Santé cardiovasculaire, atouts des baies rouges et bleues

Santé cardiovasculaire, atouts des baies rouges et bleues

Santé cardiovasculaire, atouts des baies rouges et bleues

Très prisées pour leur goût et leur couleur, les petites baies rouges et bleues intéressent également la communauté scientifique en raison de leur composition. En effet, ces baies renferment des molécules d’intérêt thérapeutique : les anthocyanes ou anthocyanines. Ces dernières appartiennent à la grande famille des polyphénols, des molécules réputées pour leur fort pouvoir antioxydant. Très étudiées ces dernières années, les anthocyanes ont d’ores et déjà révélé de nombreux atouts pour la santé. Les chercheurs leur attribuent notamment une activité anticarcinogénétique, antiangiogénique et antibactérienne, ainsi qu’une action pour protéger le système cardiovasculaire. C’est précisément cet effet protecteur qui a retenu l’attention d’une équipe de chercheurs chinois. Ces derniers ont approfondi les recherches sur les mécanismes d’action des anthocyanes et évalué leur intérêt pour lutter contre certaines maladies cardiovasculaires. Dévoilés en 2016 dans la revue Nutrition & Metabolism1, les résultats de leur étude sont très prometteurs et ouvrent de belles perspectives ! 

Shares

1. Prévenir les maladies cardiovasculaires, un enjeu de taille pour les chercheurs

Des chiffres alarmants sur la santé cardiovasculaire

Ces nouveaux résultats s’inscrivent dans un contexte marqué par un nombre croissant d’études sur la santé cardiovasculaire. La raison ? Les maladies cardiovasculaires font partie des premières causes de mortalité au monde. En 2015, l’Organisation Mondiale de la Santé estimait que les pathologies cardiovasculaires étaient responsables de 17,5 millions décès chaque année2. C’est pourquoi les études scientifiques se multiplient pour apporter de nouvelles solutions de prévention et de traitement pour lutter plus efficacement contre ces maladies. A ce titre, les chercheurs chinois se sont intéressés à une maladie cardiovasculaire fréquente : l’athérosclérose. Celle-ci est due à une accumulation de lipides au niveau des artères. En s’agglomérant, les lipides peuvent progressivement former des plaques d’athérosclérose, aussi nommées athéromes3. Affectant la circulation sanguine, ces dernières peuvent également conduire à l’obstruction totale ou à la rupture des artères. Bien que son évolution soit présentée comme lente, cette maladie peut entraîner de graves complications pour la santé. La prévention est ainsi un enjeu de taille pour lutter contre l’athérosclérose. Heureusement, plusieurs pistes sont envisagées par les chercheurs pour limiter l’apparition de cette maladie. Parmi celles-ci, les chercheurs chinois ont évalué l’intérêt des anthocyanes pour limiter les facteurs de risque cardiovasculaire.

De nombreux facteurs de risque cardiovasculaire

Bien qu’une prédisposition génétique puisse expliquer certains cas d’athérosclérose, plusieurs facteurs de risque ont été identifiés. Hypertension, diabète, hyperlipidémie, hypercholestérolémie, obésité, tabagisme, sédentarité… autant de facteurs qui peuvent nuire à la santé cardiovasculaire, en augmentant le risque de développement d’une athérosclérose. L’Organisation Mondiale de la Santé estime que la plupart des maladies cardiovasculaires pourraient être évitées en luttant contre ces facteurs de risque. En plus des campagnes d’information et de prévention, les chercheurs travaillent à l’élaboration de stratégies nutritionnelles et thérapeutiques pour limiter le nombre de cas. Parmi les solutions évaluées par les chercheurs, les anthocyanes pourraient être une piste sérieuse !

2. Des résultats prometteurs lors d’une supplémentation en anthocyanes

Evaluation de l’intérêt des anthocyanes en cas d’hypercholestérolémie

Lors de leur étude menée entre 2008 et 2010, l’équipe de chercheurs a suivi 146 patients, âgés de 40 à 65 ans, atteints d’hypercholestérolémie, c’est-à-dire présentant un excès de cholestérol dans le sang. Pour évaluer les effets d’une supplémentation en anthocyanes, ces patients ont été répartis en deux groupes : un groupe supplémenté en anthocyanes avec un dosage quotidien de 320 mg et un « groupe placebo » consommant des capsules ne contenant pas d’anthocynanes. Au cours de leur étude, les scientifiques ont suivi l’évolution de différents paramètres dont les taux de lipides dans le sang et la présence de marqueurs et molécules inflammatoires. Parmi ces dernières, les chimiokines ont particulièrement retenu l’attention des chercheurs. En effet, ces molécules du système immunitaire sont connues pour être impliquées dans la réaction inflammatoire à l’origine de l’athérosclérose.

Mise en évidence de l’action des anthocyanines sur les chimiokines

Lors de l’analyse des résultats, les chercheurs ont comparé les mesures faites avant le début de l’étude avec les données obtenues après 12 et 24 semaines de supplémentation. Avant la cure, tous les patients présentaient un taux similaire en chimiokines. Après 12 semaines de supplémentation, les concentrations plasmatiques en chimiokines CXCL5 et CXCL8 avaient légèrement diminué chez les sujets prenant des anthocyanes. Ce résultat s’est révélé encore plus significatif à la fin des 24 semaines de supplémentation. Les chercheurs ont en effet constaté une baisse significative des concentrations plasmatiques en de nombreuses chimiokines dont CXCL7, CXCL5, CXCL8, CXCL12, et CCL2. Ces résultats sont très encourageants sachant que les chimiokines sont associées au développement de l’athérosclérose.

D’autres actions bénéfiques des anthocyanines

En plus d’induire une diminution des chimiokines, les anthocyanes pourraient également avoir un impact sur les marqueurs inflammatoires et les paramètres lipidiques. En comparaison au groupe placebo, les sujets supplémentés en anthocyanes présentaient une concentration plus faible en certains marqueurs inflammatoires comme la protéine C-réactive ou l’interleukine 1. De plus, la supplémentation en anthocyanes semble avoir eu un effet positif sur les taux en cholestérol. A l’issue de l’étude, les chercheurs ont en effet observé une amélioration du taux en bon cholestérol (HDL) qui est passé en moyenne de 1,22 mmol/L à 1,37 mmol/L chez les sujets supplémentés. A l’inverse, le taux de mauvais cholestérol (LDL) a baissé chez ces patients. Ce taux est passé en moyenne de 3.36 mmol/L à 3.01 mmol/L. Autant dire que les anthocyanes pourraient devenir des alliés précieux dans la prévention des maladies cardiovasculaires et la lutte contre l’hypercholestérolémie.

Ces nouveaux résultats rejoignent les nombreuses études effectuées sur les anthocyanes, comme en témoigne notre article sur leurs bienfaits paru dès le début des années 2000. Tout laisse à penser que les anthocyanes issues des baies pourraient avoir un effet protecteur pour le système cardiovasculaire. Afin de capitaliser sur leurs bienfaits, des compléments alimentaires ont été spécifiquement formulés pour apporter un concentré d’anthocyanes. Cela est rendu possible grâce à l’utilisation d’un mélange breveté Optiberry®, qui a été obtenu à partir d’un mélange de plusieurs extraits et poudres de baies : airelles, myrtilles, canneberges, fraise, framboises et sureau.

 


Sources :

http://www.nutranews.org

1. Xiandan Zhang, Yanna Zhu, Fenglin Song, Yanling Yao, Fuli Ya, Dan Li, Wenhua Ling, Yan Yang, Effects of purified anthocyanin supplementation on platelet chemokines in hypocholesterolemic individuals: a randomized controlled trial, Nutrition & Metabolism, 2016, 13:86.
2. Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Maladies cardiovasculaires, Aide-mémoire, Janvier 2015.
3. Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Athérosclérose, Dossier réalisé en collaboration avec Xavier Jeunemaitre, Février 2014.

Longévité, un lien avec le métabolisme lipidique

Longévité, un lien avec le métabolisme lipidique

Longévité : Lien entre la longévité et le métabolisme lipidique

La biologie contemporaine prête attention aux problèmes liés à l’espérance de vie. Des progrès ont été faits: des chercheurs russes et leurs collègues étrangers ont réussi à partiellement comprendre l’influence des mécanismes du métabolisme lipidique sur la longévité.

Les scientifiques russes de Skoltech et de l’Institut des problèmes de la transmission de l’information de l’Académie russe des sciences et leurs collègues étrangers ont découvert un lien entre l’espérance de vie d’une espèce et son métabolisme lipidique. La revue Scientific Reports publie un article à ce sujet.

Shares
© SPUTNIK. A.GAVRILIOUK

Selon la chercheuse de Skoltech et de l’Institut Ekaterina Khrameeva, le lien découvert est un résultat important mais les données sur les espèces de mammifères, découvertes par l’équipe, sont encore plus précieuses.

« Auparavant, l’évolution d’un lipidome n’était étudiée que pour quatre espèces. Nos données concernant 35 espèces pourraient permettre d’obtenir de nouveaux résultats plus intéressants », raconte Mme Khrameeva.

L’espérance de vie d’un humain n’est pas un indice constant : elle n’a cessé d’augmenter avec le développement de la science et de la médecine. Aujourd’hui, les humains vivent plus de 60 ans dans la plupart des pays du monde et au Japon et dans plusieurs autres pays, elle est de plus de 80 ans.

Dans le même temps, pour un grand nombre d’espèces, une durée maximale de vie existe. Dès que les animaux l’atteignent, ils meurent de vieillesse. Ces dernières années, les scientifiques discutent de la question de savoir si les humains sont eux aussi concernés par un tel mécanisme.

Les scientifiques ont supposé que la différence d’espérance de vie entre les espèces pourrait provenir des interactions entre les cellules des organes et les molécules lipidiques. Pour vérifier cette théorie, les chercheurs ont comparé la structure moléculaire de 669 échantillons lipidiques.

Les scientifiques ont ainsi découvert que les particularités dans la structure des molécules lipidiques, utilisées dans les cellules, étaient liées à la durée de vie des mammifères. Selon les estimations des chercheurs, les particularités moléculaires influent sur la vitesse du métabolisme.

source : © Sputnik. Alexei Danichev

Les pilules du malheur, antidépresseurs et anxiolytiques

Les pilules du malheur, antidépresseurs et anxiolytiques

  Les pilules du malheur

Gavés d’antidépresseurs et d’anxiolytiques, les jeunes Français sont de plus en plus nombreux à tenter de se suicider. Des voix s’élèvent pour dénoncer les tragiques effets secondaires de médicaments mal prescrits

par Gilbert Charles

« Je ne dis pas que ce sont les médicaments qui l’ont tuée, mais je ne peux pas m’empêcher de penser qu’ils y sont pour quelque chose… » Foulard Hermès et Brushing impeccable, Marie-Claude D., épouse d’un ingénieur parisien et mère de quatre enfants, étouffe un sanglot en évoquant sa fille cadette, Olivia, qui s’est suicidée l’an dernier, à l’âge de 18 ans.

« Elle était rebelle et repliée sur elle-même, je ne comprenais pas. Elle avait déjà fait une tentative à 14 ans. J’ai appris plus tard, en lisant son journal, qu’elle avait subi une agression sexuelle et n’en avait jamais rien dit. Elle a finalement réussi à passer son bac, mais s’est remise à déprimer. Nous l’avons emmenée chez un généraliste, qui lui a prescrit du Prozac.

Deux mois plus tard, elle n’allait pas mieux. Il a augmenté les doses, en ajoutant un tranquillisant. » Un soir de novembre, Olivia avale le contenu des boîtes de pilules après avoir rédigé une lettre d’adieu. Elle se réveille quelques heures plus tard dans un demi-coma et, constatant qu’elle est toujours vivante, se hisse jusqu’à la fenêtre et saute du 6e étage. « Elle avait une rage d’en finir, soupire sa mère. Depuis, j’ai appris que ces médicaments pouvaient favoriser les pulsions suicidaires. Et je m’interroge. »

« Je vois arriver dans ma consultation des gamins de 11-12 ans avec des ordonnances de grand-mère comprenant des calmants le matin et des somnifères le soir »

Elle n’est pas la seule. Adhérente de l’association Phare enfants-parents, Marie-Claude participe régulièrement au « groupe de parole des parents endeuillés ». Chaque dernier samedi du mois, une vingtaine de pères et de mères d’adolescents suicidés ou tués dans des accidents de la route se retrouvent pour discuter et s’entraider dans leur terrible épreuve. Un sujet revient souvent dans les conversations : celui des psychotropes et de leurs effets secondaires. Leurs enfants suicidés prenaient presque tous des anxiolytiques, des somnifères ou des antidépresseurs pour calmer leur mal de vivre. Des médicaments dont l’usage s’est banalisé ces dernières années, chez les adultes comme chez les jeunes, et dont les spécialistes dénoncent aujourd’hui les abus et les risques.

Shares

La consommation de « pilules pour la tête » chez les enfants et les adolescents connaît en France une véritable explosion. « Je vois arriver dans ma consultation des gamins de 11-12 ans avec des ordonnances de grand-mère comprenant des calmants le matin et des somnifères le soir, s’indigne Xavier Pommereau, chef de service de psychiatrie pour adolescents du CHU de Bordeaux. Certains sont carrément accros aux médicaments depuis deux ou trois ans et nous sommes parfois obligés de les sevrer à l’hôpital, avant toute prise en charge. Il y a une dérive évidente dans ce domaine depuis quelques années : il est temps de tirer la sonnette d’alarme. » Les jeunes semblent recourir aux pilules au moindre malaise, comme une gomme à effacer les problèmes. Selon une enquête quadriennale de l’Inserm menée auprès de lycéens, les adolescents français arrivent au deuxième rang européen pour la consommation de médicaments « psy », à égalité avec la Croatie : 19% des garçons et 26% des filles de 16-17 ans reconnaissent en avoir pris au moins une fois, avec ou sans ordonnance. Une étude menée à Strasbourg en 1989 a montré que 12% des enfants à l’école primaire étaient traités avec force sirops ou pilules pour des troubles du sommeil, dont les trois quarts depuis l’âge de 4 ans !

« Le phénomène s’est accéléré depuis dix ans, note Manuel Bouvard, pédopsychiatre à l’hôpital Charles-Perrens, à Bordeaux. Les psychotropes sont de plus en plus souvent prescrits pour l’insomnie, l’agitation, l’anxiété ou la boulimie, troubles qui n’ont rien à voir avec leur indication de départ. » On prescrit un peu n’importe comment et à n’importe qui : les spécialistes estiment que 6 à 7% des adolescents sont réellement déprimés, dont la moitié ne sont pas traités, alors que beaucoup d’autres sont mis sous antidépresseur sans réelle justification.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce ne sont pas les psychiatres qui délivrent le plus d’ordonnances, mais les généralistes, à l’origine de 90% des prescriptions, y compris pour les enfants. Dans la moitié des cas, les jeunes obtiennent le médicament sans passer par le cabinet d’un médecin, en se servant simplement dans la pharmacie de leurs parents. Les pilules font aussi l’objet de trafics dans les cours de récréation des collèges et des lycées. « On fustige le cannabis et l’alcool, mais personne ne parle de la toxicomanie pharmaceutique, dénonce le psychiatre Roland Broca, président de la Fédération française de santé mentale. Les médicaments ne sont pas systématiquement recherchés en cas d’accident de la route, mais je suis persuadé qu’ils sont responsables de presque autant de morts que l’alcool. »

 Des relations difficiles avec l’école et leur famille

Les jeunes Français seraient-ils victimes d’une épidémie de dépression ? Bourrés de psychotropes, ils sont aussi de plus en plus nombreux à essayer de se suicider, comme les deux collégiennes de Calais qui ont disparu après avoir annoncé leur geste sur Internet. Si le nombre de moins de 25 ans qui « réussissent » reste stable (moins d’un millier par an), celui des tentatives ne cesse de progresser : entre 10 000 et 15 000 adolescents chaque année. Sans compter les nombreux cas qui ne donnent pas lieu à hospitalisation et passent inaperçus. « Ce chiffre a progressé de 40% depuis dix ans, en particulier chez les filles, explique Marie Choquet, épidémiologiste à l’Inserm. Les pensées suicidaires ne sont pas plus nombreuses qu’avant, mais il semble que l’on passe de plus en plus facilement à l’acte, comme si le geste se banalisait. »

La plupart des candidats au suicide sont, apparemment, des ados comme les autres : ils ont des amis, sortent souvent, ont une relation amoureuse dans 70% des cas ; leur consommation d’alcool ou de drogue n’a rien d’exceptionnel et leurs parents sont en majorité mariés et vivent ensemble. « Mais 82% d’entre eux sont considérés comme déprimés, poursuit Marie Choquet. Ils ont des relations difficiles avec le système scolaire ou professionnel et surtout avec leur famille. Les garçons sont deux fois moins touchés que les filles, mais, chez eux, le malaise se traduit plutôt par des comportements violents et des conduites à risque, comme la toxicomanie. On voit aussi augmenter les gestes d’agression contre soi-même, comme les scarifications, les tatouages, et les piercings. »

Dans 13 cas sur 15, ces molécules ne sont pas plus efficaces qu’un placebo, et les patients sous traitement sont trois fois plus nombreux à envisager le suicide

Peut-on établir une relation de cause à effet entre la surconsommation de psychotropes et l’augmentation des suicides en France ? Aucun expert ne se risque à l’affirmer, car les données épidémiologiques sont très rares, sinon quasi inexistantes. Mais les doutes sur les effets secondaires des pilules ne cessent de grandir. « Il est extrêmement difficile de distinguer les effets des médicaments et ceux de la dépression elle-même, note Bernard Golse, pédopsychiatre à l’hôpital Necker, mais on peut tout de même remarquer que la moitié des ados qui récidivent après une première tentative de suicide utilisent les médicaments qu’on leur a prescrits, et 60% d’entre eux réussissent. » Mais il y a plus grave. On découvre aujourd’hui que certains psychotropes censés soigner les dépressifs ont une fâcheuse tendance à favoriser les comportements agressifs et les passages à l’acte suicidaire, en particulier chez les jeunes.

 Des résultats d’études délibérément dissimulés

Les antidépresseurs de la famille du Prozac connaissent depuis une vingtaine d’années un formidable succès. Un Français sur dix s’est vu l’an dernier prescrire la « pilule du bonheur » – comme les médias l’ont baptisée à son apparition dans les années 1980 – alors que le taux de prévalence de la dépression dans la population est estimé à moins de 5%. Utilisés pour soigner les troubles de l’humeur, l’anorexie, les coups de blues et les vraies dépressions, le Prozac et ses cousins se sont aussi répandus chez les enfants et les adolescents. Retour de bâton : jugeant que les antidépresseurs sont trop dangereux, le ministre de la Santé envisage maintenant d’encadrer leur usage chez les moins de 18 ans.

Depuis le début des années 1990, des médecins américains et européens ont commencé à suspecter la fluoxétine (nom générique de la molécule du Prozac) d’avoir des effets secondaires bien plus graves que ceux qui sont stipulés sur la notice – perte d’appétit, troubles du sommeil, baisse de la libido… Les témoignages de patients faisaient souvent état de crises d’épilepsie, de sautes d’humeur, d’accès de violence et d’idées suicidaires. Plusieurs actions en justice ont été intentées aux Etats-Unis par des familles de victimes de meurtres et de suicides attribués au Prozac. Mais le fabricant, Eli Lilly, a toujours réfuté ces accusations et gagné ses procès – parfois en concluant des accords secrets avec les plaignants pour qu’ils retirent leur plainte, comme en 1994. « Ce médicament a été prescrit à plus de 50 millions de personnes dans le monde et sa sécurité et son efficacité sont bien établies », n’a cessé de marteler le laboratoire.

Pourtant, les preuves de sa dangerosité ne cessent de s’accumuler. Après avoir été intriguées par des anomalies dans une étude réalisée par le fabricant mais jamais publiée, les autorités médicales de chaque côté de l’Atlantique – la Food and Drug Administration (FDA), aux Etats-Unis, et l’Agence européenne du médicament – ont demandé en 2003 à consulter toutes les données concernant les essais cliniques des antidépresseurs dits de deuxième génération. Les résultats, publiés en octobre 2004, laissent peu de place au doute : ils indiquent que, dans 13 cas sur 15, ces molécules ne sont pas plus efficaces qu’un placebo et que les patients sous traitement sont trois fois plus nombreux à envisager le suicide ou à faire une tentative. En décembre dernier, le British Medical Journal a reçu un courrier anonyme contenant des notes internes de la filiale allemande d’Eli Lilly, probablement envoyé par un employé, qui montre que la firme a tenté de dissimuler délibérément les résultats d’études cliniques en demandant aux médecins d’enregistrer les suicides de patients comme des « surdosages ».

« C’est un abus de confiance criminel, s’emporte le Dr Robert Bourguignon. Dommage que ces informations n’aient pas été rendues publiques il y a huit ans : j’aurais sans aucun doute gagné mon procès ». Ce médecin bruxellois, responsable d’une agence d’information médicale indépendante, s’est vu traîner en justice par Eli Lilly en 1997, pour avoir publié dans une revue scientifique une étude réalisée auprès de 500 confrères sur les effets secondaires du Prozac, faisant état d’un nombre anormal de crises de violence et de tentatives de suicide parmi leurs patients. Le laboratoire a fait témoigner une brochette de spécialistes et le Dr Bourguignon a été condamné pour diffamation.

 Plus d’inhibitions, mais l’angoisse est toujours là

Les effets délétères de la fluoxétine sont particulièrement alarmants chez les jeunes patients. Le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK) est, lui aussi, accusé d’avoir édulcoré les résultats d’une étude clinique de son antidépresseur, le Deroxat, sur des adolescents. Les résultats montraient un taux de tentatives de suicide huit fois plus important chez les enfants traités avec la molécule que ceux sous placebo. Le procureur de l’Etat de New York vient d’entamer une action en justice contre GSK pour avoir caché les risques du produit.

« Ces produits n’agissent pas de la même façon dans les cerveaux infantiles en formation. Leur effet neurologique sont très différents avant l’âge adulte et après 25 ans »

Comment un médicament peut-il pousser à se détruire ? La fluoxétine, la molécule active du Prozac, agit en stimulant dans le cerveau la production de sérotonine, un neuromédiateur impliqué dans l’impulsivité et la régulation des comportements. « Le Prozac est un excitant, un produit euphorisant : il lève les inhibitions mais sans calmer l’angoisse, explique le Pr Edouard Zarifian, psychiatre au CHU de Caen, et auteur d’un fameux rapport sur la surconsommation des psychotropes en France. La déprime est toujours là, mais le sujet n’est plus prostré, il redevient actif, et retrouve assez d’énergie pour se suicider. »

 Les tests sur les mineurs : très chers et trop complexes

Il n’y a pas que les antidépresseurs. Georges- Alexandre Imbert, président de l’Association d’aide aux victimes des accidents des médicaments (AAAVAM) – dont le fils s’est suicidé – accuse pour sa part les benzodiazépines, c’est-à-dire les somnifères. L’association recense chaque année des centaines de témoignages de patients traités aux psychotropes pris de délire, d’accès de violence ou se suicidant. « La plupart prenaient du Valium, du Xanax ou du Stylnox, affirme Imbert. Comme ce vieillard de 75 ans qui a tué sa femme de 17 coups de couteau ou ce journaliste parisien qui, victime d’une crise inexpliquée, a menacé sans raison un agent de la circulation de lui faire avaler son képi et de tuer sa mère, ce qui lui a valu un séjour derrière les barreaux et un procès pour insubordination. »

Richard Durne, le forcené qui a abattu huit personnes dans la salle du conseil municipal de Nanterre en mars 2002, était lui aussi un dépressif chronique. C’est également le cas de l’un des deux jeunes auteurs du massacre perpétré en 1999 au lycée de Columbine, dans le Colorado (12 morts), pour lequel on invoque aujourd’hui l’influence de l’antidépresseur Luvox avec lequel il était traité.

Une centaine de dossiers de l’AAAVAM concernent ainsi des cas d’enfants ou de jeunes adultes. Camille, 16 ans, est depuis trois mois plongée dans un coma profond après une tentative de suicide au Stylnox. Toxicomane à l’héroïne, elle s’était fait prescrire ce somnifère pour prévenir les crises de manque. « Le médecin qui a soigné ma fille ne nous a jamais mis en garde contre les dangers de ce produit et n’avait manifestement pas une formation adaptée », accuse aujourd’hui son père.

Le phénomène est d’autant plus inquiétant que la moitié des psychotropes administrés aux enfants en France n’ont été testés que sur des adultes et sont contre-indiqués aux moins de 15 ans. Les laboratoires renâclent à se lancer dans des essais cliniques sur les mineurs, très chers et très complexes à réaliser car il nécessitent le consentement des parents. D’autant plus que le marché des moins de 15 ans n’est pas très lucratif : ces derniers représentent 20% de la population mais consomment seulement 5% des médicaments. Cela n’empêche pas les médecins de prescrire aux jeunes des médicaments pour adultes, sous leur propre responsabilité, en adaptant souvent les posologies au jugé, en fonction de l’âge du patient.

« Le problème, c’est que ces produits n’agissent pas de la même façon dans les cerveaux infantiles en formation, explique Bernard Golse. L’absorption d’une molécule par l’organisme, sa transformation et son effet neurologique sont très différents avant l’âge adulte et après 25 ans. »

Face à toutes ces dérives, les autorités sanitaires tentent aujourd’hui de prendre des mesures. La FDA impose depuis l’automne aux fabricants d’antidépresseurs d’imprimer sur leurs boîtes de pilules un avertissement sur les risques de « comportements violents ou suicidaires ». L’Agence européenne du médicament recommande aux médecins de ne plus prescrire de psychotropes aux moins de 18 ans, sauf pour les cas les plus graves, traités en milieu spécialisé. C’est aussi l’avis de Philippe Douste-Blazy : le ministre de la Santé envisage d’imposer cette mesure dans le cadre de son plan pour la santé mentale, présenté le 4 février.

 Associer une psychothérapie aux médicaments

Il ne faut pourtant pas diaboliser les psychotropes, estime le Dr Xavier Pommereau : ils sont souvent indispensables pour débloquer une situation de crise et permettre à l’adolescent de reprendre pied. Mais ils ne doivent pas être la seule réponse à la détresse. Les tentatives de suicide sont le résultat d’une mauvaise prise en charge plutôt que de l’usage d’un produit. » Tous les spécialistes le répètent : les pilules ne soignent que les symptômes, elles ne traitent pas les problèmes familiaux ou affectifs de l’adolescent, la cause de sa dépression. C’est pourquoi la plupart d’entre eux associent systématiquement une psychothérapie aux médicaments. « Il n’y a rien de pire que l’ado traîné par ses parents chez le médecin, qui se voit prescrire une pilule sans qu’on prenne la peine de l’écouter, peste le pédopsychiatre Marcel Rufo. En psy, ce qui soigne, c’est le temps. » Il a fallu des années d’excès pour apprendre la prudence avec les antibiotiques. Il va falloir l’apprendre avec les psychotropes.

Amessi.org et l’Express.fr

L’huile De Noix De Coco, ses bienfaits sur la Santé

L’huile De Noix De Coco, ses bienfaits sur la Santé

L’huile De Noix De Coco, ses bienfaits sur votre Santé

L’huile de noix de coco est très utilisée dans les pays tropicaux particulièrement en Inde, au Sri Lanka, en Thaïlande, aux Philippines etc., qui ont une production abondante d’huile de noix de coco. À un moment donné, l’huile était aussi populaire dans les pays occidentaux comme les États-Unis et le Royaume Uni, mais il y avait une campagne de propagande forte dans les années 1970 propagée par l’industrie de l’huile de maïs et de soja contre l’huile de noix de coco. On a considéré l’huile de noix de coco comme nuisible pour le corps humain en raison de sa haute teneur en matières grasses saturées jusqu’à la dernière décennies (les années 2000) où les gens ont commencé à remettre en question les affirmations de la propagande. Nous allons voir en détails les effets de l’huile de noix de coco sur notre organisme.

Comment L’acide Laurique Est-Elle Utilisée Par Notre Organisme?

Le corps humain convertit l’acide laurique en monolaurine, qui est supposé être utile dans le traitement de virus et de bactéries qui causent des maladies comme l’herpès, la grippe, le cytomégalovirus et même le VIH. Il aide aussi à lutter contre les bactéries nuisibles comme la Listeria monocytogènes et l’helicobacter pylori et protozoaires nuisible comme la giardia lamblia.

De par ses nombreux bienfaits, l’huile de noix de coco, bien que son mécanisme exact d’action soit inconnu, a été largement utilisé dans l’Ayurveda, le système médicinal indien traditionnel. Le Centre de recherche de Coco a compilé une liste des avantages potentiels de l’huile de noix de coco dans la médecine tant traditionnelle que moderne.

Avant de voir les avantages de l’huile de noix de coco plus en détail, nous devons d’abord comprendre sa composition.

Composition D’huile De Noix De Coco:

Plus de quatre-vingt-dix pour cent d’huile de noix de coco est constitué de graisses saturées (Ne vous affolez pas! Ce n’est pas aussi mal que cela ne puisse paraître, lisez jusqu’à la fin de cette revue pour une vision plus positive), avec des traces très variables d’acides gras, comme des acides gras mono-insaturés et des acides gras polyinsaturés. L’huile de noix de coco vierge en est similaire.

Acides Gras Saturés: La plupart d’entre eux sont des triglycérides de chaînes moyens, qui sont censés bien s’adapter à l’organisme. L’acide laurique est le principal composant, représentant plus de quarante pour cent du total, suivi par l’acide caprique, l’acide caprylique, l’acide myristique et palmitique.

 Acides Gras Polyinsaturés : L’acide linoléique.

Acides Gras Mono-Insaturés : L’acide oléique.

Polyphénols : La noix de coco contient de l’acide gallique, que l’on connaît aussi sous le nom d’acide phénolique. Ces polyphénols sont responsables du parfum et du goût de l’huile de noix de coco. L’huile de noix de coco vierge est riche en ces polyphénols.

Les quelques dérivées d’acide gras comme les bétaïnes, l’éthanol amide, les éthoxylates, les esters gras, les polysorbates gras, les mono glycérides et les esters de polyol.

Des chlorures gras, le sulfate d’alcool gras et le sulfate d’éther d’alcool gras, lesquelles sont dérivées d’alcools gras.
De la Vitamine, vitamine K et minéraux comme le fer.

Les Bienfaits De L’huile De Noix De Coco Sur Notre Santé

Soin Capillaire:

Coco
Shares

L’huile De Noix De Coco, ses bienfaits sur la Santé

L’huile de noix de coco est une des meilleures substances nutritives naturelles pour vos cheveux. Elle contribue à une bonne croissance des cheveux et leur donne une qualité brillante. Elle est aussi très efficace contre la perte de protéine, ce qui peut donner des apparences peu attrayantes ou de désagréments diverses dans vos cheveux.

L’huile de noix de coco est largement utilisée dans le sous-continent indien pour le soin capillaire. La plupart des personnes dans ces pays l’appliquent sur leurs cheveux chaque jour après le bain ou la douche. C’est un excellent après-shampooing et un accélérateur de repousse. Elle fournit aussi les protéines essentielles exigées pour nourrir et guérir les cheveux abîmés. Des recherches indiquent que l’huile de noix de coco fournit la meilleure protection capillaire contre la fatigue d’hygral.

En massant régulièrement votre tête avec l’huile de noix de coco, vous pouvez être sûr que votre cuir chevelu sera sans pellicules, même si celui-ci est sec en permanence. Elle protège aussi vos cheveux des poux et des lentes.

L’huile de noix de coco est donc un très bon soin capillaire et est utilisée dans la fabrication d’après-shampooings divers ainsi que des crèmes antipelliculaires. L’huile de noix de coco est appliquée normalement pour le soin capillaire.

Maladies Cardiaques

Il y a beaucoup de rumeurs soutenant que l’huile de coco est mauvaise pour le cœur à cause de sa forte teneur en gras saturées. En réalité, elle lui est plutôt bénéfique. Elle contient environ 50 % d’acide laurique, qui aide à prévenir activement divers problèmes cardiaques comme le taux élevé de cholestérol et l’hypertension artérielle. La présence de graisses saturées dans l’huile de noix de coco n’est pas aussi nuisible que ceux vous trouvez généralement dans des huiles végétales. L’huile de noix de coco ne fait pas augmenter le niveau de LDL et réduit les cicatrices de blessures ainsi que les dégâts artérielles. Elle aide donc à prévenir l’athérosclérose.

Soin De La Peau

L’huile de noix de coco est aussi une excellente huile de massage. Elle agit comme une crème hydratante efficace sur tous les types de peau, y compris la peau sèche. L’avantage de l’huile de noix de coco sur la peau est comparable à celui de l’huile minérale. Heureusement, contrairement à cette dernière, il n’y a aucune crainte d’effets secondaires négatives. L’huile de noix de coco est donc une solution sûre pour empêcher la sécheresse et l’irritation de la peau. Elle retarde aussi l’apparence de rides et l’affaissement de la peau qui qui surviennent en vieillissant. L’huile de noix de coco aide aussi dans le traitement des problèmes de peau divers dont le psoriasis, la dermatite, l’eczéma et bien d’autres. C’est exactement pour cette raison que l’huile de noix de coco est l’ingrédient de base des divers produits de soin corporels comme les savons, les lotions et les crèmes utilisées pour soigner la peau. L’huile de noix de coco aide aussi dans la prévention du vieillissement prématuré et des maladies dégénératives en raison de ses propriétés d’antioxydant connues.

Perte De Poids

L’huile de noix de coco est très efficace pour perdre du poids. Elle contient des acides gras de chaînes courtes ou moyennes, qui aident à enlever le poids en excès. Elle est aussi facile à digérer et aide dans le bon fonctionnement de la thyroïde et du système endocrine. En outre, elle augmente le taux métabolique du corps en se débarrassant de la pression sur le pancréas, brûlant ainsi plus d’énergie, aidant ainsi les personnes obèses et en surpoids à perdre le superflu. Les gens vivants dans les zones côtières tropicales, qui utilisent l’huile de noix de coco chaque jour comme leur huile de cuisine primaire, ne sont pas forcément imposants, obèses ou en surpoids.

Le Système Immunitaire

L’huile de noix de coco est aussi bonne pour le système immunitaire. Elle renforce celui-ci car elle contient des lipides antimicrobiens, de l’acide laurique, de l’acide caprique et de l’acide caprylique qui ont des propriétés antifongiques, antibactériennes et antivirales. Le corps humain convertit l’acide laurique en monolaurine. La recherche a montré que cette conversion était un moyen efficace de traiter les virus et les bactéries responsables des maladies telles l’herpès, la grippe, le cytomégalovirus et même le VIH. L’huile de noix de coco aide à combattre les bactéries nuisibles comme la listériose monocytogenes et helicobacter pylori et protozoa nuisible comme giardia lamblia.

Digestion

Les bienfaits internes de l’huile de noix de coco se produisent principalement en raison de son utilisation comme l’huile de cuisine. L’huile de noix de coco aide à améliorer le système digestif et empêche ainsi les problèmes d’estomac et de digestion incluant l’irritation du collon. La présence de graisses saturées dans l’huile de noix de coco a des propriétés antimicrobiennes et aide à traiter des bactéries diverses, des moisissures et des parasites qui peuvent causer l’indigestion. L’huile de noix de coco contribue aussi dans l’absorption de d’autres substances nutritives comme des vitamines, des minéraux et des acides aminés.

Candida

La noix de coco a été désignée pour empêcher et même guérir la Candida. Il fournit le soulagement de l’inflammation causée par celle-ci, tant externe qu’interne. Sa concentration en humidité empêche l’irritation et le pelage de la peau. De plus, contrairement à d’autres traitements pharmaceutiques contre la Candida, les effets de l’huile de noix de coco sont progressifs et ne sont pas brutaux ou brusques, ce qui donne au patient le temps nécessaire pour s’habituer aux symptômes de manque ou aux Réactions Herxheimer (le nom donné aux symptômes accompagnant le rejet par l’organisme des toxines produites pendant l’élimination de ces microbes). Mais, dans le traitement de ce problème, les personnes devraient systématiquement et progressivement augmenter leurs dosages d’huile de noix de coco et éviter d’en prendre en grande quantité dès le début.

La Candida, aussi connue sous le nom de Candidose systémique, est une maladie sérieuse causée par la croissance excessive et non contrôlée de levure appelée Candida Albicans dans l’estomac. Cette levure est plus ou moins présente dans notre estomac, mais elle ne manifeste pas d’effets indésirables lorsque sa croissance est contrôlée par les bactéries bénéfiques qui y résident également. La croissance incontrôlée de levure peut être due à plusieurs raisons. Par exemple, à causes des bactéries destructives ou l’utilisation d’antibiotiques qui sert à l’élimination de ces bactéries qui peuvent engendrer un déséquilibre bactérien et vont développer un problème comme la Candida. La détoxification ou le lavage de votre estomac avec des médicaments ou l’utilisation excessive de laxatifs chimiques ou encore l’ingestion de matière toxique peut causer l’accumulation de levure ou de microbes pour démarrer une croissance très rapide et pouvant mener à la Candida.

Les Symptômes De La Candida: Les symptômes de la Candida peuvent être une infection dans les organes génitaux, dans la voie urinaire, dans la vessie, dans l’estomac, dans les intestins, au niveau de l’oreille, du nez et de la gorge. Cela provoque la sécheresse de la peau et sa démangeaison, des inflammations dans les organes internes et de la peau, une irritation et une peau pelée (particulièrement sur le cuir chevelu), des troubles digestifs et excrétoires ainsi que des problèmes de cheveux et d’ongles.

Cette maladie est très commune en Europe et en Amérique, probablement en raison du froid et du climat humide ainsi que la préparation des aliments générale, du stockage et des habitudes de consommation. En ces lieux, une grande partie de la nourriture est composée d’aliments qui, d’une certaine façon ou d’une autre, sont traités avec de la levure ou sont fermentés. Par exemple, le pain, d’autres produits cuits, le fromage et par-dessus tout, le vin et d’autres boissons alcoolisées, représentent une grande partie de l’alimentation dans ces parties du monde. Cela favorise l’apparition de la Candida Albicans dans l’organisme. Les acides gras diverses trouvées dans l’huile de noix de coco sont bénéfiques dans la neutralisation des effets de ces habitudes et peuvent être utilisées pour traiter la Candida.

L’acide Caprique est une chaîne moyenne d’acide gras (une graisse saturée) présente dans l’huile de noix de coco et a des propriétés antimicrobiennes, antivirales et antimycosiques. Ce même acide gras est présent dans le lait maternel et protège le bébé contre les infections bactériennes, virales et fongiques. Dans l’organisme, il réagit avec de certaines enzymes sécrétées par d’autres bactéries, qui le convertissent par la suite dans un agent antimicrobien puissant, mono caprin. Dans l’utilisation systématique l’huile de noix de coco comme un traitement pour la Candida, l’acide caprique est aussi très efficace contre l’accumulation de levure.

L’acide Caprylique, Acide Caproïque, Acide Myristique Et L’acide Laurique sont tous présents dans l’huile de noix de coco et ont les propriétés antimicrobiennes et antimycosiques qui aident à l’élimination de la Candida albicans. L’acide laurique est une graisse saturée un acide gras à chaîne moyenne qui forme une substance appelée monolaurine quand il se trouve en réaction avec des enzymes. Cette monolaurine est un antibactérien puissant et un tueur de champignons.

Guérison Et Infections

Quand on l’applique sur les parties infectées, l’huile de noix de coco forme une couche chimique sur la zone du corps concernée qui protège de la poussière, de l’air, des microbes, des bactéries et des virus. L’huile de noix de coco est vraiment efficace sur les bleus car elle accélère le processus de guérison des tissus endommagés.

Infections: L’huile de noix de coco est très efficace contre une variété d’infections en raison de ses propriétés antimycosiques, antivirales et antibactériennes. Selon le Centre de recherche sur le Coco, l’huile de noix de coco tue les virus responsables de la grippe, de la rougeole, de l’hépatite, de l’herpès, des SARS et de d’autres maladies à risque. Elle tue aussi les bactéries qui causent des ulcères, des infections de la gorge, des infections urinaires, la pneumonie et la blennorragie. En conclusion, l’huile de noix de coco est aussi efficace dans l’élimination des microbes et de la levure qui cause la mycose, la grive et l’érythème fessier.

Autres Bienfaits

L’huile de noix de coco est fortement recommandée pour d’autres avantages qui sont citées ci-dessous. L’utilisation de huile de coco a été prouvé pour son efficacité sur :

  • Le Foie: La présence des triglycérides à chaîne moyenne et d’acides gras contribue à prévenir des maladies du foie, car ces substances sont facilement converties en énergie lorsqu’elles l’atteignent, ce qui réduit la charge de travail de celui-ci et prévient également l’accumulation de graisse.
  • Le Rein: L’huile de noix de coco aide à prévenir les maladies rénales et de la vésicule biliaire. Elle aide également à dissoudre les calculs rénaux.
  • La Pancréatite: L’huile de noix de coco est également considérée comme étant efficace dans le traitement de la pancréatite.
  • La Détente: L’huile de noix de coco est très apaisante et par conséquent, elle aide à éliminer le stress. Appliquez l’huile de coco sur la tête, suivie d’un massage doux, aide à éliminer l’accumulation stress.
  • Le Diabète: L’huile de noix de coco aide à contrôler la glycémie et améliore la sécrétion d’insuline. Elle favorise également l’utilisation efficace de la glycémie, prévient et traite le diabète.
  • Les Os: Comme mentionné précédemment, l’huile de noix de coco améliore la capacité de notre corps à absorber les minéraux importants. Ceux-ci comprennent le calcium et le magnésium qui sont nécessaires pour le développement des os. Ainsi, l’huile de noix de coco est très utile aux femmes qui sont sujettes à l’ostéoporose après la cinquantaine.
  • Les Soins Dentaires: Le calcium est un élément important de nos dents. Puisque l’huile de noix de coco facilite l’absorption du calcium dans l’organisme, elle aide à fortifier la dentition. L’huile de noix de coco supprime aussi la carie dentaire.
  • Le VIH Et Le Cancer: On pense que l’huile de noix de coco joue un rôle important dans la réduction de sensibilité virale chez les patients atteints de VIH et du cancer. Une première recherche a indiqué cet effet de l’huile de noix de coco sur la réduction de la charge virale des patients du VIH (Référence).

Enfin, l’huile de noix de coco est souvent utilisée par les athlètes, les culturistes et par ceux qui suivent un régime. Cela est dû à sa faible teneur en matière grasse, elle est facilement convertie en énergie, et elle ne mène pas à l’accumulation de graisse dans le cœur et dans les artères. L’huile de noix de coco aide à stimuler l’énergie, l’endurance et améliore généralement les performances athlétiques.

L’huile De Coco Et La Maladie d’Alzheimer: Les recherches menées par le Dr. Newport déclarent que l’huile de coco est efficace dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. En dehors de cela il n’y a aucune preuve scientifique ni des savoirs traditionnels de l’huile de noix de coco qui sont utilisées pour le traitement de l’Alzheimer. En fait, il n’a pas été prouvé que l’huile de noix de coco aide à stimuler la fonction du cerveau dans n’importe quelque forme.

Pourquoi L’huile De Coco Est Solide?: Contrairement à la plupart des autres huiles, l’huile de noix de coco a un point de fusion élevée – environ 24 à 25 degrés Celsius ou Fahrenheit de 76-78. Par conséquent, elle est dans un état solide à basse température et fond uniquement lorsque la température augmente considérablement. Donc, si vous achetez une bouteille d’huile de noix de coco et la trouvez solide, ne vous dites pas directement qu’elle n’est pas bonne. L’huile de noix de coco est souvent sous cette forme, et bien évidemment, le mieux c’est de ne pas la conserver dans votre réfrigérateur.

Comment Utiliser L’huile De Coco?: Si vous utilisez l’huile de noix de coco pour une application sur une zone ciblée, surtout en soins capillaires, il suffit de faire fondre à l’huile (si elle est dans un état solide) en gardant la bouteille au soleil ou en la trempant dans de l’eau chaude. Vous pouvez également prendre d’huile de noix de coco et la mettre dans un petit bol puis la réchauffer (ne pas utiliser un micro-onde). Ensuite, versez l’huile dans votre paume et appliquez-la sur vos cheveux. Si vous souhaitez l’utiliser pour la consommation, il suffit de remplacer le beurre ou les huiles végétales avec de l’huile de noix de coco dans vos recettes. N’oubliez pas, vous n’avez pas besoin d’arrêter le traitement avec les autres huiles pour un usage unique, car vous perdrez les autres avantages des huiles traditionnelles et des produits laitiers.

Est-Ce Que Je Peux Utiliser L’huile De Coco Pour La Cuisson?: Oui, dans la plupart des régions côtières tropicales, les gens l’utilisent pour faire la cuisine.

Je n’aime pas le goût de l’huile de coco. Que dois-je faire?: Essayez d’utiliser l’huile de noix de coco dans une variété de recettes différentes. Toutefois, si vous avez des nausées après en avoir consommé, ne vous forcez pas. Comme cela peut arriver avec n’importe quel aliment, votre corps peut être allergique à l’huile de noix de coco et dans ce cas là, il est préférable de ne pas consommer.

Les Variétés D’huiles De Noix De Coco

Il existe principalement 6 variétés d’huiles de noix de coco que vous trouverez sur le marché dont l’huile de noix de coco pure, l’huile de noix de coco raffinée, l’huile de noix de coco biologique, l’huile de noix de coco vierge, l’huile de noix de coco vierge biologique et l’huile de noix de coco extra vierge.

L’huile De Coco Pure: Cette huile est notre vieille amie la plus connue. Elle est extraite de cerneaux de noix de coco séchées, qui sont aussi appelés coprah. C’est brut, non raffiné et sans aucun additif. Elle est principalement extraite par compression du coprah dans un moulin, soit conduit par des bœufs ou par la force. Cependant, la variété extraite par les moulins à huile conduit par des bœufs est préférable. L’huile de noix de coco pure a des usages multiples comme l’huile comestible, l’huile d’massage, l’huile capillaire, l’utilisation cosmétique, ainsi que l’usage médicinal et industriel.

L’huile De Noix De Coco Raffinée: Elle est parfois aussi appelée huile de coco RBD, qui est une forme abrégée de l’huile de coco raffinée, blanchie & désodorisée. Comme son nom l’indique, ce type d’huile est obtenu mécaniquement et chimiquement raffinant, blanchissant et désodorisant par l’huile brute de coco, puis l’affiner, pour la rendre incolore, inodore et sans aucun type de particule (comme les protéines) qui se trouve en elle. Ce que nous obtenons est alors uniquement des graisses saturées pures.

L’huile De Noix De Coco Vierge: L’huile de noix de coco vierge est dérivé du lait obtenu à base de la chair de la noix de coco fraîche et non à partir de coprah, par des procédés comme la fermentation, la séparation centrifuge et l’action de l’enzyme. Durant l’extraction de cet huile, on veille à ne pas utiliser de chaleur ou un minimum. De cette façon, le goût et l’odeur de l’huile deviennent plus agréables et sont remplis d’antioxydants et d’acides gras à chaîne moyenne. Elle possède également des propriétés antimicrobiennes remarquables. C’est une des variétés les plus respectées et les plus fiables de l’huile de noix de coco.

L’huile De Noix De Coco Biologique: Il s’agit de l’huile de noix coco qui a été extraite de la noix de coco provenant de cocotiers plantés uniquement sur des engrais biologiques et sans engrais synthétiques ou insecticides. La production d’huile de noix de coco biologique est également effectuée sans la présence de produits chimiques lors de son extraction ou traitement. C’est une autre variété très demandée de l’huile de noix de coco. L’huile de noix de coco biologique fait partie intégrante d’un certain nombre de produits cosmétiques biologiques tels que des savons biologiques, des crèmes et lotions pour la peau, des casse-croûtes et des milliers de d’autres produits similaires. Certains des programmes ainsi que les autorités biologiques certifient que l’huile de coco biologique comprend :

L’huile De Noix De Coco Vierge Biologique : Ce type d’huile est fondamentalement l’huile de noix de coco vierge produite à partir des noix de coco organiques, donc de façon organique. C’est peut-être la meilleure forme et la plus pure de l’huile de coco que l’on puisse imaginer, mais c’est rare.

L’huile De Noix De Coco Extra Vierge: Parmi toutes les variétés d’huile de noix de coco, c’est la variété la plus contestée et controversée, car son existence même est douteuse et le nom n’a pas de sens. En outre, il n’y a pas de normes établies concernant la pureté de l’huile de noix de coco. Par ailleurs, les entreprises réputés et les organismes gouvernementaux hésitent encore à résoudre la question. Ce qui est sûr, c’est que davantage de recherches sont nécessaires.
Les propriétés de l’huile de noix de coco ne diffèrent pas beaucoup selon leurs variétés et restent plus ou moins les mêmes. Donc réfléchissez avant de vous décider à acheter une de ces variétés.

L’huile De Noix De Coco Comme Une Huile De Support: L’huile de noix de coco peut être très efficace comme une huile de support. L’huile de support tient une place de grande importance dans l’aromathérapie, l’Ayurveda, la médecine chinoise et tous les autres systèmes de traitement qui impliquent un massage. Les huiles de support sont des huiles qui pénètrent dans la peau ou sont facilement absorbés par la peau et facilitent ainsi les infiltrations ou l’absorption des autres huiles (tels que les huiles essentielles) et les extraits de plantes à travers la peau lorsqu’elles sont mélangées. L’huile de noix de coco est facilement absorbée par les pores et est donc utilisée comme une huile de support. En outre, étant une des huiles les plus stables, elle ne rancit pas, ni elle ne laisse pas les autres huiles, les extraits de plantes ou médicaments nuire à ses avantages. En raison de ses propriétés antifongiques et antimicrobiennes, l’huile de noix de coco conserve les huiles, les extraits de plantes et les médicaments qui sont mélangés en elle même et protège contre les interactions microbiennes ou fongiques. Aussi, elle ne modifie pas les propriétés des huiles et des herbes mélangées qu’elle contient. L’huile de coco coûte chère dans plusieurs pays ; toutefois, dans les pays tropicaux, son prix est assez faible afin d’être abordable pour ses consommateurs.

L’extraction De L’huile De Coco

La pression à froid est l’une des méthodes privilégiées pour l’extraction de l’huile de noix de coco. La qualité de l’huile de noix de coco dépend de la méthode de son extraction. Il existe principalement deux modes d’extraction de l’huile de noix de coco. La première consiste à une pression à froid du coprah (cerneaux de noix de noix de coco séchées) et la deuxième est de bouillir le lait de la noix de coco fraîche. Puisque faire bouillir ou chauffer détruit beaucoup de nutriments et de composants utiles, l’huile de noix de coco obtenue de cette manière n’est pas considérée comme aussi bonne que celle obtenue par la pression à froid, puisque cette dernière conserve une grande partie des qualités nutritives de l’huile. Le pressage de la machine et le pressage manuel/par le bœuf sont deux méthodes de pression à froid.

Pressage De La Machine: Cette pression à froid s’effectue à l’aide d’un moulin à huile conduit par l’électricité ou un moteur à diesel. La plupart des huiles pressées à froid utilisées dans le monde est obtenue de cette façon.

Pressage Manuel/ Par Le Bœuf: L’huile obtenue de cette façon a un meilleur goût et un parfum plus prononcé. Elle est également plus chère car la production est plus petite, prend plus de temps et d’énergie et fait beaucoup plus de pertes. En bref, elle a un prix plus élevé, faible en disponibilité mais une meilleure qualité.

Achat D’huile De Noix De Coco

Tout d’abord, vous devez savoir pourquoi avez-vous besoin d’une huile de noix de coco et où voulez-­vous l’utiliser. Votre choix doit être selon votre besoin, si vous la voulez pour des utilisations alimentaires ou plutôt comme une huile de support pour être utilisée en aromathérapie, pour le massage, pour perdre du poids ou pour des fins médicinales. Comme mentionné précédemment, il existe différentes variétés et des fins. Leurs propriétés ne diffèrent pas beaucoup, sauf elles sont mélangées avec des bases ou des additifs qui ne contiennent pas 100% d’huile de noix de coco. Voici une liste d’utilisation et le type d’huile de coco à acheter.

Utilisation—Le Type Approprié

  • La Cuisson— L’huile de noix de coco raffinée
  • La Perte de Poids—L’huile de noix de coco vierge
  • Comme huile de support —L’huile de coco vierge, l’huile de coco fractionnée
  • La santé—L’huile de noix de coco vierge, l’huile de coco biologique
  • Le Massage—l’huile de coco pure, l’huile de coco raffinée
  • Les Cheveux—l’huile de coco pure, l’huile de coco raffinée
  • Les Usages médicinaux—l’huile de coco vierge, l’huile de coco vierge biologique

En outre, avant d’acheter l’huile de noix de coco, vous devez garder à l’esprit que pour les usages alimentaires et thérapeutiques, l’huile de noix de coco raffinée est la meilleure car elle est hygiénique et est propre. L’huile de noix de coco non raffinée est bonne pour des applications externes comme les soins capillaires et les soins de la peau.

Où L’acheter? : Sauf pour certaines des variétés spéciales, telles que l’huile de coco vierge et l’huile de coco biologique, d’autres variétés comme l’huile de coco pure et huile de coco raffinée sont facilement disponibles dans la plupart des épiceries, en particulier dans les pays tropicaux. Pour les variétés spéciales, vous devrez peut-être chercher dans les grands magasins ou les pharmacies. Les cas peuvent être un peu différentes dans les pays qui ne produisent pas d’huile de coco, comme aux États-Unis, le Royaume-uni et la plupart des pays d’Europe. Vous devrez visiter les grands épiciers dans ces pays pour trouver différentes variétés d’huile de coco. Vous pouvez également obtenir l’huile de coco plus facilement dans les épiceries dans les quartiers qui ont des populations venant de l’Inde, la Thaïlande, le Sri Lanka, les Philippines et l’Afrique côtière. Évidemment, vous pouvez le commander en ligne aussi et faire livrer où vous résidez.

Quelle Marque D’acheter? : Ce n’est pas un problème si quelqu’un dans votre village extrait de l’huile de coco (tout à fait normal dans les Philippines, la Thaïlande, la Birmanie, l’Inde côtière, le Sri Lanka etc.) et que vous connaissez cette personne bien ou que vous le/la voyez extraire l’huile. Mais lorsque vous l’achetez en quantité, optez pour les marques plus fiables et réputées. Lisez attentivement la composition et vérifiez la date de fabrication (plus l’huile de noix de coco a une date antérieure, plus elle est meilleure).

Combien Faut-Il Payer? : C’est une question vraiment difficile à répondre. Le prix de l’huile de coco dépend de nombreux facteurs tels que la disponibilité (moins chère là où elle est produite et plus coûteuse dans les autres endroits, et c’est encore plus chère quand c’est commandé par téléphone, Internet, etc..). Le prix varie également selon la demande, la variété (celle qui est raffinée coûte la moins chère, suivi par la fractionnée, la vierge, la biologique et les huiles de coco vierges biologiques), la marque et la quantité (l’achat en gros coute un peu moins).

Combien Faut-Il Acheter? : Il faut acheter ce dont vous avez besoin pour quelques mois car parce que malgré le fait que l’huile de coco ne rancit pas pendant une longue période, il est préférable de ne pas la stocker inutilement. Vous obtiendrez de meilleurs résultats avec de l’huile de coco fraîche.

Le Stockage: Après avoir acheté l’huile de noix de coco, il faudra penser au stockage. Dans les pays froids, l’huile de noix de coco est livrée dans de bons et grands récipients. Toutefois, si vous obtenez un paquet (tétra-pack ou sachet en plastique), après avoir ouvert l’emballage, veillez à conserver l’huile dans des récipients avec une couvercle hermétique et une ouverture large, afin que vous puissiez la prendre avec une cuillère si elle se solidifie. Il est nécessaire garder le bocal scellé ou bien le refermer car il y a d’autres fanatiques de l’huile de coco (les fourmis, les cafards, les autres insectes et les rongeurs l’adorent!).

source : https://www.organicfacts.net/

Risque de démence avec l’AVC et les suppléments de calcium

Risque de démence avec l’AVC et les suppléments de calcium

calcium
Shares
Risque de démence avec l’AVC et les suppléments de calcium

Une étude de l’Université de Göteborg (Suède) et de l’University College London publiée en août 2016 dans la revue Neurology explique qu’une supplémentation en calcium va réduire le flux sanguin vers le cerveau et favoriser le développement de la démence vasculaire chez les personnes à risque déjà élevé ou à antécédent d’AVC. Des résultats à confirmer mais qui incitent à rediscuter d’une telle supplémentation avec son médecin traitant et à préférer l’apport alimentaire en cas de besoin particulier en calcium.

Les chercheurs ont suivi durant 5 années, 700 femmes âgées de plus de 70 ans, exemptes de démence, dont 98 prenaient des suppléments de calcium. Au cours du suivi, ces participantes ont subi des tests d’imagerie afin de détecter les signes de maladie cérébrovasculaire, des lésions de la substance blanche ou les zones du cerveau ayant une mauvaise circulation sanguine, ce qui est associé à la démence vasculaire.

Au cours du suivi, 59 participantes ont développé une démence, 14,3% des participantes ayant pris des suppléments ont développé la démence versus 7,5% chez les participantes qui ne prenaient pas de suppléments.

Ce résultat repose sur 6 femmes qui ont pris des suppléments, et sur 15 qui ont eu un AVC. Enfin, une analyse plus poussée montre que la prise de calcium n’a pas augmenté le risque de démence chez les femmes qui n’avaient pas eu d’AVC ou qui ne présentaient aucun signe de lésions de la substance blanche sur leurs scans du cerveau.

L’analyse révèle que l’augmentation du risque de démence est concentrée chez les femmes sous supplémentation de calcium, à antécédents d’accident vasculaire cérébral, ou présentant déjà des signes de dommages aux vaisseaux sanguins dans le cerveau.

Les résultats de cette étude observationnelle, menée sur un petit échantillon de femmes sous supplémentation, doivent être confirmés. Les chercheurs concluent ainsi que la supplémentation en calcium peut augmenter le risque de démence chez les femmes âgées ayant une maladie cérébrovasculaire.

Cependant ces résultats alertent, une nouvelle fois, sur l’importance de discuter de telles supplémentations, qui ne sont pas anodines, avec le médecin traitant. Enfin les auteurs qu’il est possible, en cas de besoin accru de calcium pour prévenir le risque d’ostéoporose par exemple, d’augmenter les niveaux de calcium par l’alimentation : les produits laitiers, les légumes verts à feuilles, les graines de soja et les noix sont d’excellentes sources de calcium.

Source : Le Blog Retraite Sereine

Une mauvaise santé dentaire accentue le risque d’AVC et de Pneumonie bactérienne

Une mauvaise santé dentaire accentue le risque d’AVC et de Pneumonie bactérienne

Une mauvaise santé dentaire accentue le risque d’AVC, le risque de maladies cardiovasculaires et de Pneumonie bactérienne

dentiste
Shares

Les troubles cardiaques pourraient en partie être causés par les dents. Comme le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut provoquer une tornade au Texas, bruxisme, édentation ou encore prolifération bactérienne dans la bouche peuvent causer mille maux au reste du corps, et impacter la santé cardiaque. A l’occasion ce samedi de la Journée mondiale de l’AVC, les chirurgiens-dentistes de l’Union française pour la santé bucco-dentaire tirent la sonnette d’alarme. Le Pr Francis Hartmann, professeur d’odontologie et de neurophysiologie et auteur de Mal de dos, Fatigue, Migraine… Si vous serrez les dents (éd. Kawa), fait la lumière sur l’origine dentaire sous-estimée de certains troubles cardiaques.

Illustration: un patient chez le dentiste. – PHILIPPE HUGUEN / AFP

Quel lien y a-t-il entre les dents et d’éventuels troubles cardiaques ?

Si vous appuyez sur vos yeux fermés, votre rythme cardiaque ralentira (bradycardie), car ce simple geste envoie une information de modération cardiaque au nerf vague : c’est ce qu’on appelle le réflexe oculo-cardiaque. Or, la cornée et les dents du haut et du bas sont innervées par le même nerf, le nerf trijumeau. Il modère le rythme cardiaque via l’œil et l’augmente via le contact dentaire. Donc si vous souffrez de bruxisme, le serrage involontaire mais soutenu des dents peut entraîner une augmentation du rythme cardiaque (tachycardie).

Mes travaux de recherche ont permis de comprendre la raison pour laquelle les patients atteints de bruxisme souffraient parfois de palpitations cardiaques de cause dentaire.

Le bruxisme peut-il avoir d’autres conséquences sur la santé ?

Il en a de très nombreuses ! Le bruxisme appartient aux dysfonctions de l’articulation temporo-mandibulaire (DTM) et ces DTM peuvent avoir des conséquences sur tout le corps et provoquer des troubles cardiaques donc, mais aussi des troubles auditifs (acouphènes), des vertiges, des troubles du comportement alimentaire, des migraines ou encore des douleurs au cou et au dos. Des cas de fibromyalgie et de syndrome de fatigue extrême pourraient aussi avoir des causes dentaires. Ces affections touchent particulièrement les femmes, or les nerfs des dents sont particulièrement sensibles aux œstrogènes.

L’Union française pour la santé bucco-dentaire insiste sur le lien entre mauvaise hygiène dentaire et risque d’accident vasculaire cérébral (AVC). Comment des problèmes dentaires peuvent potentiellement causer un AVC ?

Une mauvaise hygiène bucco-dentaire accentue le risque d’AVC. Une personne qui souffre de gingivites non soignées finira, avec l’âge, par développer une parodontite, une maladie infectieuse. C’est-à-dire que l’inflammation qui, au départ, touchait seulement la gencive va gagner tout le tissu, y compris osseux, autour de la dent. Lorsqu’elle est chronique, la parodontite est associée à une inflammation prolongée, dont les effets négatifs affectent tout l’organisme et qui peut se traduire par une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires.

Par ailleurs, la parodontite peut à terme entraîner la perte de dents. Or une étude menée par des neurologues coréens a mis en lumière les graves conséquences de l’édentation sur la santé. En étudiant le cerveau de patients sains et de patients souffrant de graves problèmes dentaires. A partir de sept dents manquantes, ils ont observé une transformation totale de la substance blanche du cerveau, ainsi que des infarctus cérébraux à répétition.

Mais peu de médecins français sont au fait de ces travaux sur les retentissements des problèmes dentaires sur le reste du corps, ils ne veulent pas reconnaître que les dents puissent être responsables d’affections si graves et variées. La santé dentaire est pourtant essentielle.

Par Anissa Boumediene – 20minutes.fr

Une bouche saine pour éviter la pneumonie bactérienne

Une étude américaine met en avant l’importance d’une bonne hygiène bucco-dentaire pour éviter de développer une pneumonie bactérienne.

Voilà une raison de plus pour convaincre les phobiques du dentiste. Outre les raisons hygiénique et esthétiques générales, se rendre régulièrement chez le dentiste pourrait bien permettre d’éviter de développer une pneumonie bactérienne, selon une étude des chercheurs de la Virginia Commonwealth University aux Etats-Unis. Prendre soin de ses dents et sa bouche diminuerait de 86% les risques de développer cette infection des poumons.

La pneumonie aussi causée par des bactéries dans la bouche

Cela peut paraître surprenant mais les scientifiques expliquent ce lien dans leur étude présentée au congrès annuel des sociétés nationales d’infectiologie. La pneumonie est normalement provoquée par des bactéries présentes dans l’air qui peuvent accidentellement être inhalées puis aspirées dans les poumons et causer l’infection. Les bactéries responsables se transmettent lors d’une toux, d’un éternuement, du mouchage ou par contact avec des objets contaminés par des sécrétions nasales ou de la gorge.

Le corps humain est naturellement recouvert de bactéries, microbes et champignons. Présents partout, sur la peau, dans l’estomac, dans l’intestin, certains sont positifs comme le microbiote intestinal mais d’autres non et peuvent être nuisibles. C’est le cas de certaines bactéries qui sont parfois présentes dans la bouche en cas de mauvaise hygiène dentaire et peuvent accidentellement être inhalées jusque dans les poumons puis causer la pneumonie bactérienne, selon l’étude.

Prendre soin de sa bouche pour prévenir les risques

Pour arriver à ces résultats les chercheurs ont analysé les données médicales de plus de 26.000 patients. Ils ont découvert que 441 d’entre eux souffraient d’une pneumonie bactérienne et après comparaison avec leurs données sur les soins dentaires ils ont constaté que ceux qui ne font pas d’examens dentaires ont 86% de risques en plus de développer cette maladie contrairement à ceux qui allaient chez le dentiste deux fois par an.

L’auteur principale de l’étude, le Pr Michelle Doll souligne :  « Il existe un lien bien documenté et des visites médicales dentaires sont importantes pour maintenir une bonne santé bucco-dentaire. Nous ne pouvons pas débarrasser la bouche de toutes ces bactéries mais une bonne hygiène buccale peut limiter leurs quantités ». Les germes responsables de la pneumonie et d’autres maladies peuvent donc aussi « provenir de la cavité buccale ou la sphère ORL (oto-rhino-laryngologiste) » et migrer vers les poumons ou dans le sang, d’où l’importance d’une bonne hygiène bucco-dentaire.

http://www.actusante.net/Thomas Ulmer

Et la lumière fut téléportée

Et la lumière fut téléportée

Et la lumière fut téléportée

Le physicien genevois Nicolas Gisin va recevoir le prestigieux Prix Marcel Benoist pour ses travaux sur la téléportation quantique, dont il est l’un des pionniers. Théoricien aguerri, il a néanmoins toujours su s’adresser aux expérimentateurs

«Le plus court chemin d’un point à un autre, c’est d’y envoyer quelqu’un à sa place», déclare le Chat de Geluck, dont le dessin orne le bureau de Nicolas Gisin à l’Université de Genève. Offert par ses collègues pour son soixantième anniversaire, le fameux matou potelé a une conception assez drôle de la téléportation. Le professeur, lui, en a sans doute une autre, en tout cas une plus précise.
Voilà un peu plus de trente ans qu’il étudie la physique quantique, vaste discipline portant aussi bien sur les lois régissant les particules de matière que sur des applications concrètes telles que l’encryptage de données informatiques, la génération de nombres réellement aléatoires ou encore, donc, la téléportation.

Autant de travaux dont il est l’un des pionniers et qui viennent d’être distingués par le Prix Marcel Benoist 2014, qui lui sera remis ce mercredi à l’Université de Genève*. Egalement appelée le «Nobel suisse», cette récompense honore chaque année un «savant suisse ou domicilié en Suisse qui aura […] fait la découverte ou l’étude la plus utile dans les sciences, particulièrement celles qui intéressent la vie humaine», comme l’indique le testament de Marcel Benoist, mystérieux juriste francilien qui a légué toute sa fortune à la Confédération afin de créer cette distinction.

Nicolas Gisin, 62 ans, nous reçoit dans son bureau du Groupe de physique appliquée. Il est quelque peu fatigué et on le comprend: conférences, congrès, récompenses, il enchaîne les déplacements partout dans le monde. Nul n’étant prophète en son pays, ce Suisse né à Genève n’avait jusqu’ici reçu que de modestes honneurs de la part de sa patrie. Un titre de docteur honoris causa à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne en 2004, le Prix «sciences» de la Ville de Genève en 2007 et… c’est tout.

Alors forcément, un «Nobel suisse» prend une saveur particulière. «C’est une grande fierté que d’être reconnu par son propre pays. C’est quelque chose de difficile, et peut-être plus en Suisse qu’ailleurs, où l’on n’aime pas beaucoup les têtes qui dépassent», glisse le lauréat avec un large sourire. C’est le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, en tant que président de la Fondation Marcel Benoist, qui lui a officiellement appris la bonne nouvelle par téléphone. De mère allemande et de père bâlois, Nicolas Gisin se dit très à l’aise avec les langues; les deux hommes ont discuté le plus naturellement du monde en français, en allemand et en anglais, trois idiomes qu’ils maîtrisent parfaitement. Doué en langues, ça, d’accord, mais c’est surtout en sciences qu’il excelle.

Maths ou physique?

Lorsqu’il s’inscrit à l’Université de Genève, Nicolas Gisin a du mal à faire son choix. «Je crois que je n’avais pas bien saisi la différence entre ces matières», se rappelle-t-il. Qu’à cela ne tienne, il étudiera les deux. Durant l’année scolaire, il révise ses cours d’arrache-pied et gagne un peu d’argent sur des chantiers. Après ses examens, il roule sa bosse autour du monde en emportant toujours avec lui quelques cahiers de vacances. C’est lors d’un voyage dans le sud de l’Inde en 1978 qu’il a le coup de foudre pour la physique quantique. «J’avais emporté des livres de Heisenberg et d’Einstein, mais c’est un article scientifique des physiciens John Clauser et Abner Shimony sur la physique quantique qui a été l’élément déclencheur», se souvient Nicolas Gisin.
Le papier est consacré aux inégalités de Bell, du nom du physicien irlandais John Bell, qui les a formulées dans les années 1960. Il s’agit de formules qui, en cas de violation par l’expérimentation, devaient confirmer les prédictions de la mécanique quantique. Or en 1972, ce même John Clauser mettait pour la première fois ces inégalités en défaut. Des résultats confirmés par la suite par d’autres expériences qui ont véritablement frayé la voie à la physique quantique.
Cette nouvelle discipline émerveille Nicolas Gisin. «Ces articles décrivaient un monde nouveau, dans lequel notre intuition n’est d’aucune utilité. C’est comme un voyage plein de surprises.» Voyage pour lequel il décide de s’embarquer. Vous l’imaginez achever ses études et s’enfermer dans un laboratoire? Raté. Comme ces particules qu’il étudie, Nicolas Gisin est du genre insaisissable. Après un post-doctorat en optique quantique à l’Université de Rochester dans l’état de New York, c’est dans le privé qu’il entame sa carrière, dans une start-up, Alphatronics, spécialisée dans les fibres optiques.
Bien payé, de retour dans sa Genève natale, il aurait pu en rester là. Sauf que Nicolas Gisin n’a jamais vraiment quitté ce «monde nouveau». «Je travaillais tous les soirs en rentrant et je continuais à publier quelques articles.» Alors lorsque se présente à lui l’opportunité de rejoindre l’Université de Genève en 1988, il fait fi de la baisse de salaire et accepte immédiatement de rejoindre le Groupe de physique appliquée, où il va effectuer l’essentiel de ses recherches.
Celles-ci sont basées sur le phénomène d’intrication quantique, observé lorsque deux particules physiquement distinctes, ici des photons (soit des particules de lumière), restent unies par un lien mystérieux et se comportent comme un seul et même objet. Un peu comme si un lancer de dé à Genève donnait simultanément le même résultat sur un autre dé situé à Tokyo. C’est l’intrication qui permet de réaliser des téléportations quantiques, une curiosité théorique qui a ensuite éveillé l’intérêt des expérimentateurs.

C’est ainsi qu’en 1982, le Français Alain Aspect, de l’Institut d’optique de Palaiseau, démontre pour la première fois que l’intrication quantique existe bel et bien. Poursuivant dans cette voie, Nicolas Gisin et son équipe mettent à leur tour en défaut les inégalités de Bell, cette fois en dehors d’un laboratoire.

En 1997, ils démontrent que deux photons a priori indépendants, l’un à Bernex, l’autre à Bellevue, sont en fait liés de façon immatérielle, ce qu’on appelle aussi une «corrélation non locale». En 2006, il réalise la première téléportation quantique de photons distants de plusieurs kilomètres, en utilisant le réseau de fibre optique de Swisscom; ce ne sont pas les particules qui ont été téléportées, mais leurs propriétés.

En d’autres termes, l’état quantique mesuré du premier photon était systématiquement retrouvé, au même instant, dans le second photon qui lui était intriqué. «Alors que personne ne jugeait possible de réussir cette expérience dans un réseau commercial, Nicolas Gisin y est parvenu grâce à sa parfaite compréhension des fibres optiques», se souvient Alain Aspect, qui voit en Nicolas Gisin l’un des physiciens les plus importants. «C’est d’autant plus louable qu’il a su persévérer malgré le peu d’intérêt qu’on a longtemps accordé à la physique quantique.» Ce tour de force valut en tout cas à Nicolas Gisin de recevoir en 2009 le Prix… John Bell, comme un clin d’œil de l’histoire.

Quelques années plus tard, son groupe réussit un autre type de téléportation quantique dans un système à trois photons cette fois. Plus récemment, en septembre dernier, c’est encore son équipe qui assure le buzz scientifique grâce à une étude publiée dans Nature Photonics. Elle détaille une expérience de téléportation sur une distance de 25 kilomètres. Surtout, c’est la première fois qu’une telle téléportation s’opère avec un changement de matière, l’information partant d’un photon, donc une particule de lumière, pour arriver dans un cristal tout ce qu’il y a de plus solide.

Aujourd’hui, les travaux de Nicolas Gisin font référence et ouvrent la voie à des applications concrètes telles que la sécurisation de certaines communications selon un protocole de cryptographie quantique, qui consiste à téléporter le message entre deux machines, sans aucune interception possible. C’est d’ailleurs l’activité principale d’ID Quantique, une entreprise fondée il y a treize ans par Nicolas Gisin et trois de ses collègues. Un aspect profondément fondamental, couplé à d’intéressantes applications concrètes: cette double approche constitue aujourd’hui la «marque de fabrique» des travaux de ce physicien.
«Cette dualité dans son travail, avec des applications pratiques issues d’aspects fondamentaux, est pour moi la marque d’un scientifique d’exception», commente le physicien Jérôme Faist, de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Et s’il a su concilier ces deux facettes de la physique, c’est avant tout parce que Nicolas Gisin a su bien s’entourer. «Nicolas est un théoricien qui sait parler le langage des expérimentateurs. En parvenant à réunir ces deux types de physiciens au sein d’un même groupe, il a su créer un environnement de travail stimulant, c’est ce qui fait la force de son équipe», analyse Hugo Zbinden, qui travaille avec lui depuis une vingtaine d’années.
Un autre de ses collaborateurs, Nicolas Sangouard, estime que ce sont ses capacités de manager qui ont été décisives. «C’est un vrai chef, qui sait créer une bonne ambiance dans le laboratoire, mais aussi en dehors, en organisant des sorties de ski ou des soirées fondue.» «Je ne suis pas un savant fou qui vivrait reclus, j’aime aller boire une bière avec mes collègues le vendredi et passer du temps en dehors du laboratoire», confirme l’intéressé.

Ce tempérament de meneur et ce goût du collectif prennent-ils leurs racines dans son passé de joueur de hockey sur gazon, sport qu’il a pratiqué au niveau national (il préside d’ailleurs aujourd’hui le Servette Hockey Club, «champion de Suisse», comme il le précise fièrement)? Ce serait faire un raccourci un peu trop rapide. Ce qui, pour quelqu’un qui téléporte des informations, n’a finalement que peu d’importance. Et ça, même le Chat en conviendra.

* Remise du Prix Marcel Benoist 2014 à Nicolas Gisin,mercredi 29 octobre 2014, 18h,Uni Dufour, Genève.

«La physique quantique décrit un monde nouveau, c’est un voyage plein de surprises»

Comment la mafia napolitaine a fait exploser les cas de cancers

Comment la mafia napolitaine a fait exploser les cas de cancers

Comment la mafia napolitaine a fait exploser les cas de cancers

LE TRIANGLE DE LA MORT : Ces dernières années, les médecins italiens ont constaté une recrudescence des cas de cancer dans la région de Naples. Ils ont fini par faire le lien avec les déchets industriels toxiques enfouis dans les sols de la Campanie depuis des décennies par les syndicats du crime organisé.

Protocole d’un scandale environnemental aux conséquences tragiques.

Quelques jours avant ma visite à l’hôpital Sant’Anna et San Sebastian de Caserte, les médecins ont reçu un petit garçon de onze ans qui se plaignait de maux de tête. Ils craignaient le pire et, de fait, le diagnostic leur a très vite donné raison : l’enfant avait une tumeur au cerveau.

Un de plus. Il était trop tôt pour délivrer un pronostic, trop tôt pour réconforter les parents, totalement pris au dépourvu. Dans cette petite ville où les médecins n’avaient que rarement eu à traiter des enfants atteints de cancer – et moins encore d’une tumeur cérébrale –, ces cas tragiques se succèdent désormais mois après mois.

Trop de jeunes patients décèdent. Certains sont des nourrissons qui, à peine sortis du ventre de leur mère, sont déjà rongés par la maladie. Et puis il y a toutes ces femmes qui ont développé bien trop tôt un cancer du sein, tous ces hommes qui présentent un cancer du poumon, alors qu’ils n’ont jamais fumé.

Et aussi tous ces enfants nés trisomiques, bien que leur mère soit relativement jeune. De petites fumerolles s’échappent de terre

NAPLES_Dechets toxiques
Shares

NAPLES_Dechets toxiques

Que se passe-t-il donc dans cette région de Campanie, au nord de Naples, que l’on appelle désormais le triangle de la mort ?

Pour les habitants, la réponse se trouve sans doute à cinq kilomètres de là, dans une ancienne carrière de pierre, près de la ville historique de Maddaloni. Enzo Tosti, un énergique éducateur de 57 ans, m’emmène sur les lieux. Il suit lui-même un traitement depuis cinq mois, m’explique-t-il, car ses analyses sanguines ont révélé un taux anormalement élevé de dioxine. “J’ai pensé aller m’installer ailleurs, pour ma santé, mais où voulez-vous que j’aille ? Chez moi, c’est ici”, soupire-t-il. Carte : Google Maps. En descendant de voiture, il se couvre la bouche d’une main et m’ordonne de me dépêcher.

Le sol est jonché d’ordures : des sacs en plastique, des pots de peinture, des bouteilles de verre…

D’un pas mal assuré, j’essaie tant bien que mal de suivre mon guide sur ce terrain crevassé et criblé de nids-de-poule. En contrebas, une odeur âcre de produits chimiques nous prend à la gorge et de petites fumerolles s’échappent de terre. D’un signe de la main, Tosti coupe court à mes questions : “On parlera dans la voiture !” Sur le chemin du retour, il me raconte comment la mafia locale a déversé ici d’énormes quantités de déchets industriels contaminés, puis, contre toute attente, a obtenu a posteriori des autorisations pour ces dépôts. Il s’agit pourtant de substances toxiques, abandonnées au beau milieu de terres agricoles fertiles, tout près d’un concessionnaire automobile, de salles de loto et de magasins de meubles, et à quelques centaines de mètres d’une ville de 39 000 habitants.

Une enquête judiciaire est en cours depuis 18 mois, mais ici, personne ne s’attend à ce qu’elle débouche sur des inculpations. Boire Naples et mourir Car ce cas est loin d’être isolé. Cette région d’Italie, qui passait autrefois pour un paradis, compte des milliers de décharges sauvages : dans des canaux et des grottes, des carrières et des puits, sous des champs et des collines, sous le bitume des routes et dans des sous-sols de maisons…

Selon un repenti de la mafia, pendant des années, les entreprises du Nord industrialisé ont préféré verser des sommes dérisoires au crime organisé pour se débarrasser illégalement de leurs déchets, plutôt que de payer le prix du marché pour les faire traiter dans les règles. La Camorra, organisation mafieuse qui opère dans toute la Campanie, a ainsi contaminé une grande partie de son propre fief, en dispersant un peu partout des métaux lourds, des solvants et des composés chlorés. Les effets dramatiques de son inconséquence commencent tout juste à se faire sentir.

L’histoire de ces dépôts d’ordures illégaux est une tache sur l’Italie, et révèle la face sombre du capitalisme.

L’Etat est accusé de complicité, et la police, la classe politique et le pouvoir judiciaire sont soupçonnés d’avoir couvert ces pratiques.

Médecins et scientifiques voient dans cette pollution un parfait exemple d’“exposomique” – nouvelle discipline qui étudie les effets délétères des expositions environnementales sur la santé. Tout commence en 1980 Les origines de cette histoire remontent au séisme qui, en novembre 1980, a […] Ian Birrell

source : CourrierInternational

Google vous aide à diagnostiquer votre maladie

Google vous aide à diagnostiquer votre maladie

Google vous aide à diagnostiquer votre maladie

Le moteur de recherche affichera les causes qui pourraient être liées à des symptômes, ainsi que des pistes de traitement en automédication.

Les médecins vont-ils prendre Google en grippe ?

Dans les prochaines semaines, le moteur de recherche affichera des informations médicales détaillées lorsqu’un internaute cherchera à se renseigner sur des symptômes.

Si une personne tape, par exemple, «mal de tête d’un seul côté», Google affichera les causes probables ou les possibilités de traitement en automédication. Il indiquera s’il est nécessaire ou non de consulter un médecin. Le contenu de ces fiches médicales a été conçu en collaboration avec des médecins de la Havard Medical School et de la Mayo Clinic.

«Environ 1% des recherches sur Google est lié à des symptômes médicaux,explique Google dans un billet de blog publié lundi. Mais les contenus liés à la santé sur le Web peuvent être difficiles à appréhender et tendent à effrayer les gens aux symptômes bénins, ce qui peut créer une anxiété et un stress superflu

Ce service est uniquement lancé en langue anglaise aux États-Unis. Il devrait être, à terme, déployé dans d’autres pays. En France, il pourrait concurrencer des sites ou des forums spécialisés comme Doctissimo ou TopSanté, souvent consultés dès l’apparition de symptômes, mais jugés peu fiables par les professionnels de santé.

Comme leurs patients, les médecins généralistes ne semblent pas bouder le moteur de recherche: 96% d’entre eux l’utilisent pour trouver des informations médicales ou mettre à jour leur connaissances.

Google, le médecin malgré lui

Google permettrait de prédire les maladies ou les épidémies à travers les requêtes des internautes, selon une étude de l’université australienne de Deakin publiée en avril 2015. Ces requêtes aideraient à prédire les risques d’accidents vasculaires, de maladies cardiaques ou de cancers. Une personne voulant se renseigner sur les horaires d’ouverture d’un club de sport a plus de chances d’être en bonne forme qu’une personne recherchant les horaires d’ouverture d’un fast-food. Ces données sont comparées avec celles du Center for Disease Control, l’organisme américain de contrôle des épidémies.

Le moteur de recherche aiderait aussi à prévenir les épidémies: plus on cherche à se renseigner sur un symptôme dans une zone donnée, plus le risque d’y voir apparaître une épidémie augmente. Du moins en principe. Car le système prédictif de Google avait sous-estimé l’épidémie de grippe aviaire H5N1 en 2009 et avait, au contraire, surestimé la grippe saisonnière de 2012-2013 aux États-Unis. Ce manque de fiabilité, qui a pu induire en erreur les citoyens et les autorités sanitaires, a conduit à l’arrêt en 2015 de Google Flu Trends, le système d’analyse des requêtes saisies par les internautes.

[x_image type= »rounded » float= »none » src= »https://laurepouliquen.fr/wp-content/uploads/2016/08/GOOGLE_DIAGNOSTIC.jpg » alt= »Google Diagnostics » title= »Google Diagnostics » info= »tooltip » info_place= »top » info_trigger= »hover » lightbox_caption= »Google Diagnostics »]

La santé, nouvel eldorado de Google

[x_blockquote type= »centre »]Le géant du numérique cherche à faire évoluer la médecine actuelle vers une médecine plus préventive grâce à la technologie. Dès 2008, il a créé Google Health, un service d’archivage de dossiers médicaux qui a fermé quatre ans plus tard faute d’utilisateurs.[/x_blockquote]

En 2014, la firme a testé un service de consultation médicale par webcam. En septembre dernier, l’entreprise a lancé sa propre encyclopédie médicale recensant les symptômes et les traitements de près de 9000 maladies.

Depuis plus d’un mois, Google analyse les données des patients de trois hôpitaux londoniens au moyen de l’intelligence artificielle. Une initiative qui inquiète les défenseurs de la vie privée, qui craignent pour la confidentialité des données médicales. La puissante firme doit affronter l’appétit d’autres acteurs du numérique.

IBM a annoncé ce mardi avoir investi 4 milliards de dollars dans sa nouvelle division santé pour contrer les ambitions de Google.

source : LeFigaro.fr

Les rêves d’immortalité du milliardaire Peter Thiel

Les rêves d’immortalité du milliardaire Peter Thiel

 Les rêves d’immortalité du milliardaire Peter Thiel

Peter Thiel, milliardaire libertarien et investisseur de premier rang dans la Silicon Valley, a 48 ans et 2,8 milliards d’euros.

Une fortune qui lui permet de tout acheter et de vivre comme un roi jusqu’à la fin de ses jours.

Logiquement pour quelqu’un qui peut potentiellement tout posséder, il s’intéresse à une des rares choses qu’il ne peut avoir : plus de temps.

L’obsession de Peter Thiel pour la régénération cellulaire et la lutte contre le vieillissement, et ses investissements dans des start-up dédiées à la cause, sont connues dans la Silicon Valley.

En 2014, il disait qu’il était « essentiellement contre » la mort et que, contrairement à tous ceux qui ont intégré le fait qu’ils mourront un jour, lui « préfère se battre contre ».

Habituellement peu médiatique, Thiel s’est décidé à l’être un peu plus ces derniers mois :

  • se révélant d’abord comme celui qui a financé, en sous-main, le procès qui a coulé le site Gawker. Ils avaient eu le malheur de révéler, il y a neuf ans, qu’il était gay ;
  • devenant délégué en faveur de la candidature de Donald Trump en Californie, avant de s’adresser à la convention républicaine avec un discours politique très attendu et qui s’avéra creux.

C’est peut-être en raison du regain d’attention autour de la personne de Thiel que le journaliste Jeff Bercovici a décidé de publier une interview datant d’il y a plus d’un an où il est question de biotechnologie, de méthodes anti-vieillissement, de mort et de vampirisme.

Peter-Thiel
Shares

Peter-Thiel

« S’il y a une chose qui excite vraiment Thiel, c’est la perspective de transfuser le sang de jeunes personnes dans ses propres veines », écrit-il.
Ça pourrait être un extrait d’un bouquin de science-fiction ou de la prochaine saison de la série Black Mirror. La phrase vient du portrait d’un homme extrêmement riche qui considère le rapport à la mort comme un rapport de force.
Le principe médical, appelé parabiose, est étudié depuis les années 1950 sur des souris et s’intéresse aux effets et conséquences de l’injection de plasma sanguin d’un sujet plus jeune dans les veines d’un sujet plus âgé.
peter-thiel
Shares

peter-thiel

« SANG FRAIS »

Lorsqu’il est interrogé sur cette potentielle fontaine de jouvence, Peter Thiel, dont le régime inclut déjà des pilules d’hormones de croissance, répond :

« Je ne suis pas convaincu que l’on ait trouvé la panacée. Il est possible qu’il existe un point individuel qui puisse fonctionner (…) Je regarde du côté de la parabiose, que je trouve très intéressante. »

Il trouve cette possibilité « intéressante », non pas comme une opportunité d’investissement, mais comme « un traitement de santé personnel », précise le journaliste, qui mentionne une compagnie de Silicon Valley, Ambrosia, autour de laquelle tournent le milliardaire et sa compagnie Thiel Capital.
La promesse d’un « sang frais » capable de ralentir, à défaut de stopper, le déclin de nos tissus usés par l’âge reste un mirage, comme nous le rappelions au début de l’été.
Malgré une traque de plus de dix ans, aucun composé unique du sang doté d’un pouvoir régénérant n’a encore été trouvé. Cela ne devrait pas empêcherPeter Thiel d’utiliser sa considérable fortune pour essayer de le faire, en Californie ou ailleurs.
Jeff Bercovici ajoute, comme pour nous rassurer, que l’on n’a pas encore complètement basculé dans la science-fiction dystopique, et que Thiel lui a assuré qu’il ne s’était pas (encore) injecté du sang humain pour tenter de devenir immortel.
Gawker n’a pas raté l’occasion de relayer l’anecdote sur son némésis, et de demander à quiconque aurait « plus de détails sur les tentatives de Peter Thiel pour vivre éternellement » d’entrer en contact avec eux. Ils rappellent aussi que leur prophétie sur le milliardaire qui a voulu les détruire il y a quelques mois semble se réaliser :

« Nous notions que la conclusion logique de la vision du monde dystopique de Thiel pourrait être une économie dans laquelle les riches, qui veulent vivre éternellement, subsistent avec le sang des pauvres, qui meurent à un âge normal. »

Par Luc Vinogradoff  LeMonde.fr

A la recherche de l’immortalité

A la recherche de l’immortalité

A la recherche de l’immortalité

 Les travaux menés sur les cellules souches laissent, entre autres, espérer qu’on pourra réparer des organes chez des patients âgés.

Des chercheurs français ont réussi à « reprogrammer » des cellules âgées pour qu’elles rajeunissent. Une nouvelle piste qui permettra peut-être un jour de vivre éternellement…

Imaginez un monde où notre espérance de vie dépasserait les 120 ans, où les vieillards n’auraient plus la peau frippée et ne souffriraient plus d’arthrose ni de cataracte.

Pure science-fiction?

 Pas certain. Car les progrès de la thérapie génique offrent des perspectives insoupçonnées de rajeunissement et de réparation d’organes vitaux. Des chercheurs français viennent ainsi de réussir ce que l’on pensait impossible : offrir à des cellules centenaires une cure de jouvence.

Des cellules centenaires rajeunies. Les chercheurs de l’Institut de génomique fonctionnelle de Montpellier ont réussi, en laboratoire, à « manipuler le destin » de cellules âgées de plus de 100 ans. A ce stade ultime de vieillissement, elles ont épuisé leur capital et ne se reproduisent plus.

 Reprogrammées in vitro, ces vieilles cellules sont passées de l’état adulte au stade de cellules souches embryonnaires et ont ainsi retrouvé leur jeunesse
« Au passage, nous avons réussi à effacer toutes les marques de vieillissement », détaille le responsable des recherches, Jean-Marc Lemaître. Ces travaux ouvrent la voie à la réparation d’organes ou de tissus chez des patients âgés. « On pourra à terme reprogrammer des cellules issues du patient pour corriger des lésions, effacer des marques de vieillissement ou retarder des pathologies neurodégénératives liées à l’âge, ce qui permettra de vivre mieux et plus longtemps », souligne le chercheur.

La durée de vie d’une souris rallongée de 30%. La médecine régénérative s’appuie notamment sur des expériences pratiquées sur les animaux. Des chercheurs ont ainsi rallongé de 30% la vie d’une souris commune en manipulant ses gènes pour retarder son vieillissement. Dans les années 1990, des chercheurs américains avaient réussi à accroître la durée de vie d’un ver en bloquant les gènes récepteurs des hormones de croissance. En d’autres termes, en l’empêchant de grandir. « De nombreuses recherches sont pratiquées sur certaines espèces comme l’hydre d’eau douce ou la salamandre, capables de se régénérer si on leur coupe une partie du corps, explique Jean-Marc Lemaître. On s’intéresse aussi aux capacités régénératives du poisson-zèbre, capable de reconstruire son cœur, même s’il a été blessé ou amputé. »

Cellules souches : l’arme antivieillissement.

Plus nous vieillissons, plus nos cellules se dégradent en perdant des morceaux d’ADN et moins nos tissus se renouvellent.
Des milliers de laboratoires travaillent donc à la fabrication de cellules souches, présentes dès les premiers jours de notre vie embryonnaire. Réintroduire ces cellules fraîches dans le corps fatigué d’un patient âgé ou malade permettrait de lutter contre certaines pathologies et d’agir comme « antirouille » sur certaines parties de son organisme.
En 2007, des chercheurs américains et japonais ont ainsi réussi à reprogrammer des cellules de peau humaine en cellules souches capables de régénérer n’importe quel tissu.
Le génie tissulaire permettra peut-être demain de faire repousser des morceaux de muscles ou de tendons. En 2009, le prix Nobel de médecine a récompensé trois chercheurs américains qui ont découvert une enzyme naturelle capable de réparer notre ADN.
source : LeParisien

 

Neurobiologie de l’Addiction par Jean-Pol Tassin, Neurobiologiste

Neurobiologie de l’Addiction par Jean-Pol Tassin, Neurobiologiste

VIDÉO : JEAN-POL TASSIN: L’ADDICTION VUE DE L’INTÉRIEUR DU CERVEAU
UNE CONFÉRENCE DU NEUROBIOLOGISTE FRANÇAIS, DONNÉE AUX «ERNEST» ORGANISÉS PAR NORMALE SUP’, CETTE CONFÉRENCE A ÉTÉ DONNÉE À PARIS LE 13 FÉVRIER 2010

VIDÉO : Jean-Pol Tassin: l’addiction vue de l’intérieur du cerveau

Arrêter de fumer ? Ne comptez pas sur les patchs à la nicotine !

Par  neurobiologiste
Les patchs et les gommes à la nicotine seraient inutiles pour arrêter de fumer.
Rien de plus logique pour le professeur Jean-Pol Tassin, qui explique depuis plusieurs années que la nicotine, à elle seule, ne rend pas dépendant et que tous ces substituts de la cigarette n’en sont donc pas. Plongez avec lui dans la chimie du tabac.

85% des personnes qui arrêtent de fumer avec des gommes ou des patchs à la nicotine vont rechuter. Avec un placebo, le pourcentage monte à 90%. La différence est donc minime et prouve bien l’inefficacité des patchs nicotiniques. Les résultats de la dernière étude américaine ne font que confirmer ce phénomène.

 On sait depuis quelque temps que la nicotine n’est pas le facteur unique de l’addiction tabagique. Il existe plus de 3000 composés dans la chimie du tabac, dont certains sont présents naturellement ou ajoutés ; c’est le cas des sucres. Théoriquement, ces sucres servent à adoucir la fumée et à donner du goût. Mais leur véritable objectif pourrait être tout autre.Ces sucres sont en effet importants dans le développement du phénomène d’addiction. Quand ils se décomposent, par l’action de la chaleur, ils fabriquent des aldéhydes, qui sont des inhibiteurs des monoamines oxydases, des enzymes qui dégradent les neuromodulateurs dont la tâche est de transmettre l’information dans le cerveau.

Quand on observe le cerveau des fumeurs, on constate que l’activité de ces enzymes baisse de 40%. Bloquer ces enzymes augmente la quantité de neuromodulateurs. Or, pour que la nicotine soit addictive, il faut que la quantité de certains neuromodulateurs soit plus élevée que la normale.Seule, sans tabac, la nicotine active la noradrénaline, qui est chargée de traiter les événements extérieurs. Ce neuromodulateur agit en temps normal de manière couplée avec la sérotonine, dont le rôle est de protéger des événements extérieurs. Or la nicotine bloque l’action de la sérotonine. Sous l’effet de la nicotine, la noradrénaline est donc activée, mais comme la sérotonine est stoppée, le système se grippe. On peut donc dire que la nicotine active la noradrénaline mais serre les freins de la sérotonine.

 C’est là qu’interviennent les sucres : ils empêchent la nicotine de serrer les freins de la sérotonine en augmentant sa quantité et mettent ainsi en marche le système noradrénaline-sérotonine. Le « miracle » du tabac, c’est que la cigarette contient à la fois le produit addictif, la nicotine, et ceux qui lui permettent d’être actif, les inhibiteurs des monoamines oxydases. Toutes les drogues qui entraînent une dépendance activent au niveau moléculaire ce système.

Visuels choc sur les paquets de cigarettes américains,
Shares
Visuels choc sur les paquets de cigarettes américains,  « Les cigarettes rendent accro », le 10 novembre 2010 (R.B.LEVINE/SIPA)L’addiction viendrait du fait que les drogues provoquent un découplage entre la noradrénaline et la sérotonine. Chez le toxicomane en manque, les deux systèmes ne fonctionnent plus en harmonie, ce qui provoque un malaise. Reprendre du produit, c’est réactiver l’ensemble noradrénaline-sérotonine et soulager ce manque.

C’est pour cela que les fumeurs vont en quelque sorte s’auto-médiquer et se retourner vers la cigarette, d’autant plus que le tabac est un des produits les plus addictogènes qui soit : 28% des gens qui ont fumé vont devenir dépendants (contre 15% pour la cocaïne).Et ça ne dépend pas de la quantité de nicotine absorbée, mais bien plutôt de la vulnérabilité de l’individu[1]. La sensation de manque est en effet un phénomène psychique qui s’appuie sur le processus physiologique que je viens de décrire. Le malaise dû au découplage du couple noradrénaline et sérotonine n’apparaît que lorsqu’il y a perception et  traitement – éventuellement inconscient – de l’environnement. On ne ressent d’ailleurs pas le manque lorsque l’on dort.Vous l’aurez compris : ce n’est donc pas la nicotine à elle seule qui crée l’addiction et l’effet de manque.

C’est pourquoi tout substitut tabagique efficace ne peut être constitué de la seule nicotine, mais doit être allié à un produit qui débloque la sérotonine, afin d’éviter la souffrance liée au découplage.

Pourquoi alors les patchs semblent-ils fonctionner sur le court terme ?

Simplement parce ce que, lorsqu’on a fumé pendant longtemps, les inhibiteurs des monoamines oxydases, ces enzymes qui empêchent la nicotine d’agir en maintenant les neuromodulateurs à un niveau faible, restent présents dans l’organisme pendant quinze jours à trois semaines. Pendant ce temps, la nicotine du patch peut agir sur le cerveau comme lorsque le patient fumait !

Petit à petit, le corps va se libérer de ces substances accumulées qui inhibaient les monoamines oxydases. Et ce n’est pas sans raison que la première vague de rechute avec « substitut nicotinique » se situe 15-20 jours après la dernière cigarette.

Sur le long terme, s’il existe une différence minime entre patchs et placebo, elle pourrait s’expliquer par la motivation. Les gens qui prennent des gommes pourraient être en plus grande souffrance. Quant à ceux qui continuent à mâcher des gommes même s’ils ont arrêté de fumer depuis bien longtemps, c’est vraisemblablement parce que ce sont des excitants qui augmentent l’attention et les capacités intellectuelles.Il est important que les personnes qui souhaitent arrêter de fumer soient au courant et ne culpabilisent pas si elles ne parviennent pas, même avec l’aide d’un patch ou d’une gomme, à arrêter la cigarette. 

A SAVOIR : [1] 75% des gros fumeurs sont anxio-dépressifs et utilisent le tabac comme une automédication pour supporter leurs malaises psychiques.

Propos recueillis par Daphnée Leportois
Dérives nutritionnelles Robert Masson Interview 1ère partie

Dérives nutritionnelles Robert Masson Interview 1ère partie

Les différentes modes et pratiques alimentaires et leur dérives : Véganisme, Crudivorisme, Végétalisme, Végétarisme, etc.

Liste des sujets abordés :
1) 00h00m : Intro.
2) 00h01m27s : Présentation de Robert Masson.
3) 00h07m33s : Recrudescence de la mode végétarien, végétalien.
4) 00h10m31s : Un point sur les différentes méthodes alimentaires.
5) 00h21m14s : Différence entre les régimes Végétarien et Végétalien – Le cas des végétariens.
6) 00h25m25s : Différence entre les régimes Végétarien et Végétalien – Le cas des végétaliens.
6A) 00h25m35s : Végétalisme : Réalité biologique ou vue de l’esprit ?
6B) 00h32m55s : Protéine végétale Vs Protéines animales.
6C) 00h37m44s : La théorie des partisans de l’alimentation végétale.
6D) 00h41m18s : Droit de réponse.
6E) 00h42m09s : Un végétalien sincère : Albert Mosseri.
6F) 00h42m47s : B12.
6G) 00h45m21s : Un ami phytothérapeute.
6H) 00h47m40s : Le père de l’alimentation spécifique et naturelle.
6I) 00h48m34s : Les végétaliens Sincères.
6J) 00h49m08s : Retour B12.
6K) 00h49m33s : Acidité Vs Alcalinité.
6L) 00h58m21s : La Digestion de la viande.
6M) 01h01m40s : Qu’est-ce qui putréfie dans le colon ?
6N) 01h03m13s : La putréfaction.
7) 01h05m10s : Acidification de l’organisme.
8) 01h08m01s : Le Ph de la cellule.
9) 01h12m16s : Acidité stomacale.
10) 01h11m04s : Les émonctoires.
11) 01h13m12s : Livre : Dérives nutritionnelles et comportement suicidaire.
12) 01h14m14s : Livre : La Naturopathie foudroyée.
13) 01h17m21s : Générique de Fin de la première partie.
14) 01h17m : Fin de la première partie.

Sucre : comment l’industrie vous rend accros

Sucre : comment l’industrie vous rend accros

Ingrédient de plaisir, le sucre est présent dans une foule d’aliments consommés quotidiennement.

sucres-confitures
Shares

sucres-confitures

Mais aujourd’hui, il est également associé à un problème de santé publique. Alors qu’une augmentation inquiétante du diabète et de l’obésité est observée, de nombreux spécialistes pointent du doigt les excès de sucre.

Mais pourquoi sa consommation continue-t-elle de croître, malgré les messages de santé ?

Comment l’industrie agro-alimentaire parvient-elle à rendre les consommateurs dépendants à substance qu’il faudrait pourtant consommer avec modération ?

Et que penser des édulcorants, naturels ou chimiques, utilisés dans les produits «minceur» ?

«Cash investigation» mène l’enquête sur les enjeux économiques de cette question de santé publique.
Elise Lucet, France 2

Secrets de Longévité

Secrets de Longévité

Secrets de Longévité

Épargnés par le cancer, le diabète et Alzheimer, des hommes et des femmes de petite taille intriguent les chercheurs qui tentent de repousser les maladies survenant avec l’âge. Une captivante enquête sur les mécanismes du vieillissement par les réalisateurs de Mâles en péril.Dans une vallée reculée du sud de l’Équateur, le docteur Jaime Guevara rencontre un jour une population d’hommes et de femmes de petite taille, 1 mètre 20 en moyenne, et observe qu’ils n’ont ni le diabète ni le cancer. Il publie ses observations mais personne ne le croit… Valter Longo, lui, dirige des recherches sur le vieillissement à l’université de Los Angeles. Son but : repousser les limites de la longévité. Il étudie notamment une levure qui vit dix fois plus longtemps que la normale. Rapporté à l’homme, cela équivaudrait à huit cent années supplémentaires… Les routes de ces deux hommes vont se croiser – c’est le début d’une grande aventure scientifique. Par quels mécanismes les petits hommes équatoriens sont-ils protégés de certains maux ? De Quito à Los Angeles, en passant par Tel-Aviv, le film suit pas à pas le cheminement d’une recherche révolutionnaire pour la compréhension et la prévention de maladies comme le cancer. Et dessine en pointillé les voies pour vivre en bonne santé… le plus longtemps possible.
Réalisateurs : Sylvie Gilman, Thierry De Lestrade, Producteurs : VIA DÉCOUVERTES, ARTE FRANCE

[docembed url= »https://www.dropbox.com/s/r963bt28fsurvkn/Secrets-de-long%C3%A9vit%C3%A9.pdf?raw=1″ viewer= »google » width= »100% » height= »600px » download= »none » ]
Trop peu de sel serait néfaste pour la santé vasculaire

Trop peu de sel serait néfaste pour la santé vasculaire

Trop peu de sel serait néfaste pour la santé vasculaire

On sait que l’excès de sel, qui favorise notamment l’hypertension, augmente le risque de maladie vasculaire. La réaction face à cela est de réduire la consommation, avec souvent une pensée linéaire qui suppose qu’à l’inverse, très peu de sel serait un facteur de protection.

Des chercheurs canadiens, en analysant les données de 130000 personnes de 49 pays, ont observé que de faibles apports en sodium (moins de 3 grammes par jour), conduisent certes à une tension artérielle plus basse, mais sont aussi associés à un risque plus élevé de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral (AVC) et de décès, comparativement à une consommation moyenne. D’autres facteurs, dont l’élévation de certaines hormones, ont des effets néfastes qui semblent surpasser les avantages de la tension abaissée.Ce résultat peut surprendre par rapport à l’idéal nutritionnel de l’homme originel qui, avant le pain, le fromage, la charcuterie et les produits agroalimentaires industriels consommait peu de sel et cela semblait convenir à sa physiologie.

Ce résultat nous invite aussi à ne pas oublier que le monde vivant n’est pas mécanique, et qu’un excès néfaste ne signifie pas qu’une réduction drastique soit bénéfique.

En nutrition santé, l’évitement des produits transformés et la limitation du pain, du fromage et des charcuteries, conduit naturellement à une réduction importante du sodium apporté. Cela permet de saler sans privation certains plats, avec un sel de mer de qualité, et d’en apprécier les effets subtils sur le goût.

Référence

Andrew Mente & al : Associations of urinary sodium excretion with cardiovascular events in individuals with and without hypertension : a pooled analysis of data from four studies
The Lancet, 2016 – Résumé : http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(16)30467-6/abstract

Le Pr Henri Joyeux radié de l’Ordre des Médecins

Le Pr Henri Joyeux radié de l’Ordre des Médecins

  1.  INFO H24. 17/07/2016 : Rebondissement inattendu dans l’affaire de la radiation de l’ordre des médecins du professeur Henri Joyeux : le Conseil départemental de l’Ordre des médecins de l’Hérault va faire appel de la décision auprès de la chambre disciplinaire nationale. En résumé rapide, l’Ordre des médecins de l’Hérault estime la sanction trop sévère et vole donc au secours du professeur montpelliérain, ce qui n’est pas banal. Pour bien comprendre les différentes instances disciplinaires, c’est la chambre disciplinaire régionale Languedoc et Roussillon qui jugeait ce médecin et qui avait décidé de sa radiation, l’Ordre départemental se contentant de transmettre juste les plaintes à la chambre disciplinaire régionale, mais n’est pas habilité à juger.
    En savoir plus sur http://infos-h24.fr/2016/07/16/montpellier-pr-joyeux-soutenu-lordre-medecins/#AJY08D1WmxAzyM5s.99

Le professeur Henri Joyeux radié de l’Ordre des médecins pour ses positions antivaccins

Le président de la Fédération Nationale Familles de France Henri Joyeux écoute une question lors d'une conférence de presse sur le coût de la rentrée scolaire à Paris le 17 Août 2010. Pour la 26ème année consécutive, Familles de France a réalisé une enquête sur le coût de la rentrée scolaire pour un enfant entrant en 6ème. AFP PHOTO ERIC PIERMONT / AFP PHOTO / ERIC PIERMONT
Shares

Le président de la Fédération Nationale Familles de France Henri Joyeux écoute une question lors d’une conférence de presse sur le coût de la rentrée scolaire à Paris le 17 Août 2010. Pour la 26ème année consécutive, Familles de France a réalisé une enquête sur le coût de la rentrée scolaire pour un enfant entrant en 6ème. AFP PHOTO ERIC PIERMONT / AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

Le professeur Henri Joyeux, connu pour ses positions controversées sur les vaccins, a été radié de l’Ordre des médecins à compter du 1er décembre 2016, révèle « Le Monde » ce samedi. L’Agence de presse médicale (APM) confirme auprès du quotidien que le chirurgien cancérologue, retraité depuis 2014, aura interdiction de faire état de son statut de docteur en médecine.

Cette décision fait suite à une plainte du Conseil national de l’Ordre des médecins déposée à l’été 2015.

Le président de l’instance, Patrick Bouet, résumait ainsi les « deux infractions » qui lui étaient reprochées : « la tenue de propos non appuyés sur des bases scientifiques [et portant] atteinte à la profession », et « un discours qui peut être dangereux pour la population parce qu’il s’agirait de discréditer le mécanisme de vaccination préventive ».

Ancien président de Familles de France, association opposée au mariage homosexuel, Henri Joyeux est connu pour ses prises de position conservatrices sur la famille. Dans un texte publié sur Internet et affichant aujourd’hui plus d’un million de signatures de soutien, le médecin dénonçait les substances « dangereuses » contenues selon lui dans les adjuvants des vaccins hexavalents (qui protègent de six maladies), utilisés en raison de la pénurie de vaccins DTP – seuls à être obligatoires.

Il assure y voir une « arnaque des laboratoires » pour imposer un vaccin « sept fois plus cher ».

LIRE AUSSI : Rue 89 >> Vaccin DT-Polio : pourquoi il ne faut pas signer la pétition du professeur Joyeux

source  

GABA, un Neurotransmetteur important

GABA, un Neurotransmetteur important

GABA, un Neurotransmetteur important

Il s’agit d’un neuromédiateur de formule chimique H2N-CH2-CH2-CH2-COOH dérivants de l’acide glutamique, présent dans certaines cellules nerveuses de la substance grise du cerveau, les neurones (et non dans les gliocytes qui sont les cellules de la névroglie composant le tissu de soutien du système nerveux central).

L’acide ϒ-aminobutyrique ou GABA fait partie de ces acides aminés de structure simple, mais dont le rôle est essentiel dans le monde vivant. Neurotransmetteur de formule C4H9NO2, il module l’activité du système nerveux central (SNC), inhibiteur à l’âge adulte et excitateur du développement embryonnaire chez l’Homme.

GABA-7127e
Shares

GABA-7127e

Il serait localisé dans 30 à 40 % des synapses de notre cerveau, et plus généralement dans celui des vertébrés.

 

GABATP_134
Shares

GABATP_134

Une histoire récente

La présence de GABA dans le cerveau a été rapportée pour la première fois en 1950 par E. Roberts et S. Frankel, lors de l’étude des acides aminés libres par chromatographie sur papier, dans différents tissus du SNC de vertébrés. Isolé en quantité relativement importante de cerveaux frais de souris, cobayes, etc., son rôle n’a été éclairci qu’après plusieurs années.

En 1956, E. Roberts suggère une relation, directe ou indirecte, entre le GABA (et l’enzyme qui le synthétise) et la conduction de l’influx nerveux. La même année, T. Hayashi et K. Nagai suggèrent qu’il pourrait avoir une fonction inhibitrice sur l’activité électrique du cerveau. Les découvertes se succèdent… : de son rôle dans les mouvements ioniques à ses diverses fonctions inhibitrices et à l’évaluation clinique du système GABA dans l’épilepsie et dans divers désordres mentaux.

Malgré les progrès réalisés en 50 ans, et bien que les polémiques initiales soient maintenant sans objet, le système GABA, par sa complexité structurelle et fonctionnelle, et notamment ses implications pharmacologiques, n’a pas encore livré tous ses secrets.

Métabolisme du GABA

Le GABA est synthétisé à partir de l’acide glutamique par une enzyme décarboxylase, la GAD associée à son cofacteur, le phosphate de pyridoxal (PLP ou vitamine B6). Il est catabolisé par une autre enzyme, la GABA transaminase ou GABA-T.

Le GAD est constitué de deux isoformes, très proches structurellement, mais différant par leur localisation cellulaire et leur fonctionnement vis-à-vis de leur cofacteur. L’activité du GAD 65 peut être modulée par la variation de la concentration en PLP, permettant la production accrue et rapide de GABA, alors que le GAD 67, saturé in vivo en PLP, est à l’origine d’une libération constamment active et saturante, dite tonique, de GABA : l’ensemble des 2 mécanismes suggèrent une modulation très fine du métabolisme du GABA. Transport et dégradation impliquent également des mécanismes complexes.

De plus, la synthèse du GABA s’effectue en milieu cytoplasmique (terminaisons pré-synaptiques), alors que sa dégradation se fait dans un autre compartiment cellulaire, les mitochondries des cellules gliales.

L’ensemble constitue ce qu’on appelle le shunt de Krebs.

GABAShuntKrebs-red
Shares

GABAShuntKrebs-red

Les récepteurs GABAergiques

Ils sont essentiellement de deux types, ayant des fonctions différentes, les récepteurs GABAA et GABAB. Chaque récepteur est constitué de sous-types (une vingtaine au total)…

Le récepteur GABAA fait partie de la famille des récepteurs à canaux ioniques, dit ionotropes. Il est constitué de 5 sous-unités glycoprotéiques, et offre un pore central de conduction ionique (ions chlorures et bicarbonates).

Glycoprotéine transmembranaire, de grande hétérogénéité structurale et de grande hétérogénéité fonctionnelle, il présente notamment une grande variété de sites récepteurs, autre que celui spécifique du GABA, topographiquement distincts et pharmacologiquement actifs vis-à-vis des benzodiazépines, des barbituriques, des neurostéroïdes, de l’alcool, des convulsants, des anesthésiques généraux (chloroforme et hypnotiques intraveineux comme le propofol), ou le γ-hydroxybutyrate (la drogue du viol…), qui moduleront sa réponse.

Il est sensible au muscimol (agoniste) comme à la bicuculline et à la picrotoxine (antagonistes). La fixation du GABA sur son site de reconnaissance provoque l’ouverture d’un canal « chlore » (en fait d’ions chlorures Cl-). Le passage des ions induit l’hyperpolarisation de la cellule cible, le neurone post-synaptique, et l’inhibe en abaissant le seuil d’activation des canaux sodiques :

GABA → récepteur GABAA → entrée de Cl- → hyperpolarisation → ↓potentiel d’action

GABARecepteursGABA-red
Shares

GABARecepteursGABA-red

Le récepteur GABAB est un hétéro-dimère, constitué de deux sous-unités et présentant deux isoformes.

C’est un récepteur métabotrope, car le flux d’ions qu’il induit dépend des étapes métaboliques en activant des protéines transductrices dites protéines G, dans ce cas Go ou Gi, liant le guanosine triphosphate (GTP). Les protéines G peuvent ainsi modifier les propriétés des canaux ioniques calcique, potassique, etc., directement ou indirectement par activation de diverses voies intracellulaires. Celles-ci utilisent des seconds messagers qui exercent la modulation finale sur les canaux. La mise en jeu de ces cascades explique que la réponse puisse être lente, mais prolongée (de quelques ms à quelques heures, et dans certains cas, de quelques mois…).

Actions pharmacologiques

Comme la molécule de GABA ne peut pas traverser la barrière hémato-encéphalique, son action de neurotransmetteur ne peut être due qu’au GABA libéré in situ par les neurones et pas par celui apporté par l’alimentation. Le GABA joue un rôle important chez l’adulte en empêchant l’excitation prolongée des neurones. Il possède par ailleurs un rôle neurotrophique, c’est-à-dire qu’il favorise la croissance de certains neurones.

Les effets inhibiteurs du GABA servent à contrebalancer les effets excitateurs du glutamate. Un déséquilibre entre ces deux neuromédiateurs est impliqué dans l’épilepsie ou l’ischémie cérébrale.

Selon des travaux récents (2009), les neurones libérant du GABA interviendraient dans l’activité synchronisée des réseaux de neurones : ces neurones GABA représenteraient des « hubs » (nœuds super connectés) et sont un pilier de la construction du réseau hippocampique, pouvant expliquer certains effets observés sur la mémorisation et le souvenir.

Outre la transmission GABAergique ordinaire, l’importance de l’inhibition tonique s’est imposée depuis une dizaine d’années : elle implique des récepteurs extra synaptiques, hautement sensibles au GABA… et à l’éthanol ! à suivre… !

Sources

 

Une réalité Mathématique dessinée en Fractale par un homme atteint par le Syndrome du Savant

Une réalité Mathématique dessinée en Fractale par un homme atteint par le Syndrome du Savant

Une réalité Mathématique dessinée en Fractale par un homme atteint par le Syndrome du Savant

Jason Padgett est un américain qui a acquis, sans le vouloir, des capacités étonnantes en mathématiques après une agression en 2002. Il a été durement touché à la tête et il vit maintenant la réalité sous forme de fractales mathématiques descriptibles par des équations. Il est atteint du syndrome du savant qui lui permet désormais de pratiquer une forme de synesthésie.-

“Une main quantique à travers mes yeux” (Jason Padgett)

Avant l’incident, Jason ne possédait aucune capacité particulière en math, il était même plutôt mauvais. Il a copié la plupart des réponses à son examen de géométrie dans l’enseignement secondaire et n’a jamais eu beaucoup d’intérêt pour cette matière. Il est allé à l’université pour la quitter sans finir son cycle. Il a ensuite travaillé dans la vente pendant quelques années et puis s’est installé dans un magasin de meubles fabriqués par son père. L’accident vasculaire cérébral provoqué par son agression a ostensiblement changé l’architecture du cerveau de Jason. * Après une période d’introspection d’une durée de trois ans, il a commencé à dessiner ce qu’il voyait juste en face de ses yeux. Les résultats étaient incroyables, une série d’approximations mathématiques, de fractales dessinées à la main, les premières du genre. Les mathématiciens et les physiciens ont été surpris : certains des dessins de Jason dépeignent des équations mathématiques qui, jusque-là, étaient seulement présentables sous forme graphique. D’autres représentent de réels modèles d’interférences électroniques

*=* Selon la bio de Jason Padgett :

— La beauté des numéros et leur connexion à la géométrie pure de l’espace-temps et de l’univers sont présentées dans ses schémas de fractales…
Il étudie actuellement la façon dont toutes les fractales posent des limites et comment la formule E = MC2 est elle-même une fractale.

Quand il a commencé à dessiner, il n’avait aucune formation en mathématiques traditionnelles et ne pouvait dessiner ce qu’il voyait comme des mathématiques. Finalement, un physicien a vu ses dessins et l’a aidé à obtenir une formation en mathématiques traditionnelle pour être capable de décrire, sous forme d’équations, la géométrie complexe de ses dessins. Il est actuellement étudiant en mathématiques dans l’État de Washington, où il apprend les mathématiques traditionnelles afin qu’il puisse mieux décrire ce qu’il voit sous une forme plus traditionnelle. Beaucoup de ses schémas ont été dessinés avant qu’il n’ait eu une formation en mathématique traditionnelle.

** Son dessin de E = MC ^ 2 est basé sur la structure de l’espace-temps au niveau quantique et sur le concept qu’il y a une limite physique à l’observation qui est l’échelle de Planck. Il montre comment au plus bas niveau, la structure de l’espace-temps est une fractale…

Appréciez la beauté des mathématiques d’origine naturelle sous forme géométrique pure connectant E = MC2 (énergie) à l’art. Elles sont toutes dessinées à la main en utilisant uniquement un crayon, une règle et un compas !

Page 1 sur 512345

Pin It on Pinterest

Shares
Share This