Carence ou excès en fer et leurs conséquences

Carence ou excès en fer et leurs conséquences

CARENCE OU EXCÈS EN FER ET LEURS CONSÉQUENCES

le fer héminique, d’origine animale et le fer non héminique qui se trouve dans les végétaux. Indispensable à l’organisme, cet oligo-élément est caractérisé par de nombreuses propriétés. constituant important de l’hémoglobine et d’enzymes, il intervient dans l’oxygénation du corps avec un rôle important dans le transport de l’oxygène au niveau des globules rouges du sang et dans diverses réactions métaboliques.

Les SymptômesPrécisions
1FATIGUE PHYSIQUE (asthénie marquée)
  • Essoufflement à l’effort
  • Fatigue matinale se prolongeant dans la journée
  • Nuits longues, et pourtant peu réparatrices
  • Vertiges
  • Troubles de la libido
2FATIGUES NERVEUSES et LASSITUDE                                    
  • Pouvant entraîner crises d’angoisse, dépression, anorexie…
3TROUBLES DIGESTIFS RÉGULIERS
  • gastrite, inflammations, sensibilité au gluten, diarrhées chroniques.
4SENSIBILITÉ AUX MALADIES INFECTIEUSES  
  • Angines, otites, rhinites, Bronchites…
  • Candida albicans, mycoses…
5SENSIBILITÉ AU FROID
  • Frilosité chronique, extrémités froides.
  • Mauvaise circulation veineuse.
  • Troubles de la vision (fatigue, dégénérescence…)
6DOULEURS MUSCULAIRES – CRAMPES
  • souvent associées à une carence en magnésium
7CHUTE  DE CHEVEUX ONGLE MOUS, CASSANTS, STRIES
  • Chute prolongée et inhabituelle
8SYMPTÔMES DIVERS
  • Pâleur du teint non génétique.
  • Saignements fréquents du nez  (enfants notamment)
  • Fendillements des commissures des lèvres
  • Sécheresse excessive de la peau (certains types d’acnés récidivantes )
9PICA
  •  Voir ci-contre

Le Pica est un trouble du comportement qui consiste en une envie irrépressible, incontrôlable d’ingérer des substances diverses comestibles ou non.

  • Géophagie pour la terre, l’argile
  • Pagophagie pour des glaçons
  • Rysophagie pour du riz (souvent cru)
  • Amylophagie pour le blé et l’amidon
  • Lithophagie pour les pierres
  • Ce peut être aussi des gommes, grains de café, chocolat ou cornichons.

Le pica est très fréquent dans les pays sous-développés. Mais aussi aux Etats-Unis, où  l’on a noté que plus de la moitié des patients atteints de carence martiale avait un pica.

Le pica est bien un symptôme d’une carence prononcée en fer. En effet, on note sa disparition totale avec un traitement de fer efficace. Le pica récidivera avec une nouvelle carence. On n’en a pas d’explication médicale, mais les faits sont têtus…

Ce trouble alimentaire comportemental est donc considéré comme secondaire à une carence martiale (donc une forte carence en fer). Et nous savons maintenant que la carence martiale peut entraîner des altérations des capacités cognitives et donc du comportement, par des atteintes des neurotransmetteurs dopaminergiques. Il est d’ailleurs reconnu que des carences martiales prolongées entraîneraient souvent un retard du développement intellectuel.

Le fait que le pica soit moins connu en Europe pourrait venir du fait que le trouble alimentaire consistant à manger en permanence pain, chocolat, cornichons, par exemple ne sera pas pris en compte comme un trouble alimentaire symptomatique, mais comme une simple nervosité, au même tire que fumer, ou boire.

Par contre, dans les pays plus pauvres, ingérer de la terre, des glaçons ou du riz non cuit (en fait par défaut d’autre nourriture) sera évidemment considéré comme un trouble psychologique.

Il serait donc intéressant d’étudier plus attentivement les troubles comportementaux alimentaires des populations à risque de forte carence en fer dans les pays occidentaux. Surtout que ces comportements ne sont pas avoués spontanément par les patients.

En tous les cas, pica et carence martiale sont associés. Donc un pica peut constituer un moyen simple de dépister une carence en fer prononcée. Et dans le cas d’une anémie, un pica indiquera une origine ferritive.

Le fer est un oligo-élément qui se présente dans les aliments sous deux formes différentes :

le fer héminique, d’origine animale et le fer non héminique qui se trouve dans les végétaux. Indispensable à l’organisme, cet oligo-élément est caractérisé par de nombreuses propriétés. constituant important de l’hémoglobine et d’enzymes, il intervient dans l’oxygénation du corps avec un rôle important dans le transport de l’oxygène au niveau des globules rouges du sang et dans diverses réactions métaboliques.

Le fer est un élément vital pour le corps ; il tient une place importante dans le bon fonctionnement de l’organisme. Un déficit ou une carence en fer peut avoir de nombreuses conséquences sur la santé, parmi celles-ci on peut noter une baisse d’hémoglobine et une anémie.

Sources alimentaires

Le fer héminique est répandu dans les aliments d’origine animale. Cet oligo-élément est présent dans les viandes, notamment la viande de bœuf et les viandes rouges. Les poissons, les abats, les boudins, les charcuteries, les crustacés, les mollusques, en sont particulièrement riches.

Le fer non héminique se trouve dans les produits d’origine végétale, les céréales, les œufs, les légumes secs, les fruits.

Rôle dans l’organisme

Le fer est un oligo-élément qui entre dans la composition de l’hémoglobine des globules rouges. Utile aux échanges gazeux, l’hémoglobine est un composant protéique qui transporte l’oxygène à travers l’organisme. Le fer qui indispensable à la synthèse de l’hémoglobine, permet au sang de véhiculer l’oxygène.

Aussi, le fer intervient dans la constitution de la myoglobine qui est un réservoir d’oxygène contenu dans les muscles. Il occupe une place importante dans de nombreuses réactions enzymatiques nécessaires à la respiration des cellules. Il est, également, impliqué comme composant de nombreuses enzymes et dans la formation des cellules et des hormones. Le fer joue un rôle essentiel dans le fonctionnement normal du système immunitaire et dans de nombreuses réactions métaboliques.

Besoins en fer

Les besoins en fer de l’organisme varient en fonction de l’activité physique et de l’âge. Avec la perte du fer par la sueur, ces besoins sont élevés chez les sportifs. Ils sont plus importants pendant la croissance, chez les enfants et chez les adolescents. Au cours de l’adolescence, ce besoin est accru à cause de l’augmentation de la masse musculaire. En cas de règles abondantes, les besoins en fer sont plus importants chez les femmes en âge de procréer. Aussi, les situations marquées par une perte de sang (accident ou opération chirurgicale) accroissent les besoins ferriques.

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Conséquences d’une carence en fer

Un apport ferrique alimentaire insuffisant limite la livraison de l’oxygène aux cellules et peut être à l’origine d’une baisse de l’hémoglobine. Ainsi, une carence en fer peut se manifester par divers signes cliniques : une fatigue extrême, une sécheresse de la peau, une pâleur du teint, des troubles de la régulation de la température du corps, un essoufflement à l’effort. Elle peut également conduire à des anomalies au niveau des globules rouges et à une anémie dite ferriprive.

Le déficit peut causer une réduction des capacités intellectuelles, une somnolence, une fragilisation du système immunitaire, une moindre résistance aux infections. Les régimes amaigrissants et le régime végétarien peuvent induire une carence en fer.

Le fer est essentiel à la vie, mais si certains en ont trop, d’autres en manquent. Les symptômes de carence ou d’excès, souvent discrets au début, sont à prendre au sérieux, car, dans les deux cas, le fonctionnement de l’organisme est perturbé.

L‘hémochromatose est la plus fréquente des maladies génétiques en France :

Une personne sur 300 en est ­atteinte (soit 200 000 individus). Elle est liée à la mutation du gène Hfe du chromosome 6, laquelle provoque un déficit en hepcidine, une protéine impliquée dans le contrôle de l’absorption intestinale du fer. Il en résulte une quantité excessive (jusqu’à cinq fois supérieure à la normale) de celui-ci dans le corps. « Le fer, à partir de 5 à 6 grammes dans le sang, devient toxique pour l’organisme. Il va détruire au fil du temps les organes ­importants comme le foie, le pancréas, le cœur, mais aussi les articulations », explique le Pr Henri Michel, président de l’Association ­Hémochromatose France.

Mieux dépister l’hémochromatose

Grande fatigue, douleurs articulaires, notamment au niveau des doigts, troubles de l’érection, aménorrhée, tachycardie… Ces premiers symptômes passent souvent inaperçus chez les professionnels de la santé. « De même, lorsque la maladie progresse, l’excès de fer détruit les îlots de Langerhans, producteurs d’insuline. Mais l’apparition d’un diabète de type 2 est souvent mise sur ­le compte de l’âge, de la sédentarité et du surpoids, explique le Pr Michel. C’est ainsi que beaucoup de malades sont soupçonnés d’être alcooliques, alors que c’est l’excès de fer qui a provoqué leur ­cirrhose du foie. »

On estime ainsi que 60 000 personnes, en France, ignorent qu’elles sont atteintes d’hémochromatose.

Le Pr Henri Michel milite pour un dépistage précoce de la maladie, avant l’âge de 35 ans, lorsque les dégâts sur l’organisme ne sont pas encore irréversibles et peuvent facilement être traités. D’autant qu’une simple prise de sang suffit : on dose la ferritine, une protéine responsable du stockage du fer, et le coefficient de saturation de la transferrine. En cas de résultats anormaux, on recherche la présence de l’anomalie génétique pour confirmer le diagnostic.

Aujourd’hui, les personnes souffrant d’hémochromatose sont traitées par saignées afin de diminuer la quantité de globules rouges riches en fer. Le traitement d’attaque dépend du surplus en fer. Pour 5 grammes, il faut pratiquer 24 saignées. La maladie continuant à évoluer, une saignée d’entretien est nécessaire tous les deux à quatre mois afin de maintenir un taux normal dans l’organisme.

La prise en charge de l’hémochromatose devient plus difficile lorsque le patient est plus âgé, avec parfois 40 grammes de fer en excès : 160 saignées de 400 à 500 ml, soit deux ans et demi de traitement, sont alors nécessaires. Mais il faut aussi traiter les problèmes de santé annexes (diabète, insuffisance cardiaque, douleurs articulaires). On estime que 2 000 personnes meurent chaque année d’hémochromatose faute d’avoir pu être diagnostiquées et traitées à temps.

Un quart des femmes carencées

Lorsque les besoins en fer ne sont pas satisfaits, la carence peut entraîner une anémie : le taux d’hémoglobine sanguin est fortement diminué, et le sang ne peut plus correctement transporter la quantité d’oxygène nécessaire aux ­tissus. Du coup, on se sent fatigué, le teint est pâle, la tension artérielle baisse, on est essoufflé à ­l’effort, vulnérable aux infections, on éprouve des difficultés à se concentrer ou à être attentif. Selon l’enquête SuViMax, réalisée en France auprès de 14 000 personnes, près d’un quart des femmes âgées de 35 à 50 ans ont une carence en fer et 4,4 % souffrent d’anémie. En effet, certaines peinent à compenser par l’alimentation les pertes de fer liées aux règles lorsqu’elles sont abondantes, par exemple chez les femmes portant un stérilet. Le bon réflexe est de consulter son médecin traitant, lequel pourra confirmer le diagnostic par un dosage de la ferritine et de l’hémoglobine dans le sang afin d’évaluer les réserves de fer dans les cellules.

 

Les aliments riches en fer

Notre organisme ne produit pas du fer, c’est pourquoi le médecin peut conseiller de manger de la viande rouge, du boudin noir ou du foie, qui en contiennent beaucoup. On en trouve également, mais en quantité moindre, dans les huîtres, le poisson, les céréales complètes et les légumineuses. On peut aussi augmenter sa consommation de vitamine C, car elle facilite l’assimilation du fer par l’organisme.

Si nécessaire, une supplémentation est prescrite pour reconstituer les réserves de fer. Attention à ne pas prendre des compléments alimentaires en automédication, pour ne pas tomber dans l’excès inverse. Le médecin vérifiera que l’anémie n’est pas liée à des saignements gastro-intestinaux (ulcère, polypes intestinaux), à la destruction des globules rouges (maladies de la moelle osseuse) ou à une mauvaise absorption du fer par les intestins à cause de la maladie de Crohn, d’une ­rectocolite hémorragique ou d’une intolérance au gluten.

 Les besoins journaliers

Le fer, après avoir été absorbé par l’intestin, est transporté par la transferrine jusque dans la moelle osseuse où il entre dans la composition de l’hémoglobine des globules rouges, qui acheminent l’oxygène des poumons vers les cellules. Les besoins quotidiens varient selon l’âge et le sexe :

– Enfants à partir de 1 an :
7 à 10 mg.
– Ados de 14 à 18 ans :
garçons, 11 mg ; filles, 15 mg.
– Femmes en âge de procréer :
de 16 à 20 mg.
– Femmes enceintes et allaitantes :
de 20 à 22 mg.
– Hommes à partir de 18 ans :
8 mg.
– Femmes après 50 ans :
8 mg.

sources :
SantéOnaturel.com
saintesanté.com
hemochromatose.fr
VivaPresse.fr
Pour citer cet article : LAURE POULIQUEN, "Carence ou excès en fer et leurs conséquences," in Laure Pouliquen Officiel, 13/04/2017, https://laurepouliquen.fr/carence-ou-exces-en-fer-et-leurs-consequences/.

 

Risque de démence avec l’AVC et les suppléments de calcium

Risque de démence avec l’AVC et les suppléments de calcium

calcium
Risque de démence avec l’AVC et les suppléments de calcium

Une étude de l’Université de Göteborg (Suède) et de l’University College London publiée en août 2016 dans la revue Neurology explique qu’une supplémentation en calcium va réduire le flux sanguin vers le cerveau et favoriser le développement de la démence vasculaire chez les personnes à risque déjà élevé ou à antécédent d’AVC. Des résultats à confirmer mais qui incitent à rediscuter d’une telle supplémentation avec son médecin traitant et à préférer l’apport alimentaire en cas de besoin particulier en calcium.

Les chercheurs ont suivi durant 5 années, 700 femmes âgées de plus de 70 ans, exemptes de démence, dont 98 prenaient des suppléments de calcium. Au cours du suivi, ces participantes ont subi des tests d’imagerie afin de détecter les signes de maladie cérébrovasculaire, des lésions de la substance blanche ou les zones du cerveau ayant une mauvaise circulation sanguine, ce qui est associé à la démence vasculaire.

Au cours du suivi, 59 participantes ont développé une démence, 14,3% des participantes ayant pris des suppléments ont développé la démence versus 7,5% chez les participantes qui ne prenaient pas de suppléments.

Ce résultat repose sur 6 femmes qui ont pris des suppléments, et sur 15 qui ont eu un AVC. Enfin, une analyse plus poussée montre que la prise de calcium n’a pas augmenté le risque de démence chez les femmes qui n’avaient pas eu d’AVC ou qui ne présentaient aucun signe de lésions de la substance blanche sur leurs scans du cerveau.

L’analyse révèle que l’augmentation du risque de démence est concentrée chez les femmes sous supplémentation de calcium, à antécédents d’accident vasculaire cérébral, ou présentant déjà des signes de dommages aux vaisseaux sanguins dans le cerveau.

Les résultats de cette étude observationnelle, menée sur un petit échantillon de femmes sous supplémentation, doivent être confirmés. Les chercheurs concluent ainsi que la supplémentation en calcium peut augmenter le risque de démence chez les femmes âgées ayant une maladie cérébrovasculaire.

Cependant ces résultats alertent, une nouvelle fois, sur l’importance de discuter de telles supplémentations, qui ne sont pas anodines, avec le médecin traitant. Enfin les auteurs qu’il est possible, en cas de besoin accru de calcium pour prévenir le risque d’ostéoporose par exemple, d’augmenter les niveaux de calcium par l’alimentation : les produits laitiers, les légumes verts à feuilles, les graines de soja et les noix sont d’excellentes sources de calcium.

Source : Le Blog Retraite Sereine

Pour citer cet article : LAURE POULIQUEN, "Risque de démence avec l’AVC et les suppléments de calcium," in Laure Pouliquen Officiel, 02/12/2016, https://laurepouliquen.fr/risque-de-demence-avc-supplements-de-calcium/.
L’hypoglycémie, une pathologie complexe

L’hypoglycémie, une pathologie complexe

L’hypoglycémie, une pathologie complexe

Les symptômes de l’hypoglycémie étant complexes et trompeurs, il n’est pas toujours facile de la diagnostiquer. Les individus qui en souffrent s’entendent souvent dire que leurs difficultés sont d’origine  » psychique  » ou  » nerveuse « , bien souvent la  » spasmophilie  » y est associée (dans cette pathologie les symptômes sont également très complexes), d’où l’extrême attention qui devrait être portée à ces individus.

 L’hypoglycémie Une pathologie invalidante et cependant méconnue

1/ – RAPPEL PHYSIOLOGIQUE INDISPENSABLE :

De même que l’essence fournit l’énergie pour faire tourner un moteur, le glucose élaboré à partir des aliments et transporté par le sang, est le carburant dont l’organisme tire l’énergie requise par toutes les activités cellulaires.

De tous les organes, c’est le système nerveux central qui minute après minute, dépend de plus en plus de ce glucose sanguin.

En effet, le cerveau ne peut stocker le glucose et en requiert un apport interrompu pour les réactions d’oxydation lui procurant l’énergie nécessaire. Lorsque l’essence commence à manquer, un moteur a des ratés de plus en plus incohérents. Il en va de même avec nos cellules lorsque s’épuisent les réserves du glucose. La chute du taux de sucre dans le sang, ou hypoglycémie, a un retentissement cérébral immédiat souvent générateur de lassitude et labilité émotionnelle.

Ce changement dans la chimie de notre organisme se produit plusieurs fois par jour chez chacun d’entre nous et ne constitue pas une maladie, mais le terme d’hypoglycémie est devenu depuis quelques années synonyme d’une insuffisance chronique de sucre sanguin et il désigne dès lors un état pathologique dû à une régulation défectueuse de la glycémie.

Peu après le repas, le glucose fabriqué dans l’intestin grêle commence à pénétrer dans le courant sanguin. L’hypothalamus réagit à cette  » hyperglycémie  » momentanée en envoyant des signaux au pancréas pour qu’il secrète l’hormone  » insuline « .

L’insuline déclenche l’absorption rapide du glucose sanguin par les divers tissus ; elle en facilite aussi le stockage dans le foie où il est converti en glycogène. Avec chaque molécule d’insuline secrétée par le pancréas, des milliers de molécule de glucose passent ainsi dans les tissus, en attendant que se déclenchent en retour des régulations compensatrices.

En effet, lorsque la concentration de glucose dans le sang accuse une diminution significative, une autre partie de l’hypothalamus donne, par l’intermédiaire de la glande pituitaire, l’ordre aux surrénales de libérer des hormones  » adrénaline et glucocorticoïde  » qui s’opposent à l’activité de l’insuline. L’adrénaline active dans l’organisme entier une activité enzymatique qui inhibe la consommation du glucose. De plus, l’adrénaline et les glucocorticoïdes déclenchent dans une autre partie du pancréas la sécrétion du  » glucagon « , cette dernière hormone est nécessaire à la reconversion du glycogène en glucose dans le foie, lequel peut ensuite libérer ce glucose dans le sang.

Si l’un de ces mécanismes régulateurs de la glycémie fonctionne mal, il en résulte un déséquilibre entre le glucose, l’insuline et ses antagonistes. Une production excessive d’insuline et/ou une sécrétion insuffisante de ses antagonistes (les hormones  » adrénaline, glucocorticoïdes, glucagon, somatotropes « ) entraîne une HYPOGLYCÉMIE CHRONIQUE

 2/ – STRESS ET ADRÉNALINE :

Tout traumatisme physique ou émotionnel (douleur, épuisement, accouchement, anxiété, chagrin, choc…etc.) déclenche dans la médullosurrénale une sécrétion d’adrénaline élevant la glycémie pour procurer à l’organisme le supplément d’énergie exigé par la situation. Mais, lorsqu’un individu subit un stress continuel, les surrénales, sollicitées en permanence, finissent par s’épuiser. Le manque d’adrénaline entraîne alors  » l’hypoglycémie fonctionnelle « .

 Il existe plusieurs sortes d’hypoglycémie,

 a) – Hypoglycémie Organique :

Les anomalies dans le métabolisme du glucose, qui s’aggravent à jeun, relèvent de l’hypoglycémie dire  » Organique  » ou  » Primaire « . Ce type d’hypoglycémie à jeun se retrouve surtout en cas de tumeur des îlots du pancréas (les cellules qui secrètent l’insuline). Dans cette affection organique, la déficience prolongée en glucose peut amener des lésions cérébrales et entraîner la mort.

 b) – Hypoglycémie Fonctionnelle ou Réactionnelle :

La majorité des hypoglycémies sont les hypoglycémies dites  » fonctionnelles  » ou encore  » réactionnelles « , parce-que leurs symptômes se manifestent en réaction à la consommation de nourriture. Dans certains cas, il s’agirait d’erreurs congénitales du métabolisme, mais la prédisposition à l’hypoglycémie fonctionnelle est largement actualisée par le STRESS et/ ou le régime alimentaire.

 3/ – LES SYMPTÔMES :

Les symptômes varient suivant la gravité des troubles et suivant l’individu : fatigue, maux de tête, palpitations, courbatures et crampes musculaires, tremblements et convulsions, vertiges et étourdissements, évanouissements, paresthésies et vision brouillée, impression de manque d’air, troubles digestifs et nausées, faim perpétuelle, insomnie et cauchemars, paresse libidinale chez les femmes et impuissance chez les hommes, et enfin difficultés dans l’accomplissement de tâches physiques ou mentales simples.

Au nombre des symptômes psychiques : irritabilité, nervosité, sautes d’humeurs, crise de larmes, anxiété, peurs irraisonnées, phobies diverses, distraction, indécision, pensées brumeuses, troubles de la perception, défaut de mémoire et/ou de concentration.

Aucun de ces symptômes n’est spécifique et on les retrouve dans divers autres désordres nerveux, mais leur caractère épisodique est nettement révélateur d’hypoglycémie. Ils se produisent tard dans la nuit ou au petit matin (dans l’hypoglycémie  » à jeun «  et en relation directe avec l’heure et la nature du dernier repas (dans l’hypoglycémie fonctionnelle).

 . La fatigue,

Parmi tous ces symptômes prédomine LA FATIGUE, tant physique que mentale. Le sujet souffrant d’hypoglycémie fonctionnelle se plaint d’ordinaire de fatigue quelques heures après les repas, notamment en fin de matinée et d’après-midi. Il a souvent de la peine à s’endormir, dort trop et se réveille épuisé avec le corps douloureux. Avec sa fatigabilité, l’hypoglycémique manque souvent d’énergie physique ou mentale. Les manifestations du  » mal  » sont cruelles et rendent parfois ses victimes incapables de faire face aux exigences de la vie courante.

 . L’hypothermie,

Un autre caractère distinctif de l’hypoglycémie est l’hypothermie (température insuffisante). Les individus hypoglycémiques ont souvent froid, ils se plaignent en particulier d’avoir froid aux mains et aux pieds et ce même en transpirant (sueurs ou moiteurs froides).

Deux Chercheurs ont étudié en profondeur ces phénomènes d’hypothermie, le Docteur Freinkel (1972) et le Docteur Molar (1974), ces deux chercheurs y voient un effet de la gluco-carence sur les cellules cérébrales, car c’est l’hypothalamus qui contrôle la régulation thermique.

 . L’agressivité, l’irritabilité,

Des enquêtes anthropologiques récentes ont établi une indiscutable corrélation entre l’hypoglycémie fonctionnelle et les conduites agressives et anti-sociales. Un ethnologue, R. Bolton, a découvert que 55 % d’hommes les plus violents souffraient justement d’hypoglycémie.

Il a même pu démontrer une relation  » curvilinéaire  » entre l’hypoglycémie fonctionnelle et l’agressivité, c’est-à-dire que les agressions se multiplient en cas d’hypoglycémie  » légère  » et se raréfient lors des hypoglycémies  » graves « .

Dans le premier cas, la violence, en provoquant une décharge d’adrénaline, fait remonter de force une hypoglycémie défaillante. Dans le second cas, au contraire, le manque presque total d’énergie rend l’agression impossible.

Par ailleurs, une étude entreprise en 1973 a apporté la preuve supplémentaire que de nombreuses victimes de l’hypoglycémie fonctionnelle éprouvent des troubles psychiques.

En effet, l’HF prend souvent le masque de la  » maladie mentale  » car beaucoup de ses symptômes, notamment dans les cas graves, miment des désordres psychiatriques, il en résulte que ses victimes se retrouvent même souvent sur le divan psychanalytique, avec des espérances d’amélioration assez problématiques.

HYPOGLYCEMIE

HYPOGLYCEMIE

 5 – CE QU’IL FAUT ÉVITER :

L’alcool, le tabac, le café, le thé, le chocolat, et d’une manière générale tous les excitants mais également les produits sucrés et le grignotage entre les repas et, dans la mesure du possible, diminution du stress.

 6 – CE QU’IL FAUT FAVORISER :

Les repas pris à heures régulières, l’exercice physique qui fait partie intégrante du traitement, le sport et toutes les activités physiques énergétiques stimulant la glande pituitaire à la sécrétion de l’hormone de croissance ou  » somatotrope « , modératrice de l’insuline.

 7 – LES NUTRIMENTS INDISPENSABLES :

Afin d’assurer l’absorption de tous les nutriments essentiels, une supplémentation en vitamines et en minéraux est indispensable, notamment :

 Les  » vitamines du groupe B « , en particulier B1 et PP, nécessaires aux enzymes contrôlant le métabolisme des hydrates de carbone,

 Les  » vitamines A et C  » nécessaires aux surrénales (souvent épuisées), ne pas hésiter à consommer des doses importantes de vitamine C. En effet, outre ses nombreuses vertus, la vitamine C lutte efficacement contre l’HF.

 La  » Choline  » pour le métabolisme des graisses,

 Le  » Manganèse  » qui règle la consommation cellulaire du sucre et qui élève le taux de  » spermine « ,

 Le  » Zinc « , régulateur de l’insuline,

_-Le  » Calcium « , le  » Magnésium « , le  » Phosphore «  qui interviennent également dans le métabolisme du glucose et dans l’activité des glandes endocrines,

 – Le  » FTG  » (facteur de tolérance au glucose) composé organique contenant du  » Chrome « , de  » l’acide Nicotinique  » et trois acides animés, essentiel à la régulation de l’insuline et au métabolisme correct des hydrates de carbone.

 Conclusion :

((Les symptômes de l’hypoglycémie étant complexes et trompeurs, il n’est pas toujours facile de la diagnostiquer. Les individus qui en souffrent s’entendent souvent dire que leurs difficultés sont d’origine  » psychique  » ou  » nerveuse « , bien souvent la  » spasmophilie  » y est associée (dans cette pathologie les symptômes sont également très complexes), d’où l’extrême attention qui devrait être portée à ces individus.))

Laure POULIQUEN
http://laurepouliquen.fr
http://amessi.org

sources bibliographiques :  » Équilibre Psycho-Biologique & Oligo-éléments » de Carl C. Pfeiffer et Pierre Conthier

Complément à cet article 

 « L’HYPOGLYCÉMIE ET SES CAUSES »

L’hypoglycémie est un taux anormalement bas de glucose dans le sang. Bien que l’hypoglycémie se manifeste souvent chez les personnes atteintes de diabète insulino-dépendant, on la rencontre parfois chez certaines personnes en bonne santé et on l’étudie maintenant comme un trouble spécifique de l’organisme.

L’hypoglycémie provoque des symptômes nombreux et variés, et lorsqu’elle se produit chez un diabétique, elle peut avoir des conséquences graves.

Dans la plupart des autres cas, l’hypoglycémie peut être contrôlée par le régime alimentaire et par un mode de vie adapté.

 Importance du glucose

Le glucose constitue la principale source d’énergie de l’organisme. Pendant la digestion, le pancréas libère une hormone, le glucagon, qui transforme les glucides alimentaires en glucose, un sucre simple qui sera libéré dans le sang. Pour aider le glucose à pénétrer les cellules, le pancréas sécrète une deuxième hormone, l’insuline. Sans insuline, le glucose s’accumule dans le sang et ne procure pas l’énergie nécessaire aux cellules. On parle alors d’hyperglycémie et cette condition mène souvent au diabète.

Si, au contraire, il y a trop d’insuline, le glucose ne suffit pas à la tâche et les cellules sont privées d’énergie. Le taux de sucre baisse et les symptômes de l’hypoglycémie peuvent se manifester.

 Causes

Dans de rares cas, l’hypoglycémie peut être causée par certaines maladies ou par des troubles endocriniens. Les maladies du système digestif, des reins ou du foie peuvent entraîner une baisse du taux de sucre dans le sang, de même que les troubles de la glande thyroïde.

D’autre part, on constate que les alcooliques et les personnes obèses sont plus susceptibles de connaître des épisodes d’hypoglycémie. La plupart du temps cependant, l’hypoglycémie est causée par un régime alimentaire déficient et par un mode de vie irrégulier.

 Diabète

Les personnes diabétiques qui doivent s’injecter de l’insuline ou qui prennent des hypoglycémiants oraux connaissent parfois des épisodes d’hypoglycémie. La réaction survient la plupart du temps à la suite d’un excès d’insuline ou d’hypoglycémiants.

L’hypoglycémie peut également survenir lorsqu’on saute un repas, à la suite d’une activité physique intense ou après la consommation d’alcool.

L’hypoglycémie se manifeste par une sensation de faim, des maux de tête et une transpiration abondante. La personne peut avoir des tremblements et des palpitations, et si le taux de sucre est très bas, elle peut sembler confuse ou même ivre. Dès les premiers signes d’hypoglycémie, il faut consommer des aliments qui contiennent des sucres à action rapide comme un jus de fruits, une boisson gazeuse, des carrés de sucre ou du lait. Si l’hypoglycémie provoque des convulsions ou une perte de conscience, il faut immédiatement conduire la personne à l’hôpital. Un manque prolongé de glucose peut en effet entraîner des dommages permanents au cerveau.

 Alcool et café

L’alcool peut causer une hypoglycémie sévère, surtout s’il est consommé à jeun. Pour métaboliser l’alcool, le foie cesse de libérer le glucagon nécessaire à l’équilibre du glucose, ce qui provoque une chute du taux de sucre. Le café, quant à lui, malgré le coup de fouet qu’il procure parfois, provoque des symptômes d’hypoglycémie deux ou trois heures après sa consommation. Le café agit en effet sur le système nerveux central, qui pousse le foie à produire plus de glucose, ce qui augmente le taux de sucre dans le sang.

Chez certaines personnes, le pancréas réagit alors en sécrétant de l’insuline, ce qui provoque une chute de la glycémie. Les boissons gazeuses ordinaires, qui contiennent une grande quantité de sucre, peuvent aussi provoquer une baisse du taux de sucre quelques heures après leur consommation en stimulant la production d’insuline.

 Régime alimentaire

Le glucose provient essentiellement des aliments riches en glucides. Lorsque l’apport en glucides est insuffisant, l’organisme ne peut transformer la quantité de glucose essentielle à son fonctionnement. Les personnes qui ne mangent pas suffisamment, ou qui ne font qu’un ou deux repas par jour risquent de voir leur taux de sucre chuter entre les repas et peuvent souffrir d’hypoglycémie.

Certains aliments provoquent une sécrétion excessive d’insuline, ce qui entraîne une chute rapide du taux de glycémie et peut entraîner des symptômes d’hypoglycémie peu de temps après leur ingestion. Les glucides simples, comme ceux contenus dans les sucres raffinés et les farines blanches, sont particulièrement à surveiller.

On conseille aux personnes hypoglycémiques de prendre des repas légers à des heures régulières, et de prévoir des collations entre les repas pour maintenir le taux de sucre tout au long de la journée et pendant la nuit.

 Exercice et stress

Les activités intenses, qui exigent de grands efforts physiques, ont pour effet de faire baisser le taux de sucre dans le sang. Elles peuvent donc provoquer des épisodes d’hypoglycémie chez certaines personnes. Un programme d’exercices modérés, intégré à la routine quotidienne, peut cependant s’avérer bénéfique.

Lorsque l’exercice est régulier, le glucose entreposé dans les muscles peut augmenter de 50 %. Si le régime alimentaire est équilibré, l’exercice peut contribuer à contrôler le taux de glycémie, même après que l’on ait cessé l’activité. L’exercice contribue également à réduire le stress, une autre cause d’hypoglycémie. Le stress augmente en effet l’activité du système digestif et stimule la sécrétion d’insuline. Il contribue donc à augmenter l’hypoglycémie. Les personnes particulièrement anxieuses peuvent améliorer grandement leur état en ayant recours à des techniques de relaxation.

 Symptômes et signes

L’hypoglycémie est accompagnée d’une multitude de symptômes qui peuvent orienter le diagnostic, mais il faudra recourir à un test d’hyperglycémie provoquée pour la confirmer. Les principaux symptômes sont un besoin constant de manger, la somnolence et une sensation de fatigue intense. La transpiration est souvent excessive, et les mains et les pieds sont toujours froids.

La personne peut être saisie de tremblements, avoir des palpitations cardiaques et souffrir d’étourdissements et de vertiges. L’hypoglycémie est souvent accompagnée de maux de tête et de migraines, et elle entraîne souvent des troubles psychologiques. Le manque de concentration, l’épuisement nerveux, la confusion, l’anxiété, l’agressivité, les troubles de la mémoire et les tendances à la dépression en sont quelques-uns.

 Aliments à éviter

  • Pour prévenir les épisodes d’hypoglycémie, on recommande d’éliminer les sucres raffinés ou concentrés, comme le sucre, le miel, le sirop, la mélasse, le caramel et la cassonade. Il faut aussi éviter le pain, les pâtes alimentaires et les pâtisseries faits de farine blanche, dont les glucides sont rapidement transformés par l’organisme et qui peuvent provoquer des symptômes d’hypoglycémie. On conseille aussi de limiter la consommation de café, de boissons gazeuses et d’alcool.

 Aliments à privilégier

Les glucides devraient représenter au moins 50 % du régime alimentaire. On conseille de privilégier les glucides complexes contenus dans le pain et les céréales de grains entiers, les pâtes alimentaires faites de farine complète, le riz brun et les légumineuses, et de consommer suffisamment de fibres alimentaires, qui ont pour effet de ralentir l’absorption des glucides.

Les fibres solubles contenues dans l’orge, l’avoine et les légumes comme le brocoli, le chou, la carotte, le navet et la pomme de terre sont particulièrement recommandées. Pour ralentir l’absorption du sucre contenu dans les fruits, on conseille de les consommer en même temps que des aliments riches en protéines comme le fromage, le yogourt ou les noix.

L’insuline

L’insuline est l’hormone qui régule le taux de sucre dans le sang. L’insuline agit quasiment comme les œstrogènes en se fixant sur des récepteurs des cellules. Votre taux d’insuline est directement liée à votre régime alimentaire et est compris entre 79 (excellent) et 190 (mauvais). Ce taux peut-être déterminé par une simple prise de sang.

Faites de l’exercice : l’activité fait baisser les besoins d’insuline de l’organisme car il permet de faire passer le sucre dans les cellules musculaires et évite d’en sécréter davantage.

La glycémie
Les aliments que nous absorbons sont à base d’hydrates de carbones. Les processus chimiques de la digestion les transforme en glucose et la glycémie est le taux de glucose dans le sang. Certains aliments ont un index glycémique faible (leur décomposition génère peu de glucose) et permettent à l’organisme de secréter moins d’insuline et donc de stocker moins de graisses. En effet, l’insuline est l’hormone responsable de la prise de poids.

Voici ci dessous un tableau répertoriant les différents index glycémiques des aliments courants.

Glucides à index élevé (à éviter)
Maltose (bière)110
Glucose100
Pommes de terre au four95
Pain très blanc (hamburger)95
Purée de pommes de terre90
Miel90
Carottes85
Corn-flakes, Pop-corn85
Riz à cuisson rapide85
Fèves80
Potiron75
Pastèque75
Sucre (saccharose)70
Pain blanc (baguette)70
Céréales raffinées sucrées70
Barres chocolatées70
Pommes de terre bouillies70
Biscuits70
Maïs moderne70
Riz blanc70
Fruits secs65
Pain bis65
P. de terre cuites dans leur peau65
Betteraves65
Bananes, melons, confiture60
Pâtes blanches55

 

Glucides à index faible (à privilégier)
Pain complet ou au son50
Riz complet50
Petit pois50
Céréales complètes sans sucre50
Flocons d’avoine40
Haricots rouges40
Jus de fruits frais sans sucre40
Pâtes complètes40
Pumpernickel40
Pain de seigle complet40
Pain intégral35
Pois secs35
Laitages35
Glaces35
Haricots secs30
Lentilles30
Pois chiches30
Pâtes intégrales30
Autres fruits frais30
Marmelade de fruits sans sucre30
Chocolat noir (>70% de cacao)22
Fructose20
Soja15
Cacahuètes15
Légumes verts<15
Champignons<15

 

Médicaments potentiellement hypoglycémiants
Principe actifIndication

Insuline

Diabète de type 1

Sulfamides

Diabète de type 2

Bêtabloquants

Hypertension, angine de
poitrine

Quinine

Malaria (Paludisme)

Disopyramide

Troubles du rythme cardiaque

Laure POULIQUEN

Pour citer cet article : LAURE POULIQUEN, "L’hypoglycémie, une pathologie complexe," in Laure Pouliquen Officiel, 30/05/2016, https://laurepouliquen.fr/lhypoglycemie-une-pathologie-complexe/.
Hypertension artérielle, tueuse silencieuse

Hypertension artérielle, tueuse silencieuse

L’hypertension artérielle (HTA) est une affection d’autant plus dangereuse que la plupart du temps, elle ne présente en son début aucun symptôme apparent. Qualifiée de «tueuse silencieuse», elle a des conséquences redoutables sur le cœur, le cerveau, les reins et les vaisseaux en général.

les reins et les vaisseaux

De nombreuses personnes souffrent d’hypertension sans le savoir. Par exemple, en France, on estime qu’au moins 10 millions de personnes auraient intérêt à faire baisser leur pression artérielle au dessous de 140/90 mm Hg :  des chiffres considérés par l’OMS comme étant ceux de la limite supérieure.

Lorsque les premiers symptômes apparaissent, l’hypertension est déjà installée. Quand elle est peu élevée et qu’elle est traitée convenablement, les dangers sont limités. Par contre, quand elle est sévère et non traitée, elle peut entraîner de sérieuses complications. Sous l’effet d’une tension élevée, les artères et les vaisseaux en général sont menacés.

Une affection trop souvent négligée

On estime que 10 % des Français sont hypertendus mais que seulement 70 à 80 % d’entre eux le savent. Parmi ces derniers, 70 à 80 % sont traités et 60 % sont contrôlés et voient leur tension abaissée grâce aux médicaments et aux mesures d’hygiène. Au total, seul 1 hypertendu sur 3 est correctement traité.

S’il est vrai que le pourcentage des hypertendus passe de moins de 5 % à plus de 50 % chez les retraités, l’hypertension n’est pas seulement l’apanage des 3ème et 4ème âges. Elle peut survenir chez un jeune adulte d’autant plus facilement qu’il fume, qu’il est en surpoids, qu’il a une alimentation déséquilibrée, qu’il ne pratique pas d’activité physique et qu’il mène par ailleurs une vie stressante. L’hypertension peut même toucher des enfants. Dans ce cas, il s’agit d’une hypertension essentielle ou d’une hypertension secondaire liée à une maladie ou à une malformation cardiaque ou rénale.

Prévenir l’hypertension, la dépister et la traiter en temps voulu avant qu’elle n’occasionne des incidents cérébraux, cardiaques ou rénaux, tel est l’objet de cet article qui vise avant tout à nous faire prendre conscience de l’importance de maintenir une pression artérielle dans les normes.

Les risques et conséquences

Les risques pour le cœur
Les risques pour les artères et les vaisseaux
• Liens entre Hypertension et athérome, aggravation de l’athérome.
• Mauvais cholestérol, (réciprocité) aggrave l’hypertension
• Lien entre hypertension et diabète, dérèglement du diabète
Risques d’AVC [Accident Vasculaire Cérébral]peut provoquer un coma soudain plus ou moins prolongé dont l’issue peut se montrer fatale. La personne vaque normalement à ses occupations puis, soudain, porte sa main à sa tête et perd connaissance. Le plus souvent, il se produit une paralysie secondaire, souvent unilatérale, ou une «hémiplégie», une paralysie faciale ou bien des troubles de la vue et du langage
L’hypertension est la cause principale de l’attaque cérébrale appelée autrefois «apoplexie»
Les risques pour les yeux : la rétinopathie hypertensive, une altération de la fonction visuelle, voire même une cécité.
Conséquences sur la sexualité : la qualité de l’érection s’en trouve modifiée
Risques pour les reins : insuffisance rénale

Les signes avant-coureurs

Certains symptômes survenant de façon passagère peuvent faire craindre la survenue d’une attaque. 

Difficultés d’élocution (achoppement sur les mots)
Baisses passagères de la vision (trous noirs, images dédoublées)
Engourdissements d’une main ou d’un bras entraînant une maladresse lors de la préhension d’objets
Dérobement à la marche (jambe ou pied insensible)
Déséquilibre obligeant à se retenir à un meuble
Difficultés à la déglutition en buvant ou en mangeant entraînant une fausse route vers la trachée avec un risque de bref étouffement.

Dépister l’hypertension

Comme l’hypertension artérielle débutante ne se traduit pas par des symptômes visibles, elle reste une affection difficile à détecter. Bien que silencieuse, elle n’en reste pas moins dangereuse. Un médecin consciencieux vérifiera toujours les chiffres tensionnels de son patient lors d’une consultation pour quelque motif que ce soit. Mais, il arrive, notamment dans les périodes d’hyperactivité, périodes propices à l’installation de l’HTA, que l’on ne se rende pas régulièrement chez son médecin. Même si on se sent en pleine forme, il faut s’efforcer de faire un bilan de santé de temps en temps

HTA2

Traiter

Une hypertension détectée en temps voulue peut toujours être rectifiée par des mesures hygiéno-diététiques, d’où l’importance d’un dépistage précoce ! Lorsque l’hypertension est installée, il existe tout un choix de médicaments permettant de stabiliser les chiffres tensionnels. La réussite du traitement dépend avant tout du parfait respect des ordonnances: il ne faut jamais arrêter un médicament de sa propre initiative.

Contrôler

Les médicaments ne règlent pas tous les problèmes de santé. Une prescription médicamenteuse doit toujours être accompagnée d’un changement de comportement. En se prenant en charge personnellement et en ayant un bon suivi médical, chaque hypertendu pourra bénéficier finalement d’une meilleure espérance de vie.

La tension ou plus exactement la «pression» correspond à la force qu’exerce contre les parois des artères le sang qui y circule.

La pression artérielle s’exprime par 2 chiffres. Le plus fort correspond à la pression maximale ou «systolique» et le plus faible à la pression minimale ou «diastolique». 

De la maximale à la minimale

A chaque battement de cœur, le sang jaillit dans le circuit sanguin et la tension des artères est à son maximum. Après cette phase de contraction appelée «systole», le muscle cardiaque se relâche pour laisser pénétrer le sang dans les ventricules. La pression artérielle est alors à son minimum : il s’agit de la «diastole». Ainsi, à chaque battement de cœur, la pression artérielle passe d’une phase de tension maximale à une phase de tension minimale.

La masse de sang

En dehors de la force des pulsions cardiaques et de la résistance de passage dans les vaisseaux, un autre facteur conditionne la pression artérielle, c’est la masse sanguine qui circule dans les vaisseaux avec une plus ou moins grande fluidité ou «volémie sanguine».

Une tension bien régularisée

Le maintien d’une tension artérielle «normale», permettant d’irriguer tous les tissus de l’organisme, est le résultat d’une adaptation complexe mettant en jeu les pressions artérielles, sympathique, parasympathique et hormono-rénal. Cette adaptabilité permet à l’organisme de gérer certaines situations physiologiques (stress, sommeil, effort, grossesse…) en abaissant ou élevant momentanément la pression sanguine. Lorsque les mécanismes régulateurs ne peuvent plus jouer leur rôle, l’hypo ou l’hyper tension s’installe.

Le rôle des médiateurs

Plusieurs microsubstances agissent en synergie pour assurer la régularisation de la tension. Elles ont un effet vasodilatateur ou au contraire vasoconstricteur. Des analyses sanguines un peu pointues permettent de mettre en évidence certains manques ou excès et de mieux orienter la médication (prostacyline, aldostérone, cortisol, catécholamines, potassium…).

Sodium et potassium

Présents dans les liquides de l’organisme, le sodium et le potassium assurent le maintien de la tension artérielle. Le potassium agissant comme un antagoniste du sodium. La kaliémie (dosage du potassium) peut s’avérer nécessaire pour orienter un traitement afin de prévenir ou traiter des troubles d’ordre cardiaque, rénal ou insulinique. Quant au sodium (excès de sel), il favorise la rétention d’eau, donc l’hypertension.

De «l’hypo» à «l’hyper» tension

L’hypo et l’hyper tension, dans leurs chiffres extrêmes, présentent la même gravité. Lors d’une hémorragie importante ou d’une brûlure profonde et étendue, la pression artérielle s’effondre par insuffisance de la volémie circulante. Une pression à 0 signe le décès. à l’opposé, si la masse sanguine s’accroît (rétention d’eau) ou s’épaissit (surcharge en graisses), la pression  s’élève. Si la minimale dépasse 130 mmHg et que la maximale atteint 250 mmHg, c’est un cas d’urgence.

La tension artérielle augmente de façon naturelle avec l’âge. Une hypertension se définit avant tout par des chiffres tensionnels trop élevés comparés à ceux d’une population témoin de la même tranche d’âge. 

Il n’y a pas d’âge pour avoir de la tension

L’hypertension se rencontre plus fréquemment après 60 ans, toutefois, elle peut survenir à n’importe quel âge de la vie, que l’on soit un homme ou une femme, un enfant, un adolescent ou une personne d’âge mûr. Si l’hypertension est un «mal» qui travaille notre organisme en silence, elle ne se déclare pas non plus brutalement du jour au lendemain.

Le plus souvent, c’est seulement vers 40/50 ans que l’hypertension s’installe notamment à cause d’une mauvaise hygiène de vie (sédentarité, surpoids, tabagisme). Puis c’est vers 50/60 ans que les premières complications apparaissent.

La tension sur 24 heures

La pression artérielle change constamment tout au long de la journée. Elle monte nettement le matin et diminue en fin de matinée. Puis, elle s’élève à nouveau dans l’après-midi pour descendre à un niveau bas dans la nuit. Elle varie également au cours de la journée en fonction de l’activité, des humeurs et  des émotions.

Quelques chiffres :

41 à 50 ansT. Normale: 14/8  – Légère: 15/8,5 – Hypertension: 16/9,5
51 à 60 ansT. Normale 15/8,5 – Légère: 16 /9 – Hypertension: 16,5/9,5
60 ans et plusT. Normale 16 /9 – Légère: 16,5/9,5 – Hypertension: 17/10

il est recommandé de procéder au moins à une mesure tensionnelle par an, voire plus souvent en cas d’hypertension déclarée. Le médecin donnera des conseils hygiéno-diététiques pour tenter de ramener les chiffres tensionnels à la normale : meilleure alimentation, régime amaigrissant en cas de surpoids, activité physique, arrêt du tabac…Puis, au bout de 3 à 6 mois, s’il n’y a aucune amélioration, il prescrira un traitement de première intention.

Si la pression diastolique (minimale) dépasse 130 mm HG et s’accompagne de symptômes ou si la pression systolique (maximale) dépasse 250 mm Hg et s’accompagne également de symptômes, il s’agit de cas d’urgence. Le médecin prescrira un médicament de suite et procédera à des examens pour évaluer les risques immédiats.

Les signes d’alerte

Attention, certains signes peuvent faire craindre un dérèglement de la circulation du sang dans les tissus de l’organisme et une tension trop grande des artères, toutefois ceux-ci peuvent être dus également à un état de stress ou de fatigue.

Les principales manifestations :

• Maux de tête : ils apparaissent le matin au réveil et sont localisés surtout sur le sommet ou derrière la tête
• Troubles de la vision : «mouches qui volent» devant les yeux
Bourdonnements d’oreilles
• Étourdissements
• Saignements de nez
• Crampes musculaires dans les jambes
• Essoufflement
• Envie fréquente d’uriner

Qu’est-ce qu’une véritable hypertension ?

Il n’est pas évident d’obtenir ses «vrais» chiffres du premier coup. Un effort physique précédant la consultation, une digestion difficile ou encore un état anxieux suffisent à faire augmenter les chiffres momentanément. Un patient hypocondriaque qui appréhende le diagnostic du médecin verra sa tension monter pendant la visite médicale.

Le médecin prendra une seconde mesure au bout de quelques minutes, le temps d’adaptation du patient à son contrôle.

L’hypertension essentielle

Elle représente la forme d’hypertension la plus fréquente (95 % des cas). Elle n’a pas de cause organique. Avec une pression minimale de 100 mm Hg, l’hypertension essentielle peut d’ors et déjà avoir des retentissements sur le cœur ou les vaisseaux cérébraux. Avec une pression minimale supérieure à 120 mm Hg, l’hypertension maligne présente de forts retentissements au niveau des artères rétiniennes, cardiaques et rénales.

L’hypertension secondaire

Elle ne représente que 5 % des cas d’hypertension. Elle est la conséquence d’un dysfonctionnement de l’organisme ou peut être occasionnée par des substances médicamenteuses ou des produits à base de réglisse  Pour revenir à des chiffres tensionnels normaux, il faut traiter la maladie responsable ou supprimer les substances hypertensives responsables.

L’hypertension variable

L’hypertension limite dite «labile» peut se constater à tous les âges, avec une pression minimale ne dépassant pas 90 à 95 mm Hg.

À ce stade, elle ne retentit pas sur les vaisseaux. Elle est surtout due à un dérèglement du système sympathique.

Les facteurs à risques

Bien que les facteurs génétiques soit largement impliqués dans la survenue de l’hypertension, de mauvaises habitudes de vie peuvent venir aggraver une hypertension d’origine familiale ou déclencher une hypertension chez quelqu’un de normotendu.

  • • Le surpoids : obésité et hypertension vont souvent de pair.
    • La sédentarité : cause d’obésité mais aussi de dérèglement métabolique (diabète, cholestérol), la sédentarité est un facteur de risque également pour le diabète et les maladies cardio-vasculaires.
    • Le stress : à chaque fois que l’on s’énerve ou que l’on réagit par une forte émotivité, la glande cortico-surrénalienne secrète de l’adrénaline venant diminuer le diamètre des vaisseaux sanguins. Ce phénomène fait monter la tension artérielle et, au niveau local, altère chaque fois la paroi des vaisseaux en créant des lésions

Les femmes et l’hypertension

Les femmes ont un système hormonal qui les protège de l’hypertension et des maladies cardio-vasculaires jusqu’à la ménopause. À cause des nombreux changements hormonaux  qu’elles connaissent, les femmes peuvent développer une hypertension à trois périodes de leur vie : lorsqu’elles sont sous contraception orale, pendant leur grossesse et durant la ménopause. La surveillance gynécologique doit s’accompagner d’un contrôle systématique de la tension.

L’hypertension, le diabète et le cholestérol

Tout comme l’hypertension et le diabète sont des facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires ayant pour conséquence principale de léser les artères.

L’hypertension est aussi un dénominateur commun au diabète dans la mesure où ces deux dérèglements du métabolisme favorisent chacun de leur côté la survenue d’une hypertension. L’association diabète / hypertension étant des plus redoutables.

Les Bonnes mesures à prendre

Dormir suffisamment pour relâcher les tensions accumulées durant la journée. Pour favoriser l’endormissement, se détendre avant d’aller se coucher en ayant recours à une activité relaxante (lecture, musique, bain). Une simple sieste ou une pause de quelques minutes quand on sent les signes du stress apparaître, permet de prévenir les symptômes désobligeants : palpitations, serrement à la gorge, souffle coupé, maux de tête, fatigue et montée tensionnelle.

Réagir positivement aux soucis et aux émotions fortes en cultivant un certain art de vivre.

HT4

Le tabac

Fumer constitue un facteur d’hypertension incontestable. D’une part la nicotine entraîne une augmentation de la tension systolique et diastolique, une importante consommation en oxygène au détriment du cœur et un effet vasoconstricteur des vaisseaux. D’autre part, la fumée de cigarette entraîne une moins bonne oxygénation des tissus et accélère le durcissement des artères en favorisant le risque de thrombose.  La consommation d’un paquet de cigarettes par jour diminue l’espérance de vie de 5 à 6 ans.

En cas d’hypertension, cessez de fumer définitivement en ayant recours à des techniques comme l’auriculothérapie.

Le suivi et les traitements

• Analyses d’urines
• Échographie rénale
• Le bilan sanguin hydro-électrolytique
• Les dosages hormonaux
• L’électrocardiogramme d’effort
• La radiographie thoracique
• Le holter (la mesure ambulatoire de la pression artérielle)
• L’urographie intraveineuse
• L’urographie numérisée
• Le scanner et l’exploration par imagerie de résonance magnétique

Le recours aux médicaments

Pour savoir si l’hypertension doit être traitée par des anti-hypertenseurs, le médecin devra d’abords évaluer s’il s’agit d’une hypertension légère, modérée ou sévère. 

Le choix d’un anti-hypertenseur

Le médecin choisit une catégorie de médicament en fonction du profil de son patient, des contre-indications médicales éventuelles et des médicaments qu’il prend par ailleurs…

Quelques chiffres à retenir :

Le taux de cholestérol sanguin total doit se situer à un taux optimal de 2 g + l’âge. Une personne de 45 ans doit avoir un taux maximal de 2,45 g/l
•  Le taux de HDL ne doit pas être inférieur à 0,45 g/l pour un homme et à 0,55 g/l pour une femme
Le rapport idéal entre le LDL et le HDL doit être inférieur à 3,50 g/l pour un homme et 3,22 g/l pour une femme
Le taux de triglycérides doit se situer en dessous de 1,5 à 2 g/l

Hygiène de vie

En complément médicamenteuse : la phytothérapie, l’oligothérapie
Activité physique quotidienne
• Thermalisme
• Équilibre alimentaire
• Perte de poids
• Davantage de calcium
• Davantage de végétaux
• Davantage de potassium
• Cure d’ail en gélules (l’ail est un hypotenseur actif)
• Arrêt du tabac
• Peu d’alcool
Réduire de façon importante le sel, les aliments salés
• Réduire, voir supprimer les aliments gras
• Bannir le réglisse et tout ce qui est à base de réglisse (boissons, bonbons).

> Lexique de l’hypertension

La première conséquence de l’hypertension est la maladie cardio-vasculaire.

Accident vasculaire cérébral : Rupture ou oblitération d’un vaisseau sanguin du cerveau pouvant entraîner une paralysie temporaire ou permanente d’une partie de l’organisme , la perte de la parole ou la mort.

Angine de poitrine : Douleur paroxystique localisée dans la poitrine symptomatique d’une cardiopathie ischémique. Elle peut être déclenchée par l’émotion, l’effort, le froid ou un repas copieux.

Angioplastie par ballonnet : Insertion dans l’artère coronaire obstruée d’un ballonnet que l’on gonfle pour déboucher l’artère. Elle peut éviter un pontage.

Anévrisme : Fragilisation de la paroi artérielle en forme de sac et présentant un danger de rupture.

Arythmie : Irrégularité du rythme cardiaque qui peut être bénigne ou indiquer une cardiopathie.

Athérosclérose :  Accumulation de graisses dans les parois des artères qui entraîne leur rétrécissement. L’athérosclérose peut être provoquée par un régime déséquilibré et commencer dès l’enfance.

Athérome : Plaques de graisses sur les parois des artères

Caillot : Masse sanguine semi-solide qui peut boucher une artère là ou l’athérosclérose a provoqué de graves lésions, mais aussi être entraînée dans le courant sanguin et venir obstruer une artère de plus faible calibre.

Cardiopathie ischémique : Affection due à une irrigation insuffisante du muscle cardiaque résultant le plus souvent d’un rétrécissement des artères. L’infarctus est une forme grave de cardiopathie ischémique.

Cardiopathie rhumatismale : Lésion des valvules et du muscle cardiaque résultant d’un rhumatisme articulaire aigu, lui-même provoqué par une infection à streptocoques

by DiabeteMag

Liens utiles

 • www.centre-hypertension.org

•  www.hy-quest.com

• www.mon-hta.com

QUEL TENSIOMETRE CHOISIR !
http://www.automesure.com/Pages/tensiometre.htm

Maladie de Parkinson, de la cellule à l’homme

Maladie de Parkinson, de la cellule à l’homme

Maladie de Parkinson, de la cellule à l’homme

L’Institut des Maladies Neurodégénératives (IMN) de Bordeaux associe la recherche fondamentale, préclinique et clinique dans le cadre des maladies neurodégénératives et plus particulièrement dans la maladie de Parkinson. Cette maladie, dont l’origine est mal connue, touche 150 000 personnes en France. Différents chercheurs de cet institut nous expliquent son mécanisme et les traitements qui existent.

Un film de Marcel Dalaise, produit par CNRS Images et l’Inserm avec la participation de l’IMN et de l’Université de Bordeaux
Intervenants : DAMON-PERRIERE Nathalie ( IMN, CHU Haut-Lévêque, Bordeaux ); BURBAUD Pierre ( IMN, CHU Haut-Lévêque, Bordeaux );CUNY Emmanuel ( IMN, CHU Haut-Lévêque, Bordeaux ); BENAZZOUZ Abdelhamid ( IMN, CNRS UMR, Inserm, Bordeaux ); BORAUD Thomas ( IMN, UMR CNRS et Univ. Bordeaux 2 ); MEISSNER Wassilios ( IMN, CHU Haut-Lévêque, Bordeaux ); BEZARD Erwan ( IMN, CNRS UMR, Inserm, Bordeaux ); TISON François ( IMN, CHU Haut-Lévêque, Bordeaux ); BAUFRETON Jérôme ( IMN, UMR CNRS et Univ. Bordeaux 2 )

Le diagnostic d’une maladie de Parkinson n’est jamais évident et demande de l’expertise. Il a pour but d’écarter d’autres explications possibles aux symptômes constatés (par exemple, rhumatologiques) et de préciser s’il s’agit d’une maladie de Parkinson proprement dite ou d’un autre syndrome parkinsonien plus complexe (qui comporte les signes de la maladie mais d’autres signes en plus et une moins bonne réponse aux traitements). Le retard éventuel au diagnostic et à l’initiation du traitement ne change pas l’évolution ultérieure de la maladie.

Actuellement, le processus qui déclenche la maladie est bien compris :

La disparition progressive de populations de neurones qui produisent la dopamine (les neurones dopaminergiques), situés dans la substance noire (sur le tronc cérébral). Cette disparition neuronale entraîne le dysfonctionnement d’un réseau appelé ganglions de la base qui affecte d’abord la maîtrise du mouvement du patient. L ’ équipe d ’ Erwan Bézard, de l ’ IMN, propose des solutions pour le traitement de la maladie de Parkinson comme le médicament L-Dopa (la dopamine manquante est remplacée par un précurseur), qui vise à diminuer certains symptômes comme le tremblement. Les chercheurs s’intéressent également aux effets secondaires induits par la L-Dopa et proposent une solution de chirurgie par stimulation cérébrale profonde. Cette opération a été mise au point en 1993 par les Drs Abdelhamid Benazzouz, Christian Gross et Bernard Bioulac. Elle est pratiquée actuellement à l ’ hôpital Pellegrin. Elle permet de réduire les problèmes moteurs des patients.

Dans tous les cas, que le généraliste ait suspecté ou non le diagnostic, il est conseillé de  consulter un spécialiste en neurologie qui confirmera le diagnostic. Le diagnostic est un diagnostic essentiellement clinique, c’est-à-dire qu’il repose sur l’examen des symptômes présentés par le patient et la prise en compte de son état général. La biologie ne présente aucune anomalie de même que le scanner ou l’IRM du cerveau. Dans certains cas, des techniques sophistiquées d’imagerie médicale peuvent aider à confirmer le diagnostic clinique.

La maladie de Parkinson est une maladie lentement évolutive :

Avant même que n’apparaissent les premiers symptômes, certains neurones disparaissent progressivement. Si le traitement corrige les symptômes, il n’est pas capable – ou très peu, c’est d’ailleurs un des grands axes de la recherche – d’empêcher ou de ralentir la progression de la maladie. Aujourd’hui, l’évolution de la maladie est indissociable des méthodes de traitement disponibles. On distingue généralement quatre grandes phases pour les personnes bénéficiant d’une dopathérapie. L’intervention chirurgicale, qui ne peut bénéficier qu’à certains patients, est une solution quand les symptômes ne sont plus ou mal corrigés par les médicaments.

Ceci dit, la maladie est individuelle par les symptômes présentés ainsi que dans son évolutivité.  

On distingue en général quatre grandes phases dans cette évolution.

Cependant il ne faut pas se dire à chaque petite évolution, que l’on est passé dans la « phase suivante », ce qui affecte le moral sans être nécessairement vrai. N’oubliez pas que le traitement peut être ajusté et s’adapter à l’évolution.

1 – L’apparition des premiers symptômes et l’annonce du diagnostic

C’est une phase très difficile pour les patients. L’apparition des premiers symptômes est source d’inquiétude et apprendre que l’on est atteint d’une maladie chronique évolutive implique une importante remise en question de sa vie. A cela s’ajoute la difficulté de mettre son entourage au courant. Pour surmonter ces difficultés, le plus important est d’accepter la maladie, de s’informer au mieux et d’organiser sa prise en charge.

2 – La rémission thérapeutique

Bizarrement, on donne couramment à la seconde phase de la maladie le nom de « lune de miel« . Un mieux-être dû à l’efficacité du traitement dopaminergique s’installe en effet. Il est parfois nécessaire d’ajuster le traitement pendant cette période, mais celui-ci n’engendre pas encore de complications motrices : c’est la phase d’équilibre.

3 – Les complications motrices

Arrive un moment où la dopathérapie engendre des complications motrices distinctes des symptômes spécifiquement parkinsoniens. Ces complications peuvent être limitées par un ajustement très précis des doses et des horaires de prises, mais non totalement évitées. Il devient nécessaire de tenir un carnet de surveillance afin d’informer précisément le neurologue de l’action du traitement mis en place.

4 – Phase d’envahissement

Les signes axiaux (chutes, perte d’équilibre, troubles de déglutition etc.) deviennent très présents. Les troubles végétatifs peuvent aussi prendre une part très importante. Il s’agit alors de mettre en place toutes les stratégies d’adaptation de la vie quotidienne, du logement, etc.

Pour en savoir plus sur chaque phase, consultez la rubrique spécialement dédiée à l’évolution de la maladie sur le site France Parkinson

Mesurer l’évolution de la maladie : l’échelle UPDRS

L’UPDRS (en anglais :  Unified Parkinson Disease Rating Scale, Echelle d’évaluation unifiée de la maladie de Parkinson) est l’outil le plus utilisé et le mieux validé pour mesurer l’état global des parkinsoniens. Le neurologue évalue le patient grâce à cette échelle à chaque consultation : cela lui permet d’apprécier l’efficacité du traitement en cours et d’éventuellement l’adapter afin de choisir une meilleure stratégie thérapeutique. Vous retrouverez dans le menu de gauche un fac-similé de cette échelle. Elle comporte quatre sections principales :

  • état mental et comportemental
  • activités dans la vie quotidienne
  • examen moteur
  • réponse au traitement

Des médicaments peuvent pallier un temps l’absence de dopamine. Il s’agit surtout de la L-dopa (1), un précurseur de la dopamine, d’agonistes qui miment ses effets, et d’inhibiteurs qui ralentissent sa dégradation par l’organisme. Le traitement compense le déficit en dopamine et réduit les symptômes, mais après quelques années de «lune de miel», son efficacité devient fluctuante. Il est aussi à l’origine de mouvements anormaux qui se surajoutent aux symptômes de la maladie. Outre la prise des médicaments, qui doit être très ponctuelle, la kinésithérapie, l’orthophonie font partie intégrante du traitement, tout comme le soutien psychologique, pas toujours suffisant…

On ne sait pas encore guérir la maladie de Parkinson, ni même pour l’essentiel freiner son évolution. Mais quelques travaux récents montrent que les lignes bougent, même s’il faut rester prudent. Ainsi le Pr Stéphane Palfi (CHU Henri-Mondor, Créteil) a annoncé en janvier les résultats d‘un essai préliminaire de thérapie génique menée chez 15 malades. Un vecteur viral transportant 3 gènes permettant la synthèse de dopamine a été injecté dans une petite région du cerveau, le striatum. En s’insérant dans le génome de ces neurones, il leur a semble-t-il conféré la capacité de produire de la dopamine, dont la sécrétion a pu être repérée par imagerie. «Comme la quantité de dopamine sécrétée augmente avec la dose de vecteur injectée, on peut penser qu’il y a plus qu’un effet placebo», précise le neurochirurgien.

«Mais on ne pourra exclure cette hypothèse que par une étude plus poussée, en double aveugle contre placebo.» Le vecteur viral est en cours d’amélioration pour augmenter la dose du transgène. «Ensuite, un essai multicentrique sur 60 patients va débuter pour évaluer précisément l’efficacité de cette thérapie.» Avec pour objectif un passage en thérapeutique autour de 2020.

La maladie de Parkinson évolue progressivement et lors de son aggravation, la rigidité et les tremblements s’amplifient. De plus, des altérations cognitives,  troubles de l’humeur, de l’attention et de la mémoire, peuvent apparaître. On estime que la moitié des personnes vivant avec la maladie de Parkinson souffrent d’une dépression au cours de leur maladie. En outre, des troubles de la déglutition concernent la majorité des malades qui ont de la difficulté à avaler leur salive et les aliments solides. A ces anomalies s’ajoute une dysarthrie, c’est-à-dire des difficultés d’articulation, un débit de parole saccadé et une modification de la voix qui devient grinçante.

Maladie de Parkinson

Maladie de Parkinson

Maladie de Parkinson

Maladie de Parkinson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sources :  « France Parkinson » et « Santé Le Figaro »

En savoir plus : http://videotheque.cnrs.fr/doc=4045

(1) Lévodopa

 Mécanisme d’action

Le déficit en dopamine dans les noyaux gris centraux est la principale anomalie biochimique de la maladie de Parkinson. La lévodopa apportée par voie digestive, puis sanguine, passe dans le tissu cérébral et, par sa transformation en dopamine, vient pallier ce déficit. En raison de l’important métabolisme périphérique de la lévodopa, seule une fraction peu importante d’une dose donnée atteint le système nerveux central quand on administre de la lévodopa sans inhibiteurs des enzymes métaboliques.

La carbidopa et le bensérazide sont des inhibiteurs de la dopadécarboxylase (DDC) périphérique qui diminuent la transformation périphérique de la lévodopa en dopamine, ce qui fait qu’une quantité plus importante de lévodopa est disponible pour le cerveau. Quand la décarboxylation de la lévodopa est diminuée grâce à la coadministration d’un inhibiteur de la DDC, il est possible d’utiliser une dose moindre de lévodopa, ce qui réduit la fréquence des effets indésirables.

L’entacapone est un inhibiteur spécifique et réversible de la catéchol-O-méthyltransférase (COMT)  qui agit principalement au niveau périphérique. L’entacapone diminue la biotransformation de la lévodopa en 3-O-méthyldopa (3-OMD) par inhibition de l’enzyme COMT. Cela conduit à une augmentation de l’ASC (aire sous la courbe) de la lévodopa. La quantité de lévodopa disponible au cerveau est augmentée. L’entacapone prolonge donc la réponse clinique à la lévodopa.

Cas d’usage

En association au bensérazide ou à la carbidopa, ou à la carbidopa et à l’entacapone, la lévodopa est utilisée dans la prise en charge de maladies de Parkinson. (https://www.vidal.fr/substances/2083/levodopa/#hKpduzyfXFi6RMYA.30)

L’anxiété et ses conséquences néfastes sur l’organisme

L’anxiété et ses conséquences néfastes sur l’organisme

L’anxiété et ses conséquences néfastes sur l’organisme

L’anxiété peut avoir un sérieux impact sur notre santé, que ce soit de l’angoisse sur le long terme ou à court terme. Face à l’anxiété votre corps peut réagir de différentes manières!

Des problèmes de gorge.

A cause de l’anxiété, votre voix devient grinçante et enrouée, c’est une réaction immédiate face à une situation de stress. Lorsque l’on est anxieux, le corps redistribue ses fluides à des endroits plus essentiels, ce qui provoque un spasme des muscles de la gorge, entraînant un resserrement qui rend la déglutition difficile.

Le foie peut réagir.

Quand le corps subit l’assaut du stress et de l’anxiété, le système surrénal produit beaucoup de cortisol, l’hormone du stress. Cela provoque une plus grande production de glucose par le foie pour fournir de l’énergie en vue du réflexe dit « combat-fuite ». Dans la majorité des cas, cet excès de glucose peut être réabsorbé par le corps sans trop de problèmes, mais pour ceux qui sont prédisposés au diabète, cet excès de glucose pourrait entraîner des effets néfastes sur leur santé.

Des réactions cutanées.

Ces sueurs froides ou ces joues rougies sont un signe immédiat que votre corps réagit à l’anxiété, et cela est dû à des changements dans votre flux sanguin. Lorsqu’il y a de l’angoisse, notre corps se met en mode « combat-fuite », il redirige une plus grande quantité de sang vers les muscles, un réflexe très utile lorsqu’il est nécessaire. Cependant, si cette réaction dure trop longtemps ou qu’elle survient trop souvent, elle peut entraîner diverses réactions cutanées, dont un vieillissement prématuré, une sudation inhabituelle, et même une augmentation des histamines, ce qui peut entraîner des œdèmes. Selon le University of Maryland Medical Center, des épisodes sévères de stress ou d’angoisse peuvent même entraîner des crises d’eczéma.

Une rate hyperactive.

L’anxiété n’affecte pas seulement notre cerveau ou notre cœur. Elle affecte également les organes qui ont une fonction interne comme la rate. Pour fournir plus d’oxygène au corps, la rate sécrète une plus grande quantité de globules rouges et blancs. Dans ce processus de réaction, votre flux sanguin augmente de 300 à 400% en réponse au réflexe « combat-fuite ».

Des muscles tendus.

A cause du stress, le corps se crispe de façon naturelle, ce qui peut taxer les groupes de muscles les plus importants. Le stress ou l’anxiété chronique peuvent exacerber cette tension, ce qui provoque des maux de tête, des épaules raidies, des douleurs au cou et parfois des migraines. Les gens qui ont une angoisse constante ont d’ailleurs plus de risques de souffrir de troubles musculo-squelettiques chroniques.

Après un certain temps, l’anxiété chronique peut avoir un impact sur :

Votre cœur.

Les personnes qui souffrent de stress ou d’inquiétude chronique ont plus de risque d’avoir des problèmes cardiovasculaires à cause de leur rythme cardiaque constamment élevé, de leur hypertension artérielle et de leur surexposition au cortisol. Selon l’American Psychological Association, une exposition prolongée au stress peut aussi provoquer de l’hypertension, des arythmies et un risque plus élevé d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral.

Vos poumons.

Des études ont démontré qu’il y a un lien entre l’anxiété et l’asthme. En effet, les asthmatiques sont plus susceptibles aux crises de panique. Selon une autre étude menée à l’Université de São Paulo, il y aurait également un lien entre désarroi, l’asthme et l’équilibre.

Votre cerveau.

La réaction à la fébrilité la plus marquée est notre réaction psychologique. Le stress et l’anxiété chronique affectent des zones de notre cerveau qui sont responsables de notre mémoire à court et à long terme, en plus d’être impliqués dans certaines réactions chimiques de notre organisme, ce qui peut provoquer certains dérèglements hormonaux. De plus, le stress chronique stimule sans cesse le système nerveux, ce qui, à son tour, peut avoir un impact sur d’autres systèmes de notre organisme en déclenchant des réactions physiques inutilement, ce qui provoque de la fatigue, notamment.

Les personnes qui souffrent d’anxiété ont très souvent du mal à s’endormir, principalement parce qu’elles ressassent sans cesse leurs inquiétudes. Selon des données de la Anxiety and Depression Association of America, 54% des gens affirment que le stress et l’anxiété les empêchent de trouver le sommeil, et de ce nombre, 50% des hommes et 40% des femmes affirment que cela a affecté leur niveau de concentration le lendemain.

Votre système immunitaire.

L’exposition au stress et à l’anxiété peut avoir un effet néfaste sur votre système immunitaire, celui-ci est affaibli, voire supprimé, à cause du réflexe « combat-fuite ». Des études ont également prouvé qu’en cas de stress, vous êtes plus susceptible d’attraper un rhume en plus d’être plus vulnérable aux infections et aux inflammations.

Votre système digestif.

Lorsque votre corps réagit à l’anxiété, il ne régule pas adéquatement les fonctions digestives. Un stress chronique ou aigu peut également avoir des effets sur le long terme sur vos intestins et sur les substances nutritives qu’ils absorbent, ce qui peut causer un reflux gastrique, des ballonnements, la diarrhée et parfois même la perte complète du contrôle intestinal. Un stress ou une anxiété sur le long terme peut aussi avoir un impact sur votre métabolisme, ce qui peut provoquer une prise de poids qui peut aller jusqu’à l’obésité.

Une étude a indiqué que la sécrétion constante de cortisol pouvait provoquer une perte de sensibilité à l’insuline, tandis qu’une autre étude a quant à elle établi un lien, chez les adultes, entre l’angoisse et la présence d’ulcères diagnostiqués par un médecin.

Source : Le HuffPost | Par Lindsay Holmes

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SNV : Syndrome du Nez Vide

SNV : Syndrome du Nez Vide

Le SNV : Syndrome du Nez Vide, de l’anglais : Empty Nose Syndrome (ENS), est un état qui apparaît quand une quantité excessive de tissu nasal producteur de mucus (les cornets ou turbinates en anglais) a été chirurgicalement enlevée du nez ou endommagée, laissant un vide ou des dommages trop importants dans les cavités nasales. Même une chirurgie conservative peut mener au Syndrome du nez vide car il n’y a pas de standard sur la quantité du cornet qui peut être réséquée avant de développer le Syndrome du nez vide qui fait donc suite à des complications post opératoires (turbinectomie, septo-rhinoplastie, cautérisation, laser, radiofréquence) sur des organes essentiels à la respiration : « les cornets ».

Le patient est déprimé quasiment en permanence, ou anxieux ou les deux et évite les interactions sociales. La douleur provenant des sinus est parfois aussi un problème.

« Empty nose syndrome » est un nom qui a été donné en 1994 par le Dr Eugene Kern de Rochester, Minnesota, un ORL spécialiste à la clinique Mayo.

Cette opération chirurgicale, connue sous le nom de résection partielle des cornets, turbinectomie, amenuisement des cornets, ou encore conchotomie, est pratiquée par un chirurgien oto-rhino-laryngologiste (ORL) ou un chirurgien plasticien pour différentes raisons. La raison la plus fréquente est que les cornets deviennent gonflés de façon chronique (hypertrophie des cornets) et bloquent trop les voies respiratoires nasales.

Les causes les plus répandues de sur-croissance et de gonflement des cornets (hypertrophie turbinale) sont les suivantes :

  • Exposition trop forte à la poussière, à la fumée, à la pollution (air intérieur et/ou air extérieur) et autres sources d’irritations aériennes
  • Déformation structurelle nasale comme une cloison nasale (septum) déviée
  • Sinusites et/ou rhinites chroniques

Lorsqu’une quantité excessive des cornets est ôtée ou endommagée, le nez perd ses capacités à convenablement pressuriser, diriger, tempérer, humidifier, filtrer, sentir et détecter le flux d’air inspiré. La synchronisation respiratoire naturelle entre le nez, la bouche et les poumons est également perturbée.

Le patient souffrant désormais du Syndrome du Nez Vide est constamment essoufflé à cause de l' »obstruction paradoxale« , son sommeil devient très superficiel et beaucoup développent une apnée de sommeil. Bien souvent, il aura besoin de médicaments pour dormir comme les benzodiazépines.

Le patient est déprimé quasiment en permanence, ou anxieux ou les deux et évite les interactions sociales. La douleur provenant des sinus est parfois aussi un problème.

Le SNV (Syndrome du Nez Vide) : Un véritable handicap : Une vie brisée !

 ** Symptomatologie :

 DyspnéeSécheresse nasaleDouleur nasale et parfois sensation de videPneumatisation des sinus et des cornetsRhinorrhée postérieureDiminution de l’odorat et/ou sensation d’odeur fétide (ozène)Diminution ou perte de l’odorat et du goûtTroubles du sommeil par décompensation d’un syndrome d’apnée du sommeil sous-jacent.

** Les conséquences physiques :

 Problèmes de sommeil qui n’est plus réparateur, apnées du sommeil, multiples réveilsFatigue chroniqueSécheresse nasaleSévères Maux de tête récurrentsDouleurs des yeuxBrûluresHyperventilation, essoufflementSécheresse extrême des muqueuses,hypersécrétions postérieures avec mucosités épaissesCroûtesToux chroniquesSensation de videObstruction nasale paradoxaleSinusitesRhinite atrophiquePression dans les oreilles, AcouphènesProblèmes au niveau de la valve nasaleDouleurs de la faceImpossibilité de se moucherAggravation des symptômes après intervention sur les cornetsHypertension artérielle (HTA) ou Hypotension artérielleVertiges, étourdissementsAtrophie de la muqueuse nasaleTachycardie (augmentation du rythme cardiaque)

 ** Les conséquences psychologiques :

 Dépression nerveuseAnxiété, AngoisseFatigue chronique, manque d’actionProstration, isolement socialIncapacité de se concentrerApathieSentiment d’accablement / d’injusticeFrustrationÉtat maladif non reconnu par les autresÉmotivité extrêmePerte de la libidoÉtat de tristesse récurrentEnvies suicidaires
* « La turbinectomie inférieure totale a été proposée comme un traitement contre l’obstruction chronique des voies respiratoires nasales réfractaire à d’autres méthodes de traitement plus classiques.Elle a été régulièrement critiquée à cause de ses effets secondaires sur la physiologie nasale. Dans cette étude, les patients qui avaient précédemment suivi une turbinectomie inférieure totale ont été évalués à l’aide d’un questionnaire très détaillé.

Cette étude confirme que la turbinectomie inférieure totale OU partielle entraîne une morbidité significative et devrait être condamnée.»

Pour en savoir davantage sur cette pathologie, je vous conseille vivement de vous abonner à l’Association du SNV  France :  http://www.syndromedunezvide.org/

et de vous inscrire sur le Groupe d’échanges, d’entraide et de soutien créé par moi-même sur Facebook :

* POUR LES VICTIMES DU « SNV » [SYNDROME DU NEZ VIDE]: UN VÉRITABLE HANDICAP
  https://www.facebook.com/groups/victimes.du.syndrome.du.nez.vide/
– Laure POULIQUEN –

[su_document url= »http://www.laurepouliquen.fr/wp-content/uploads/2014/12/Syndrome__nez_vide_2012.pdf » width= »670″ height= »800″]

SNV_recepteurs

Une suite avec pour source : http://www.orl-toulouse.pro/chirurgie-nez-sinus/le-syndrome-du-nez-vide.html

Le Syndrome Du Nez Vide

Il s’agit essentiellement d’une pathologie du cornet inférieur, après turbinectomie inférieure totale.

Rôle des cornets dans le dispositif respiratoire :

Il existe trois paires de cornets, chaque paire de cornets est séparée par la cloison nasale.

Ce sont des replis osseux recouverts de la muqueuse nasale (muqueuse glandulaire érectile, très innervée et vascularisée). Leur volume a la particularité de pouvoir se modifier.

Le cornet inférieur est le plus grand, aussi long que l’index d’une main.

Le cornet moyen « recouvre l’ethmoïde », il a la taille de deux phalanges d’un auriculaire.

Le cornet supérieur est particulièrement petit.

Il dispose d’un réseau vasculaire et nerveux particulièrement riche, qui permet d’adapter le volume de la muqueuse aux besoins respiratoires.

Il y a donc une variation de volume des cornets en fonction des besoins, mais également de l’environnement.

La muqueuse nasale est une muqueuse respiratoire, qui dispose de cils vibratiles, permettant d’entraîner le mucus vers l’arrière, sans qu’une personne en bonne santé puisse sentir ce mouvement.

Si les cils ne fonctionnent pas, le mucus s’accumule, stagne, donc s’infecte, avec production de croûtes, et de mauvaises odeurs.

Conclusion

Il est donc important pour l’O.R.L., de connaître la fonction du nez, et des différentes structures qui le composent, notamment le cornet inférieur.

ll ne faut plus effectuer de turbinectomie inférieure totale. Si une turbinectomie est envisagée, elle doit être très partielle, il est laissé en place une structure turbinale fonctionnelle.

Ci-dessous, LIENS UTILES du site de l’Avocate, Maître Bénédicte PAPIN : http://www.papin-avocats.fr/

SNV_liens_utiles

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