Ibogaine, une plante africaine efficace pour interrompre l’addiction

Ibogaine, une plante africaine efficace pour interrompre l’addiction

Ibogaine, une plante africaine efficace pour interrompre l’addiction

L’ibogaïne est un alcaloïde de la plante africaine Iboga qui intrigue les esprits depuis trente ans du fait de ses vertus supposées en terme de traitement des différentes sortes de dépendances. Un projet de recherche sur les effets de l’ibogaïne a été entrepris sous la direction du Centre de médecine anthropologique, et plus précisément, de son Institut de la  » pensée ouverte « , l’OMI.

  • Cet Institut, créé en novembre 2005, s’est donné pour mission la recherche et le développement expérimental en médecine selon deux axes : la vérification scientifique des méthodes de soins empiriques et traditionnelles et le développement de nouveaux types de traitement.
  •  Depuis plus de trois mille ans, les hommes ont découvert une plante qu’on appelle l’Eboga, qu’ils ont déclarée sacrée. Cette plante contient un remède puissant, l’Ibogaïne

Aujourd’hui, en Europe et aux États-Unis, l’Ibogaïne est testée pour ses capacités d’interrompre l’addiction à l’héroïne, la cocaïne, la méthadone, l’alcool et la nicotine. De plus, l’Eboka est fréquemment utilisée dans les religions d’Afrique centrale (Gabon, Cameroun, Zaïre, Congo), ainsi que pour soigner. La république du Gabon est le centre de la religion Bwiti et la Société médicale Mbiri utilise l’Ibogaïne à des fins curatives, physiologiques et psychologiques.

L ’Eboga est utilisée dans la seule religion africaine en expansion :

le Bwiti, à travers ses diverses formes : orthodoxe, le Bwiti Mitsogho ; Réformée, le Bwiti Fang syncrétique.

Le premier président du Gabon, l’Honorable Léon Mba était membre de la religion Bwiti et la défendit auprès des administrations coloniales françaises. Le Gabon comptait plus de quarante groupes ethniques isolés les uns des autres dans la forêt équatoriale. Le Bwiti devint la force unificatrice du mouvement d’indépendance de Gabon. Le docteur Bureau, un chercheur français a dit : « Le Gabon est à l’Afrique ce que le Tibet est à l’Asie, le centre spirituel de l’initiation religieuse. »

Les première recherches entreprises sur l’Ibogaïne remontent à la seconde moitié du 18e siècle. On appela officiellement la plante Tabernanthe Iboga en 1889. L’alcaloïde, lui, fut isolé en 1901. Ce qui occasionna la vente d’un médicament français au début du siècle à base d’ibogaïne, pour traiter des problèmes nerveux ou cardiaques. Puis, le médicament sembla disparaître jusqu’en 1930 où l’industrie pharmaceutique française lançait un nouveau stimulant à base d’ibogaïne, le Lambaréné, d’après le nom du dispensaire gabonais du docteur Schweitzer.

Des recherches sur l’identification chimique et les effets spécifiques de l’Ibogaïne se poursuivirent dans les années 70, essentiellement sous la direction du chimiste Robert Goutarel et des pharmacologistes Raymand-Hamet, Jean Delourme-Houdé et Daniel Vincent.

Des recherches sur l’Ibogaïne se poursuivirent aux États-Unis où le docteur W.I.Taylor de CIBA Pharmaceutical Compagnie, compléta l’identification chimique de la molécule. Des recherches sur les effets de l’Ibogaïne furent menées par le scientifique CIBA Jurg Schneider, qui devint par la suite le président de la Division chimique de DUPONT. Mais, la science n’ était pas encore capable de comprendre l’ibogaïne. D’autre études scientifiques de la même compagnie furent menées. Sur des animaux par le docteur Harris Isbell, directeur de l’hôpital fédéral pour le traitement des narcotiques à Lexington. Sur des hommes noirs accros à la morphine, par le docteur Kentucky. Toutes les informations sur son travail ont disparu.

 Peut-on les retrouver au Département de la Défense ou dans les dossiers de la CIA ?

Dans les années soixante, Claudio Naranjo, un psychiatre, ainsi que Leo Zeff, un psychologue, traitèrent plus de sept cent patients avec l’ibogaïne. Ils en vinrent à la conclusion que l’Ibogaïne était la drogue la plus efficace qu’ils n’aient jamais utilisée dans les traitements des maladie psychiatriques. Les années soixante étaient l’époque des expérience psychédéliques et un jeune homme de dix neuf ans, Howard Lotsof, menait des expérience sur lui-même et ses amis qui l’avaient conduit à devenir héroïno-cocaïnomane. Quand lui et ses amis expérimentèrent l’ibogaïne, cinq sur sept d’entre eux interrompirent leur addiction sans aucun symptôme de manque. La relation d’Howard à l’héroïne et à la cocaïne avait complètement changé : alors qu’il percevait l’héroïne et la cocaïne comme lui apportant du bien-être avant d’essayer l’ibogaïne, après elles lui apparurent comme représentant la mort. Lotsof fit le choix de vivre.

Il batailla quelques mois avant d’obtenir à nouveau de l’ibogaïne, en donna à 19 personnes dont sept étaient toxicomanes. Mais ce qui rend l’expérience de Lotsof et al. aussi intéressante, c’est qu’aucun d’entre eux n’avait l’intention d’arrêter la drogue, et que cinq cessèrent leur consommation, sans ressentir de manque au cours de la cure, pour plus de six mois.

Howard, qui avait de l’Ibogaïne à disposition ne replongea pas pendant trois ans et demi « après un séjour injustifié en prison »(ndt), Lotsof redevint accros à l’héroïne et entreprit une cure à la méthadone début 70. Tout le monde croyait à l’époque que la toxicomanie était irréversible, mais Howard, qui avait connu l’Ibogaïne réussit à se dégager de l’héroïne et, plus difficile encore, de la méthadone. Il fut un exemple pour d’autres personnes accros à cette substance (Inventée dans les années trente en Allemagne et nommée d’après le nom du Führer : L’Adolphine).

 l’interruption d’addiction

Au début des années quatre-vingt, pensant que la faculté qu’a l’Ibogaïne d’interrompre l’addiction était primordiale, Lotsof décida de s’engager dans une véritable croisade pour rendre l’Ibogaïne accessible aux toxicomanes. Il passa donc un an à étudier tout ce qui était paru sur l’ibogaïne, et contacta le National Institute Drug Abuse (NIDA) où on lui répondit qu’il fallait confirmer ses hypothèses par des expériences sur des animaux.

 Mais, il était alors impossible d’obtenir de l’Ibogaïne aux États-Unis.

Il faut attendre trois ans et demi plus tard, pour qu’Howard puisse rencontrer le président du Gabon en personne, Omar Bongo, qui lui fit cadeau de la racine en gage d’amitié du peuple du Gabon envers les autres peuples, et prohiba conséquemment l’exportation de l’Eboka. La seule exception étant pour Lotsof.

Un petit échantillon fut purifié par des scientifiques français du CNRS et le docteur M.R. Dzoljic testa les effets de l’Ibogaïne sur des rats accros à la morphine, et obtint des résultats positifs. Fort de cette information, le Dr. Stanley Glick de l’ »Albany Medical College » commença ce qu’on pourrait appeler une course à la découverte des propriété de l’Ibogaïne. Il fit publication sur publication, démontrant que l’Ibogaïne réduit le manque à la morphine, et annule certains effets de la morphine et de la cocaïne dans le cerveau.

Bientôt rejoint dans ses travaux par le docteur Patricia Broderick de la « City University of New-York » et le docteur Henry Sershen du « Nathan Cline Institute ». Les unes après les autres, les expérimentations scientifiques démontrèrent l’efficacité de l’ibogaïne.

En 1991, le docteur Charles de Lederle Laboratories, une entreprise pharmaceutique, devient le directeur de la Division de Développement du Médicament au NIDA. Il dépensa des millions de dollars en recherches fondamentales sur l’ibogaïne, et fut immédiatement promu à un autre poste, sachant que les vieilles barbes du NIDA refusent tout ce qui n’a pas été inventé pour le NIDA. Il devint alors évident que l’institution ne financerait plus que des recherches tendant à prouver l’inefficacité de l’ibogaïne.

 La guerre de l’Ibogaïne commençait.

L’ami intime de Lotsof, Bob Sisko, se tuait progressivement à la cocaïne. Après avoir réussi à faire rompre le voeu de Lotsof de ne plus traiter de sujets humains, Bob fut traité, et sa consommation d’un quart à une demie once de coke par jour fut stoppée après une simple séance d’ibogaïne. Il buvait un quart de litre d’alcool fort par jour et passa à une consommation beaucoup plus modeste de vin ou de bière. En fait, depuis, Bob, à sa grande surprise, a arrêté complètement l’alcool et réduit sa rituelle consommation de deux paquets de cigarette par jour. Ses amis ne voulaient pas le croire. Personne n’avait alors vu une chose pareille.

Sisko comprenait maintenant le pouvoir de cette plante sacrée africaine. Tandis qu’Howard continuait méthodiquement et lentement son travail, faisant aussi bien qu’il le pût, Sisko se rendit en Europe avec une petite quantité d’Ibogaïne qu’il avait obtenu par des amis en Afrique. En Hollande, il traita avec succès un jeune couple accros à l’héroïne (Geerte Franken et ami. ndt). La rumeur répandit rapidement l’information, et très vite, Nico Adriann, l’un des leaders du « Addict’s Union in Hollande » et travailleur social à l’ »Européen Addiction Research Institute » de l’université « Erasmus » de Rotterdam, fut soigné de sa lourde addiction à l’héroïne grâce à l’ibogaïne. Sisko laissa ce qu’il lui restait d’Ibogaïne et Nice soigna son amie avec succès. Une séance menant à une autre, les gens concernés commencèrent à réclamer en tant que toxicomanes, les mêmes droits que les autres patients en terme de prescription médicale. Après un an de discussion avec Howard Lotsof, le professeur J. Bastien, un psychiatre hollandais de renom, se mit à traiter son premier patient. L’histoire était en marche.

 Réduire les risques de transmission du Sida/ Réduire l’addiction

En 1992, Dana Beal, un activiste de AIDS reconnut les relations de cause à effet qu’il existe entre la transmission du Sida et l’interruption de la toxicomanie. Beal se mit en contact avec Rommel Washington, un travailleur social de Harlem, spécialisé dans le traitement de l’addiction et au courant des effets de l’ibogaïne. Washington pensa que l’African American community pourrait influencer le NIDA pour qu’il rende les cures de détox à l’Ibogaïne accessibles au public. Il convoqua le premier meeting autour de l’Ibogaïne au Harlem Hospital de New York, en 1992. On y vit des docteurs et des travailleurs sociaux aussi bien que l’activiste noir Dhoruba Bin Wahad.

Le meeting accoucha d’une permission pour M. Washington de se rendre au premier symposium organisé sur le sujet en Europe, sous la haute autorité du professeur J. Baastian. On y vit, parmi d’autres, Le Dr Mash et J. Sanchez-Ramos de l’université de médecine de Miami qui ont été tellement impressionnés par les effets thérapeutiques de l’ibogaïne, qu’ils ont obtenu la permission de l’université de demander l’autorisation au FDA d’entreprendre l’étude des effets de l’Ibogaïne sur des sujets humains aux États-Unis. Après quelques difficultés, le docteur Mash et l’université de Miami obtinrent en 1993 l’autorisation de poursuivre les premières expérimentations sur des sujets humains aux States.

En Mars 1995, Brother Shine organisa le second, et plus important meeting sur l’Ibogaïne à Harlem au cours duquel, Eddie Ellis, Dhoruba Bin Wahad, Warren Harry et Rommel Washington fondèrent la Black Coalition on Drug (B.C.O.D.), en réponse au manque d’information de la communauté noire en ce qui concernait les traitements alternatif pour l’interruption d’addiction. Le BCOD demanda que des professionnels noirs soient impliqué dans les programmes de cures à l’ibogaïne.

Brother Shine, représentant l’African Descendants’ Awareness Movement (A.D.A.M.), déclara : « J’ai l’impression que les gens qui s’occupent de traiter les drogués reculent quand on prononce le mot d’Ibogaïne. et ce, peut-être par ce que les gens ont été mal informés à ce sujet. Beaucoup de gens pensent que nous croyons que l’Ibogaïne est une potion miracle qui soigne tous les maux.

Alors que ce que nous croyons, c’est qu’une personne ayant reçu un traitement à l’Ibogaïne doit impérativement suivre une cure psychothérapeutique. Toute personne interrompant son addiction et ne changeant rien de son style vie, ne re-créant pas de liens sociaux, est une personne qui est obligatoirement appelée à replonger. »

Entre temps, R. Washington avait, non seulement assisté à des séances de cure en Hollande, mais aussi rendu visite à Lotsof dans sa clinique du Panama, où on administre des cures à l’ibogaïne.

ADAM et BCOD prévoient de se réunir en vue d’informer les communautés sur l’Ibogaïne et d’autres cures alternatives.

City Sun, october 4-10, 1995, Bklyn., NY

Pour citer cet article : LAURE POULIQUEN, "Ibogaine, une plante africaine efficace pour interrompre l’addiction," in Laure Pouliquen Officiel, 26/04/2017, https://laurepouliquen.fr/ibogaine-une-plante-africaine-efficace-pour-interrompre-laddiction/.
Comment la mafia napolitaine a fait exploser les cas de cancers

Comment la mafia napolitaine a fait exploser les cas de cancers

Comment la mafia napolitaine a fait exploser les cas de cancers

LE TRIANGLE DE LA MORT : Ces dernières années, les médecins italiens ont constaté une recrudescence des cas de cancer dans la région de Naples. Ils ont fini par faire le lien avec les déchets industriels toxiques enfouis dans les sols de la Campanie depuis des décennies par les syndicats du crime organisé.

Protocole d’un scandale environnemental aux conséquences tragiques.

Quelques jours avant ma visite à l’hôpital Sant’Anna et San Sebastian de Caserte, les médecins ont reçu un petit garçon de onze ans qui se plaignait de maux de tête. Ils craignaient le pire et, de fait, le diagnostic leur a très vite donné raison : l’enfant avait une tumeur au cerveau.

Un de plus. Il était trop tôt pour délivrer un pronostic, trop tôt pour réconforter les parents, totalement pris au dépourvu. Dans cette petite ville où les médecins n’avaient que rarement eu à traiter des enfants atteints de cancer – et moins encore d’une tumeur cérébrale –, ces cas tragiques se succèdent désormais mois après mois.

Trop de jeunes patients décèdent. Certains sont des nourrissons qui, à peine sortis du ventre de leur mère, sont déjà rongés par la maladie. Et puis il y a toutes ces femmes qui ont développé bien trop tôt un cancer du sein, tous ces hommes qui présentent un cancer du poumon, alors qu’ils n’ont jamais fumé.

Et aussi tous ces enfants nés trisomiques, bien que leur mère soit relativement jeune. De petites fumerolles s’échappent de terre

NAPLES_Dechets toxiques

NAPLES_Dechets toxiques

Que se passe-t-il donc dans cette région de Campanie, au nord de Naples, que l’on appelle désormais le triangle de la mort ?

Pour les habitants, la réponse se trouve sans doute à cinq kilomètres de là, dans une ancienne carrière de pierre, près de la ville historique de Maddaloni. Enzo Tosti, un énergique éducateur de 57 ans, m’emmène sur les lieux. Il suit lui-même un traitement depuis cinq mois, m’explique-t-il, car ses analyses sanguines ont révélé un taux anormalement élevé de dioxine. “J’ai pensé aller m’installer ailleurs, pour ma santé, mais où voulez-vous que j’aille ? Chez moi, c’est ici”, soupire-t-il. Carte : Google Maps. En descendant de voiture, il se couvre la bouche d’une main et m’ordonne de me dépêcher.

Le sol est jonché d’ordures : des sacs en plastique, des pots de peinture, des bouteilles de verre…

D’un pas mal assuré, j’essaie tant bien que mal de suivre mon guide sur ce terrain crevassé et criblé de nids-de-poule. En contrebas, une odeur âcre de produits chimiques nous prend à la gorge et de petites fumerolles s’échappent de terre. D’un signe de la main, Tosti coupe court à mes questions : “On parlera dans la voiture !” Sur le chemin du retour, il me raconte comment la mafia locale a déversé ici d’énormes quantités de déchets industriels contaminés, puis, contre toute attente, a obtenu a posteriori des autorisations pour ces dépôts. Il s’agit pourtant de substances toxiques, abandonnées au beau milieu de terres agricoles fertiles, tout près d’un concessionnaire automobile, de salles de loto et de magasins de meubles, et à quelques centaines de mètres d’une ville de 39 000 habitants.

Une enquête judiciaire est en cours depuis 18 mois, mais ici, personne ne s’attend à ce qu’elle débouche sur des inculpations. Boire Naples et mourir Car ce cas est loin d’être isolé. Cette région d’Italie, qui passait autrefois pour un paradis, compte des milliers de décharges sauvages : dans des canaux et des grottes, des carrières et des puits, sous des champs et des collines, sous le bitume des routes et dans des sous-sols de maisons…

Selon un repenti de la mafia, pendant des années, les entreprises du Nord industrialisé ont préféré verser des sommes dérisoires au crime organisé pour se débarrasser illégalement de leurs déchets, plutôt que de payer le prix du marché pour les faire traiter dans les règles. La Camorra, organisation mafieuse qui opère dans toute la Campanie, a ainsi contaminé une grande partie de son propre fief, en dispersant un peu partout des métaux lourds, des solvants et des composés chlorés. Les effets dramatiques de son inconséquence commencent tout juste à se faire sentir.

L’histoire de ces dépôts d’ordures illégaux est une tache sur l’Italie, et révèle la face sombre du capitalisme.

L’Etat est accusé de complicité, et la police, la classe politique et le pouvoir judiciaire sont soupçonnés d’avoir couvert ces pratiques.

Médecins et scientifiques voient dans cette pollution un parfait exemple d’“exposomique” – nouvelle discipline qui étudie les effets délétères des expositions environnementales sur la santé. Tout commence en 1980 Les origines de cette histoire remontent au séisme qui, en novembre 1980, a […] Ian Birrell

source : CourrierInternational

Pour citer cet article : LAURE POULIQUEN, "Comment la mafia napolitaine a fait exploser les cas de cancers," in Laure Pouliquen Officiel, 16/04/2017, https://laurepouliquen.fr/comment-la-mafia-napolitaine-fait-exploser-les-cancers/.
Carence ou excès en fer et leurs conséquences

Carence ou excès en fer et leurs conséquences

CARENCE OU EXCÈS EN FER ET LEURS CONSÉQUENCES

le fer héminique, d’origine animale et le fer non héminique qui se trouve dans les végétaux. Indispensable à l’organisme, cet oligo-élément est caractérisé par de nombreuses propriétés. constituant important de l’hémoglobine et d’enzymes, il intervient dans l’oxygénation du corps avec un rôle important dans le transport de l’oxygène au niveau des globules rouges du sang et dans diverses réactions métaboliques.

Les SymptômesPrécisions
1FATIGUE PHYSIQUE (asthénie marquée)
  • Essoufflement à l’effort
  • Fatigue matinale se prolongeant dans la journée
  • Nuits longues, et pourtant peu réparatrices
  • Vertiges
  • Troubles de la libido
2FATIGUES NERVEUSES et LASSITUDE                                    
  • Pouvant entraîner crises d’angoisse, dépression, anorexie…
3TROUBLES DIGESTIFS RÉGULIERS
  • gastrite, inflammations, sensibilité au gluten, diarrhées chroniques.
4SENSIBILITÉ AUX MALADIES INFECTIEUSES  
  • Angines, otites, rhinites, Bronchites…
  • Candida albicans, mycoses…
5SENSIBILITÉ AU FROID
  • Frilosité chronique, extrémités froides.
  • Mauvaise circulation veineuse.
  • Troubles de la vision (fatigue, dégénérescence…)
6DOULEURS MUSCULAIRES – CRAMPES
  • souvent associées à une carence en magnésium
7CHUTE  DE CHEVEUX ONGLE MOUS, CASSANTS, STRIES
  • Chute prolongée et inhabituelle
8SYMPTÔMES DIVERS
  • Pâleur du teint non génétique.
  • Saignements fréquents du nez  (enfants notamment)
  • Fendillements des commissures des lèvres
  • Sécheresse excessive de la peau (certains types d’acnés récidivantes )
9PICA
  •  Voir ci-contre

Le Pica est un trouble du comportement qui consiste en une envie irrépressible, incontrôlable d’ingérer des substances diverses comestibles ou non.

  • Géophagie pour la terre, l’argile
  • Pagophagie pour des glaçons
  • Rysophagie pour du riz (souvent cru)
  • Amylophagie pour le blé et l’amidon
  • Lithophagie pour les pierres
  • Ce peut être aussi des gommes, grains de café, chocolat ou cornichons.

Le pica est très fréquent dans les pays sous-développés. Mais aussi aux Etats-Unis, où  l’on a noté que plus de la moitié des patients atteints de carence martiale avait un pica.

Le pica est bien un symptôme d’une carence prononcée en fer. En effet, on note sa disparition totale avec un traitement de fer efficace. Le pica récidivera avec une nouvelle carence. On n’en a pas d’explication médicale, mais les faits sont têtus…

Ce trouble alimentaire comportemental est donc considéré comme secondaire à une carence martiale (donc une forte carence en fer). Et nous savons maintenant que la carence martiale peut entraîner des altérations des capacités cognitives et donc du comportement, par des atteintes des neurotransmetteurs dopaminergiques. Il est d’ailleurs reconnu que des carences martiales prolongées entraîneraient souvent un retard du développement intellectuel.

Le fait que le pica soit moins connu en Europe pourrait venir du fait que le trouble alimentaire consistant à manger en permanence pain, chocolat, cornichons, par exemple ne sera pas pris en compte comme un trouble alimentaire symptomatique, mais comme une simple nervosité, au même tire que fumer, ou boire.

Par contre, dans les pays plus pauvres, ingérer de la terre, des glaçons ou du riz non cuit (en fait par défaut d’autre nourriture) sera évidemment considéré comme un trouble psychologique.

Il serait donc intéressant d’étudier plus attentivement les troubles comportementaux alimentaires des populations à risque de forte carence en fer dans les pays occidentaux. Surtout que ces comportements ne sont pas avoués spontanément par les patients.

En tous les cas, pica et carence martiale sont associés. Donc un pica peut constituer un moyen simple de dépister une carence en fer prononcée. Et dans le cas d’une anémie, un pica indiquera une origine ferritive.

Le fer est un oligo-élément qui se présente dans les aliments sous deux formes différentes :

le fer héminique, d’origine animale et le fer non héminique qui se trouve dans les végétaux. Indispensable à l’organisme, cet oligo-élément est caractérisé par de nombreuses propriétés. constituant important de l’hémoglobine et d’enzymes, il intervient dans l’oxygénation du corps avec un rôle important dans le transport de l’oxygène au niveau des globules rouges du sang et dans diverses réactions métaboliques.

Le fer est un élément vital pour le corps ; il tient une place importante dans le bon fonctionnement de l’organisme. Un déficit ou une carence en fer peut avoir de nombreuses conséquences sur la santé, parmi celles-ci on peut noter une baisse d’hémoglobine et une anémie.

Sources alimentaires

Le fer héminique est répandu dans les aliments d’origine animale. Cet oligo-élément est présent dans les viandes, notamment la viande de bœuf et les viandes rouges. Les poissons, les abats, les boudins, les charcuteries, les crustacés, les mollusques, en sont particulièrement riches.

Le fer non héminique se trouve dans les produits d’origine végétale, les céréales, les œufs, les légumes secs, les fruits.

Rôle dans l’organisme

Le fer est un oligo-élément qui entre dans la composition de l’hémoglobine des globules rouges. Utile aux échanges gazeux, l’hémoglobine est un composant protéique qui transporte l’oxygène à travers l’organisme. Le fer qui indispensable à la synthèse de l’hémoglobine, permet au sang de véhiculer l’oxygène.

Aussi, le fer intervient dans la constitution de la myoglobine qui est un réservoir d’oxygène contenu dans les muscles. Il occupe une place importante dans de nombreuses réactions enzymatiques nécessaires à la respiration des cellules. Il est, également, impliqué comme composant de nombreuses enzymes et dans la formation des cellules et des hormones. Le fer joue un rôle essentiel dans le fonctionnement normal du système immunitaire et dans de nombreuses réactions métaboliques.

Besoins en fer

Les besoins en fer de l’organisme varient en fonction de l’activité physique et de l’âge. Avec la perte du fer par la sueur, ces besoins sont élevés chez les sportifs. Ils sont plus importants pendant la croissance, chez les enfants et chez les adolescents. Au cours de l’adolescence, ce besoin est accru à cause de l’augmentation de la masse musculaire. En cas de règles abondantes, les besoins en fer sont plus importants chez les femmes en âge de procréer. Aussi, les situations marquées par une perte de sang (accident ou opération chirurgicale) accroissent les besoins ferriques.

FER_CARENCE_OU_EXCES

Conséquences d’une carence en fer

Un apport ferrique alimentaire insuffisant limite la livraison de l’oxygène aux cellules et peut être à l’origine d’une baisse de l’hémoglobine. Ainsi, une carence en fer peut se manifester par divers signes cliniques : une fatigue extrême, une sécheresse de la peau, une pâleur du teint, des troubles de la régulation de la température du corps, un essoufflement à l’effort. Elle peut également conduire à des anomalies au niveau des globules rouges et à une anémie dite ferriprive.

Le déficit peut causer une réduction des capacités intellectuelles, une somnolence, une fragilisation du système immunitaire, une moindre résistance aux infections. Les régimes amaigrissants et le régime végétarien peuvent induire une carence en fer.

Le fer est essentiel à la vie, mais si certains en ont trop, d’autres en manquent. Les symptômes de carence ou d’excès, souvent discrets au début, sont à prendre au sérieux, car, dans les deux cas, le fonctionnement de l’organisme est perturbé.

L‘hémochromatose est la plus fréquente des maladies génétiques en France :

Une personne sur 300 en est ­atteinte (soit 200 000 individus). Elle est liée à la mutation du gène Hfe du chromosome 6, laquelle provoque un déficit en hepcidine, une protéine impliquée dans le contrôle de l’absorption intestinale du fer. Il en résulte une quantité excessive (jusqu’à cinq fois supérieure à la normale) de celui-ci dans le corps. « Le fer, à partir de 5 à 6 grammes dans le sang, devient toxique pour l’organisme. Il va détruire au fil du temps les organes ­importants comme le foie, le pancréas, le cœur, mais aussi les articulations », explique le Pr Henri Michel, président de l’Association ­Hémochromatose France.

Mieux dépister l’hémochromatose

Grande fatigue, douleurs articulaires, notamment au niveau des doigts, troubles de l’érection, aménorrhée, tachycardie… Ces premiers symptômes passent souvent inaperçus chez les professionnels de la santé. « De même, lorsque la maladie progresse, l’excès de fer détruit les îlots de Langerhans, producteurs d’insuline. Mais l’apparition d’un diabète de type 2 est souvent mise sur ­le compte de l’âge, de la sédentarité et du surpoids, explique le Pr Michel. C’est ainsi que beaucoup de malades sont soupçonnés d’être alcooliques, alors que c’est l’excès de fer qui a provoqué leur ­cirrhose du foie. »

On estime ainsi que 60 000 personnes, en France, ignorent qu’elles sont atteintes d’hémochromatose.

Le Pr Henri Michel milite pour un dépistage précoce de la maladie, avant l’âge de 35 ans, lorsque les dégâts sur l’organisme ne sont pas encore irréversibles et peuvent facilement être traités. D’autant qu’une simple prise de sang suffit : on dose la ferritine, une protéine responsable du stockage du fer, et le coefficient de saturation de la transferrine. En cas de résultats anormaux, on recherche la présence de l’anomalie génétique pour confirmer le diagnostic.

Aujourd’hui, les personnes souffrant d’hémochromatose sont traitées par saignées afin de diminuer la quantité de globules rouges riches en fer. Le traitement d’attaque dépend du surplus en fer. Pour 5 grammes, il faut pratiquer 24 saignées. La maladie continuant à évoluer, une saignée d’entretien est nécessaire tous les deux à quatre mois afin de maintenir un taux normal dans l’organisme.

La prise en charge de l’hémochromatose devient plus difficile lorsque le patient est plus âgé, avec parfois 40 grammes de fer en excès : 160 saignées de 400 à 500 ml, soit deux ans et demi de traitement, sont alors nécessaires. Mais il faut aussi traiter les problèmes de santé annexes (diabète, insuffisance cardiaque, douleurs articulaires). On estime que 2 000 personnes meurent chaque année d’hémochromatose faute d’avoir pu être diagnostiquées et traitées à temps.

Un quart des femmes carencées

Lorsque les besoins en fer ne sont pas satisfaits, la carence peut entraîner une anémie : le taux d’hémoglobine sanguin est fortement diminué, et le sang ne peut plus correctement transporter la quantité d’oxygène nécessaire aux ­tissus. Du coup, on se sent fatigué, le teint est pâle, la tension artérielle baisse, on est essoufflé à ­l’effort, vulnérable aux infections, on éprouve des difficultés à se concentrer ou à être attentif. Selon l’enquête SuViMax, réalisée en France auprès de 14 000 personnes, près d’un quart des femmes âgées de 35 à 50 ans ont une carence en fer et 4,4 % souffrent d’anémie. En effet, certaines peinent à compenser par l’alimentation les pertes de fer liées aux règles lorsqu’elles sont abondantes, par exemple chez les femmes portant un stérilet. Le bon réflexe est de consulter son médecin traitant, lequel pourra confirmer le diagnostic par un dosage de la ferritine et de l’hémoglobine dans le sang afin d’évaluer les réserves de fer dans les cellules.

 

Les aliments riches en fer

Notre organisme ne produit pas du fer, c’est pourquoi le médecin peut conseiller de manger de la viande rouge, du boudin noir ou du foie, qui en contiennent beaucoup. On en trouve également, mais en quantité moindre, dans les huîtres, le poisson, les céréales complètes et les légumineuses. On peut aussi augmenter sa consommation de vitamine C, car elle facilite l’assimilation du fer par l’organisme.

Si nécessaire, une supplémentation est prescrite pour reconstituer les réserves de fer. Attention à ne pas prendre des compléments alimentaires en automédication, pour ne pas tomber dans l’excès inverse. Le médecin vérifiera que l’anémie n’est pas liée à des saignements gastro-intestinaux (ulcère, polypes intestinaux), à la destruction des globules rouges (maladies de la moelle osseuse) ou à une mauvaise absorption du fer par les intestins à cause de la maladie de Crohn, d’une ­rectocolite hémorragique ou d’une intolérance au gluten.

 Les besoins journaliers

Le fer, après avoir été absorbé par l’intestin, est transporté par la transferrine jusque dans la moelle osseuse où il entre dans la composition de l’hémoglobine des globules rouges, qui acheminent l’oxygène des poumons vers les cellules. Les besoins quotidiens varient selon l’âge et le sexe :

– Enfants à partir de 1 an :
7 à 10 mg.
– Ados de 14 à 18 ans :
garçons, 11 mg ; filles, 15 mg.
– Femmes en âge de procréer :
de 16 à 20 mg.
– Femmes enceintes et allaitantes :
de 20 à 22 mg.
– Hommes à partir de 18 ans :
8 mg.
– Femmes après 50 ans :
8 mg.

sources :
SantéOnaturel.com
saintesanté.com
hemochromatose.fr
VivaPresse.fr
Pour citer cet article : LAURE POULIQUEN, "Carence ou excès en fer et leurs conséquences," in Laure Pouliquen Officiel, 13/04/2017, https://laurepouliquen.fr/carence-ou-exces-en-fer-et-leurs-consequences/.

 

Les addictions sont des pathologies cérébrales

Les addictions sont des pathologies cérébrales

Les addictions sont des pathologies cérébrales définies par une dépendance à une substance ou une activité, avec des conséquences délétères.

Les chercheurs tentent de mieux décrire les mécanismes impliqués dans l’apparition, le maintien et les rechutes des addictions. Ils essaient aussi d’identifier les facteurs de vulnérabilité individuels, sociétaux et environnementaux, pour une meilleure prévention et prise en charge.

Les addictions les plus répandues concernent le tabac (nicotine) et l’alcool. Viennent ensuite le cannabis et, loin derrière, les opiacés (héroïne, morphine), la cocaïne, les amphétamines et dérivés de synthèse. Il existe également des addictions liées à des activités (et non à des substances), comme les jeux d’argent, les jeux vidéo, lesexe ou encore les achats compulsifs.

Des substances plus ou moins addictives souvent testées à l’adolescence

Des dépendances peuvent survenir à tout moment de l’existence, mais la période de 15 à 25 ans est la plus propice à leur émergence. Le comportement à risque des adolescents et des jeunes adultes facilite en effet les premières expériences, et l’usage précoce de drogues expose à un risque accru d’apparition d’une addiction par la suite. Dans l’ensemble, les hommes sont plus souvent concernés par les addictions que les femmes.

Certaines substances semblent avoir un pouvoir addictif supérieur à d’autres compte tenu de la proportion de personnes dépendantes parmi leurs consommateurs. Le produit le plus addictif serait le tabac (32% des consommateurs sont dépendants),  suivi par l’héroïne (23%), la cocaïne (17%) et l’alcool (15%). La vitesse d’installation de la dépendance varie également en fonction des substances. Les dépendances au tabac, à l’héroïne et à la cocaïne peuvent se développer en quelques semaines, alors que celle à l’alcool est beaucoup plus lente.

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Part des usagers développant une dépendance à la substance qu’ils consomment.

Parmi les jeux vidéo, ceux en réseau sont réputés être les plus addictogènes, particulièrement les jeux de rôle multi-joueurs. Le pouvoir addictif des jeux d’argent n’a quant à lui pas été évalué.

Le cycle infernal des jeux de hasard et d’argent

Les joueurs pathologiques sont en grande majorité des hommes, quadragénaires, souvent pères de famille. Ils pratiquent des jeux de hasard pur (roulette, machines à sous) ou de jeux mêlant hasard et stratégie (paris sportifs, poker, black jack). Le point de départ de leur pathologie est toujours un gain initial qui génère une émotion très positive et les incite à rejouer pour revivre ce moment « magique ». Puis le jeu et le gain s’imposent vite comme une manière de se sentir bien. Mais les pertes successives incitent le joueur à retenter inlassablement sa chance dans l’espoir de « se refaire », en augmentant les mises à mesure que les pertes s’accroissent. Les raisonnements deviennent erronés et vont à l’encontre des lois de probabilité que les joueurs connaissent pourtant généralement bien. Il s’écoule généralement plusieurs années entre le début du jeu et le moment où l’addiction est constituée. Le pourcentage de joueurs « pathologiques » dans la population générale est estimé à 1%.

Un diagnostic très normé

Le diagnostic de l’addiction (ou dépendance) repose sur des critères bien définis, fixés par des instances internationales de santé mentale et répertoriés dans un manuel, le Diagnostic and Statistical manual of Mental disorders (DSM), dont la cinquième édition date de 2013. Parmi ces critères, on trouve la perte de contrôle de soi, l’interférence de la consommation sur les activités scolaires ou professionnelles, ou encore la poursuite de la consommation malgré la prise de conscience des troubles qu’elle engendre.

Un sujet est considéré comme souffrant d’une addiction quand il présente ou a présenté, au cours des 12 derniers mois, au moins deux des onze critères suivants :

• Besoin impérieux et irrépressible de consommer la substance ou de jouer (craving)
• Perte de contrôle sur la quantité et le temps dédié à la prise de substance ou au jeu
• Beaucoup de temps consacré à la recherche de substances ou au jeu
• Augmentation de la tolérance au produit addictif
• Présence d’un syndrome de sevrage, c’est-à-dire de l’ensemble des symptômes provoqués par l’arrêt brutal de la consommation ou du jeu
• Incapacité de remplir des obligations importantes
• Usage même lorsqu’il y a un risque physique
• Problèmes personnels ou sociaux
• Désir ou efforts persistants pour diminuer les doses ou l’activité 
Activités réduites au profit de la consommation ou du jeu
• Poursuite de la consommation malgré les dégâts physiques ou psychologiques

L’addiction est qualifiée de faible si 2 à 3 critères sont satisfaits, modérée pour 4 à 5 critères et sévère pour 6 critères et plus.

Les experts du DSM ne recensent comme addiction que les dépendances aux substances et celle au jeu d’argent. Les usages intensifs de jeux vidéo, de smartphone, l’hyperactivité sexuelle ou professionnelle ne sont pas, à ce jour, considérés comme d’authentiques addictions car on ne dispose pas de données scientifiques convaincantes.

Des conséquences délétères

Lorsqu’elles ne sont pas soignées, les addictions peuvent avoir une issue sévère, voire tragique. Celle-ci peut être directement liée à l’usage excessif de la substance (overdose, coma éthylique) ou provoquée par les effets secondaires à long terme (nombreux cancers associés à la consommation d’alcool et de tabac, troubles neurologiques et psychiatriques des consommateurs réguliers de drogue, contamination par le VIH…).

Une étude coordonnée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies estime que la conduite sous influence d’alcool multiplie par 8,5 le risque d’être responsable d’un accident mortel. Si le conducteur a également consommé du cannabis, ce risque est multiplié par 15.

L’usage répété de drogues favorise en outre les troubles psychiques et cognitifs (difficultés de concentration, d’expression ou de mémorisation par exemple) qui peuvent peser sur les résultats scolaires ou professionnels, voire progressivement entraîner une déscolarisation et une marginalisation. A terme, une addiction sévère non soignée aboutit le plus souvent à l’isolement, la désocialisation et la paupérisation.

D’autres conséquences à plus long terme sont encore mal connues, en particulier celles relatives aux effets sur le cerveau de l’alcool et du cannabis consommés au moment de l’adolescence. Pendant cette période (jusqu’à l’âge de 20-25 ans), le cerveau est encore en maturation et paraît plus vulnérable aux effets toxiques. En outre, il a été constaté que plus la consommation est précoce, plus le risque de développer une addiction sur le long terme augmente.

Des mécanismes complexes

L’installation d’une addiction implique au moins trois mécaniques :

  • une augmentation de la motivation à consommer la drogue (recherche de plaisir),
  • un état émotionnel négatif (recherche d’un soulagement),
  • une diminution de la capacité à se contrôler (perte de contrôle de la consommation).

L’addiction démarre essentiellement avec le plaisir généré par la substance addictive. Cette sensation est due à des modifications électrochimiques s’opérant dans le cerveau en réponse à la consommation de la substance. On observe en particulier la libération de dopamine, la molécule « du plaisir » et de la récompense, dans le noyau accumbens. L’augmentation de la concentration de dopamine résulte de modifications au niveau des transmissions synaptiques dans différentes aires cérébrales, la substance consommée pouvant interférer avec des neurotransmetteurs ou leurs récepteurs.

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Le circuit de la récompense occupe un rôle central dans la mise en place et le maintien d’une addiction. Trois systèmes de neurones (dopaminergiques, sérotoninergiques et noradrénergiques) interviennent pour réguler le circuit : le dysfonctionnement de l’un d’entre eux peut générer l’addiction.

A cela s’ajoutent d’autres mécanismes, notamment la libération de sérotonine ou encore l’activation des récepteurs aux endorphines, des molécules endogènes impliquées dans l’antalgie et la sensation de bien-être. En cas de consommation régulière de drogue, la stimulation répétée de ces récepteurs entraîne une diminution de la production naturelle d’endorphines. Dès lors, le plaisir n’est plus obtenu que par l’apport de la substance extérieure, ce qui induit une augmentation de la tolérance à cette substance et un manque dès l’arrêt de sa consommation.

Des remaniements cérébraux à long terme

D’autres mécanismes consolident l’addiction. L’organisme devient peu à peu insensible à la substance et à ses effets, le consommateur doit accroître les doses pour obtenir le même niveau de plaisir. La prise répétée de drogue modifie à long terme les réseaux cérébraux et perturbe la recherche du plaisir. Le réseau dopaminergique s’emballe et provoque un besoin incessant de plaisir. D’autres adaptations cérébrales finissent par créer un effet négatif chez le sujet dépendant (dysphorie, anxiété, irritabilité). Cet état émotionnel négatif, avec les sensations désagréables du sevrage, deviendrait alors la motivation principale à consommer (craving de soulagement), au-delà de la recherche d’effets plaisants (craving de récompense).

En outre, les substances addictives modifient la plasticité synaptique c’est à dire la capacité des neurones à se réorganiser entre eux pour intégrer de nouvelles données. Cela semble modifier le souvenir de l’expérience, pour le rendre peut-être plus agréable encore qu’il n’a été, et persistant au cours du temps, incitant à renouveler l’expérience.

Enfin, des stimuli associés de manière répétée à la consommation de drogue (conditionnement), comme un lieu ou un moment de la journée toujours identique, peuvent à terme activer la libération de dopamine avant même la prise de la drogue. C’est ainsi qu’une dépendance psychique peut se créer, par exemple le besoin d’une cigarette au moment du café. Ce phénomène peut expliquer comment des signaux de l’environnement (publicité, bar, odeur d’alcool) peuvent déclencher une rechute même après une longue période d’abstinence.

Des risques individuels et environnementaux à l’addiction

La survenue d’une addiction repose sur trois composantes : l’individu, le produit et l’environnement.

Chaque individu est plus ou moins vulnérable à l’addiction et une part de cette vulnérabilité est d’origine génétique. Elle reposerait sur des associations variées d’altérations affectant de nombreux gènes, chaque modification étant par elle-même inopérante. Parmi ces gènes, certains sont impliqués dans le système dopaminergique. Ainsi, l’allèle A1 du gène du récepteur à la dopamine DRD2 semble constituer, au moins pour certains, un facteur de risque d’addiction via la « recherche d’expériences » au sens large et des comportements impulsifs ou compulsifs.

Ces variations génétiques expliquent aussi en partie la variabilité des effets ressentis par chacun face à une drogue. Des sensations agréables et des effets positifs sur le fonctionnement psychique (désinhibition, oubli des problèmes, amélioration des performances…) sont une incitation à renouveler l’expérience. Une tolérance spontanée élevée avec des effets positifs et modérés est également favorable à l’émergence d’une addiction.

Sur le plan des comportements, les personnes montrant de l’anxiété, un caractère introverti ou encore une tendance dépressive, chez qui les psychotropes (en particulier l’alcool) vont améliorer le fonctionnement psychique, ont un risque accru de dépendance. C’est également le cas chez des personnes avides de sensations fortes.

L’observation par IRM du cerveau de personnes dépendantes montre une hypoactivation des régions corticales frontales et une hyperactivation des régions impliquées dans la motivation, la mémoire, le conditionnement et les émotions. Mais il n’est pas clairement établi si cette dérégulation fonctionnelle est une prédisposition qui précède le développement de l’addiction, ou si elle résulte simplement de la consommation chronique de drogue.

Des facteurs environnementaux sont également impliqués, notamment la disponibilité du produit. Par exemple, le principal facteur de risque de dépendance au tabac est d’avoir grandi au sein d’un foyer de fumeurs, ce qui facilite l’accès au tabac. De même que l’addiction au cannabis est fortement associée au fait d’avoir eu des amis fumeurs au moment de l’adolescence.

Enfin, l’âge de début de consommation joue également un rôle. L’initiation précoce est responsable d’une vulnérabilité accrue. Commencer à consommer de l’alcool au début de l’adolescence multiplie par dix le risque de devenir alcoolo-dépendant à l’âge adulte, par rapport à une initiation plus tardive vers l’âge de 20 ans.

La prise en charge : sevrage et accompagnement

La prise en charge d’une addiction est multidisciplinaire : elle repose le plus souvent sur l’association d’un traitement médicamenteux, d’une prise en charge psychologique individuelle et/ou collective et d’un accompagnement social. Il n’existe pas de « recette » magique. La prise en charge est souvent longue et semée de rechutes. Le succès dépend essentiellement de la motivation du patient à se sevrer, puis de l’amélioration durable de ses conditions de vie et de son estime de lui : trouver un emploi, mener des activités, avoir des centres d’intérêt, trouver un rôle et une utilité dans la vie sociale. Les groupes de parole (Alcooliques Anonymes, Alcool-AssistanceCroix Bleue, Vie libre, Narcotiques anonymes…) ont une grande importance pour parvenir à cela. Ils offrent un soutien majeur, pendant et après le sevrage, grâce aux échanges d’expériences de personnes ayant vécu le même type de parcours.

Par ailleurs, quelques données récentes ont marqué une évolution dans la prise en charge de plusieurs addictions :

Pour le sevrage alcoolique, le nalméfène, commercialisé depuis l’été 2014, est une molécule indiquée pour la réduction de la consommation d’alcool. Ce médicament s’inscrit dans la nouvelle politique de « réduction des risques », stratégie visant à diminuer la consommation d’alcool sans pour autant l’arrêter complètement. Cette politique s’adresse aux consommateurs non-dépendants ou ayant une addiction « faible ». Le baclofène est dans le même registre. Il est toujours en cours d’évaluation via deux études en France (résultats attendus en 2015), mais bénéficie d’une recommandation d’utilisation temporaire (RTU) de la part des autorités de santé.  Il est indiqué à la fois dans l’aide au maintien de l’abstinence après sevrage chez des patients dépendants à l’alcool, et dans la réduction majeure de la consommation d’alcool jusqu’au niveau faible de consommation.

Pour le sevrage du cannabis, la thérapie multidimensionnelle familiale impliquant les parents et la fratrie offre de bons résultats pour le sevrage du cannabis chez des jeunes à la dérive.

La recherche dans le domaine des addictions porte sur différentes drogues ou activités addictives, avec plusieurs dimensions : les mécanismes neurobiologiques, les susceptibilités individuelles ou encore les approches thérapeutiques.

Les chercheurs tentent de clarifier de nombreux points : Pourquoi, face à un même produit, certaines personnes deviennent dépendantes et d’autres pas ? Pourquoi l’addiction est-elle si difficilement réversible ? Quelles sont les conséquences à long terme des consommations de substances psychoactives sur le cerveau des adolescents ?

Des équipes s’intéressent aux modifications épigénétiques qui surviennent en réponse à la substance addictive, à l’environnement (stress, traumatismes psychologiques, autres) ou qui ont été héritées. Ces modifications modulent le niveau d’expression de ces gènes et peuvent contribuer à l’apparition d’une addiction.

D’autres équipes testent des approches thérapeutiques innovantes comme la stimulation cérébrale profonde. A Marseille, une équipe utilise des électrodes pour stimuler des neurones du noyau subthalamique impliqué dans la récompense et évaluer les effets sur l’addiction.

Des médicaments sont également à l’étude, en particulier pour le sevrage alcoolique. C’est le cas de l’acide gamma-hydroxybutyrique, déjà utilisé dans certains pays en prévention du syndrome de sevrage et pour le maintien de l’abstinence chez le sujet alcoolo-dépendant.

Dossier réalisé en collaboration avec Bertrand Nalpas, Directeur de recherche à l’Inserm et chargé de mission Addiction 

Pour aller plus loin :

souce : Inserm.fr

Pour citer cet article : LAURE POULIQUEN, "Les addictions sont des pathologies cérébrales," in Laure Pouliquen Officiel, 13/04/2017, https://laurepouliquen.fr/les-addictions-sont-des-pathologies-cerebrales/.
Electrosensibilité et ondes électromagnétiques

Electrosensibilité et ondes électromagnétiques

Electrosensibilité et ondes électromagnétiques

La sensibilité électromagnétique ou intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques (ou IEI-CEM, ou électro-sensibilité, ou électro-hypersensibilité ou HSEM ou EHS ou syndrome EHS ou syndrome d’intolérance aux champs électro-magnétiques, SICEM) serait une maladie dans laquelle une personne déclare souffrir de symptômes qui selon elle sont causés et aggravés par des champs ou des ondes électromagnétiques.

 

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Pour citer cet article : LAURE POULIQUEN, "Electrosensibilité et ondes électromagnétiques," in Laure Pouliquen Officiel, 12/04/2017, https://laurepouliquen.fr/electrosensibilite-et-ondes-electromagnetiques/.
80 pour cent des médicaments sur le marché ne servent à rien

80 pour cent des médicaments sur le marché ne servent à rien

 Entretien avec Pr Philippe Even, médecin pneumologue français, Professeur émérite à l’université Paris Descartes, président de l’Institut Necker, membre de l’Association Internationale pour une Médecine Scientifique, Indépendante et Bienveillante.

© Prévention Santé, Deborah Donnier
 http://www.prevention-sante.eu

Pour citer cet article : LAURE POULIQUEN, "80 pour cent des médicaments sur le marché ne servent à rien," in Laure Pouliquen Officiel, 11/04/2017, https://laurepouliquen.fr/80-pour-cent-des-medicaments-sur-le-marche-ne-servent-a-rien/.
Trop peu de sel serait néfaste pour la santé vasculaire

Trop peu de sel serait néfaste pour la santé vasculaire

Trop peu de sel serait néfaste pour la santé vasculaire

On sait que l’excès de sel, qui favorise notamment l’hypertension, augmente le risque de maladie vasculaire. La réaction face à cela est de réduire la consommation, avec souvent une pensée linéaire qui suppose qu’à l’inverse, très peu de sel serait un facteur de protection.

Des chercheurs canadiens, en analysant les données de 130000 personnes de 49 pays, ont observé que de faibles apports en sodium (moins de 3 grammes par jour), conduisent certes à une tension artérielle plus basse, mais sont aussi associés à un risque plus élevé de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral (AVC) et de décès, comparativement à une consommation moyenne. D’autres facteurs, dont l’élévation de certaines hormones, ont des effets néfastes qui semblent surpasser les avantages de la tension abaissée.Ce résultat peut surprendre par rapport à l’idéal nutritionnel de l’homme originel qui, avant le pain, le fromage, la charcuterie et les produits agroalimentaires industriels consommait peu de sel et cela semblait convenir à sa physiologie.

Ce résultat nous invite aussi à ne pas oublier que le monde vivant n’est pas mécanique, et qu’un excès néfaste ne signifie pas qu’une réduction drastique soit bénéfique.

En nutrition santé, l’évitement des produits transformés et la limitation du pain, du fromage et des charcuteries, conduit naturellement à une réduction importante du sodium apporté. Cela permet de saler sans privation certains plats, avec un sel de mer de qualité, et d’en apprécier les effets subtils sur le goût.

Référence

Andrew Mente & al : Associations of urinary sodium excretion with cardiovascular events in individuals with and without hypertension : a pooled analysis of data from four studies
The Lancet, 2016 – Résumé : http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(16)30467-6/abstract

Pour citer cet article : LAURE POULIQUEN, "Trop peu de sel serait néfaste pour la santé vasculaire," in Laure Pouliquen Officiel, 11/04/2017, https://laurepouliquen.fr/trop-peu-de-sel-nefaste-pour-la-sante-vasculaire/.
Qu’est-ce que la Coenzyme Q10

Qu’est-ce que la Coenzyme Q10

CoQ10 : Qu’est-ce que la Coenzyme Q10

La coenzyme Q10, également connue sous le nom de CoQ10 ou ubiquinone, est une substance similaire à une vitamine, qui est vitale pour le bon fonctionnement du corps humain.

 Biochimie

 Dans sa forme pure, la CoQ10 est une poudre cristalline jaune orange, sans goût ni odeur. Elle est en partie absorbée avec notre nourriture, mais est également produite dans le corps lui-même

Cette coenzyme, présente dans toutes les cellules humaines, intervient dans la transformation de l’énergie fournie par l’alimentation en énergie utilisable par la cellule. Ce n’est qu’à la suite de cette transformation, effectué dans les mitochondries, que l’énergie contenue dans la nourriture peut être utilisée par le corps humain.
95 % des besoins corporels en énergie sont transformés à l’aide de la Co Q10. Les organes nécessitant le plus d’énergie – tels que le cœur, les poumons et le foie – présentent également les taux de CoQ10 les plus élevés. La CoQ10 est très importante pour l’organisme humain et ne peut être remplacée par aucune autre substance. La CoQ10 diffuse librement dans la bicouche lipidique car il s’agit d’une benzoquinone qui est soluble dans les lipides avec une longue chaîne isoprénoïde

La CoQ10 fut découverte il y a plus de 40 ans. Depuis plusieurs années maintenant, cette substance vitale est connue et appréciée comme supplément essentiel.

 Rôles physiologiques

À la suite de sa découverte du rôle significatif joué par la CoQ10 dans la production de l’énergie, le chercheur britannique Peter Mitchell reçut le Prix Nobel de chimie en 1978.

 La CoQ10 intervient en effet dans la chaîne respiratoire, qui assure la production d’énergie utilisable par la cellule sous forme d’ATP.

C’est un intermédiaire qui a la capacité de cycler entre une forme oxydée et une forme réduite, et donc de transférer des électrons d’un complexe enzymatique à l’autre (de la NADH-déshydrogénase à la cytochrome-réductase). En outre, certains croient que la CoQ10, qui aurait un rôle d’antioxydant, protégerait nos cellules contre les effets supposés destructeurs des radicaux libres D’intérêt pour les sportifs, il aurait été montré que si on augmente par supplément alimentaire l’apport de CoQ10 de 60 à 100 mg/jour pour 4 à 8 semaines, la capacité à l’exercice est augmentée La fréquence cardiaque est améliorée chez les malades cardiaques, le métabolisme lipidique est plus efficace et la consommation maximale d’oxygène (Vo2max) et le temps à l’effort sur tapis roulant

 La réduction du taux de CoQ10 est liée au vieillissement, ainsi que divers facteurs tels que l’effort physique extrême, le stress, une consommation accrue d’alcool et de tabac, de même que lors de maladies spécifiques.

Certains médicaments réduisant le taux de cholestérol (appelés « statines ») freinent également la production naturelle de CoQ10 dans le corps sans que cela ait un rôle négatif démontré. Un taux faible de cette molécule serait corrélé avec un plus mauvais pronostic lors d’une insuffisance cardiaque mais ce résultat reste discuté

 Rôle thérapeutique

Notre alimentation fournit un apport journalier d’environ trois à dix milligrammes de cette Coenzyme11. Cependant, il se peut qu’un régime normal ne suffise pas à répondre aux besoins corporels en CoQ10. Les statines, médicaments qui bloquent la formation hépatique du cholestérol et secondairement la production de l’Ubiquinone peuvent entraîner une carence Lorsque notre besoin en CoQ10 augmente, un complément alimentaire peut contribuer à éviter un manque.

 La coenzyme Q10 est surtout présente dans la viande et le poisson. Les légumes et les produits laitiers en contiennent relativement peu

 Synthèse chimique

 Trois méthodes différentes sont mises en œuvre pour la fabrication de la CoQ10 :

  • La fermentation de levure, la fermentation bactérienne et la synthèse chimique. Le procédé de fermentation de levure résulte en une CoQ10 à la configuration tout-trans, ce qui signifie qu’il est identique à la CoQ10 naturelle que l’on trouve dans la viande, le poisson et d’autres produits.
  • La sécurité de la fermentation de levure a été confirmée par différentes études de sécurité effectuées par un des laboratoires de contrôle les plus réputés au monde (Covance Laboratories Inc.)15. De plus, un test randomisé (aléatoire) en double aveugle avec contrôle placebo, (un protocole typique à l’industrie pharmaceutique) a démontré que la fermentation de levure est sûre et bien tolérée jusqu’à 900 milligrammes par jour.
  • La CoQ10 produite par synthèse chimique génère également l’isomère cis (une configuration de la structure moléculaire que l’on ne trouve pas dans la CoQ10 naturelle). Il existe une CoQ10 hydrophile et micellée, avec une biodisponibilité très augmentée

 Historique de la coenzyme Q10

La CoQ10 a été découverte et isolée en 1957 aux États-Unis, mais ce sont les Japonais qui en ont découvert les propriétés thérapeutiques au début des années 1960 après avoir observé que les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque congestive en présentaient de faibles taux. Dans ce pays où, depuis 1974, la CoQ10 est homologuée pour le traitement de l’insuffisance cardiaque congestive, des millions de patients en prennent quotidiennement. On l’emploie également à cette fin en Europe, en Russie et en Israël. Son usage sous prescription pour l’insuffisance cardiaque est nettement moins répandu en Amérique du Nord. Dans les années 1960, on a également découvert que les malades atteints de divers cancers (sein, poumon, prostate, pancréas, côlon, rein, etc.) avaient généralement des taux de CoQ10 anormalement bas. Les suppléments de CoQ10 connaissent, depuis ces découvertes, un certain succès auprès des patients atteints d’un cancer ou des personnes à risque d’en contracter un.

 Bienfaits Pour La Santé De la Coenzyme Q10

Coenzyme Q10 également connu comme la CoQ10 est une vitamine comme la substance que l’on trouve dans chaque cellules de l’organisme et aide les cellules à convertir l’énergie biochimique en adénosine triphosphate (ATP) et produire de l’énergie dans le processus. La coenzyme Q10 est un nutriment étonnant que fonctionne comme un antioxydant et protège le corps contre les dommages causés par les radicaux libres et le stress oxydatif. Bien que la coenzyme Q10 est présent dans presque toutes les cellules de l’organisme, il se trouve en forte concentration dans les organes qui nécessitent le plus d’énergie pour le fonctionnement, tels que le cœur, les reins, le pancréas et le foie.

 Raisons des carences en Coenzyme Q10

Bien que la coenzyme Q10 est produite naturellement dans le corps et est également disponible dans divers aliments, une carence peut survenir pour diverses raisons.

  • Vieillissement
  • Le stress oxydatif
  • Maladies génétiques
  • Problèmes de santé chroniques (diabète, problèmes cardiaques, le VIH/ SIDA)
  • Dystrophies musculaires
  • Maladie de Parkinson
  • Faible apport alimentaire
  • Certains médicaments
  • Résultats de Coenzyme Q10 carence

La coenzyme Q10 est vital pour la production d’énergie dans le corps et sa carence peut conduire à divers problèmes de santé tels que l’hypertension artérielle , douleurs à la poitrine, insuffisance cardiaque, la dégénérescence maculaire liée, la cataracte, la perte de la vision, des problèmes respiratoires et de l’asthme, la maladie coronarienne , crise cardiaque, taux de cholestérol élevé, la perte, des maladies des gencives (gingivite), des troubles neurologiques entendu, système immunitaire affaibli, la fatigue physique et mentale, des douleurs articulaires chroniques, la migraine et les maux de tête, la liste est longue.

 Bienfaits pour la santé de la Coenzyme Q10

Les avantages pour la santé de CoQ10 sont nombreux. Il est de la centrale des cellules qui produit de l’énergie pour mettre en œuvre toutes les fonctions. Avec l’âge, les niveaux de coenzyme Q10 dans les tissus cardiaques et le sang est réduit avec peut entraîner divers problèmes cardiaques tels que des douleurs thoraciques, angine, maladie coronarienne , d’insuffisance cardiaque congestive et une augmentation de la pression artérielle. Prenant Coenzyme Q10 sur une base régulière peut protéger les vaisseaux sanguins et les artères contre les dommages, même après une crise cardiaque et il contribue également à la prévention des défaillances cardiaques. Il réduit l’inflammation des muscles du cœur, des vaisseaux sanguins et des artères et des contrôles haute pression sanguine et agit comme une protection complète pour le cœur.

 Amélioration de la santé du cœur

Les changements de style de vie simple et suivants certaines sains conseils peuvent aider à contrôler la pression artérielle de manière efficace. Bien que l’hypertension elle-même ne montre pas de symptômes, mais il prend un lourd tribut sur le cœur. La coenzyme Q10 est une alternative saine et sécuritaire pour les médicaments d’ordonnance. Il contrôle la pression sanguine en réduisant la résistance des parois des vaisseaux sanguins. Une augmentation du niveau de coenzyme Q10 dans le corps améliore également les fonctions métaboliques des cellules tandis que la propriété antioxydante de la CoQ10 guérit les lésions cellulaires et augmente l’élasticité des parois des vaisseaux.

 Contrôle de l’hypertension artérielle

Les médicaments d’ordonnance hypocholestérolémiants appelés statines diminuent encore le niveau de CoQ10 dans le corps. La Coenzyme Q10 empêche l’oxydation du cholestérol LDL « Bad » et fournit de l’énergie aux mitochondries des cellules cardiaques qui non seulement contribue à maintenir le taux de cholestérol à un niveau sain, mais améliore également la santé globale de cardio-vasculaire.

 Stimuler le système immunitaire

Coenzyme Q10 aide à la production d’énergie dans les cellules à travers le processus de synthèse de l’ATP et le système immunitaire exige ce ATP pour combattre la maladie causant des bactéries et des virus, donc la coenzyme Q10 est essentielle pour le fonctionnement immunitaire appropriée. Mais avec l’âge, la production naturelle de CoQ10 diminue et doit être reconstitué grâce à des aliments ou des substituts. Coenzyme Q10 augmente également la production de cellules T, les cellules immunitaires vitales qui combat les infections virales. Il fonctionne comme un antioxydant naturel pour stimuler les fonctions immunitaires , protéger la structure de l’ADN et empêche les cellules contre les dommages causés par les radicaux libres et le stress oxydatif.

 Fournir de l’énergie

Coenzyme Q10 agit comme un booster d’énergie naturelle qui aide à lutter contre la fatigue physique et mentale et fournit la vitalité et de la vigueur au corps. Coenzyme Q10 aide à la production d’énergie dans les mitochondries de chaque cellule à travers la synthèse d’ATP et près de 95% de l’énergie qui est produite dans le corps est fait dans ce processus. Coenzyme Q10 joue un rôle essentiel dans la production d’énergie et la carence de ce nutriment permettra de réduire la production d’énergie optimale et de promouvoir la création de radicaux libres qui, à son tour conduire à un stress, la fatigue, l’épuisement et le manque d’énergie.

 La coenzyme Q10 pour fournir de l’énergie

Fonctions de coenzyme Q10 comme un moyen efficace nutriment naturel pour stimuler la fertilité masculine . Consommer coenzyme Q10 pendant 3 mois dans la forme de suppléments a été montré pour améliorer la qualité et le sperme globales du nombre de spermatozoïdes chez les hommes infertiles. Il améliore également la qualité du sperme, la densité de spermatozoïdes et la motilité. Il est tout aussi efficace pour améliorer la fertilité chez les femmes ainsi. La consommation régulière de la coenzyme Q10 améliore la qualité de l’œuf et minimise les effets néfastes des radicaux libres et le stress oxydatif sur les cellules du sperme et des œufs.

 Améliorer la fertilité masculine

La Coenzyme Q10 est produite naturellement par le corps, mais elle diminue progressivement avec l’âge ou en raison de la prise de certains médicaments de prescription. Bien que la CoQ10 peut être trouvé naturellement dans certains aliments tels que la viande d’organes, poissons comme le thon, le saumon et les huiles de maquereau et légumes, mais la quantité est très faible dans la plupart des cas. Par conséquent, le moyen le plus efficace d’utiliser les avantages de la coenzyme Q10 est de le consommer sous la forme d’un supplément ou d’une capsule. La CoQ10 aide à améliorer la santé cardiaque, stimuler l’immunité, contrôler la pression artérielle, en soutenant la perte de poids et l’amélioration de la fertilité chez les hommes et les femmes. Coenzyme Q10 n’a pas d’effets secondaires nocifs et peut être consommé par des personnes de tous les âges. Intégrer ce nutriment essentiel dans votre alimentation quotidienne soit par le biais de sources alimentaires ou sous la forme d’un supplément et obtenir votre boost quotidien d’énergie et éviter les maladies cardiaques, l’hypercholestérolémie et l’hypertension artérielle.


Références
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La réduction du taux de CoQ10 est liée au vieillissement, ainsi que divers facteurs tels que l’effort physique extrême, le stress, une consommation accrue d’alcool et de tabac, de même que lors de maladies spécifiques.

Pour citer cet article : LAURE POULIQUEN, "Qu’est-ce que la Coenzyme Q10," in Laure Pouliquen Officiel, 11/04/2017, https://laurepouliquen.fr/quest-ce-que-la-coenzyme-q10/.
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