Ibogaine, une plante africaine efficace pour interrompre l’addiction

Ibogaine, une plante africaine efficace pour interrompre l’addiction

Ibogaine, une plante africaine efficace pour interrompre l’addiction

L’ibogaïne est un alcaloïde de la plante africaine Iboga qui intrigue les esprits depuis trente ans du fait de ses vertus supposées en terme de traitement des différentes sortes de dépendances. Un projet de recherche sur les effets de l’ibogaïne a été entrepris sous la direction du Centre de médecine anthropologique, et plus précisément, de son Institut de la  » pensée ouverte « , l’OMI.

  • Cet Institut, créé en novembre 2005, s’est donné pour mission la recherche et le développement expérimental en médecine selon deux axes : la vérification scientifique des méthodes de soins empiriques et traditionnelles et le développement de nouveaux types de traitement.
  •  Depuis plus de trois mille ans, les hommes ont découvert une plante qu’on appelle l’Eboga, qu’ils ont déclarée sacrée. Cette plante contient un remède puissant, l’Ibogaïne

Aujourd’hui, en Europe et aux États-Unis, l’Ibogaïne est testée pour ses capacités d’interrompre l’addiction à l’héroïne, la cocaïne, la méthadone, l’alcool et la nicotine. De plus, l’Eboka est fréquemment utilisée dans les religions d’Afrique centrale (Gabon, Cameroun, Zaïre, Congo), ainsi que pour soigner. La république du Gabon est le centre de la religion Bwiti et la Société médicale Mbiri utilise l’Ibogaïne à des fins curatives, physiologiques et psychologiques.

L ’Eboga est utilisée dans la seule religion africaine en expansion :

Plante IBOGAINE

le Bwiti, à travers ses diverses formes : orthodoxe, le Bwiti Mitsogho ; Réformée, le Bwiti Fang syncrétique.

Le premier président du Gabon, l’Honorable Léon Mba était membre de la religion Bwiti et la défendit auprès des administrations coloniales françaises. Le Gabon comptait plus de quarante groupes ethniques isolés les uns des autres dans la forêt équatoriale. Le Bwiti devint la force unificatrice du mouvement d’indépendance de Gabon. Le docteur Bureau, un chercheur français a dit : « Le Gabon est à l’Afrique ce que le Tibet est à l’Asie, le centre spirituel de l’initiation religieuse. »

Les première recherches entreprises sur l’Ibogaïne remontent à la seconde moitié du 18e siècle. On appela officiellement la plante Tabernanthe Iboga en 1889. L’alcaloïde, lui, fut isolé en 1901. Ce qui occasionna la vente d’un médicament français au début du siècle à base d’ibogaïne, pour traiter des problèmes nerveux ou cardiaques. Puis, le médicament sembla disparaître jusqu’en 1930 où l’industrie pharmaceutique française lançait un nouveau stimulant à base d’ibogaïne, le Lambaréné, d’après le nom du dispensaire gabonais du docteur Schweitzer.

Des recherches sur l’identification chimique et les effets spécifiques de l’Ibogaïne se poursuivirent dans les années 70, essentiellement sous la direction du chimiste Robert Goutarel et des pharmacologistes Raymand-Hamet, Jean Delourme-Houdé et Daniel Vincent.

Des recherches sur l’Ibogaïne se poursuivirent aux États-Unis où le docteur W.I.Taylor de CIBA Pharmaceutical Compagnie, compléta l’identification chimique de la molécule. Des recherches sur les effets de l’Ibogaïne furent menées par le scientifique CIBA Jurg Schneider, qui devint par la suite le président de la Division chimique de DUPONT. Mais, la science n’ était pas encore capable de comprendre l’ibogaïne. D’autre études scientifiques de la même compagnie furent menées. Sur des animaux par le docteur Harris Isbell, directeur de l’hôpital fédéral pour le traitement des narcotiques à Lexington. Sur des hommes noirs accros à la morphine, par le docteur Kentucky. Toutes les informations sur son travail ont disparu.

 Peut-on les retrouver au Département de la Défense ou dans les dossiers de la CIA ?

Dans les années soixante, Claudio Naranjo, un psychiatre, ainsi que Leo Zeff, un psychologue, traitèrent plus de sept cent patients avec l’ibogaïne. Ils en vinrent à la conclusion que l’Ibogaïne était la drogue la plus efficace qu’ils n’aient jamais utilisée dans les traitements des maladie psychiatriques. Les années soixante étaient l’époque des expérience psychédéliques et un jeune homme de dix neuf ans, Howard Lotsof, menait des expérience sur lui-même et ses amis qui l’avaient conduit à devenir héroïno-cocaïnomane. Quand lui et ses amis expérimentèrent l’ibogaïne, cinq sur sept d’entre eux interrompirent leur addiction sans aucun symptôme de manque. La relation d’Howard à l’héroïne et à la cocaïne avait complètement changé : alors qu’il percevait l’héroïne et la cocaïne comme lui apportant du bien-être avant d’essayer l’ibogaïne, après elles lui apparurent comme représentant la mort. Lotsof fit le choix de vivre.

Il batailla quelques mois avant d’obtenir à nouveau de l’ibogaïne, en donna à 19 personnes dont sept étaient toxicomanes. Mais ce qui rend l’expérience de Lotsof et al. aussi intéressante, c’est qu’aucun d’entre eux n’avait l’intention d’arrêter la drogue, et que cinq cessèrent leur consommation, sans ressentir de manque au cours de la cure, pour plus de six mois.

Howard, qui avait de l’Ibogaïne à disposition ne replongea pas pendant trois ans et demi « après un séjour injustifié en prison »(ndt), Lotsof redevint accros à l’héroïne et entreprit une cure à la méthadone début 70. Tout le monde croyait à l’époque que la toxicomanie était irréversible, mais Howard, qui avait connu l’Ibogaïne réussit à se dégager de l’héroïne et, plus difficile encore, de la méthadone. Il fut un exemple pour d’autres personnes accros à cette substance (Inventée dans les années trente en Allemagne et nommée d’après le nom du Führer : L’Adolphine).

 l’interruption d’addiction

Au début des années quatre-vingt, pensant que la faculté qu’a l’Ibogaïne d’interrompre l’addiction était primordiale, Lotsof décida de s’engager dans une véritable croisade pour rendre l’Ibogaïne accessible aux toxicomanes. Il passa donc un an à étudier tout ce qui était paru sur l’ibogaïne, et contacta le National Institute Drug Abuse (NIDA) où on lui répondit qu’il fallait confirmer ses hypothèses par des expériences sur des animaux.

 Mais, il était alors impossible d’obtenir de l’Ibogaïne aux États-Unis.

Il faut attendre trois ans et demi plus tard, pour qu’Howard puisse rencontrer le président du Gabon en personne, Omar Bongo, qui lui fit cadeau de la racine en gage d’amitié du peuple du Gabon envers les autres peuples, et prohiba conséquemment l’exportation de l’Eboka. La seule exception étant pour Lotsof.

Un petit échantillon fut purifié par des scientifiques français du CNRS et le docteur M.R. Dzoljic testa les effets de l’Ibogaïne sur des rats accros à la morphine, et obtint des résultats positifs. Fort de cette information, le Dr. Stanley Glick de l’ »Albany Medical College » commença ce qu’on pourrait appeler une course à la découverte des propriété de l’Ibogaïne. Il fit publication sur publication, démontrant que l’Ibogaïne réduit le manque à la morphine, et annule certains effets de la morphine et de la cocaïne dans le cerveau.

Bientôt rejoint dans ses travaux par le docteur Patricia Broderick de la « City University of New-York » et le docteur Henry Sershen du « Nathan Cline Institute ». Les unes après les autres, les expérimentations scientifiques démontrèrent l’efficacité de l’ibogaïne.

En 1991, le docteur Charles de Lederle Laboratories, une entreprise pharmaceutique, devient le directeur de la Division de Développement du Médicament au NIDA. Il dépensa des millions de dollars en recherches fondamentales sur l’ibogaïne, et fut immédiatement promu à un autre poste, sachant que les vieilles barbes du NIDA refusent tout ce qui n’a pas été inventé pour le NIDA. Il devint alors évident que l’institution ne financerait plus que des recherches tendant à prouver l’inefficacité de l’ibogaïne.

 La guerre de l’Ibogaïne commençait.

L’ami intime de Lotsof, Bob Sisko, se tuait progressivement à la cocaïne. Après avoir réussi à faire rompre le voeu de Lotsof de ne plus traiter de sujets humains, Bob fut traité, et sa consommation d’un quart à une demie once de coke par jour fut stoppée après une simple séance d’ibogaïne. Il buvait un quart de litre d’alcool fort par jour et passa à une consommation beaucoup plus modeste de vin ou de bière. En fait, depuis, Bob, à sa grande surprise, a arrêté complètement l’alcool et réduit sa rituelle consommation de deux paquets de cigarette par jour. Ses amis ne voulaient pas le croire. Personne n’avait alors vu une chose pareille.

Sisko comprenait maintenant le pouvoir de cette plante sacrée africaine. Tandis qu’Howard continuait méthodiquement et lentement son travail, faisant aussi bien qu’il le pût, Sisko se rendit en Europe avec une petite quantité d’Ibogaïne qu’il avait obtenu par des amis en Afrique. En Hollande, il traita avec succès un jeune couple accros à l’héroïne (Geerte Franken et ami. ndt). La rumeur répandit rapidement l’information, et très vite, Nico Adriann, l’un des leaders du « Addict’s Union in Hollande » et travailleur social à l’ »Européen Addiction Research Institute » de l’université « Erasmus » de Rotterdam, fut soigné de sa lourde addiction à l’héroïne grâce à l’ibogaïne. Sisko laissa ce qu’il lui restait d’Ibogaïne et Nice soigna son amie avec succès. Une séance menant à une autre, les gens concernés commencèrent à réclamer en tant que toxicomanes, les mêmes droits que les autres patients en terme de prescription médicale. Après un an de discussion avec Howard Lotsof, le professeur J. Bastien, un psychiatre hollandais de renom, se mit à traiter son premier patient. L’histoire était en marche.

 Réduire les risques de transmission du Sida/ Réduire l’addiction

En 1992, Dana Beal, un activiste de AIDS reconnut les relations de cause à effet qu’il existe entre la transmission du Sida et l’interruption de la toxicomanie. Beal se mit en contact avec Rommel Washington, un travailleur social de Harlem, spécialisé dans le traitement de l’addiction et au courant des effets de l’ibogaïne. Washington pensa que l’African American community pourrait influencer le NIDA pour qu’il rende les cures de détox à l’Ibogaïne accessibles au public. Il convoqua le premier meeting autour de l’Ibogaïne au Harlem Hospital de New York, en 1992. On y vit des docteurs et des travailleurs sociaux aussi bien que l’activiste noir Dhoruba Bin Wahad.

Le meeting accoucha d’une permission pour M. Washington de se rendre au premier symposium organisé sur le sujet en Europe, sous la haute autorité du professeur J. Baastian. On y vit, parmi d’autres, Le Dr Mash et J. Sanchez-Ramos de l’université de médecine de Miami qui ont été tellement impressionnés par les effets thérapeutiques de l’ibogaïne, qu’ils ont obtenu la permission de l’université de demander l’autorisation au FDA d’entreprendre l’étude des effets de l’Ibogaïne sur des sujets humains aux États-Unis. Après quelques difficultés, le docteur Mash et l’université de Miami obtinrent en 1993 l’autorisation de poursuivre les premières expérimentations sur des sujets humains aux States.

En Mars 1995, Brother Shine organisa le second, et plus important meeting sur l’Ibogaïne à Harlem au cours duquel, Eddie Ellis, Dhoruba Bin Wahad, Warren Harry et Rommel Washington fondèrent la Black Coalition on Drug (B.C.O.D.), en réponse au manque d’information de la communauté noire en ce qui concernait les traitements alternatif pour l’interruption d’addiction. Le BCOD demanda que des professionnels noirs soient impliqué dans les programmes de cures à l’ibogaïne.

Brother Shine, représentant l’African Descendants’ Awareness Movement (A.D.A.M.), déclara : « J’ai l’impression que les gens qui s’occupent de traiter les drogués reculent quand on prononce le mot d’Ibogaïne. et ce, peut-être par ce que les gens ont été mal informés à ce sujet. Beaucoup de gens pensent que nous croyons que l’Ibogaïne est une potion miracle qui soigne tous les maux.

Alors que ce que nous croyons, c’est qu’une personne ayant reçu un traitement à l’Ibogaïne doit impérativement suivre une cure psychothérapeutique. Toute personne interrompant son addiction et ne changeant rien de son style vie, ne re-créant pas de liens sociaux, est une personne qui est obligatoirement appelée à replonger. »

Entre temps, R. Washington avait, non seulement assisté à des séances de cure en Hollande, mais aussi rendu visite à Lotsof dans sa clinique du Panama, où on administre des cures à l’ibogaïne.

ADAM et BCOD prévoient de se réunir en vue d’informer les communautés sur l’Ibogaïne et d’autres cures alternatives.

City Sun, october 4-10, 1995, Bklyn., NY

Pour citer cet article : "Ibogaine, une plante africaine efficace pour interrompre l’addiction," in Laure Pouliquen Officiel, 26/04/2017, https://laurepouliquen.fr/ibogaine-une-plante-africaine-efficace-pour-interrompre-laddiction/,Laure POULIQUEN.
Addiction, l’autre poudre blanche

Addiction, l’autre poudre blanche

Addiction, l’autre poudre blanche

Le sucre serait-il aussi addictif que la cocaïne ?

C’est ce que semblent montrer les expériences de Serge Ahmed et son équipe à Bordeaux. Reste à savoir si notre surconsommation de sucre est seule responsable de l’épidémie mondiale d’obésité.  Titre original : L’autre poudre blanche – Année de production : 2015 – Durée : 4 min 04 – Réalisateur : Nicolas Baker et Claude Delhaye – Producteur : CNRS Images

La vraie dépendance se caractérise par : (1)

une avidité : une perte de contrôle de soi ;
une tolérance : il faut toujours consommer plus pour obtenir l’effet désiré ;
des symptômes de sevrage : manque à l’arrêt.

Or :

– la préférence pour le goût sucré diminue avec l’âge ;

– le sucre n’entraîne pas de développement de tolérance : il n’est pas nécessaire d’en consommer toujours plus pour obtenir l’effet recherché ;

– les obèses n’ont pas un goût plus marqué pour le sucré que les personnes de poids normal ;

– l’obésité augmente tandis que la consommation de sucre reste stable depuis 40 ans ;

– certaines personnes utilisent la nourriture (pas un aliment en particulier, ni forcément un goût sucré) comme une drogue/toxique, pour se « remplir », mais il s’agit alors d’un comportement pathologique type boulimique ;

– jamais de symptôme de sevrage observé à l’arrêt d’une consommation d’aliments sucrés (contrairement à la nicotine par exemple).

Est-ce qu’en se privant justement du goût sucré et d’aliments sucrés (comme dans certains régimes amaigrissants), on ne risque pas d’exacerber son envie de consommer des produits sucrés ?

Les interdits et les régimes très restrictifs favorisent la frustration et donc des effets pervers non négligeables de compensation ! Supprimer les sucres provoque en plus une dégradation de l’humeur : le cerveau se nourrit essentiellement de sucre !

(1) Allodocteurs.Fr

Pour citer cet article : "Addiction, l’autre poudre blanche," in Laure Pouliquen Officiel, 27/02/2017, https://laurepouliquen.fr/addiction-lautre-poudre-blanche/,Laure POULIQUEN.
Maladie de Parkinson, de la cellule à l’homme

Maladie de Parkinson, de la cellule à l’homme

Maladie de Parkinson, de la cellule à l’homme

L’Institut des Maladies Neurodégénératives (IMN) de Bordeaux associe la recherche fondamentale, préclinique et clinique dans le cadre des maladies neurodégénératives et plus particulièrement dans la maladie de Parkinson. Cette maladie, dont l’origine est mal connue, touche 150 000 personnes en France. Différents chercheurs de cet institut nous expliquent son mécanisme et les traitements qui existent.

Un film de Marcel Dalaise, produit par CNRS Images et l’Inserm avec la participation de l’IMN et de l’Université de Bordeaux
Intervenants : DAMON-PERRIERE Nathalie ( IMN, CHU Haut-Lévêque, Bordeaux ); BURBAUD Pierre ( IMN, CHU Haut-Lévêque, Bordeaux );CUNY Emmanuel ( IMN, CHU Haut-Lévêque, Bordeaux ); BENAZZOUZ Abdelhamid ( IMN, CNRS UMR, Inserm, Bordeaux ); BORAUD Thomas ( IMN, UMR CNRS et Univ. Bordeaux 2 ); MEISSNER Wassilios ( IMN, CHU Haut-Lévêque, Bordeaux ); BEZARD Erwan ( IMN, CNRS UMR, Inserm, Bordeaux ); TISON François ( IMN, CHU Haut-Lévêque, Bordeaux ); BAUFRETON Jérôme ( IMN, UMR CNRS et Univ. Bordeaux 2 )

Le diagnostic d’une maladie de Parkinson n’est jamais évident et demande de l’expertise. Il a pour but d’écarter d’autres explications possibles aux symptômes constatés (par exemple, rhumatologiques) et de préciser s’il s’agit d’une maladie de Parkinson proprement dite ou d’un autre syndrome parkinsonien plus complexe (qui comporte les signes de la maladie mais d’autres signes en plus et une moins bonne réponse aux traitements). Le retard éventuel au diagnostic et à l’initiation du traitement ne change pas l’évolution ultérieure de la maladie.

Actuellement, le processus qui déclenche la maladie est bien compris :

La disparition progressive de populations de neurones qui produisent la dopamine (les neurones dopaminergiques), situés dans la substance noire (sur le tronc cérébral). Cette disparition neuronale entraîne le dysfonctionnement d’un réseau appelé ganglions de la base qui affecte d’abord la maîtrise du mouvement du patient. L ’ équipe d ’ Erwan Bézard, de l ’ IMN, propose des solutions pour le traitement de la maladie de Parkinson comme le médicament L-Dopa (la dopamine manquante est remplacée par un précurseur), qui vise à diminuer certains symptômes comme le tremblement. Les chercheurs s’intéressent également aux effets secondaires induits par la L-Dopa et proposent une solution de chirurgie par stimulation cérébrale profonde. Cette opération a été mise au point en 1993 par les Drs Abdelhamid Benazzouz, Christian Gross et Bernard Bioulac. Elle est pratiquée actuellement à l ’ hôpital Pellegrin. Elle permet de réduire les problèmes moteurs des patients.

Dans tous les cas, que le généraliste ait suspecté ou non le diagnostic, il est conseillé de  consulter un spécialiste en neurologie qui confirmera le diagnostic. Le diagnostic est un diagnostic essentiellement clinique, c’est-à-dire qu’il repose sur l’examen des symptômes présentés par le patient et la prise en compte de son état général. La biologie ne présente aucune anomalie de même que le scanner ou l’IRM du cerveau. Dans certains cas, des techniques sophistiquées d’imagerie médicale peuvent aider à confirmer le diagnostic clinique.

La maladie de Parkinson est une maladie lentement évolutive :

Avant même que n’apparaissent les premiers symptômes, certains neurones disparaissent progressivement. Si le traitement corrige les symptômes, il n’est pas capable – ou très peu, c’est d’ailleurs un des grands axes de la recherche – d’empêcher ou de ralentir la progression de la maladie. Aujourd’hui, l’évolution de la maladie est indissociable des méthodes de traitement disponibles. On distingue généralement quatre grandes phases pour les personnes bénéficiant d’une dopathérapie. L’intervention chirurgicale, qui ne peut bénéficier qu’à certains patients, est une solution quand les symptômes ne sont plus ou mal corrigés par les médicaments.

Ceci dit, la maladie est individuelle par les symptômes présentés ainsi que dans son évolutivité.  

On distingue en général quatre grandes phases dans cette évolution.

Cependant il ne faut pas se dire à chaque petite évolution, que l’on est passé dans la « phase suivante », ce qui affecte le moral sans être nécessairement vrai. N’oubliez pas que le traitement peut être ajusté et s’adapter à l’évolution.

1 – L’apparition des premiers symptômes et l’annonce du diagnostic

C’est une phase très difficile pour les patients. L’apparition des premiers symptômes est source d’inquiétude et apprendre que l’on est atteint d’une maladie chronique évolutive implique une importante remise en question de sa vie. A cela s’ajoute la difficulté de mettre son entourage au courant. Pour surmonter ces difficultés, le plus important est d’accepter la maladie, de s’informer au mieux et d’organiser sa prise en charge.

2 – La rémission thérapeutique

Bizarrement, on donne couramment à la seconde phase de la maladie le nom de « lune de miel« . Un mieux-être dû à l’efficacité du traitement dopaminergique s’installe en effet. Il est parfois nécessaire d’ajuster le traitement pendant cette période, mais celui-ci n’engendre pas encore de complications motrices : c’est la phase d’équilibre.

3 – Les complications motrices

Arrive un moment où la dopathérapie engendre des complications motrices distinctes des symptômes spécifiquement parkinsoniens. Ces complications peuvent être limitées par un ajustement très précis des doses et des horaires de prises, mais non totalement évitées. Il devient nécessaire de tenir un carnet de surveillance afin d’informer précisément le neurologue de l’action du traitement mis en place.

4 – Phase d’envahissement

Les signes axiaux (chutes, perte d’équilibre, troubles de déglutition etc.) deviennent très présents. Les troubles végétatifs peuvent aussi prendre une part très importante. Il s’agit alors de mettre en place toutes les stratégies d’adaptation de la vie quotidienne, du logement, etc.

Pour en savoir plus sur chaque phase, consultez la rubrique spécialement dédiée à l’évolution de la maladie sur le site France Parkinson

Mesurer l’évolution de la maladie : l’échelle UPDRS

L’UPDRS (en anglais :  Unified Parkinson Disease Rating Scale, Echelle d’évaluation unifiée de la maladie de Parkinson) est l’outil le plus utilisé et le mieux validé pour mesurer l’état global des parkinsoniens. Le neurologue évalue le patient grâce à cette échelle à chaque consultation : cela lui permet d’apprécier l’efficacité du traitement en cours et d’éventuellement l’adapter afin de choisir une meilleure stratégie thérapeutique. Vous retrouverez dans le menu de gauche un fac-similé de cette échelle. Elle comporte quatre sections principales :

  • état mental et comportemental
  • activités dans la vie quotidienne
  • examen moteur
  • réponse au traitement

Des médicaments peuvent pallier un temps l’absence de dopamine. Il s’agit surtout de la L-dopa (1), un précurseur de la dopamine, d’agonistes qui miment ses effets, et d’inhibiteurs qui ralentissent sa dégradation par l’organisme. Le traitement compense le déficit en dopamine et réduit les symptômes, mais après quelques années de «lune de miel», son efficacité devient fluctuante. Il est aussi à l’origine de mouvements anormaux qui se surajoutent aux symptômes de la maladie. Outre la prise des médicaments, qui doit être très ponctuelle, la kinésithérapie, l’orthophonie font partie intégrante du traitement, tout comme le soutien psychologique, pas toujours suffisant…

On ne sait pas encore guérir la maladie de Parkinson, ni même pour l’essentiel freiner son évolution. Mais quelques travaux récents montrent que les lignes bougent, même s’il faut rester prudent. Ainsi le Pr Stéphane Palfi (CHU Henri-Mondor, Créteil) a annoncé en janvier les résultats d‘un essai préliminaire de thérapie génique menée chez 15 malades. Un vecteur viral transportant 3 gènes permettant la synthèse de dopamine a été injecté dans une petite région du cerveau, le striatum. En s’insérant dans le génome de ces neurones, il leur a semble-t-il conféré la capacité de produire de la dopamine, dont la sécrétion a pu être repérée par imagerie. «Comme la quantité de dopamine sécrétée augmente avec la dose de vecteur injectée, on peut penser qu’il y a plus qu’un effet placebo», précise le neurochirurgien.

«Mais on ne pourra exclure cette hypothèse que par une étude plus poussée, en double aveugle contre placebo.» Le vecteur viral est en cours d’amélioration pour augmenter la dose du transgène. «Ensuite, un essai multicentrique sur 60 patients va débuter pour évaluer précisément l’efficacité de cette thérapie.» Avec pour objectif un passage en thérapeutique autour de 2020.

La maladie de Parkinson évolue progressivement et lors de son aggravation, la rigidité et les tremblements s’amplifient. De plus, des altérations cognitives,  troubles de l’humeur, de l’attention et de la mémoire, peuvent apparaître. On estime que la moitié des personnes vivant avec la maladie de Parkinson souffrent d’une dépression au cours de leur maladie. En outre, des troubles de la déglutition concernent la majorité des malades qui ont de la difficulté à avaler leur salive et les aliments solides. A ces anomalies s’ajoute une dysarthrie, c’est-à-dire des difficultés d’articulation, un débit de parole saccadé et une modification de la voix qui devient grinçante.

Maladie de Parkinson

Maladie de Parkinson

Maladie de Parkinson

Maladie de Parkinson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sources :  « France Parkinson » et « Santé Le Figaro »

En savoir plus : http://videotheque.cnrs.fr/doc=4045

(1) Lévodopa

 Mécanisme d’action

Le déficit en dopamine dans les noyaux gris centraux est la principale anomalie biochimique de la maladie de Parkinson. La lévodopa apportée par voie digestive, puis sanguine, passe dans le tissu cérébral et, par sa transformation en dopamine, vient pallier ce déficit. En raison de l’important métabolisme périphérique de la lévodopa, seule une fraction peu importante d’une dose donnée atteint le système nerveux central quand on administre de la lévodopa sans inhibiteurs des enzymes métaboliques.

La carbidopa et le bensérazide sont des inhibiteurs de la dopadécarboxylase (DDC) périphérique qui diminuent la transformation périphérique de la lévodopa en dopamine, ce qui fait qu’une quantité plus importante de lévodopa est disponible pour le cerveau. Quand la décarboxylation de la lévodopa est diminuée grâce à la coadministration d’un inhibiteur de la DDC, il est possible d’utiliser une dose moindre de lévodopa, ce qui réduit la fréquence des effets indésirables.

L’entacapone est un inhibiteur spécifique et réversible de la catéchol-O-méthyltransférase (COMT)  qui agit principalement au niveau périphérique. L’entacapone diminue la biotransformation de la lévodopa en 3-O-méthyldopa (3-OMD) par inhibition de l’enzyme COMT. Cela conduit à une augmentation de l’ASC (aire sous la courbe) de la lévodopa. La quantité de lévodopa disponible au cerveau est augmentée. L’entacapone prolonge donc la réponse clinique à la lévodopa.

Cas d’usage

En association au bensérazide ou à la carbidopa, ou à la carbidopa et à l’entacapone, la lévodopa est utilisée dans la prise en charge de maladies de Parkinson. (https://www.vidal.fr/substances/2083/levodopa/#hKpduzyfXFi6RMYA.30)
Pour citer cet article : "Maladie de Parkinson, de la cellule à l’homme," in Laure Pouliquen Officiel, 04/02/2017, https://laurepouliquen.fr/maladie-de-parkinson-de-la-cellule-a-lhomme/,Laure POULIQUEN.

Au-delà de nos limites biologiques, Entretien avec Miroslav Radman

Au-delà de nos limites biologiques, Entretien avec Miroslav Radman

Au-delà de nos limites biologiques

Rêve ou cauchemar ? Depuis deux siècles, nous gagnons chaque année trois mois d’espérance de vie. Dans un avenir plus proche qu’on ne l’imagine, nous pourrons vivre cinquante, cent ans de plus. Discrètement, une équipe de chercheurs français a découvert les secrets de la longévité. Pour la première fois, celui qui la dirige nous raconte l’histoire de cette découverte qui va révolutionner l’humanité et relancer l’espoir de vaincre enfin le CANCER.

Miroslav Radman est l’un des papes de la biologie moléculaire, l’un des plus grands explorateurs des mécanismes de la réparation de l’ADN.

Professeur de biologie cellulaire à la faculté de médecine de l’université René-Descartes, membre depuis 2002 de l’Académie des sciences, grand prix Inserm 2003 de la recherche médicale, récompensé par une douzaine de prix scientifiques dont le prix européen FEMS André Lwoff 2011 pour ses contributions exceptionnelles en microbiologie, donnant des conférences dans le monde entier, publiant dans les plus grandes revues scientifiques internationales, ce Franco-Croate de 70 ans dirige également, à Split, un institut international des sciences de la vie. Vivre jusqu’à 150 ans en pleine forme, c’est ce que propose le chercheur Miroslav Radman. Fils d’un pêcheur croate, ce biologiste de 67 ans est convaincu qu’il est possible de prolonger la vie humaine en bonne santé, bien au-delà de ce qui est imaginable aujourd’hui. Souvent présenté comme un Christophe Colomb de la science, Miroslav Radman cherche là où les autres ne sont pas, et trouve sans savoir exactement ce qu’il cherche.

Pour lui la recherche scientifique relève d’une démarche artistique caractérisée par la créativité et la liberté d’esprit. Ayant découvert à 23 ans les principes de la mutagenèse, il en déduit quelques années plus tard une théorie sur le système de réparation de l’ADN, aujourd’hui dans tous les livres de biologie… A la recherche du secret de l’immortalité, il se passionne aujourd’hui pour l’étude des organismes ultra résistants dont une étrange bactérie : Deinococcus radiodurans, la bactérie du corned-beef, découverte en 1956 dans des conserves de viande stérilisées à coups de rayons gamma. Depuis que cette bactérie l’a mis sur le chemin d’un éventuel élixir de jouvence pour l’homme, le chercheur sollicite toutes les instances nationales et européennes de la recherche afin de trouver des financements pour poursuivre ses travaux. De l’Institut Necker où se trouve son laboratoire au Jardin des Plantes à Paris, Miroslav Radman nous invite à mieux comprendre ce projet à la fois fou et très sérieux :

« J’étudie comment la vie résiste aux changements en changeant elle-même, et cela concerne le vieillissement, le cancer, l’évolution des espèces » Miroslav Radman.

Production : Lucie Sarfaty

Pour citer cet article : "Au-delà de nos limites biologiques, Entretien avec Miroslav Radman," in Laure Pouliquen Officiel, 31/01/2017, https://laurepouliquen.fr/au-dela-de-nos-limites-biologiques-entretien-avec-miroslav-radman/,Laure POULIQUEN.

 

Les Fractales dans l’Espace

Les Fractales dans l’Espace

Laurent Nottale est un astrophysicien français, Directeur de Recherche au CNRS et Chercheur à l’Observatoire de Paris-Meudon. Celui-ci a développé une théorie fortement inspirée des concepts des fractales. En effet, en observant l’Espace, on peut voir certaines similitudes dans leurs structures : par exemple, les astéroïdes, les planètes et soleils, les systèmes solaires, les galaxies, les amas, les super-amas, se ressemblent tous, a des échelles différentes. On retrouve dans cette propriété une propriété fondamentale des fractales : la répétition à plusieurs échelles d’une même forme géométrique.

 Le Système Solaire et la Ceinture de Kuiper : 
LE SYSTÈME SOLAIRE OBÉIT-IL À DES LOIS FRACTALES ?

 


Un des ensembles de Julia, pour illustrer  la fractalité de la structure de l’Espace

On peut même étendre ces observations à des observations de distances et utiliser alors une autre propriété des fractales : la présence de plusieurs branches similaires au même niveau comme dans un arbre où les branches de même taille sont au même niveau (voir ci-dessous)

 

Cet arbre a une structure fractale.La branche en rouge constitue le « 1er niveau ».
Elle est unique puisque c’est le tronc.Les branches en bleu constituent le « 2nd niveau ».
Elles sont plus petites que la première.Les branches en vert constituent le « 3ème niveau ».
Elles sont encore plus petites que les précédentes.
Les branches en beige constituent le « 4ème niveau ».Etc…
On remarque qu’a chaque nouveau niveau, non seulement les branches deviennent plus petites, mais aussi plus nombreuses.De plus, on remarque qu’il manque plusieurs parties à gauche de l’arbre. Comme la disposition de cet arbre est fractale, on pourrait sans peine reconstituer les parties de gauche. On pourrait reconstituer la longueur de chaque branche, mais surtout retrouver la disposition de chaque branche qui manque, de la plus grande à la plus petite.

Il est de même pour l’Espace. L’usage nous a fait découvrir que celui-ci est fractal et est placé selon un système hiérarchique. En analysant les données dont nous disposons, qui sont visibles avec les technologies humaines actuelles (télescopes, observatoires…), on peut reconstituer des parties que l’on ne peut voir, du fait de l’insuffisance de nos technologies:

 La théorie de Nottale ou théorie de relativité d’échelle fait entrer le principe des « échelles » (les objets sont les mêmes, mais à différentes échelles) dans la théorie classique de la relativité d’Einstein.

Les recherches associées à cette théorie ont permis d’exploiter ce concept selon lequel l’espace-temps est fractal et la théorie de relativité d’échelle qui en découle. Entre autres, puisque l’on connait le schéma de notre univers, nous devrions « prévoir », en partant des données que l’Homme connait, où se trouvent divers objets dans l’espace, quelles sont les chances qu’ils existent.

Des études ont d’abord été faites sur notre système solaire : il est évident que l’on connait plutôt bien les objets qui s’y trouvent, mais c’est un bon moyen de tester et d’illustrer la théorie d’échelle.
Le graphe suivant (courbe centrale) montre la position a (notée ici
√a, ce qui ne change rien, car il suffit de tout remettre au carré) des planètes du système solaire telles qu’elles ont été observées (échelle de gauche) en fonction de la position a de ces planètes telles qu’elles ont été prédites grâce à la théorie.
Toutes les mesures sont en Unités Astronomiques (U.A, noté AU) sur le graphe.

Il y a ici 3 courbes dont les deux plus importantes sont celles du bas. L’ensemble du système solaire n’est évidemment pas régit par la même hiérarchisation du fait de la trop grande variation des masses des planètes dans celui-ci. A l’observation, on comprend aisément qu’une petite planète comme Mercure n’est pas classifiable dans la même hiérarchisation que Jupiter,par exemple :


Ainsi, on distingue trois « systèmes » hiérarchiques au sein même du système solaire :
(-le Système Solaire Externe (courbe du haut) qui n’a pas grand intérêt ici.)
-le Système Solaire Interne  (courbe du milieu) qui comprend les planètes les plus lourdes, de Neptune à Jupiter
-le Système Solaire Intramercuriel (courbe du bas) qui comprend les planètes les plus légères, de Mercure à Mars

On remarque sur le graphe que globalement, l’emplacement trouvé pour chaque planète se situe bien sur la courbe de proportionnalité, ce qui prouve que les valeurs trouvées grâce à la Théorie d’échelle correspondent aux valeurs observées par l’Homme:=Pour le Système Solaire Interne (courbe ISS pour Inner Solar System)

– J = Jupiter (5,20 U.A)
– S = Saturne (9,54 U.A)
– U = Uranus (19,22 U.A)
– N = Neptune (30,06 U.A)
– P = Pluton (39,5 U.A)
=Pour le Système Solaire Intramercuriel (courbe du bas)

– en position n=1 et n=2  à 0,043 UA et 0,17 UA, les prédictions ont enregistré une zone de faible probabilité qui exclue la présence d’une planète (chose que par ailleurs ont sait grâce à l’observation au téléscope). Cependant, il n’est pas exclu qu’il y ait en position n=1 (0,043UA) des accumulations de poussières transitoires et en position n=2 (0,17 UA) un anneau de petits corps comme des astéroïdes autour du Soleil. Cette hypothèse, faite au début des années 1990 grâce à la théorie d’échelle et du concept de fractalité sur lequel elle s’appuie, est validée et confortée par les observations récentes où l’on voit des pics de poussières infrarouges à ces positions.
– en position n=3, m = Mercure (0,39 U.A)
– en position n=4, V = Vénus (0,72 U.A)
– en position n=5, E = Terre (1 U.A)
– en position n=6, M = Mars (1,52 U.A)
– en position n=7, Hun = 434 Hungaria (1,94 U.A), astéroïde
– en position n=8, C = Cerès (2,77 U.A), astéroïde
– en position n=9, Cyb = 65 Cybèle (3,43 U.A), astéroïde
– en position n=10, Hil = 153 Hilda (3,98 U.A), astéroïde

Une autre découverte, toute aussi intéressante, permet de dire que les planètes sont placées dans notre Système Solaire de façon hiérarchique et organisée, selon un positionnement fractal, mais elles le sont également dans les autres Systèmes Solaires, et au même endroit !Les données chiffrées sous le schéma ci-dessous correspondent aux demi-grands axes* de planètes de divers systèmes solaires (points noirs), dont le notre (points blancs). C’est comme si on avait « superposé » plusieurs systèmes solaires. Ce schéma n’est pas à l’échelle : on n’a gardé que les parties où les objets se concentraient (zones en jaune):

Le résultat est édifiant. Les planètes sont placées quel que soit le système solaire sur le même schéma, à peu près au même endroit.
On retrouve au milieu des autres, « nos » planètes :
-la Terre, Earth sur le schéma au milieu d’une zone de forte concentration, à 1 U.A du soleil, entourée de planètes d’autres systèmes solaires se situant elles aussi à 1 U.A de leur étoile (appelons-les par leur nom : HD117830, HD210277, Iota Hor…)

-Mars, Mars sur le schéma, aussi sur une zone de forte concentration, a environ 1,5 U.A du soleil, (à la même position que HD222582, 16 Cyg…)
-Vénus, Venus sur le schéma, est
aussi sur une zone de forte concentration, a environ 0,72 U.A du soleil, (à la même position que HD222582, 16 Cyg…)
-Mercure, Mercury sur le schéma
, est aussi sur une zone de forte concentration, a environ 0,38 U.A du soleil, (à la même position que HD168443, HD114768, 70Vir…)
-Il y a cependant deux zones plus proches du soleil (ici noté Sun Radius), qui, dans les autres systèmes solaires, présentent de nombreuses planètes, alors que dans le notre, il n’y en a pas… Ceci s’explique par les fameuses positions n=1 et n=2 du schéma précédent où, si il n’y a guère de planètes comme dans les autres systèmes solaires, il y a les
accumulations de poussières transitoires et les petits astéroïdes que nous avons vu.

Ainsi, le système solaire obéit à des lois fractales, tant par la position des planètes et astéroïdes qui le composent que par la similarité de ces positions avec les autres systèmes solaires comme si tous les systèmes solaires avaient été faits sur le même modèle.

Aussi, pourquoi ne pas pousser cette vision dans les observations des masses.
Tout d’abord, on remarque astucieusement que les probabilités de masses en fonction des demi grands-axes* correspondent à une même courbe de type Gaussienne (Carl Friedrich Gauss, 1777-1855), mais représentée à différentes échelles (ce qui est le propre dela fractalité) :

Si on prend le système solaire Intramercuriel et que l’on adapte à cette échelle la courbe de proportionnalité, puis que l’on superpose les masses véritables des planètes, on remarque qu’elles s’adaptent plutôt bien :

(Rappel : m=Mercure, V=Vénus, E=Terre, M=Mars, C=Cérès et H=Hygena)

Remarque : On remarque toujours un point vide qui ne correspond à aucune planète entière entre Mercure et le Soleil. L’explication a déjà été donnée plus haut.De même, observons le même travail sur le Système Solaire Interne, mais à son échelle:

(Rappel : J=Jupiter, S=Saturne, U=Uranus, N=Neptune, P=Pluton)

Encore une fois, les masses des planètes s’adaptent bien à la courbe statistique, sauf Neptune qui semble excessivement excentrée. En réalité, Neptune appartient à une autre échelle. Eh oui! en fractalité, tout n’est qu’une question d’échelle !


Nous avons vu jusqu’ici des observations statistiques prouvant que des lois fractales peuvent s’appliquer au système solaire. Mais si elles permettent d’illustrer et de montrer l’intérêt de la théorie d’échelle, ces observations n’ont pas grand intérêt. En effet : à quoi sert de deviner les positions, les distances, les masses de planètes que l’on connaît déjà ?
C’est pourquoi les astrophysiciens se sont penchés sur la Ceinture de Kuiper.

La Ceinture de Kuiper est une zone du système solaire, s’étendant au-delà de l’orbite de Neptune, entre 30 et 50 unités astronomiques. Cette zone, en forme d’anneau, est sans doute composée de plus de 35 000 objets de plus de 100 km de diamètre.

 

Il y a quelques années, Laurent Nottale et son équipe décident de s’attaquer à cette ceinture d’astéroïdes que l’on connait peu car elle est éloignée et comprend de très nombreux objets.

Il obtient le tableau suivant :

Quelques astéroïdes de la Ceinture de Kuiper
Prédictions fractales (en UA)572285139121 4252 052
Observées (en UA)57227509
Au fur et à mesure des observations en Observatoire quelques années plus tard, on remarque que les astéroïdes observés se trouvent bien au même endroit que les astéroïdes « prédits ». 3 astéroïdes de ce tableau n’ont pas encore été observés. Mais il y a probablement autour de 912, 1425 et 2052 UA un objet.

 

*demi-grand axe = distance d’un objet par rapport à son étoile (en UA)


Sources :
Le Système solaire (1) : NASA
Ensemble de Julia : Gaston Julia
Arbre des niveaux : Geoffrey Bruno et Loïc Devillers
Courbe prédiction système solaire, schéma superposition des systèmes solaires, pics de probabilité, disposition des masses des systèmes solaires intramercuriels et interne : Laurent Nottale
Système solaire (2) : NASA, NSSDC et Wikipédia
Site : GeoffreyHistoire

  
Pour citer cet article : "Les Fractales dans l’Espace," in Laure Pouliquen Officiel, 24/01/2017, https://laurepouliquen.fr/les-fractales-dans-lespace/,Laure POULIQUEN.
Planck :  la première lumière de l’Univers

Planck : la première lumière de l’Univers

Planck livre une nouvelle carte de l’Univers

Le satellite Planck vient de livrer sa toute dernière carte de l’Univers. Elle montre le rayonnement fossile, la plus ancienne lumière du cosmos, mais avec cette fois une nouvelle donnée : la polarisation de ces rayonnements.

En 1900, Max Planck découvre la loi spectrale du rayonnement d’un corps noir (publiée en 1901) en essayant de réconcilier la loi de Rayleigh-Jeans qui fonctionne aux grandes longueurs d’ondes (basses fréquences) et la loi de Wien qui fonctionne aux petites longueurs d’ondes (hautes fréquences). Il estime que sa propre fonction correspondait remarquablement bien aux données pour toutes les longueurs d’ondes.

La correction de la loi de Rayleigh-Jeans est particulièrement importante, car elle est construite sur une base théorique forte : la thermodynamique telle qu’elle était connue à l’époque ; mais souffre d’un défaut majeur aux longueurs d’ondes courtes : la catastrophe ultraviolette. Ce point suggère que la thermodynamique est fausse. Planck essaye donc de produire une nouvelle théorie fondamentale destinée à remplacer la thermodynamique.

La loi de Rayleigh-Jeans et la loi de Planck utilisent le théorème d’équipartition et font correspondre un oscillateur à chaque fréquence. Rayleigh suppose que tous les oscillateurs sont également excités, sa loi prédit que les oscillateurs de très courtes longueurs d’ondes sont fortement excités même à température ambiante.

Planck déduit sa loi de façon empirique. Il la justifie en postulant que l’énergie émise ou absorbée par les oscillateurs ne se fait que par petits paquets d’énergie E.  Ces paquets seraient directement reliés à la fréquence des oscillations selon la formule qu’il expose le 14 décembre 1900 :

Planck_formule

où :

ℎ est la constante de Planck ;
ν est la fréquence du rayonnement électromagnétique.

Cette hypothèse permet de limiter l’excitation des oscillateurs aux courtes longueurs d’ondes, puisqu’ils ne peuvent absorber qu’une énergie au moins égale à

h\nu
.

Max Planck en 1933

Bien qu’il soit facile maintenant d’interpréter cela en termes de quantification de la lumière en photons, Planck ne propose pas cette quantification. Cela apparaît clairement dans son article de 1901, dans les références qu’il y donne sur le travail qu’il a effectué sur le sujet, ainsi que dans ses Vorlesungen über die Theorie der Wärmestrahlung (Cours sur la théorie du rayonnement thermique, éditées en 1906 à Leipzig) où il explique que sa constante concerne les oscillateurs.

À l’époque, cette relation n’est considérée que comme un artifice de calcul mathématique. L’idée de quantification est développée par d’autres, notamment Einstein qui en étudiant l’effet photoélectrique propose un modèle et une équation dans lesquels la lumière est non seulement émise mais aussi absorbée par paquets ou photons. C’est l’introduction de la nature corpusculaire de la lumière.

 

 À propos de cette vidéo

  • Titre original : Planck : la première lumière de l’Univers
Année de production : 2015
Durée : 6 min 35
Réalisateur : Véronique Kleiner et Nicolas Baker
Producteur : CNRS Images
Intervenant(s) : Cécile Renault, laboratoire de physique subatomique et de cosmologie (LPSC)
Karim Benabed, institut d’astrophysique de Paris (IAP)
Nabila Aghanim, institut d’astrophysique spatiale (IAS)
Journaliste(s)
Pour citer cet article : "Planck : la première lumière de l’Univers," in Laure Pouliquen Officiel, 28/02/2016, https://laurepouliquen.fr/planck-la-premiere-lumiere-de-lunivers/,Laure POULIQUEN.
Cancer, la méthode Prioré

Cancer, la méthode Prioré

CANCER, LA MÉTHODE PRIORE

Fonctionnement de la machine de Priore, tiré de l’encart de Science et Vie N°1011 de décembre 2001.

Il y a plusieurs hypothèses sur la façon dont fonctionne la machine. Dans cet encart les journalistes de la revue insiste sur l’importance des ultrasons pour arriver à un résultat sur la cellule. Les chercheurs (le Dr Bernard Murzeau de l’ARTEC et le Prof. Alain Bernard) sont eux d’avis que ce sont les champs électriques pulsés émis par la machine qui ont un effet déterminant.

En 1971, des ingénieurs du CNRS ont analysé le rayonnement de l’appareil et ont répertorié les fréquences détectées, parmi lesquelles des champs magnétiques pulsés à très basses fréquences, des basses fréquences, des hautes fréquences (17 MHz) et des hyper-fréquences (17 – 20 GHz). A part de la lumière, ils n’ont rien trouvé de particulier lors de l’analyse spectrographique de l’ampoule à Plasma au centre de l’appareil mais quand ils ont essayé de faire fonctionner un dispositif sans cette lampe, ils ont obtenu les mêmes effets qu’un four à micro-ondes.

Pour les journalistes ce sont les ultrasons obtenus par les vibrations du plasma soumis à des champs magnétiques ou électromagnétiques variables qui représenteraient une composante
importante du signal. La machine devait être puissante car à des fréquences très élevées (la fréquence des ultrasons étant liée à la fréquence des champs magnétiques utilisés) les pertes sont très grandes.

Les journalistes de Science et Vie supposent que la machine a une action au niveau cellulaire par le biais des vibrations dues aux ultrasons associées au champ magnétique, créé par la bobine de la machine, ce qui provoquerait une forte modification du potentiel électrique membranaire.

Au niveau des cellules cancéreuses, cette différence de tension aurait pour effet de faire réapparaître les antigènes de surface (protéines qui les distinguent des autres cellules) qui sont cachées dans les replis de la membrane, sur les cellules malades et qui empêchent ainsi le système immunitaire de les identifier et de les détruire.

Pour faire entrer les cellules en vibration et modifier les charges électriques il faut que la fréquence des ultrasons corresponde exactement à la fréquence de résonance des cellules, ce qui nécessite des réglages très fins et précis pour arriver ainsi à fixer par tâtonnements cette fréquence.

Pour les chercheurs de l’ARTEC ce sont plutôt les champs électriques pulsés dont le signe de la charge est constant, à la différence des champs alternatifs, qui permettraient de démasquer ou même masquer ces antigènes de surface (en fonction du signe de la charge). Les chercheurs admettent que la fréquence obtenue ne s’adresse qu’à un seul type de cellule et par voie de conséquence qu’à une seule pathologie. De fait, les dimensions des cellules cancéreuses et celles des trypanosomes (maladie du sommeil) diffèrent et donc, leur fréquence de résonance aussi. « Il faut pourtant répertorier de manière très précise l’ensemble des réactions moléculaires et ioniques qui pourraient survenir au sein du plasma avant d’échafauder une théorie complète sur la composition et l’action exactes du rayonnement de Priore“, précise le Pr. Bernard.

Antoine_PRIORE à gauche

Antoine_PRIORE à gauche

Courts extraits et déclarations de l’ancien Lt. Col. Tom Bearden, mathématicien, sur la théorie qu’il a développée autour des champs électromagnétiques scalaires : http://twm.co.nz/Beard_scal_vac.html
Nous avons auparavant souligné que 4 pays au monde ont déjà démarré un programme d’armes utilisant la technologie des champs électromagnétiques „scalaires“. Il est affligeant de penser qu’en plus d’avoir la capacité de faire de notre planète un paradis pour l’humanité, nous avons également la capacité d’en faire un enfer. Pour cette raison, nous faisons de notre mieux pour tirer au clair le concept technique et la théorie en cette année 1991, en espérant que l’humanité va se saisir des aspects positifs et développer et appliquer cette technologie pour le bien de tous, quelque soit l’endroit où ils se trouvent. Il y a longtemps, Albert Einstein disait ces mots : „Ce serait bien sûr un grand pas en avant si nous réussissions à combiner les champs gravitationnels et les champs électromagnétiques au sein d’une seule structure. C’est seulement ainsi que l’ère de la physique théorique inaugurée par Faraday et Clerk Maxwell pourra être menée à terme de manière satisfaisante.
Tom est réticent à discuter les programmes militaires US de guerre électronique car il ne veut pas être muselé.
 

site officiel d’Antoine Prioré : www.priore-cancer.com

Pour citer cet article : "Cancer, la méthode Prioré," in Laure Pouliquen Officiel, 14/12/2015, https://laurepouliquen.fr/cancer-la-methode-priore/,Laure POULIQUEN.
Thomas Ebbesen, chercheur de lumière

Thomas Ebbesen, chercheur de lumière

« 2015, Année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière »

« Tenter de planifier des découvertes est un non-sens. Toute vraie découverte est faite par accident, dans le cadre de la recherche fondamentale. » Le Franco-Norvégien Thomas Ebbesen, administrateur de l’Institut d’études avancées de Strasbourg (Usias), est l’illustration parfaite de ce qu’il avance. En septembre 2014, ce physico-chimiste à l’allure élégante a reçu le prestigieux prix Kavli, catégorie « nanosciences », pour avoir mis en évidence, de manière toute à fait fortuite, des propriétés de la lumière jusqu’alors insoupçonnées.

Que la lumière soit !

Après son diplôme d’Oberlin, une thèse de doctorat sur la photosynthèse artificielle à l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris) et un post-doctorat au Notre Dame Radiation Laboratory (Indiana), sa carrière le mène à l’université Tsukuba, au Japon, où il est rapidement recruté par la société privée NEC qui cherche alors de jeunes talents pour son laboratoire de recherche fondamentale. « Les conditions de travail étaient extraordinaires, se souvient Thomas Ebbesen, le visage constamment animé d’un sourire. Nous jouissions chez NEC des gros moyens financiers du privé, mais avions une grande liberté, comme si nous étions dans un institut public. Nous pouvions y mener absolument toutes les recherches que nous souhaitions. »

Un jour de 1989, il tombe sur un article du physicien Serge Haroche (Prix Nobel 2012) décrivant l’électro-dynamique quantique en cavité. Puisqu’il est « curieux comme un enfant », comme nous a confié son épouse, il décide de mener lui-même une expérience sur le sujet et demande à un collègue de lui confectionner des nano-éprouvettes. Comprenez : une microscopique plaque de métal percée d’un réseau de trous de chacun 300 nanomètres de diamètre espacés régulièrement, le tout assemblé sur une plaque de verre.

Surprise immédiate : la lumière traverse le dispositif. Comment est-ce possible ?

Les trous sont en effet plus petits que la longueur d’onde de la lumière visible. Les ondes de cette dernière, dont la longueur varie de 400 à 700 nanomètres (nm) du violet au rouge, devraient normalement se heurter aux trous de 300 nm et rester bloquées derrière la plaque. Interdit, tout comme ses collègues, qui restent sans voix, Thomas Ebbesen multiplie les vérifications, mais la lumière s’obstine à traverser la plaque. Plus troublant encore : elle semble traverser une aire trois fois plus grande que celle occupée par les trous, comme si elle parvenait à franchir le métal !

Huit ans pour percer le mystère

Huit années durant, le chercheur va s’évertuer à percer ce mystère, en même temps qu’il mène d’autres types de recherches au sein de NEC. Sans relâche. « J’avais suffisamment d’expérience pour savoir que je ne faisais pas d’erreur de manipulations, raconte-t-il. Par ailleurs, certains collègues, comme Shunji Kishida, n’ont eu de cesse de m’exhorter à continuer, à ne pas me décourager. »

Je dis toujours à mes étudiants qu’ils ont encore bien des choses à découvrir dont on n’a pas la moindre idée aujourd’hui

Grand bien leur en a pris. Car, grâce à leur soutien et à l’entêtement de Thomas Ebbesen, le curieux phénomène est aujourd’hui bien compris : le réseau de trous se comporte en réalité comme une antenne. En effet, sur la surface conductrice – la plaque de métal –, les électrons libres se rassemblent aléatoirement en groupes appelés plasmons. Ces plasmons se calent sur le rythme du réseau, c’est-à-dire l’espacement entre les trous. On dit qu’ils entrent en résonance avec lui. Tout ce passe alors comme si ces plasmons formaient une loupe au-dessus de chaque trou : ils concentrent les photons qui tombent sur les trous et les réémettent.

« Si, au départ, la probabilité qu’un photon passe entre les trous est très faible, les “loupes” augmentent fortement cette probabilité, résume le physicien. La concentration est telle qu’on se retrouve avec plus de lumière transmise que ne l’autorise la seule surface occupée par les trous. » De l’amélioration de la qualité des lasers à l’augmentation du rendement des fibres optiques, les applications industrielles de cette découverte sont évidemment très nombreuses…

Une nouvelle propriété de la lumière découverte à la fin des années 1990, alors même que l’on croyait tout savoir sur cette messagère depuis des décennies ! Lors du discours de Thomas Ebbesen à la remise du prix Kavli, les lauréats de la catégorie « astrophysique », qui utilisent la lumière pour sonder l’Univers, en étaient très surpris… « Je dis toujours à mes étudiants qu’ils ont encore bien des choses à découvrir dont on n’a pas la moindre idée aujourd’hui, ajoute-t-il.

D’ailleurs, Richard Feynman, selon moi un des plus grands physiciens du XXe siècle, avait apparemment dit que “si la sphère des connaissances augmente, la frontière de ce que l’on ne connaît pas augmente encore plus vite !” »

D’ailleurs, après sa découverte sur les réseaux de trous, Thomas Ebbesen n’a jamais cessé d’explorer l’inconnu. Il est aujourd’hui lauréat de plusieurs distinctions prestigieuses en plus du prix Kavli (dont le Agilent Europhysics Prize, pour ses travaux sur les nanotubes) et codétenteur d’une trentaine de brevets. À tout juste 60 ans, il n’a pas l’intention de s’arrêter là. « Actuellement, je travaille sur les états hybrides lumière-matière, et je m’amuse comme je ne me suis jamais amusé de ma vie ! », lance-t-il en riant.

L’histoire se répète : c’est après relecture du même article de Serge Haroche, dont les travaux, comme ceux de Claude Cohen-Tannoudji, sont pour lui source d’inspiration, qu’il commence à jouer à ce nouveau jeu : « Avec mes équipes, nous sommes parvenus à changer les propriétés de la matière (la conductivité, la vitesse d’une réaction chimique…) en plaçant des molécules sur un réseau de nano-trous ou en utilisant des miroirs, explique-t-il. Nous n’avons même pas besoin de lumière : les fluctuations quantiques du vide, celles-là mêmes qui sont peut-être en partie à l’origine de l’énergie noire, se chargent de faire entrer la matière en résonance avec le réseau, un phénomène qui a pour effet de modifier les molécules. » De belles publications en perspective… Et une autre belle démonstration, s’il en fallait encore une, que toute vraie découverte procède, non pas d’une recherche appliquée, téléguidée, mais de la simple soif de comprendre. Celle des grands enfants.chercheur

Coulisses

Le sujet de recherche de Thomas Ebbesen est à l’honneur cette année : l’Organisation internationale des Nations Unies (ONU) a en effet proclamé « 2015, Année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière » (AIL2015). L’idée est de sensibiliser le public à la capacité des techniques utilisant la lumière, de contribuer au développement durable et d’apporter des solutions à de grands défis contemporains comme celui de l’énergie. Le CNRS est partie prenante du comité national d’organisation. Il sera notamment présent à Lyon en décembre 2015, lors d’un événement organisé dans le cadre de la Fête des Lumières.

Toutes les infos sont sur www.lumiere2015.fr
source : cnrs.fr par Louise Mussat

Pour citer cet article : "Thomas Ebbesen, chercheur de lumière," in Laure Pouliquen Officiel, 15/01/2015, https://laurepouliquen.fr/thomas-ebbesen-chercheur-de-lumiere/,Laure POULIQUEN.

 

De la Longévité à l’Éternité Séminaire ADNO

De la Longévité à l’Éternité Séminaire ADNO

 L’ADNO s’est donnée pour mission de diffuser en Europe le concept de médecine et nutrition orthomoléculaire que Linus PAULING +, double prix Nobel américain avait formulé en 1968 dans un article co-écrit avec le psychiatre Abram HOFFER: PSYCHIATRIE ORTHOMOLECULAIRE.Abram HOFFER a présidé au Canada, jusqu’à son décès en 2009, la société internationale de médecine orthomoléculaire.

J’assisterai au Séminaire ADNO  le samedi 22 novembre 2014 au MEDITEL PARIS, sur le thème :
DE LA LONGÉVITÉ A L’ÉTERNITÉ ?

Nous sommes heureux de vous informer que la prochaine réunion de l’ADNO aura lieu le samedi 22 novembre 2014, de 8h.30 à 18h.30

Les frais de participation sont de 150 € , des réductions ou facilités de paiement peuvent être consenties pour les étudiants ou les couples. La cotisation à l’association de 35 € est exigible pour chaque inscription annuelle.

La réunion aura lieu au MEDITEL, 28 Boulevard Pasteur, 75015 PARIS (Tel : 01 45 67 08 77, Fax : 01 40 65 07 24) et portera sur le thème :

Intervenants :

  • Professeur Christophe de JAEGER, Directeur du département de physiologie de l’IDJ, de la chaire de longévité MTU Président de la Société Française de médecine et physiologie de la longévité, auteur.
  • Professeur Bernard WEBER, spécialiste en microbiologie, professeur en virologie médicale, Francfort, Président de la société luxembourgeoise de biologie clinique, membre de de la LEHA
  • Docteur Thierry HERTOGHE, Médecin spécialiste des traitements hormonaux et de prévention du vieillissement, auteur
  • Docteur Ladislas ROBERT, Docteur en médecine, docteur ès sciences, Directeur de recherche honoraire au CNRS, auteur de nombreux ouvrages dont « Les secrets de la longévité »
  • Professeur Armand BENSUSSAN, Université Paris Diderot, Centre de recherche sur la peau, UMR-S 976,Hôpital Saint Louis, Paris et Docteur François FISCH, Immunobank
  • Professeur Luc MONTAGNIER, Professeur des Universités, virologue, Fondation Mondiale, Recherche Prévention SIDA (UNESCO) Prix Nobel de Médecine et Physiologie 2008
  • Docteur Gérard GUILLAUME, rhumatologue, immuno-rhumatologie, médecin du sport, médecin de l’équipe de la FDJ, médecine manuelle, auteur.
  • Docteur Catherine GARREL, médecin biologiste PH, secteur « stress oxydant » CHU de Grenoble.
  • Professeur Miroslav RADMAN, Professeur de biologie cellulaire, Université Paris-Descartes, directeur de l’unité INSERM U 571, Prix Européen FEMS
  • André Lvoff 2011 Membre de l’Académie des Sciences, auteur.
  • Docteur Dominique RUEFF, DU de cancérologie, médecine intégrative, Président ADNO, auteur.
  • Docteur Maurice NAHON, pharmacien, auteur.

 8h Accueil des participants, visite des stands 8h30 : Allocution de bienvenue, Dr RUEFF, Président ADNO

 SESSION DU MATIN,

-* Chairman : Professeur Miroslav RADMAN

  • 8h35/9h : Christophe DE JAEGER Les obstacles à prendre en compte pour envisager une plus grande longévité.
  • 9h/9h30 : Professeur Bernard WEBER : La mesure des télomères comme indicateur de longévité.
  • 9h30/9h50 : Docteur Thierry HERTOGHE :  Epitalon : La reine des molécules anti-âge ?
  • 10h/10h30 Pause, visite des stands, signature de livres des conférenciers.
  • 10h30/11h:Docteur Leslie ROBERT. Longévité et vieillissement, rôle du génome et de l’environnement.
  • 11h 11h30 : Professeur Armand BENSUSSAN et Docteur François FISCH. Immunosénescence du système immunitaire, diagnostic et immuno-intervention
  • 11h30/12h : Docteur Thierry HERTOGHE. Ces hormones qui nous rapprochent de l’éternité.
  • 12h./12h.30 : Docteur Gérard GUILLAUME. Le contrôle du stress glyquant comme clé de la longévité.
  • 12h30/14h.. Déjeuner libre,. 14h./14h30Pause, visite des stands, signature de livres des conférenciers

 SESSION DE L’APRES MIDI,

  chairman, Professeur Luc MONTAGNIER

  • 14h30./15h Professeur Luc MONTAGNIER. Le dépistage ectromagnétique et biologique des perturbations infectieuses comme clé de la longévité.
  • 15h/15h30 Docteur Catherine GARREL La maîtrise du stress oxydant comme élément de gestion de la longévité.
  • 15h30/16h : Dr de JAEGER, Apports de la mesure de la composition corporelle et de l’évaluation de la vitesse de propagation de l’onde de pouls dans l’évaluation de l’âge physiologique, le suivi et l’amélioration des patients.
  • 16h./16h30Pause, visite des stands, signature de livres des conférenciers
  • 16h30/17h : Professeur Miroslav RADMAN : Au delà de nos limites biologiques : augmenter la longévité en bonne santé.
  • .
  • 17h30/18h:Docteur Dominique RUEFF. Bases incontournables de la nutrition et nutrithérapie de la longévité.
  • 18h/18h.30 : Docteur Maurice NAHON. Quelles nouvelles perspectives pratiques pour une meilleure longévité

. BULLETIN D’INSCRIPTION A renvoyer avec le chèque à l’ordre du secrétariat de l’ADNO 8 Avenue Saint Jean 06400 CANNES

INSCRIPTION ADNO (obligatoire) 2014/2015 35 €
REUNION du samedi 22 novembre 150 €
Inscription réunion réglée avant le 15/10 120€

Pour tous renseignements, du lundi au vendredi, de 9h à 18h. : 04 92 99 63 38

PROGRAMME DE LA RÉUNION ADNO novembre 2014

Téléchargez et imprimez ce programme avec le bon d’inscription à envoyer à ADNO-EUROBUREAU, 8 avenue Saint Jean, 06400 CANNES

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Pour davantage d’informations, se référer à : http://www.association-adno.org/

L’ADNO est une association 1901 à but non lucratif

L’ASSOCIATION POUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA NUTRITION ORTHOMOLECULAIRE a été fondée par le Docteur Dominique RUEFF.  Il en est toujours le Président.

L’ADNO s’est donnée pour mission de diffuser en Europe le concept de médecine et nutrition orthomoléculaire que Linus PAULING +, double prix Nobel américain avait formulé en 1968 dans un article co-écrit avec le psyhiatre Abram HOFFER: PSYCHIATRIE ORTHOMOLECULAIRE.Abram HOFFER a présidé au Canada, jusqu’à son décès en 2009, la société internationale de médecine orthomoléculaire.

L’ADNO a ainsi organisé de multiples séminaires de formation et d’information à propos du concept de médecine et nutrition orthomoléculaire.

A ceux qui voudraient en savoir plus nous conseillons de lire les deux ouvrages écrits par le docteur RUEFF, sur ce sujet:

La citation ci-dessous résume bien la pensée de Linus PAULING en 1986. Elle est toujours et malheureusement d’actualité:

« Ne laissez jamais les autorités médicales ou les politiciens vous tromper. Constatez les faits et décidez vous-mêmes comment vivre une vie heureuse et comment édifier un monde meilleur »

Le Professeur Linus PAULING avait avant son décès mandaté l’ADNO pour être le vecteur de ses recherches et travaux en Europe, aussi l’ADNO se fait l’informateur des principaux travaux de L’INSTITUT LINUS PAULING maintenant situé dans l’Oregon aux Etats-Unis.

Pour citer cet article : "De la Longévité à l’Éternité Séminaire ADNO," in Laure Pouliquen Officiel, 16/11/2014, https://laurepouliquen.fr/longevite-leternite-seminaire-adno/,Laure POULIQUEN.

 

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