Le Pr Henri Joyeux radié de l’Ordre des Médecins

Le Pr Henri Joyeux radié de l’Ordre des Médecins

  1.  INFO H24. 17/07/2016 : Rebondissement inattendu dans l’affaire de la radiation de l’ordre des médecins du professeur Henri Joyeux : le Conseil départemental de l’Ordre des médecins de l’Hérault va faire appel de la décision auprès de la chambre disciplinaire nationale. En résumé rapide, l’Ordre des médecins de l’Hérault estime la sanction trop sévère et vole donc au secours du professeur montpelliérain, ce qui n’est pas banal. Pour bien comprendre les différentes instances disciplinaires, c’est la chambre disciplinaire régionale Languedoc et Roussillon qui jugeait ce médecin et qui avait décidé de sa radiation, l’Ordre départemental se contentant de transmettre juste les plaintes à la chambre disciplinaire régionale, mais n’est pas habilité à juger.
    En savoir plus sur http://infos-h24.fr/2016/07/16/montpellier-pr-joyeux-soutenu-lordre-medecins/#AJY08D1WmxAzyM5s.99

Le professeur Henri Joyeux radié de l’Ordre des médecins pour ses positions antivaccins

Le président de la Fédération Nationale Familles de France Henri Joyeux écoute une question lors d'une conférence de presse sur le coût de la rentrée scolaire à Paris le 17 Août 2010. Pour la 26ème année consécutive, Familles de France a réalisé une enquête sur le coût de la rentrée scolaire pour un enfant entrant en 6ème. AFP PHOTO ERIC PIERMONT / AFP PHOTO / ERIC PIERMONT
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Le président de la Fédération Nationale Familles de France Henri Joyeux écoute une question lors d’une conférence de presse sur le coût de la rentrée scolaire à Paris le 17 Août 2010. Pour la 26ème année consécutive, Familles de France a réalisé une enquête sur le coût de la rentrée scolaire pour un enfant entrant en 6ème. AFP PHOTO ERIC PIERMONT / AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

Le professeur Henri Joyeux, connu pour ses positions controversées sur les vaccins, a été radié de l’Ordre des médecins à compter du 1er décembre 2016, révèle « Le Monde » ce samedi. L’Agence de presse médicale (APM) confirme auprès du quotidien que le chirurgien cancérologue, retraité depuis 2014, aura interdiction de faire état de son statut de docteur en médecine.

Cette décision fait suite à une plainte du Conseil national de l’Ordre des médecins déposée à l’été 2015.

Le président de l’instance, Patrick Bouet, résumait ainsi les « deux infractions » qui lui étaient reprochées : « la tenue de propos non appuyés sur des bases scientifiques [et portant] atteinte à la profession », et « un discours qui peut être dangereux pour la population parce qu’il s’agirait de discréditer le mécanisme de vaccination préventive ».

Ancien président de Familles de France, association opposée au mariage homosexuel, Henri Joyeux est connu pour ses prises de position conservatrices sur la famille. Dans un texte publié sur Internet et affichant aujourd’hui plus d’un million de signatures de soutien, le médecin dénonçait les substances « dangereuses » contenues selon lui dans les adjuvants des vaccins hexavalents (qui protègent de six maladies), utilisés en raison de la pénurie de vaccins DTP – seuls à être obligatoires.

Il assure y voir une « arnaque des laboratoires » pour imposer un vaccin « sept fois plus cher ».

LIRE AUSSI : Rue 89 >> Vaccin DT-Polio : pourquoi il ne faut pas signer la pétition du professeur Joyeux

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Les chiffres du Gardasil

Les chiffres du Gardasil

LES CHIFFRES DU VACCIN GARDASIL

Une défiance de plus en plus forte

L’efficacité même du Gardasil est remise en cause. Un frottis régulier serait bien plus efficace. Le plan cancer intègre ces campagnes de dépistages tout en promouvant une augmentation de la couverture vaccinale. Seules 30% des filles d’une génération sont actuellement vaccinées. Malgré les réserves qui entourent le Gardasil, la vaccination contre le papillomavirus humain est l’une des priorités fixées par François Hollande début 2014, qui souhaiterait la doubler. D’après le Nouvel Obs, quelques semaines avant l’annonce du Président de la République, le Pdg de Sanofi serait aller plaider la cause dans le bureau d’Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l’Élysée.

L’affaire du Gardasil est emblématique de la défiance qui s’est progressivement installée envers certains vaccins – et parfois, la vaccination elle-même. Car les vaccins n’ont jamais été aussi nombreux. « Un enfant de 10 ans a reçu beaucoup plus de vaccins qu’une personne de plus de 50 ans », explique Jérôme Authier, chercheur à l’hôpital Mondor, à Créteil. Désormais, un seul vaccin contient six souches combinées. Une injection permet d’être protégé contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’hépatite B et les infections à Haemophilus influenzae de type b (responsables de certaines méningites et pneumonies). Pourtant, seul le DTPolio est obligatoire. Mais son vaccin est de moins en moins disponible. Pour les parents, il est de plus en plus difficile de choisir ce qu’ils souhaitent voir administrer à leurs enfants. Le choix est vite fait : c’est tout, ou rien. Or, parmi les vaccins qui déclenchent parfois l’inquiétude des parents, celui contre l’hépatite B est en première place.

Un tsunami vaccinal

En 1994, incitée par l’OMS, la France décide de vacciner massivement les collégiens des classes de 6ème contre l’hépatite B. En quatre ans, entre 20 et 25 millions de personnes, enfants et adultes, sont vaccinés. Un tiers de la population française. Du jamais vu. « Un tsunami vaccinal », estime Dominique le Houézec, pédiatre à Caen et conseiller médical du Réseau vaccin Hépatite B (REVAHB). « Tout le monde voulait être vacciné face à ce danger présenté comme immédiat. Il y avait des listes d’attente dans les pharmacies, se rappelle-t-il. On nous disait que l’hépatite B pouvait être facilement attrapée par la salive, dans le verre d’un autre. Ce qui est faux. » A l’époque, le médecin ne comprend pas cet engouement et commence à se méfier :« La France n’était pas un pays en voie de développement, régions où l’hépatite B est présente massivement. »

Des cas de scléroses en plaques (SEP) sont rapidement signalés dans les années qui suivent. Des enquêtes sont lancées ; les médias s’emparent du sujet. En 1998, face à la polémique, le ministre de la Santé, Bernard Kouchner, renonce à la vaccination systématique des pré-adolescents en milieu scolaire. Le vaccin contre l’hépatite B provoque-t-il un risque accru de développer une sclérose en plaques ? Dominique Le Houézec a comparé les chiffres des doses vaccinales vendues chaque année avec la survenue de nouvelles scléroses en plaques suite à une vaccination anti-hépatite B, grâce aux données de la pharmacovigilance nationale (ANSM). Les résultats sont troublants (extrait de l’article de BastaMag)

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