sont considérés comme déprimés, poursuit Marie Choquet. Ils ont des relations difficiles avec le système scolaire ou professionnel et surtout avec leur famille. Les garçons sont deux fois moins touchés que les filles, mais, chez eux, le malaise se traduit plutôt par des comportements violents et des conduites à risque, comme la toxicomanie. On voit aussi augmenter les gestes d’agression contre soi-même, comme les scarifications, les tatouages, et les piercings. »

Dans 13 cas sur 15, ces molécules ne sont pas plus efficaces qu’un placebo, et les patients sous traitement sont trois fois plus nombreux à envisager le suicide

Peut-on établir une relation de cause à effet entre la surconsommation de psychotropes et l’augmentation des suicides en France ? Aucun expert ne se risque à l’affirmer, car les données épidémiologiques sont très rares, sinon quasi inexistantes. Mais les doutes sur les effets secondaires des pilules ne cessent de grandir. « Il est extrêmement difficile de distinguer les effets des médicaments et ceux de la dépression elle-même, note Bernard Golse, pédopsychiatre à l’hôpital Necker, mais on peut tout de même remarquer que la moitié des ados qui récidivent après une première tentative de suicide utilisent les médicaments qu’on leur a prescrits, et 60% d’entre eux réussissent. » Mais il y a plus grave. On découvre aujourd’hui que certains psychotropes censés soigner les dépressifs ont une fâcheuse tendance à favoriser les comportements agressifs et les passages à l’acte suicidaire, en particulier chez les jeunes.

 Des résultats d’études délibérément dissimulés

Les antidépresseurs de la famille du Prozac connaissent depuis une vingtaine d’années un formidable succès. Un Français sur dix s’est vu l’an dernier prescrire la « pilule du bonheur » - comme les médias l’ont baptisée à son apparition dans les années 1980 - alors que le taux de prévalence de la dépression dans la population est estimé à moins de 5%. Utilisés pour soigner les troubles de l’humeur, l’anorexie, les coups de blues et les vraies dépressions, le Prozac et ses cousins se sont aussi répandus chez les enfants et les adolescents. Retour de bâton : jugeant que les antidépresseurs sont trop dangereux, le ministre de la Santé envisage maintenant d’encadrer leur usage chez les moins de 18 ans.

Depuis le début des années 1990, des médecins américains et européens ont commencé à suspecter la fluoxétine (nom générique de la molécule du Prozac) d’avoir des effets secondaires bien plus graves que ceux qui sont stipulés sur la notice - perte d’appétit, troubles du sommeil, baisse de la libido... Les témoignages de patients faisaient souvent état de crises d’épilepsie, de sautes d’humeur, d’accès de violence et d’idées suicidaires. Plusieurs actions en justice ont été intentées aux Etats-Unis par des familles de victimes de meurtres et de suicides attribués au Prozac. Mais le fabricant, Eli Lilly, a toujours réfuté ces accusations et gagné ses procès - parfois en concluant des accords secrets avec les plaignants pour qu’ils retirent leur plainte, comme en 1994. « Ce médicament a été prescrit à plus de 50 millions de personnes dans le monde et sa sécurité et son efficacité sont bien établies », n’a cessé de marteler le laboratoire.

Pourtant, les preuves de sa dangerosité ne cessent de s’accumuler. Après avoir été intriguées par des anomalies dans une étude réalisée par le fabricant mais jamais publiée, les autorités médicales de chaque côté de l’Atlantique - la Food and Drug Administration (FDA), aux Etats-Unis, et l’Agence européenne du médicament - ont demandé en 2003 à consulter toutes les données concernant les essais cliniques des antidépresseurs dits de deuxième génération. Les résultats, publiés en octobre 2004, laissent peu de place au doute : ils indiquent que, dans 13 cas sur 15, ces molécules ne sont pas plus efficaces qu’un placebo et que les patients sous traitement sont trois fois plus nombreux à envisager le suicide ou à faire une tentative. En décembre dernier, le British Medical Journal a reçu un courrier anonyme contenant des notes internes de la filiale allemande d’Eli Lilly, probablement envoyé par un employé, qui montre que la firme a tenté de dissimuler délibérément les résultats d’études cliniques en demandant aux médecins d’enregistrer les suicides de patients comme des « surdosages ».

« C’est un abus de confiance criminel, s’emporte le Dr Robert Bourguignon. Dommage que ces informations n’aient pas été rendues publiques il y a huit ans : j’aurais sans aucun doute gagné mon procès ». Ce médecin bruxellois, responsable d’une agence d’information médicale indépendante, s’est vu traîner en justice par Eli Lilly en 1997, pour avoir publié dans une revue scientifique une étude réalisée auprès de 500 confrères sur les effets secondaires du Prozac, faisant état d’un nombre anormal de crises de violence et de tentatives de suicide parmi leurs patients. Le laboratoire a fait témoigner une brochette de spécialistes et le Dr Bourguignon a été condamné pour diffamation.

 Plus d’inhibitions, mais l’angoisse est toujours là

Les effets délétères de la fluoxétine sont particulièrement alarmants chez les jeunes patients. Le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK) est, lui aussi, accusé d’avoir édulcoré les résultats d’une étude clinique de son antidépresseur, le Deroxat, sur des adolescents. Les résultats montraient un taux de tentatives de suicide huit fois plus important chez les enfants traités avec la molécule que ceux sous placebo. Le procureur de l’Etat de New York vient d’entamer une action en justice contre GSK pour avoir caché les risques du produit.

« Ces produits n’agissent pas de la même façon dans les cerveaux infantiles en formation. Leur effet neurologique sont très différents avant l’âge adulte et après 25 ans »

Comment un médicament peut-il pousser à se détruire ? La fluoxétine, la molécule active du Prozac, agit en stimulant dans le cerveau la production de sérotonine, un neuromédiateur impliqué dans l’impulsivité et la régulation des comportements. « Le Prozac est un excitant, un produit euphorisant : il lève les inhibitions mais sans calmer l’angoisse, explique le Pr Edouard Zarifian, psychiatre au CHU de Caen, et auteur d’un fameux rapport sur la surconsommation des psychotropes en France. La déprime est toujours là, mais le sujet n’est plus prostré, il redevient actif, et retrouve assez d’énergie pour se suicider. »

 Les tests sur les mineurs : très chers et trop complexes

Il n’y a pas que les antidépresseurs. Georges- Alexandre Imbert, président de l’Association d’aide aux victimes des accidents des médicaments (AAA-VAM) - dont le fils s’est suicidé - accuse pour sa part les benzodiazépines, c’est-à-dire les somnifères. L’association recense chaque année des centaines de témoignages de patients traités aux psychotropes pris de délire, d’accès de violence ou se suicidant. « La plupart prenaient du Valium, du Xanax ou du Stylnox, affirme Imbert. Comme ce vieillard de 75 ans qui a tué sa femme de 17 coups de couteau ou ce journaliste parisien qui, victime d’une crise inexpliquée, a menacé sans raison un agent de la circulation de lui faire avaler son képi et de tuer sa mère, ce qui lui a valu un séjour derrière les barreaux et un procès pour insubordination. »

Richard Durne, le forcené qui a abattu huit personnes dans la salle du conseil municipal de Nanterre en mars 2002, était lui aussi un dépressif chronique. C’est également le cas de l’un des deux jeunes auteurs du massacre perpétré en 1999 au lycée de Columbine, dans le Colorado (12 morts), pour lequel on invoque aujourd’hui l’influence de l’antidépresseur Luvox avec lequel il était traité.

Une centaine de dossiers de l’AAA-VAM concernent ainsi des cas d’enfants ou de jeunes adultes. Camille, 16 ans, est depuis trois mois plongée dans un coma profond après une tentative de suicide au Stylnox. Toxicomane à l’héroïne, elle s’était fait prescrire ce somnifère pour prévenir les crises de manque. « Le médecin qui a soigné ma fille ne nous a jamais mis en garde contre les dangers de ce produit et n’avait manifestement pas une formation adaptée », accuse aujourd’hui son père.

Le phénomène est d’autant plus inquiétant que la moitié des psychotropes administrés aux enfants en France n’ont été testés que sur des adultes et sont contre-indiqués aux moins de 15 ans. Les laboratoires renâclent à se lancer dans des essais cliniques sur les mineurs, très chers et très complexes à réaliser car il nécessitent le consentement des parents. D’autant plus que le marché des moins de 15 ans n’est pas très lucratif : ces derniers représentent 20% de la population mais consomment seulement 5% des médicaments. Cela n’empêche pas les médecins de prescrire aux jeunes des médicaments pour adultes, sous leur propre responsabilité, en adaptant souvent les posologies au jugé, en fonction de l’âge du patient.

« Le problème, c’est que ces produits n’agissent pas de la même façon dans les cerveaux infantiles en formation, explique Bernard Golse. L’absorption d’une molécule par l’organisme, sa transformation et son effet neurologique sont très différents avant l’âge adulte et après 25 ans. »

Face à toutes ces dérives, les autorités sanitaires tentent aujourd’hui de prendre des mesures. La FDA impose depuis l’automne aux fabricants d’antidépresseurs d’imprimer sur leurs boîtes de pilules un avertissement sur les risques de « comportements violents ou suicidaires ». L’Agence européenne du médicament recommande aux médecins de ne plus prescrire de psychotropes aux moins de 18 ans, sauf pour les cas les plus graves, traités en milieu spécialisé. C’est aussi l’avis de Philippe Douste-Blazy : le ministre de la Santé envisage d’imposer cette mesure dans le cadre de son plan pour la santé mentale, présenté le 4 février.

 Associer une psychothérapie aux médicaments

Il ne faut pourtant pas diaboliser les psychotropes, estime le Dr Xavier Pommereau : ils sont souvent indispensables pour débloquer une situation de crise et permettre à l’adolescent de reprendre pied. Mais ils ne doivent pas être la seule réponse à la détresse. Les tentatives de suicide sont le résultat d’une mauvaise prise en charge plutôt que de l’usage d’un produit. » Tous les spécialistes le répètent : les pilules ne soignent que les symptômes, elles ne traitent pas les problèmes familiaux ou affectifs de l’adolescent, la cause de sa dépression. C’est pourquoi la plupart d’entre eux associent systématiquement une psychothérapie aux médicaments. « Il n’y a rien de pire que l’ado traîné par ses parents chez le médecin, qui se voit prescrire une pilule sans qu’on prenne la peine de l’écouter, peste le pédopsychiatre Marcel Rufo. En psy, ce qui soigne, c’est le temps. » Il a fallu des années d’excès pour apprendre la prudence avec les antibiotiques. Il va falloir l’apprendre avec les psychotropes.

Amessi.org et l'Express.fr

Benzodiazépines : Danger

Benzodiazépines : Danger

Xanax, Lexomil, Lysanxia, Myolastan, des médicaments qui rétrécissent le cerveau depuis 30 ans !

 Le journal britannique "The Independent on Sunday" s’est procuré des documents confidentiels plutôt gênants. En 1981, suite aux trouvailles du professeur (aujourd’hui émérite) Malcolm LADER, chercheur de renom dans le domaine de la psychiatrie, le Medical Research Council (MRC, institut gouvernemental) avait organisé un brainstorming scientifique pour évoquer le rétrécissement du cerveau survenu chez certains patients gobant des benzodiazépines. L’année suivante, le MRC décidait d’approfondir le sujet pour évaluer l’impact à long terme de ces molécules. Puis, plus rien. Le ministère de la Santé n’a pas donné suite.

En 1982, le gouvernement britannique apprenait que les benzodiazépines (dérivés du valium : Xanax, Lexomil, Lysanxia, Myolastan...) pouvaient provoquer des troubles neurologiques graves. 30 ans plus tard, les médecins continuent de distribuer les pilules comme des Smarties !

La bourse ou l’avis

Aucun test "officiel" de toxicité neurologique à long terme n’a jamais été réalisé sur ces médicaments (Xanax, Lexomil, Lysanxia, Myolastan...) vendus à des dizaines de millions d’exemplaires, censés lutter contre l’anxiété, le stress, l’insomnie et les spasmes musculaires.

Le Professeur Lader a déclaré : "Je recevais de l’argent pour d’autres recherches et ne voulais pas être étiqueté comme la personne qui a tué les benzodiazépines... J’aurais dû être plus proactif... J’ai supposé que la prescription allait se tarir, mais les médecins ont continué de les balancer comme des Smarties".

La camelote qui ramollit le cerveau

En 1995, Heather Ashton, professeur émérite de psychopharmacologie clinique, a elle aussi fait une proposition à la MRC pour étudier le lien entre la consommation de "benzos" et les dommages permanents induits sur le cerveau. Sa proposition a été rejetée. La MRC se défend en prétendant qu’une fois "acceptées les conclusions du rapport de Malcolm Lader", elle était prête à financer "toute demande de recherche répondant aux normes scientifiques requises"... ce qui n’est, prétend-elle, toujours pas arrivé à ce jour. La faute à pas-de-chance...

"Énorme scandale"

Députés et avocats se liguent aujourd’hui pour dénoncer un "énorme scandale" (dixit Jim Dobbin, président d’un groupe parlementaire multipartite sur les addictions médicamenteuses) qui pourrait ouvrir la voie à des recours collectifs pouvant impliquer jusqu’à 1,5 million de patients devenus accros à leurs dépends.

Un grand nombre d’entre eux présenterait des symptômes neurologiques compatibles avec les constations de Malcolm Lader. Dans les années 1960, annoncés comme totalement inoffensifs, les benzos étaient présentés comme la première merveille du monde pharmaceutique. En une décennie, ils sont devenus les plus couramment utilisés au Royaume-Uni. Sauf que ces médocs révolutionnaires induisent une addiction particulièrement puissante, et cela en quelques jours.

Descente aux enfers

Valérie Bell a fait une attaque de panique, en 1984. Son médecin lui a immédiatement prescrit du lorazépam. Aujourd’hui, elle a 67 ans. Elle est sevrée depuis 2007 mais souffre toujours de douleurs neurologiques à la tête, au cou et aux pieds.

"Nous avions deux magasins de fleurs dans l’Essex, avec mon mari. Nous avons eu une belle vie [...] j’ai eu une attaque de panique lors d’une soirée. Mon médecin m’a dit qu’il y avait un nouveau médicament merveilleux en provenance des États-Unis, alors je l’ai pris sans poser de questions.

Immédiatement après, je me suis senti mal. Le médecin a dit que c’était ma maladie et a augmenté les doses, tout en ajoutant un antidépresseur. Cela a duré pendant des années, une nouvelle pilule suivait de nouvelles pilules. Certains jours, je ne pouvais même pas sortir du lit.

J’ai vu 32 médecins, mais personne n’a dit que mes symptômes pouvaient provenir des pilules. Pendant des années, j’ai cru ces hommes en blouse blanche et costumes Armani. Quand j’ai décidé que ça suffisait, il m’a fallu 15 ans pour m’en sortir [...] j’étais totalement incohérente, j’entendais des voix, j’étais incapable de faire du thé. Aucun être humain ne devrait souffrir comme ça. Nous avons perdu notre maison et nos entreprises.

Les médicaments ont détruit nos vies".

(1) Les mots ont un sens

RGO, Brûlures d'estomac : médicaments anti-acides liés à des lésions rénales graves

RGO, Brûlures d'estomac : médicaments anti-acides liés à des lésions rénales graves

RGO, Brûlures d'estomac : médicaments anti-acides liés à des lésions rénales graves

L'utilisation à long terme d'inhibiteurs de la pompe à protons - médicaments populaires couramment utilisés pour traiter les brûlures d'estomac, le reflux acide et les ulcères - pourrait entraîner des lésions rénales et une grave maladie rénale.

Les chercheurs concluent que l'utilisation à long terme des IPP peut causer des dommages aux reins et devrait être évitée.

C'est la conclusion à laquelle les chercheurs sont parvenus après avoir analysé de vastes collections de données sur les patients conservées dans les bases de données nationales du ministère des Anciens Combattants (VA). Ils rapportent leurs résultats dans le Journal de l'American Society of Nephrology .

 

Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) réduisent l'acide gastrique produit par les glandes dans la paroi de l'estomac. Ce n'est pas la même chose que les antiacides, qui réduisent l'excès d'acide après son entrée dans l'estomac. Ils sont couramment utilisés pour soulager les symptômes de reflux acide ou de reflux gastro-oesophagien ( RGO ) - une condition où la nourriture ou le liquide de l'estomac se déplace dans l'œsophage ou la pipe alimentaire. Les IPP sont également utilisés pour traiter les ulcères peptiques ou de l'estomac et les dommages à l'œsophage inférieur causés par le reflux acide.

 

Les estimations pour 2013 suggèrent que 15 millions d'Américains ont consommé des inhibiteurs de pompes à protons (IPP). Les chercheurs suggèrent que le nombre réel d'utilisateurs de IPP est susceptible d'être plus élevé, car certains types sont disponibles sans ordonnance.

Les types courants de IPP incluent l'oméprazole (nom de marque Prilosec, également disponible en vente libre), l'esoméprazole ( Nexium ), le lansoprazole (Prevacid), le rabéprazole (AcipHex), le pantoprazole (Protonix), le dexlansoprazole (Dexilant) et le Zegerid (oméprazole avec bicarbonate de sodium). .

Les patients consommant des IPP (Inhibiteurs de Pompes à Protons) sont plus susceptibles de présenter un déclin des reins

Pour leur étude, l'équipe a examiné 5 ans d'enregistrements VA pour 173 000 nouveaux utilisateurs d'IPP et 20 000 nouveaux utilisateurs de bloqueurs de récepteurs H2 - un autre type de médicament qui supprime également l'acide gastrique - et a cherché l'incidence des problèmes rénaux. Leur analyse montre que les patients prenant des IPP étaient plus susceptibles de connaître une baisse de la fonction rénale que les patients prenant des inhibiteurs des récepteurs H2.

L'utilisation d'IPP est également associée à une augmentation de 28% du risque de développer une maladie rénale chronique et un risque plus élevé de 96% de développer une insuffisance rénale complète, par rapport à l'utilisation d'anti-H2.

Les chercheurs notent que plus la durée de l'IPP est longue, plus le risque de problèmes rénaux est élevé. Ils concluent que l'utilisation à long terme des IPP peut nuire aux reins et devrait être évitée. L'auteur principal, le Dr Ziyad Al-Aly, néphrologue du système de santé VA Saint Louis du Missouri, affirme que leurs résultats soulignent l'importance de n'utiliser les IPP que lorsque cela est strictement médicalement nécessaire et de limiter la durée d'utilisation au minimum. Il note:

"Beaucoup de patients commencent à prendre des IPP pour une condition médicale, et ils continuent beaucoup plus longtemps que nécessaire."

L'étude ajoute à un ensemble de recherches qui soulève des questions sur l'utilisation à long terme des IPP. En janvier, Medical News Today a appris comment une autre étude associait l'utilisation à long terme des IPP à la maladie rénale et, en février, des chercheurs ont associé l' utilisation des IPP à la maladie d'Alzheimer .

Les Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)

liés à la maladie rénale chronique

Prendre une classe de médicaments couramment utilisés pour réduire l'acide dans l'estomac est lié à un risque plus élevé de développer une maladie rénale chronique, par rapport à ne pas les prendre.

estomac et œsophage

Plus de 15 millions d'Américains ont utilisé des IPP de prescription - des médicaments qui réduisent l'acide gastrique en 2013, 

Ce fut le résultat d'une nouvelle étude menée par l'Université Johns Hopkins à Baltimore, MD, et publiée dans JAMA Internal Medicine . Cependant, les auteurs soulignent également que la découverte d'un lien entre l'utilisation d'inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) et l' insuffisance rénale chronique ne prouve pas que les médicaments provoquent réellement la maladie - c'est à dire que d'autres études sont nécessaires.

Selon eux, il se pourrait que les participants auxquels on a prescrit des IPP aient été exposés à un risque plus élevé d'insuffisance rénale chronique pour des raisons indépendantes de leur utilisation d'IPP.

Cependant, les chercheurs ont également noté que des études antérieures ont lié l'utilisation des IPP à une forme d' inflammation rénale appelée néphrite interstitielle aiguë. Les IPP sont parmi les médicaments les plus couramment utilisés dans le monde. Ils sont utilisés pour soulager les symptômes du reflux acide et du reflux gastro-œsophagien ( RGO ). Ils sont également prescrits pour traiter les ulcères peptiques ou de l'estomac et les dommages à l'œsophage inférieur causés par le reflux acide.

Les Reins sont des filtres

Les IPP agissent en réduisant la quantité d'acide gastrique produite par les cellules dans la paroi de l'estomac. Ils ne sont pas les mêmes que les antiacides, qui agissent en neutralisant l'excès d'acide après son entrée dans l'estomac.

Il existe de nombreux types et marques de PPI; des exemples incluent l'oméprazole (nom de marque Prilosec, également disponible sans ordonnance), l'ésoméprazole ( Nexium ) et le lansoprazole (Prevacid). Les effets secondaires varient d'une drogue à l'autre.

Dans un article éditorial d'accompagnement - où ils résument des preuves récentes sur les effets néfastes de prendre des IPP - Drs. Adam Jacob Schoenfeld et Deborah Grad, de l'Université de Californie à San Francisco, notent que: "Un grand nombre de patients prennent des IPP sans raison claire - souvent des symptômes distants de la dyspepsie ou" brûlures d' estomac "qui sont depuis résolus."

Le risque de maladie rénale à 10 ans est plus élevé chez les utilisateurs de PPI

Pour leur étude, les chercheurs de Johns Hopkins et leurs collègues ont analysé des données sur 10.482 participants ont suivi pendant une période moyenne de près de 14 ans dans le Atherosclerosis Risk in Communities (ARIC) étude.

Faits rapides sur le reflux acide

  • Le reflux acide ou reflux gastro-œsophagien (RGO) survient lorsque le contenu de l'estomac remonte dans l'œsophage
  • Il est ressenti comme une brûlure d'estomac lorsque l'acide gastrique touche la muqueuse de l'œsophage
  • Une forme plus grave et persistante - reflux gastro-œsophagien (RGO) - affecte environ 20% de la population américaine.
  • Le reflux acide est également connu comme les brûlures d'estomac, l' indigestion acide , ou la pyrosis.
  • Le reflux acide crée une douleur brûlante dans la région inférieure de la poitrine, souvent après avoir mangé.
  • Les facteurs de risque de style de vie incluent l' obésité et le tabagisme.

Ils ont ensuite reproduit les résultats dans une plus grande cohorte de 248,751 participants ont suivi pendant une période moyenne de 6 ans - ces participants étaient des membres du système de santé Geisinger en Pennsylvanie. Ils ont constaté qu'au début de la période de surveillance, les utilisateurs d'IPP des deux groupes étaient plus susceptibles d'avoir un indice de masse corporelle ( IMC ) plus élevé et de prendre de l' aspirine , des statines ou des médicaments pour contrôler l'hypertension .

Dans le groupe ARIC, 56 des 332 participants utilisant des IPP ont développé une maladie rénale chronique, comparativement à 1 382 sur 10 160 non-utilisateurs. Ces chiffres se traduisent par 14,2 et 10,7 par mille personnes, respectivement. Les participants ont été classés comme utilisateurs d'IPP s'ils prenaient les médicaments au début du suivi.

Une analyse plus approfondie de ces chiffres ARIC a révélé que le risque absolu de développer une maladie rénale chronique sur 10 ans chez les utilisateurs de PPI était de 11,8%, contre 8,5% s'ils n'avaient pas utilisé d'IPP.

Lorsqu'ils ont répété cette même analyse dans la cohorte Geisinger, les chercheurs ont trouvé 1 921 des 16 900 utilisateurs de PPI et 28 226 des 231 851 non-utilisateurs atteints d'insuffisance rénale chronique, ce qui correspond respectivement à 20,1 et 18,3 pour 1 000 années-personnes.

Encore une fois, une analyse plus poussée de la cohorte plus grande a montré que l'utilisation d'IPP était associée à un risque plus élevé de maladie. Le risque absolu de développer une maladie rénale chronique sur 10 ans chez les utilisateurs d'IPP était de 15,6%, comparativement à 13,9% s'ils n'avaient pas utilisé les médicaments.

Commentant leurs propres constatations, les auteurs insistent sur le fait que leur étude «est observationnelle et ne fournit pas de preuve de causalité», mais si le lien entre l'utilisation des IPP et l'insuffisance rénale chronique s'avérait être causal, cela pourrait avoir des conséquences importantes pour le public. santé, compte tenu de l'utilisation généralisée des médicaments.

"Lesrésultats de l'étude suggèrent que jusqu'à 70% de ces prescriptions sont sans indication et que 25% des utilisateurs d'IPP à long terme pourraient arrêter le traitement sans développer de symptômes, d'ailleurs il y a déjà des appels pour réduire l'utilisation inutile des IPP."

En 2010, Medical News Today a rapporté qu'une étude de chercheurs du Seoul National University Hospital en Corée du Sud, publiée dans le Journal de l'Association médicale canadienne , révélait que l' utilisation d'IPP et d'une autre classe de médicaments de reflux acide appelés antagonistes des récepteurs histaminiques 2 pouvait être liée à risque plus élevé de pneumonie .

En cas d’insuffisance rénale chronique, en particulier si elle est évoluée, boire plus de 1,5 litre d'eau par jour n'améliore pas la fonction rénale, car le rein a perdu de son pouvoir de concentration et d'excrétion. Cette eau peut rester dans les cellules et le tissu interstitiel, ce qui risque d’entraîner des œdèmes et une hypertension artérielle. Pensez donc à boire suffisamment pour protéger vos reins, au moins 1 litre à 1,5 litre d'eau par jour répartie sur une journée, mais n'oubliez pas de faire vérifier de façon régulière le bon fonctionnement de vos reins. Si boire de l'eau peut protéger vos reins, cela ne vous guérit pas d'une maladie rénale chronique. (FondationDuRein.org)

En savoir plus sur le reflux acide

source

 

Les médica-menteurs : les Madoff de la santé

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 Une grande partie des médicaments sur le marché jugés inutiles

Démontré par de nombreuses études et médecins dont le docteur Philippe Even, pneumologue et président de l’institut Necker, 80% des médicaments vendus seraient totalement inutiles. Il évoque dans son livre “guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux” le fait qu’il existe dans les médicaments inutiles deux types différents : ceux qui sont totalement inefficaces, qui n’ont aucune raison d’être sur le marché, sans parler du prix de vente, et ceux qui sont utiles voire très utiles mais qui sont prescrits à des patients qui n’en ont pas du tout besoin…

Le façonnage de maladies, source de revenus

Des laboratoires utilisent des expertises de médecins afin de créer de toutes pièces des maladies inexistantes. Citons l’ostéoporose, qui n’est rien que l’évolution normale de l’espèce humaine, un vieillissement naturel et non une maladie, la dysphorie prémenstruelle des femmes, le syndrome d’hyperactivité avec troubles d’attention des enfants etc.

Médicament, parlons chiffres !

950 milliards de chiffre d’affaires l’an dernier pour l’industrie pharmaceutique, de quoi se poser des questions. D’après un rapport de l’IGAS (inspection générale des affaires sociales), les laboratoires dépenseraient en moyenne 25000 € par médecin afin de les influencer. Parmi les plus généreux, Novartis avec 17,9 millions d’euros, suivis de Servier (13,05 millions d’euros), MSD (7,85m), Sanofi (6,88m) et Pfizer (5,21m).

Le site “transparence.sante.gouv.fr vous permet de faire des recherches sur votre médecin afin de savoir s’il est sous l’influence d’un ou de plusieurs labos, et de voir tous les avantages qu’il a perçu.

Les manipulations des seuils de diagnostics

La manipulation des seuils de diagnostic a permis aux industries pharmaceutiques d’élargir le nombre de malades au nom du profit. Ce seuil détermine sur votre prise de sang si vous êtes malade ou non. Prenons l’exemple du cholestérol. Était considéré comme malade une personne ayant un taux de cholestérol de 240gr/L de sang. Ce taux revu à la baisse à 200gr/L à permis d’augmenter le nombre de patients de….42,6 millions ! De l’or en barre.

Les laboratoires s’enrichissent grâce à leurs brevets

Détenir une molécule primordiale pour la guérison d’une maladie peut s’avérer très rentable. Le laboratoire Gilead, connu pour le Sovaldi lui a permis d’engranger la coquette somme de 12 milliards de bénéfices grâce à une molécule brevetée. En France, chaque malade soigné avec ce médicament coute à la sécurtié sociale 41800€, et aux Etats Unis 77000€. Mais ce même médicament vendu 500€ l’unité en France est vendu 7€ au bengladesh qui face à l’urgence sanitaire a décidé de copier la molécule pour la vendre à des prix raisonnables et soigner sa population.

Qu’est ce qui empêche la France de suivre la voie du Bengladesh ? La pression de l’industrie pharmaceutique sur les politiques et les enjeux financiers sont tels, qu’il est très difficile de mettre un terme à ces pratiques.

Bertrand Leuenberger - Photos : DR
Lengadoc-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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