L'intelligence artificielle de Google peut déceler les cellules cancéreuses de la prostate avec une précision de 70%

L'intelligence artificielle de Google peut déceler les cellules cancéreuses de la prostate avec une précision de 70%

L'intelligence artificielle de Google peut déceler les cellules cancéreuses de la prostate avec une précision de 70%

Ci-contre : le siège de Google à Londres, au 6 Pancras Square. 11 octobre 2018.

Crédit d'image: Paul Sawers / VentureBeat
Selon le National Cancer Institute , environ un homme sur neuf aux États-Unis va développer un cancer de la prostate au cours de sa vie , et plus de 2,9 millions de patients chez qui un tel diagnostic a été diagnostiqué sont toujours vivants. Et du point de vue du traitement, cela a tendance à être problématique - le cancer de la prostate est souvent non agressif, ce qui rend difficile de déterminer quelles procédures, le cas échéant, pourraient être nécessaires.

Google a fait des progrès dans le diagnostic, encourageant, à l'aide de l'intelligence artificielle (IA). Dans un article (" Développement et validation d'un algorithme d'apprentissage en profondeur pour améliorer le score de Gleason du cancer de la prostate de Gleason ") et un article de blog qui les accompagne , les chercheurs de Google AI décrivent un système utilisant le score de Gleason, un système de classification qui classe les cellules cancéreuses en fonction de elles ressemblent aux glandes prostatiques normales - pour détecter des masses problématiques dans des échantillons.

 
Selon le responsable technique Martin Stumpe et le chef de produit Google AI Healthcare Craig Mermel, l'objectif était de développer une intelligence artificielle capable d'effectuer le classement de Gleason de manière objective - et précise. Les études montrent que les pathologistes humains sont en désaccord sur les notes jusqu'à 53%.

«Nous avons développé un système d'apprentissage en profondeur (DLS) qui reflète le flux de travail d'un pathologiste en classant d'abord chaque région d'une diapositive en un motif de Gleason, les motifs inférieurs correspondant à des tumeurs ressemblant davantage aux glandes de la prostate normales», ont-ils écrit. «Plus le groupe d'âge est élevé, plus le risque de progression du cancer est grand et plus le patient bénéficiera du traitement.»

gleasons

Ci-contre : exemples de motifs de Gleason.

Les chercheurs ont mis au point le modèle d'Intelligence artificielle en recueillant tout d'abord des images anonymisées d'échantillons de prostatectomie, qui, selon eux, contiennent une quantité et une diversité de cancers de la prostate plus grandes que les biopsies à l'aiguille. Un groupe de 32 pathologistes généralistes a fourni des annotations des motifs de Gleason (ce qui a généré plus de 112 millions de patchs d'image annotés) et une note globale de groupe de Gleason pour chaque image. Afin d'atténuer la variabilité, chaque lame a été notée indépendamment par 3 à 5 pathologistes d'une cohorte de 29, en plus d'un pathologiste génito-urinaire .

Les résultats étaient prometteurs. Lors des tests, le modèle d'intelligence artificielle a atteint une précision globale de 70%, dépassant les 61% atteints par les pathologistes certifiés par le conseil d'administration américains ayant participé à l'étude. En outre, il a obtenu de meilleurs résultats que huit des dix pathologistes individuels «performants» qui ont évalué la diapositive de la série de validation, et ont mieux identifié les patients présentant un risque plus élevé de récidive de la maladie après la chirurgie. Enfin, il a permis de caractériser les tissus qui se trouvaient à cheval entre deux motifs de Gleason - par exemple, le motif de Gleason 3.3 ou 3.7, entre 3 et 4.

Les travaux futurs examineront comment le système pourrait être intégré aux flux de travail de diagnostic des pathologistes; comment cela pourrait-il être adapté pour travailler sur des biopsies de diagnostic de carottes d'aiguilles; et son impact global sur «l'efficacité, la précision et les capacités pronostiques». Les chercheurs préviennent cependant que sa précision devrait être améliorée avec des données de formation supplémentaires.

«Il reste encore beaucoup à faire avant de pouvoir utiliser des systèmes tels que notre système DLS pour améliorer les soins des patients atteints d'un cancer de la prostate», ont écrit Stumpe et Mermel. «Néanmoins, nous sommes enthousiasmés par le potentiel de telles technologies pour améliorer de manière significative le diagnostic du cancer et les soins aux patients.»

Google et Deepmind, sa filiale de recherche sur l'IA, sont impliqués dans plusieurs projets d'IA liés à la santé, notamment un  essai en cours  au département américain des Anciens Combattants qui cherche à prédire quand la situation des patients se détériorera pendant un séjour à l'hôpital. Auparavant, Deepmind s'était associé au National Health Service du  Royaume-Uni  pour développer un algorithme permettant de  rechercher les premiers signes de cécité et d'améliorer la détection du cancer du sein en appliquant l'apprentissage automatique à la mammographie.

source : KYLE WIGGERS - 

Silicon Valley comes to Paris, un événement exceptionnel

Silicon Valley comes to Paris, un événement exceptionnel

Silicon Valley comes to Paris le 19 janvier 2018 à l'IPGG-ESPCI Paris 5ème

THÈME 2018 : REPOUSSER LES FRONTIÈRES DE LA RECHERCHE MÉDICALE

SILICON_VALLEY_photo by Laure POULIQUEN - 19.01.2018

J'ai eu l’honneur et le privilège d’assister à cet événement exceptionnel sur l'invitation de Mme Catherine Hartog (Chpconsult) que je remercie.

Cette journée m'a permis de découvrir d'autres chercheurs (en sus de ceux, nombreux, que j'ai déjà côtoyés) à la pointe de l'innovation dans le domaine de la santé et des sciences, des thèmes qui me passionnent et pour lesquels je tente de sensibiliser mes lecteurs.

Je tenais par ailleurs à féliciter l'ESCPI pour son professionnalisme et pour la qualité de ses intervenants, grands acteurs de l'innovation.

Il s'agit de la première édition d’un événement placé sous le haut patronage de Mr Emmanuel Macron, Président de la République, "Silicon Valley comes to Paris" a réuni les acteurs de la Silicon Valley et fleuron de la recherche scientifique autour de thématiques qui portent la recherche et l’innovation du futur.

Cet événement fût riche en informations et échanges de haut niveau, sont intervenus les plus grands noms de la Silicon Valley qui ont débattu des prochaines étapes de la recherche disruptive et de ses applications dans le domaine de la santé. Des start- up innovantes étaient également présentes.

Les mots-clefs à retenir de cet événement exceptionnel : L'INNOVATION DISRUPTIVE (1), la RECHERCHE DU FUTUR et L'INNOVATION DU FUTUR

(1) "Être disruptif, c'est être pionnier dans son domaine"

Mise en opposition avec l'innovation dite « classique », l'innovation disruptive rompt totalement avec les anciens schémas et arrive là où personne ne l'attend, tout en créant un phénomène de masse.

L’ESPCI Paris a pris l’initiative de convier des personnalités emblématiques de la Silicon Valley afin de leur présenter des travaux scientifiques prometteurs ainsi que des start-up de haute technologie. La Silicon Valley incarne la créativité scientifique, le goût de la création d’entreprises, la passion pour les technologies. Les inventions nées dans les laboratoires de Stanford, Berkeley ou Caltech ont transformé le monde et continuent de modifier chaque jour notre vie quotidienne. Les chercheurs parisiens se sont eux aussi engagés dans de semblables aventures.

Des chercheurs tels que Marie Curie, Frédéric Joliot-Curie ou Georges Charpak ont consacré leur vie à la science et à l’innovation au cœur de Paris. Leurs recherches ont révolutionné l’imagerie et les thérapies médicales.

Depuis 1882 l'ESPCI Paris a réussi à allier l’excellence scientifique avec la réussite entrepreneuriale, rejoignant l’esprit pionnier de la Silicon Valley. Avec une histoire riche de 6 prix « Nobel » et 522 enseignants-chercheurs répartis dans
neuf unités de recherche, l’ESPCI Paris encourage l’interdisciplinarité et le dialogue entre sciences fondamentales et appliquées.

 

Présentation des intervenants de renommée mondiale

Chercheurs, industriels, scientifiques, investisseurs, l'Evènement a été l'occasion de rassembler tous les acteurs de l’innovation autour de figures phares de la scène internationale.

Paris, forte d’une tradition universitaire de plus de sept siècles, est réputée pour l’excellence de sa recherche. La Montagne Sainte-Geneviève est l’un des territoires scientifiques les plus denses au monde. La capitale accueille le plus grand incubateur de startup au monde. Ces deux univers ont tout à gagner à multiplier les échanges et les rencontres pour s’enrichir mutuellement.

La recherche a une place prédominante à l’ESPCI Paris depuis sa fondation. L’Ecole abrite 9 unités mixtes de recherche, toutes associées au CNRS, opérant aux frontières des connaissances scientifiques et du savoir-faire expérimental. Elles couvrent un éventail de domaines, de la Science de l'environnement à l’imagerie biomédicale, de la neurobiologie à la microfluidique, de la matière molle à la Physique Quantique , des colloïdes au prototypage industriel.

 La recherche à l’ESPCI Paris a rassemblé environ 550 personnes, dont 300 chercheurs et enseignants-chercheurs et environ 200 doctorants répartis dans 9 UMR associées au CNRS. Riche d’une production scientifique d’environ 400-450 publications par an, l’ESCPI génère plus d’un brevet par semaine et 2 ou 3 start-up sont créées chaque année depuis 10 ans.

La Silicon Valley et la science parisienne partagent des valeurs communes tout en restant riches de leurs différences. La « Valley », avec ses 6 000 entreprises de haute technologie, a donné naissance à des empires, tels que les « GAFA » (Google, Apple, Facebook, Amazon) créés par des trentenaires. Les universités y sont dotées de moyens financiers considérables.

IPGG - Institut Pierre-Gilles de Gennes -
ESPCI - (École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris) -
PSL - (Paris Sciences & Lettres)

TROIS CHERCHEURS DE L’ESPCI SONT INTERVENUS AU COURS DE L’APRÈS-MIDI :

LA MÉDECINE DE DEMAIN
À L’ESPCI PARIS

1 - Karim BENCHENANE (responsable de l'unité mémoire, oscillations et état de vigilance (ESCPI PARIS, CNRS)

L’objectif de l’équipe des MOBS , dirigée par Karim BENCHENAME depuis 2012, est d’étudier les états du cerveau et leurs modes oscillants associés.

Plus précisément, l'objectif est de comprendre l’origine et la régulation des nombreux états différents qui peuvent être observés pendant l’éveil et le sommeil et en particulier leur rôle dans le traitement de la mémoire. Ceci est réalisé en utilisant l’électrophysiologie chez des souris en mouvement libre in vivo et en tranche ex vivo, les deux approches étant associées à des outils opto-génétiques.
Des interfaces cerveau-machine sont également utilisées pour manipuler la mémoire durant l’éveil et pendant le sommeil.

L'équipe étudie actuellement quatre sujets différents :

    • D’abord, l'équipe de Karim Benchename a l'intention d’utiliser l'interface cerveau-machine récemment développée pour étudier et manipuler des souvenirs d’expérience aversive pendant le sommeil.
    • Cette équipe a également l'intention d’étudier le rôle de l’oscillation 4Hz dans le cortex préfrontal lors du conditionnement de la peur
    • Elle développe une interface cerveau-machine pour manipuler les oscillations lentes pendant le sommeil
    • Elle enquête sur le rôle du contrôle cortical de VLPO sur la régulation du sommeil avec des techniques électrophysiologiques ex vivo et in vivo associées à des outils opto-génétique
Karim BENCHENAME MEMORY

Modifier les souvenirs pendant le sommeil pourrait réduire les traumatismes associés aux mauvais souvenirs

Les cerveaux privés de sommeil peuvent être endormis et éveillés en même temps

En 2015, le Dr Karim Benchenane du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) à Paris, en France, et ses collègues ont démontré pour la première fois que de faux souvenirs pouvaient être créés chez la souris pendant leur sommeil. L'équipe a ciblé les cellules nerveuses, ou neurones, dans le cerveau qui s'enflamment lorsque l'animal est ou pense être dans un endroit précis - les «cellules de place» qui fournissent aux rongeurs et aux personnes une carte interne.

«Lorsque vous stimulez des parties du cerveau associées à une récompense pendant le sommeil, c'est comme si l'animal recevait une énorme récompense dans le monde physique. Nous pouvons faire croire à l'animal qu'il reçoit une récompense dans un endroit particulier de l'environnement », explique le Dr Benchenane. «Cela signifie que lorsque les cellules du lieu se déclenchent dans le sommeil, elles transmettent toujours des informations spatiales.

Traumatique

Maintenant, le Dr Benchenane espère s'appuyer sur ce travail en utilisant une technique similaire pour modifier les souvenirs négatifs associés aux événements traumatiques chez la souris, dans le cadre d'un projet appelé MNEMOSYNE, financé par le Conseil Européen de la Recherche [CER] .

«Nous voulons utiliser la réactivation pendant le sommeil pour traiter les pathologies associées à la peur ou à l'anxiété, comme le syndrome de stress post-traumatique», a déclaré le Dr Benchenane.

 L'idée est d'ajouter des pensées positives aux mauvais souvenirs.
Karim BENCHENAME

L’inception, science-fiction ou réalité ? | Karim Benchenane | TEDxParis

Peut-on réellement implanter des souvenirs de manière artificielle chez un individu à son insu, pendant qu’il dort ? Découvrez les travaux extraordinaires de Karim Benchenane sur la manipulation des rêves et les applications qui vont en découler. Jeune chercheur entré au CNRS en 2010, le Docteur Karim Benchenane est, depuis 2013, responsable de l’équipe “Memory, Oscillations and Brain states” au sein de l’unité Plasticité du Cerveau à l’ESPCI-ParisTech.

Ses recherches concernent l’influence des différents états de vigilance et des oscillations cérébrales dans le traitement des informations et leurs mémorisations. S’intéressant tout particulièrement au rôle du sommeil dans la consolidation de la mémoire, il utilise pour cela des enregistrements électrophysiologiques extracellulaires sur des rongeurs.

  • 2 - Jérôme BIBETTE professeur agrégé de physique

Jérôme BIBETTE est professeur agrégé de physique en France et a obtenu son doctorat à l'Université de Bordeaux en 1990. Professeur à l'Université de Bordeaux, il a étudié la synthèse, la thermodynamique, la rhéologie et les instabilités des colloïdes. et des émulsions.[/box]Il est ensuite nommé professeur à l'ESPCI en 2000.

De nombreux développements industriels dans les domaines pharmaceutique, cosmétique et médical sont basés sur ses recherches. Jérôme Bibette a également démarré plusieurs activités dans les biotechnologies : Ademtech, RainDance Technologies et Capsum. Il est membre du comité de pilotage de la chaire «Science des matériaux Michelin-ESPCI», l'Institut Universitaire de France depuis 1994, et a été récompensé par la médaille d'argent du CNRS en chimie en 2000.

Il est l'auteur de plus de 120 publications et détient 35 brevets.

  • COLLOÏDES ET BIOTECHNOLOGIES

    Le principe repose sur l'aptitude de certains colloïdes magnétiques, à la fois suffisamment petits et susceptibles, à former rapidement des lignes réversibles sous champ. Cette solution colloïdale change de couleur sous l'action d'un champ magnétique, conséquence de la diffraction des chaînes auto assemblées.

    Si les particules sont greffées par un anticorps, alors en présence de l'antigène spécifique capable de ponter deux anticorps, les lignes peuvent devenir permanentes et quasi irréversibles. Nous discuterons comment la persistance des lignes peut révéler de manière très sensible la quantité d'antigène introduite, et pourquoi la force magnétique imposée à chaque colloïde peut accélérer la complexation antigène anticorps.

    https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/colloides_et_biotechnologies.1311
    Auteur : BIBETTE Jérôme

Laboratoire Colloïdes et Matériaux Divisés

 
Le Laboratoire Colloïdes et Matériaux Divisés de l’Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielles de la ville de Paris, né en 2001 et situé dans le quartier latin sur la montagne sainte Geneviève, est intégré dans ce grand réseau scientifique du cœur parisien.
Ce laboratoire a construit ses axes de recherche avec comme point de départ la physique et la chimie des colloïdes et de leur interfaces. Ainsi, la science des émulsions a été revisitée avec des outils modernes telle que la technologie microfluidique. Les colloïdes magnétiques submicroniques ont été l'objet de nombreux travaux révélant leurs propriétés physiques et leurs applications uniques aux biotechnologies et à la biophysique.
Aujourd’hui, le laboratoire découvre, invente et innove aux croisements des disciplines entre chimie, physique et biologie. Il créée de nouvelles approches et de nouveaux matériaux pour la biologie, il revisite des procédés anciens de fabrication de matériaux pour les moderniser et se passionne tout autant par les recherches et développements qui émanent de ses spin off.
ESPCI - Responsable : Jérôme Bibette

Les mille promesses de la microfluidique

La microfluidique : sous ce nom barbare se cache une science à la fois pointue et protéiforme, aussi circonscrite quant à son objet - l'étude des écoulements de fluides aux échelles micrométriques (de l'ordre du millième de millimètre) - qu'étendue et diversifiée pour ce qui est de ses applications.

 En 2001, la « Technology Review " du MIT  la classait déjà parmi les « dix techniques émergentes qui vont changer le monde ». Treize ans plus tard, sa notoriété reste toute relative passé la porte des laboratoires. Et pourtant, cette discipline est bel et bien en train de s'immiscer toujours plus étroitement dans notre vie : nous lui devons aussi bien l'encre électronique de nos liseuses Kindle que la possibilité de réaliser un test de grossesse à partir d'un échantillon d'urine !
En savoir plus sur Les Echos
  • 3 - Mickaël TANTER (responsable de l'unité physique des ondes pour la médecine (ESPCI PARIS, INSERM)
 Mickaël TANTER est directeur de l’unité Physique des ondes pour la médecine (unité 979 Inserm/CNRS/ESPCI/Université Denis Diderot/Université Pierre et Maris Curie) et directeur adjoint de l’Institut Langevin à Paris. Il a reçu le prix Opecst-Inserm en 2014

Une équipe de ses équipes l’Institut Langevin (ESPCI, CNRS, Inserm) vient de franchir une étape déterminante vers l’imagerie médicale très haute résolution utilisant des ondes ultrasonores.

Le projet FUSIMAGINE

La quête de compréhension de l'esprit humain a été l'un des principaux désirs de l'être humain à travers les âges. Aujourd'hui, Neuroscience implique toutes les communautés scientifiques, y compris les biologistes, les physiciens, les mathématiciens, les informaticiens et les philosophes pour répondre aux questions sur les pensées, les sentiments, la mémoire et autres. Dans cette quête de la connaissance, les systèmes de neuro-imagerie sont des outils précieux dans la compréhension du cerveau à la fois pour la recherche fondamentale et le diagnostic clinique. Cependant, les améliorations récentes dans la technologie de l' imagerie cérébrale profonde ont été quelque peu limitées à l'innovation incrémentale des techniques matures........ lire la suite sur : Fultrasound


Les chercheurs sont parvenus à rendre compte de l’activité vasculaire du cerveau d’un rat in vivo et de manière non invasive, avec une résolution bien meilleure que n’importe quelle technique existante. Loin de l’échographe standard, la technique s’inspire plutôt de la super résolution optique (FPALM) qui avait été récompensée du Prix Nobel de Chimie 2014.

Leurs travaux, publiés dans la prestigieuse revue Nature, constituent une véritable révolution pour l’imagerie biomédicale, en offrant la première technique d’imagerie microscopique permettant de voir en profondeur dans les tissus. Les applications potentielles sont immenses, de la détection précoce de tumeurs cancéreuses à d’autres pathologies cardiovasculaires et neurologiques.

Des applications directes

Le gain en résolution est énorme, d’un facteur 20 en moyenne, d’autant plus que la technique est non invasive et rapide ce qui est très important pour le confort du patient.

« Nous pensons être à l’aube d’une nouvelle révolution dans le domaine de l’imagerie médicale, confie Mickaël Tanter.

En quelques dizaines de secondes, il est possible de recueillir des millions de signatures de micro-bulles et atteindre des résolutions microscopiques à plusieurs centimètres de profondeur. Il sera possible encore accélérer cette technique pour réaliser ces images en une à deux secondes ouvrant ainsi la voie à l’imagerie fonctionnelle en super-résolution».

La technique sera prochainement évaluée sur l’homme, en particulier pour visualiser la micro-vascularisation hépatique chez des patients atteints de tumeurs du foie, ou encore pour l’imagerie trans-crânienne très haute résolution du réseau vasculaire cérébral chez l’adulte.

Les applications potentielles sont très nombreuses, y compris la détection précoce de cancers dont la micro-vascularisation est à ce jour impossible à détecter. En fait n’importe quel organe pourra être imagé en 3D à l’échelle microscopique, via un appareil très peu volumineux. INSERM

Professeur Stephen QUAKE (co-président du BIOHUB CHAN ZUCKERBERG)

Les intérêts du Dr Stephen Quake se situent au croisement de la physique, de la biologie et de la biotechnologie. Ses recherches portent sur le développement de nouvelles approches de la mesure biologique et l'application de ces approches à des problèmes d'intérêt fondamental et médical. Les domaines d'intérêt comprennent le diagnostic génomique, la biologie des systèmes, l'écologie microbienne et la génomique unicellulaire.

Son travail en biophysique à une seule molécule a mené à la première démonstration du séquençage d'une seule molécule, et ses recherches dans ce domaine l'ont amené à s'impliquer profondément dans la génétique humaine, l'immunologie et le développement de nouveaux diagnostics cliniques.

Son groupe a été le pionnier du développement de l'intégration à grande échelle microfluidique (mLSI), démontrant les premiers dispositifs microfluidiques intégrés avec des milliers de valves mécaniques. Cette technologie contribue à ouvrir la voie à l'automatisation à grande échelle de la biologie à l'échelle du nanolitre, ses étudiants et lui ont étudié les applications de la technologie du laboratoire sur puce en génomique fonctionnelle, en analyse génétique et en biologie structurale.

Le professeur Quake est également actif dans le domaine de la biophysique à molécule unique.

La biologie structurale est la branche de la biologie qui étudie la structure et l'organisation spatiale des macromolécules biologiques, principalement les protéines et les acides nucléique.

------------------------------------------------------------------------------------

CELL ATLAS INITIATIVE

Cartographie de chaque type de cellule dans le corps humain est un objectif ambitieux, et la communauté scientifique internationale est prête à relever le défi. Cela exigera des biologistes, des ingénieurs et des technologues travaillant en équipe. CZ Biohub est fier de faire partie de ce projet fondateur.

Caché dans les cellules humaines sont les causes profondes de nombreuses maladies. L'atlas cellulaire commencera à débloquer ces mystères, montrant comment les cellules fonctionnent chez les personnes en bonne santé et, plus important encore, ce qui se passe lorsque la maladie frappe.

Biohub est la prochaine étape dans la recherche médicale. Nos projets combinent les meilleurs scientifiques et ingénieurs avec la technologie la plus avancée pour résoudre les plus grands problèmes de santé au monde.

Ces problèmes exigent une nouvelle ligne de conduite, une nouvelle énergie et de nouvelles voix. Ils exigent un espace où rien n'est impossible et la collaboration est le seul moyen de faire avancer les choses.

BIOHUB CHAN ZUCKERBERG

LES MOMENTS CLÉS DE CET ÉVÉNEMENT

DE PRESTIGIEUX INVITÉS SONT INTERVENUS AU COURS DE LA TABLE RONDE :

TONY FADELL
INVENTEUR DE L’IPOD, COFONDATEUR DE NEST ET DIRECTEUR DE FUTURE SHAPE
Tony Fadell est le fondateur et l’ancien PDG de Nest, société pionnière de «l’Internet des objets». Il fut le Senior Vice Président de la division iPod d’Apple et a dirigé l’équipe qui a créé les 18 premières générations de l’iPod et les trois premières générations de l’iPhone.

Il a permis le dépôt de plus de 300 brevets. En mai 2016, le magazine TIME a désigné Nest Thermostat, l’iPod et l’iPhone parmi les «50 objets les plus influents de tous les temps».

REID HOFFMAN
COFONDATEUR DE LINKEDIN, ASSOCIÉ CHEZ GREYLOCK PARTNERS
Co-fondateur de LinkedIn, Reid Hoffman a rejoint en 2009, Greylock Partners, l’une des plus anciennes sociétés de capital-risque. Il siège également aux conseils d’administration de sociétés et entités dont le bio hub Chan Zuckerberg. Reid Hoffman est également l’animateur de Masters of Scale, et le co-auteur de The Start-Up of You et The Alliance. Son prochain
livre traitera du «blitzscaling», basé sur son cours donné à Stanford.

HEMAI PARTHASARATHY
DIRECTRICE SCIENTIFIQUE DE BREAKOUT LABS, THE THIEL FOUNDATION
Hemai Parthasarathy est directrice scientifique du programme BreakoutLabs de la Fondation Thiel visant à soutenir les start-up disruptives dans le domaine de la science. THIEL FOUNDATION
Lire aussi : https://laurepouliquen.fr/les-reves-dimmortalite-du-milliardaire-peter-thiel/

Elle est également « partner » de Breakout Ventures, un fonds de capital-risque qui soutient des scientifiques entrepreneurs travaillant aux intersections de la technologie, de la biologie, des matériaux et de l’énergie. Auparavant, elle a été rédactrice ,lkmken cheffe nord-américain de “Nature“ et éditrice fondatrice de PLOS.

SEBASTIAN AMIGORENA
BIOLOGISTE, IMMUNOLOGISTE, MEMBRE DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES
Après des études de biologie et de biochimie à l’Université Paris 7, Sebastian Amigorena a passé trois ans de post-doc à la Yale Medical School.

De retour à Paris en 1995, il devient chef d’équipe à l’Institut Curie (Paris). Il est aujourd’hui directeur du laboratoire INSERM 932 et chef du département Immunologie et Immunothérapie de l’Institut Curie. Ses domaines de recherche se situent à la frontière de la biologie cellulaire, de l’immunologie et de l’étude du cancer.

LES START-UP PRÉSENTES

I - CALYXIA

Née de la recherche de haut niveau scientifique menée à l’ESPCI Paris et à Harvard, Calyxia a pour objectif d’améliorer les performances des produits formulés qui nous entourent, tels que les produits de soin du linge, d’entretien de la maison ou les polymères.

Grâce aux microcapsules intelligentes mises au point par Calyxia, les molécules actives contenues dans ces produits sont protégées de toute dégradation avant d’être libérées au moment et au lieu précis où leur action est bénéfique.

Issue des travaux de recherche entre l'ESPCI Paris et l'université de Harvard, CALYXIA est une jeune startup technologique (lancée en 2015, Paris) qui a développé une plateforme innovante et en rupture dans le domaine de la microencapsulation.

Grâce à cette technologie propre de CALYXIA, tout ingrédient (ou actif) est protégé de son environnement immédiat dans des microcapsules étanches et biodégradables, capables de libérer l'ingrédient (ou l'actif) encapsulé sur demande. Ainsi avec notre technologie unique de microencapsulation, nous transformons les produits utilisés dans notre vie quotidienne en les rendant plus sûrs pour notre santé et notre environnement tout en améliorant leurs performances et fonctionnalités.

GALYXIA at SILICON VALLEY COME TO PARIS le 19 JANVIER 2018

GALYXIA at SILICON VALLEY COME TO PARIS le 19 JANVIER 2018

CALYXIA

III - CYPRIO

Cyprio est une start-up de biotechnologie émergée de l’ESPCI Paris, qui fabrique des micro-tissus du foie et du pancréas pour les applications pharmaceutiques et thérapeutiques et pour la recherche fondamentale.

Grâce à la technologie innovante de « BioPearl », Cyprio fabrique de nouveaux modèles cellulaires complexes in vitro, présentant les caractéristiques morphologiques et physiologiques d’organes. Les micro-tissus générés avec cette technologie fournissent la possibilité de réaliser des essais vitro sur un modèle fiable et prédictif de la réponse in vivo et évitent l’utilisation de modèles animaux pour la recherche.

CYPRIP, issue de l'UMR ESPCI/CNRS « Chimie Biologie Innovation » à l’ESPCI, exploitera des technologies de rupture pour la culture cellulaire et le séquençage. Elle commercialisera des micro-tissus miniaturisés encapsulés dans des capsules d’alginate, ainsi que des services de criblage à haut débit pour les applications de découverte et développement de médicaments.

Créée en 2017, Cyprio est une start-up en biotechnologies issue des années de recherche à l’ESPCI Paris. Cyprio détient la technologie unique de « BioPearl » pour la culture cellulaire en 3D et la fabrication des micro-tissus miniaturisés du foie, les « HepatoPearls ».

Cyprio commercialise les HepatoPearls pour des applications allant de l’ingénierie tissulaire à la découverte et au développement de médicaments ou la recherche fondamentale. Les HepatoPearls sont de nouveaux outils de recherche qui reproduisent l’architecture et la physiologie du foie humain, et qu’ainsi peuvent prédire la réponse humaine avec une grande précision à partir d’une boîte de pétri.
CYPRIO  

les HepatoPearls offrent une fenêtre de travail relativement grande pour de longues expériences telles que la prédiction de la clairance hépatique sur de longues incubations avec des composés à faible clairance, la toxicocinétique avec une exposition chronique aux médicaments et un dépistage à haute teneur.

 

II - DNA SCRIPT

Synthèse d'ADN enzymatique

DNA Script exploite les milliards d'années d'évolution de la nature dans la synthèse de l'ADN, entrant dans le monde de la synthèse de l'échelle du génome . La technologie de DNA Script a le potentiel d'accélérer considérablement le développement de nouvelles thérapeutiques, la production chimique durable, les cultures améliorées ainsi que de nouvelles applications telles que le stockage de données.

Recherche d'anticorps DNA Script, la création d'ADN au service de la lutte contre le cancer

La start-up DNA-SCRIPT est capable de produire de l'ADN de synthèse grâce à des enzymes naturelles. Elle propose ses services aux grands groupes de l'industrie pharmaceutique. DNA Script met la création d'ADN au service des grands groupes pharmaceutiques. Cette start-up française a développé une technologie pour créer rapidement des acides nucléiques, dont l'ADN et l'ARN. De quoi permettre aux laboratoires de créer de nouvelles générations d'anticorps pour lutter contre le cancer.

«Leur technologie permettra de fabriquer des anticorps qui vont reconnaître les cellules cancéreuses de manière sélective, ce qui évitera d'injecter des molécules toxiques comme dans le cas de la chimiothérapie», explique Sylvain Gariel, cofondateur de DNA Script.

Cette technologie trouve également une autre application dans le secteur de l'agronomie. Elle permet de développer de nouvelles espèces végétales, qui ne nécessitent aucun engrais.
Catawiki 

IV - NEUROFLOWS

NEUROFLOWS est une jeune start-up française qui développe un imageur fonctionnel du cerveau pour la recherche préclinique dédiée à l'imagerie neurofonctionnelle avec une résolution spatiotemporelle et une facilité d'utilisation sans précédent. Son engagement est de fournir à se clients un nouveau système d'imagerie neurofonctionnelle qui étend leurs capacités de recherche au-delà des limites actuelles.

NEUROFLOWS propose des outils d’imagerie dédiés aux neurosciences pour relever les défis scientifiques, médicaux et sociétaux posés par les maladies du système nerveux.

Par sa technologie de rupture issue de l’équipe Physique des Ondes pour la Médecine de l’institut Langevin (Inserm, ESPCI, CNRS), NEUROFLOWS et de l’équipe de Zsolt Lenkei du Laboratoire de Plasticité du Cerveau (LPC)  avec la contribution de Jean Luc Gennisson, Mathieu Pernot, et Thomas Deffieuxambitionne de bouleverser les paradigmes d’imagerie en neurosciences aussi bien en recherche qu’en clinique .

Neuroflow, startup qui développe un imageur fonctionnel du cerveau pour la recherche préclinique
Cette entreprise est issue des travaux de l’unité « Physique des Ondes pour la Médecine » dirigée par Mickael Tanter à l’Institut Langevin et de l’équipe de Zsolt Lenkei du Laboratoire de Plasticité du Cerveau (LPC) avec la contribution de Jean Luc Gennisson, Mathieu Pernot, et Thomas Deffieux.

Le projet Neuroflow a pour but de développer une technologie innovante temps-réel de neuro-imagerie fonctionnelle ultrasonore. L’équipe fondatrice a développé une technologie révolutionnaire portative permettant d’imager l’activité cérébrale chez le petit animal (animal de laboratoire de la souris au primate) avec une excellente sensibilité et des résolutions spatiales et temporelles inégalées.

Cette nouvelle modalité d’imagerie est l’analogue ultrasonore de l’IRM fonctionnelle qui a révolutionné les neurosciences au cours des 20 dernières années.

Cette technologie ultraportative est la seule à pouvoir faire de l’imagerie fonctionnelle du cerveau entier chez l’animal éveillé et mobile. Neuroflow a pour objectif de commercialiser ce dispositif innovant d’imagerie auprès des laboratoires de recherche en neurosciences et des laboratoires pharmaceutiques du monde entier, un marché estimé à 1 milliard de dollars jusqu’en 2020.

REPOUSSER LES FRONTIÈRES DE LA RECHERCHE MÉDICALE

SICILON VALLEY COMES TO PARIS le 19/01/2018 :
* CLIQUER ICI POUR VISUALISER l'intégralité de cet événement exceptionnel !

Pour sa première édition, SILICON VALLEY COMES TO PARIS fût incontestablement une réussite, j'y ai rencontré des scientifiques, chercheurs et inventeurs passionnés qui dessinent le chemin vers l'innovation du futur.

Un programme passionnant nous offrant la possibilité de découvrir le futur et ce dans différents domaines, notamment celui de la santé, des biotechnologies, de la biologie, de la neurobiologie, des neurosciences, de l'intelligence artificielle, de la physique et de la chimie,

Cet événement fut de la plus grande importance dans le milieu des sciences grâce aux partages des découvertes novatrices disruptives aboutissant à des applications concrètes et ce à l'aide des start-up spécialisées dans ces domaines de recherches, celles-ci permettant notamment le développement et la commercialisation de ces innovations tant dans le domaine médical que celui de la santé et de l'environnement.

Une véritable révolution scientifique et technologique est en marche ! L'ensemble de ces diverses sciences prometteuses auront et ont déjà un grand impact dans notre vie quotidienne.

A noter par ailleurs les travaux en cours qui permettront la détection précoce de tumeurs cancéreuses et de cibler directement les cellules concernées sans toxicité pour les cellules saines.

De tels échanges devraient se renouveler de façon régulière afin de faire progresser la recherche avec une nouvelle vision et surtout une nouvelle conception de notre monde contemporain.

Le Futur est en Nous, apprenons à le développer et ne négligeons pas les nombreuses possibilités qui s'offrent à nous à l'aide de ces pionniers de la recherche scientifique pour améliorer notre santé, notre quotidien et notre environnement.

Il convient expressément d'évoluer, d'avancer, dans la négative nous reculons ...! Par ailleurs, il est  important, voire impératif, de se replacer dans le contexte de l’époque passée afin de mieux appréhender ce que pourrait être l’avenir et sans rejeter d’emblée toute idée nouvelle, tout concept nouveau.

En effet, sur la quantité, il y a de fortes chances que certain(e)s fassent parties de la vie quotidienne des générations futures.  Tout est mouvance, change, évolue, se transforme, rien n'est immuable. .. (Les changements, les nouveautés, (même l'évolution qu'elle soit scientifique ou technologique) angoissent certains, mais comment avancer, évoluer, en restant confiné dans un cercle restreint, des idées reçues, des idées collectives qui se répercutent, se propagent de génération en génération).

C'est dans ce sens et dans cette optique que je soutiens l'ensemble de ces chercheurs et de ces pionniers de la recherche scientifique innovante  !

Laure Pouliquen

Sources 

LAURE POULIQUEN, L. P. (2018). SILICON VALLEY COMES TO PARIS 19 janvier 2018. Publication présentée á ESCPI Silicon Valley comes to Paris, PARIS,

Professeur Stephen QUAKE, S. Q. (s.d.). Quake  https://quakelab.stanford.edu/
ESCPI PARIS. (s.d.). https://www.espci.fr/spip.php?page=article&id_article=8782
Mickaël TANTER, M. T. (s.d.). FULTRASOUND.  http://fultrasound.eu/
Karim Benchenane (K.B) : https://www.bio.espci.fr/-Karim-Benchenane-Memory
Jérôme Bibette :  https://www.institut-pgg.fr/Bibette_70___105.html
Institut Pierre-Gilles de Gennes (IPGG) : http://ipgg-com.micrologiciel.com/Bibette_129___105.html
Colloïdes et Biotechnologies : https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/colloides_et_biotechnologies.1311
Calyxia : https://www.calyxia.fr
Cyprio : https://www.cyprio.fr
Cyprio : https://www.univ-psl.fr/startup-des-laboratoires/cyprio
Cyprio : https://univ-psl.fr/actualites/trois-nouvelles-start-soutenues-par-psl-valorisation
https://univ-psl.fr/actualites/trois-nouvelles-start-soutenues-par-psl-valorisation
Neuroflows : http://neuroflows.com/
Dna Script : http://dnascript.co/
http://www.agoranov.com/agoranov-accueille-8-nouvelles-startups-incubation/
https://www.espci.fr/fr/agenda/2015/3-startups-de-l-espci-distinguees-a-i-lab
Les Mille promesses de la microfluidique - Les Echos
https://www.lesechos.fr/19/09/2014/lesechos.fr/0203790008707_les-mille-promesses-de-la-microfluidique.htm
MIT Technology Review : https://www.technologyreview.com/
BIOHUB CHAN ZUCKERBERG  :  https://www.czbiohub.org/

Immortalité et science prométhéenne !

Immortalité et science prométhéenne !

«Ce qui a été renaît» (palin ginetaï)  Pythagore (mathématicien et philosophe grec)

Un film vu à la chaîne NRJ 12 raconte comment un scientifique, le docteur Jeykill a ramené à la vie des dinosaures disparus il y a 60 millions d’années. Dans son plaidoyer le scientifique fait l’apologie de la science qui peut tout faire, notamment dans la «réparation de l’homme». D’une façon spectaculaire, la caméra nous le montre d’abord paraplégique et ensuite, reprenant l’usage de ses jambes. Le scénario débouche sur une perte de contrôle de la renaissance des dinosaures qui envahissent la ville semant la terreur et la mort. L’immortalité est une utopie, un Graal qui a bercé l’espoir de générations d’humains et notamment de scientifiques. Comment en effet, redonner la vie à un être inanimé ?

L’Encyclopédie Wikipédia donne une définition : «L’immortalité désigne le fait pour un être vivant d’échapper à la mort et de rester vivant pour une période de temps indéfinie, voire éternelle. Selon les points de vue, l’immortalité peut concerner l’âme, le corps ou encore les deux. Les hommes de Cro-magnon et même de Néandertal enterraient leurs morts avec des fleurs ou des outils1 et la présence d’ocre dans leurs sépultures a été constatée. Même si cette thèse a été exposée, rien ne permet de déterminer si ces objets étaient placés là en pensant à un éventuel au-delà ou bien s’il s’agissait plus simplement de marques posthumes d’affection au même titre que nous fleurissons les tombes de nos morts.» (1)

«Une des plus anciennes mentions de l’immortalité (amrita) (entre 5000 et 1500 av. J.C.) se trouve dans le 10e mandala du Rig Veda. L’Égypte des pharaons avait pour sa part son Osiris, pesant le bien et le mal de la vie du mort pour déterminer où l’orienter. Les briques ayant servi à construire la tour de Babel aux vie siècle av. J.-C. portent l’inscription suivante, qui était gravée dans leur moule: «J’ai, Nabuchodonosor, fils de Nabopolassar, fait ériger cette tour en hommage au dieu Mardouk. Seigneur Mardouk, accorde-nous la vie éternelle.» Dans le même ordre, l’Épopée de Gilgamesh décrit la quête d’un héros recherchant l’immortalité suite à la mort de son ami Enkidu. Il ne l’obtiendra pas, seuls les dieux étant immortels, et sera condamné à mourir lui aussi, et à se coucher dans le sommeil de la mort.» (1)

Immortalité de l’âme et traditions religieuses

D’après le philologue Ernest Renan, la majorité du peuple hébreu adore le Dieu de ses pères sans espérer la moindre récompense dans l’au-delà, ni même l’existence d’un au-delà. S’il n’est certes pas pour autant interdit d’y croire, non plus qu’à une résurrection physique (vision de Daniel Chapitre 12), la religion elle-même ne s’engage pas à ce sujet. L’Ecclésiaste, par exemple, déclare que les morts ne voient rien et ne sentent rien. Les Pharisiens croient cependant plus tard à l’immortalité de l’âme, selon l’historien Flavius Josèphe. Le Moyen Âge européen et byzantin s’aligne sur le symbole de Nicée (premier Credo, établi par le concile de Nicée en 325 – modifié par la suite) qui mentionne «Je crois à la résurrection de la chair». Au moins depuis l’Égypte des pharaons, de nombreuses religions envisagent une vie post-mortem dont les conditions dépendraient d’un jugement divin, et qui compenserait les injustices commises ou subies pendant la vie terrestre. (…) Le bouddhisme envisage un cycle de naissance, de mort et de renaissance agissant en fonction des actions d’un individu. Ce cycle (samsara) étant jugé pénible, lassant et ne menant à rien, le sage vise à s’en extraire pour rejoindre le nirvana, qui est l’état de non-besoin.» (1)

 «Le christianisme introduit un concept de vie post-mortem différent: la résurrection des corps, en harmonie d’ailleurs avec la vision d’Ezéchiel d’hommes se reconstituant à partir de leurs ossements. La séquence post-mortem est complexe: jugement particulier, jugement dernier, paradis, enfer, purgatoire introduit par la suite en considération des fautes vénielles ne méritant pas un châtiment éternel, mais devant néanmoins être punies, limbes pour les enfants morts sans baptême.» (1) Le paradis musulman est décrit comme un lieu agréable (3.15). «Pour les pieux, il y a auprès de leur Seigneur, des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement»; 29.58. «Ceux qui croient et accomplissent de bonnes oeuvres, Nous les installerons certes à l´étage dans le Paradis sous lequel coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement.» 47.15. L’enfer est décrit comme un lieu de torture» (1)

Le pape Benoît XVI supprimera le purgatoire dans les années 2000, ainsi une croyance qui a duré près de 17 siècles après le Concile de Nicée n’a plus d’assise, Dans l’au-delà c’est ou bien l’enfer ou bien le paradis, il n’y a plus de probation. Qu’en est-il d’une immortalité différente: la résurrection? Elle est considérée comme une preuve d’immortalité. Mieux dans certaines religions asiatiques, l’âme migre d’une enveloppe à une autre (transmigration des âmes) qui peut même être une métempsycose, c’est-à-dire le déplacement de l’âme, le transvasement d’une âme dans un autre corps, qu’elle va animer. La transmigration des âmes peut intervenir non seulement dans l’humain (réincarnation) mais encore dans les bêtes ou les plantes.

L’immortalité par l’ingénierie biologique

Les arbres les plus vieux du monde peuvent espérer vivre durant cinq millénaires individuellement. L’animal le plus âgé dépasse les 400 années. L’être humain a officiellement dépassé les 120 ans. Une méduse Turritopsis nutricula échapperait au vieillissement des cellules. On dit même que le homard ne peut mourir que par prédation.

Pour vaincre la mort et être immortel, il faut être en bonne santé. Cette lapalissade, n’en n’est pas une car le destin (le mektoub en arabe) est inscrit dans nos cellules qui sont programmées pour une durée de vie moyenne. Cependant, les formes biologiques ont des limites que l’homme rêve de dépasser par des interventions médicales, ou d’ingénierie, ou encore un rajeunissement cellulaire ou reprogrammation cellulaire. Il existe en effet des êtres vivants dont la structure biologique très simple et le mode de reproduction particulier, permettent de les considérer comme immortels. Du plus simple au plus complexe incluant les bactéries, certains types de levures, l’Hydre et certaines méduses très primitives comme Turritopsis nutricula ou Turritopsis dohrnii qui est actuellement le seul être pluricellulaire connu ayant un cycle de vie réversible ».(2)

Arrêter le vieillissement : l’immortalité en vue?

Les résultats d’une étude du professeur David Sinclair, généticien à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud, et des chercheurs de Harvard relancent les fantasmes d’immortalité. Ils ont réussi à inverser le processus de vieillissement de souris. En effet, ils ont augmenté la dose d’une molécule, le nicotinamide adénine dinucléotide (NAD), permettant de rajeunir les muscles des cobayes. Pour Christophe de Jaeger, le NAD est un coenzyme qui, lorsqu’il diminue en concentration dans la mitochondrie (centrale énergétique des cellules permettant de fabriquer de l’ATP, ou adénosine triphosphate), provoque comme un manque d’oxygène chez la cellule. Le mécanisme énergétique s’altérant, la mitochondrie mime le vieillissement. En rajoutant du NAD, vous allez lui redonner sa capacité de reproduire l’énergie nécessaire. Cela équivaut à décrasser le carburateur. (…) Ce mécanisme est très similaire chez l’humain, avec tout de même des différences ».(2)

Les gens à qui l’on donne du NAD voient leur performance musculaire s’améliorer, de même que, et surtout, leur capacité à récupérer. (…) Dans les 25-30 ans à venir on va peut-être pouvoir agir directement sur le génome et fermer cet interrupteur qui fait démarrer le vieillissement autour de 18-20 ans. Et à ce moment-là on aura une auto-réparation de notre corps. On aura atteint le stade du longévisme.» (2)

Pour le professeur David Gems, professeur qui enseigne la biologie du vieillissement à l’University College London (UCL): «La grande question est: qu’est-ce que le vieillissement? Il s’agit d’un mystère scientifique parmi les plus difficiles à élucider, et qui génère énormément de controverse.» Joel de Rosnay pense que «le processus de vieillissement reste inéluctable. Sur notre planète, la mort est nécessaire à la vie. Les atomes, les molécules, tout est recyclé. Si les vieux organismes ne mouraient pas, les nouveaux ne pourraient se développer». Pour sa part, analysant les causes de la mort, David Gems, ecrit que: «Chez l’homme, la mort peut trouver son origine dans une blessure, une infection ou un bus dans la figure. Lorsque l’on meurt de vieillesse, c’est à cause de l’une des maladies liées au processus.

Le vieillissement est une maladie en soi : si vous êtes touché par un AVC, qui laisse des séquelles sur votre cerveau, vous garderez un certain nombre de tissus morts: vous êtes donc un mélange de matière vivante et de matière morte. Comment la cohabitation se fait-elle? Que se passe-t-il si les cellules mortes causent la mort des autres cellules?»(3)

Comment freiner le vieillissement?

Joel de Rosnay explique comment les chercheurs pensaient avoir trouvé le moyen d’arrêter le vieillissement: «Au début des années 1960, deux scientifiques américains ont suivi l’évolution des cellules qui, depuis le tout premier stade embryonnaire, se divisent et se spécialisent en cellules de peau. Elles se reproduisent une fois, deux fois, trois fois… S’agencent en tissus, puis au bout de cinquante divisions en moyenne, elles ne se multiplient plus. Elles semblent programmées pour s’arrêter, comme des bougies qui s’éteignent une fois leur mèche consumée. La métaphore est pertinente: à la fin des années 1980, on a trouvé cette «mèche» biologique. Ce sont des morceaux d’ADN (appelés «télomères»), situés en bout du filament du chromosome de la cellule. Chaque fois que la cellule se divise, un morceau de cette mèche est coupé par une enzyme. Quand il n’en reste plus, le processus s’arrête: la cellule ne se divise plus. Le tissu garde alors les mêmes cellules, il ne se régénère plus, il vieillit.» (3)

Justement le projet Sens (Strategies for Engineered Negligible Senescence (2002)) a pour but justement l’extension radicale de l’espérance de vie humaine. Le projet novateur Wilt prévoit d’étudier la réparation des télomères en interdisant la synthèse de télomérase. Pour David Gems, le vieillissement n’est pas la même chose que la mort. Le premier est un processus dont nous faisons l’expérience graduelle au fil de notre existence. Comment pourrait-on arrêter la machine du vieillissement? Joel de Rosnay cite le cas du chercheur anglais Aubrey de Grey de l’Université de Cambridge. Pour lui, un des droits inaliénables de l’homme est sa liberté de choisir de vivre aussi longtemps qu’il le souhaite. Étape par étape, la vie humaine pourrait être selon lui prolongée pratiquement indéfiniment. Il propose par exemple de régénérer les cellules qui ne se renouvellent pas grâce à des cellules embryonnaires régulièrement transfusées, d’éliminer les cellules indésirables (cellules de graisse ou cellules vieillissantes), de protéger les quinze gènes de l’ADN des mitochondries en les plaçant dans le noyau des cellules..» (3)

Dans un livre intitulé : «  La Mort de la mort », le docteur Laurent Alexandre, attire l’attention sur l’effondrement du coût du séquençage génétique chez l’homme Selon lui, «la perspective d’une espérance de vie de 200 ans à la fin de ce siècle est peut-être une hypothèse conservatrice», voire «le premier homme qui vivra 1000 ans est peut-être déjà né!», ce qui rapproche sa position de celle d’Aubrey de Grey. S’il ne s’agit pas encore à proprement parler d’immortalité, les progrès prévisibles de la médecine pendant de telles périodes peuvent la laisser espérer, en tout cas techniquement. (…) Le biologiste Jean Rostand déclarait que «nous ne savons pas si l’homme est une fleur ou une chaise» et s’explique: la chaise est potentiellement éternelle dès lors qu’elle est traitée avec soin et réparée régulièrement. La fleur, au contraire, porte déjà en elle le programme de sa propre destruction.»(3)

Dans l’immédiat, Gordon Bell estime que l’on doit pouvoir stocker une très grande partie du vécu d’une personne sur un ou plusieurs téraoctets, et y avoir accès de façon directe par le procédé d’hyperliens imaginé par Vannevar Bush. (..) Le résultat de cette expérience est relaté dans le livre de Jim Gemmel et Gordon Bell intitulé Total Recall publié en janvier 2011. Sur cette base, les transhumanistes envisagent le téléchargement de la personnalité d’un individu sur un support numérique non biologique grâce au «mind up-loading»(1)

2045 : l’Homme sera immortel !!!

Telle est la promesse des trans-humanistes ! Pour Ray Kurzweil conseiller chez Google: si un neurone est remplacé par son équivalent fonctionnel, le comportement de l’individu va être en tous points semblable. En les remplaçant tous un par un, le résultat serait un individu complet, identique fonctionnellement au précédent, sous forme électronique. Pour Kurzweil, telle est la voie par laquelle l’homme a le plus de chances d’atteindre, sinon à l’immortalité, du moins à une espérance de prolongation de sa vie consciente d’un facteur 10, voire 100… (3)

« Dans une approche totalement opposée aux transplantations d’organes, la médecine régénérative cherche, en effet, à utiliser des cellules souches pour régénérer des organes in situ idéalement dans un parfait état de fraîcheur. Des progrès en ce sens ont été récompensés par un prix Nobel de médecine à Shinya Yamanaka et John Gurdon en 2012. Voilà, c’est dit, dans trente ans, l’Homme sera numériquement immortel. Reste juste à savoir à quoi cela servira, les risques que cela engendrera et surtout, à qui cela s’adressera… Télécharger la totalité de son esprit vers un ordinateur, ce sera possible d’ici 2045 d’après Ray Kurzweil, Google Engineering Director. C’est du moins ce qu’il a annoncé en juin dernier lors du Global Furures 2045 International Congress à New York. Manifestation organisée par un milliardaire Russe (Dimitry Itskov) et qui avait pour but de présenter le monde de 2045 » (4).

« Durant ce congrès, il a été indiqué que l’Humanité connaîtrait dans les années à venir, une croissance technologique totalement nouvelle et largement supérieure à celle que l’on connaît aujourd’hui plus connue sous le nom de «Singularité Technologique». Ce concept tend à l’immortalité digitale, en conservant l’intelligence et le cerveau de l’Homme pour l’éternité. L’Homme a rendu indispensable les nouvelles technologies à sa vie. Kurzweil explique que «nous allons devenir de plus en plus «non-biologiques», au point où les parties non-biologiques domineront et que les parties biologiques ne seront plus importantes. En fait, la partie machine, sera si puissante, qu’elle pourra totalement modeler et comprendre la partie biologique. Du coup, même si cette partie biologique était retirée, cela ne ferait aucune différence. (…) Nous aurons également des corps non biologiques – nous pouvons créer des corps virtuels et une réalité virtuelle aussi réaliste que la réalité réelle. Nous serons donc capables de changer de façon routinière de corps, mais aussi d’environnement, très rapidement. (4)

Bienvenue dans le monde post-humain!  Charles de Gaulle avait coutume de dire que la « vieillesse est un naufrage ». Comment alors sauver l’homme pour qu’il s’éteigne  « en beauté » Avons-nous alors besoin et toujours des religions ? c’est même religions qui ont abdiqué leur responsabilité face à une science conquérante et dont les barrières éthiques ont sauté ; Si oui, il nous faudra redéfinir le fait religieux absolu quelque soit la spiritualité réinstaller des barrières acceptées par tous et par toutes qui respecteront le sacré de la dignité humaine et devront en définitive de l’accompagner durant son parcours sur terre  en lui permettant la sérénité  au seuil du déclin. Il manque toujours du temps à ceux qui en ont de moins en moins avec l’âge.  On prête à Alexandre Le Grand , le grand conquérant mort à l’âge de 37 ans cette  tirade concernant l’inanité de l’acharnement thérapeutique, de la position sociale, plus ou moins aisée devant l’inéluctabilité du sablier :

« Je veux, dit-il, que les médecins les plus éminents transportent eux-mêmes mon cercueil pour démontrer ainsi que face à la mort, ils n’ont pas le pouvoir de guérir…Je veux que le sol soit recouvert de mes trésors pour que tous puissent voir que les biens matériels ici acquis, restent ici-bas… – Je veux que mes mains se balancent au vent, pour que les gens puissent voir que les mains vides nous arrivons dans ce monde et les mains vides nous en repartons quand s’épuise pour nous le trésor le plus précieux de tous: le temps.»

Merci au Professeur Chems eddine Chitour de l'Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Sources :

1. L’immortalité Encyclopédie Wikipédia
2. http://www.atlantico.fr/decryptage/vieillissement-arrete-souris-pas-plus-vers-immortalite-christophe-jaeger-935691.html26
3. http://www.atlantico.fr/decryptage/immortalite-en-vue-comment-interpreter-dernieres-decouvertes-maniere-dont-mort-empare-progressivement-corps-david-gems-joel-rosn-802152.html
(4) http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/2045-l-homme-sera-immortel-147343
http://www.mondialisation.ca/limmortalite-ce-que-promet-la-science-prometheenne/5368068?__scoop_post=32bf0e10-7a58-11e4-d5b4-90b11c3998fc&__scoop_topic=2634562#__scoop_post=32bf0e10-7a58-11e4-d5b4-90b11c3998fc&__scoop_topic=2634562

[cite]

Google a développé une intelligence artificielle capable de générer sa propre IA

Google a développé une intelligence artificielle capable de générer sa propre IA

L’intelligence artificielle de Google a créé une IA plus intelligente que celle créée par l’homme

Google a développé une intelligence artificielle capable de générer sa propre IA. Au cœur du dispositif : la vision et la reconnaissance de l’environnement.

En Bref : Le projet AutoML de Google, conçu pour permettre à AI de construire d'autres IA, a maintenant développé un système de vision par ordinateur qui surclasse largement les modèles de pointe. Le projet pourrait améliorer la façon dont les véhicules autonomes et les robots IA de nouvelle génération «voient».

En mai 2017, des chercheurs de Google Brain ont annoncé la création d' AutoML , une intelligence artificielle (IA) capable de générer ses propres IA. Plus récemment, ils ont décidé de présenter AutoML avec son plus grand défi à ce jour, et l'IA qui peut construire AI a créé un «enfant» qui a surpassé tous ses homologues fabriqués par l'homme.

Les chercheurs de Google ont automatisé la conception de modèles d'apprentissage automatique en utilisant une approche appelée apprentissage par renforcement . AutoML agit comme un réseau neuronal de contrôleur qui développe un réseau AI d'enfant pour une tâche spécifique. Pour cette IA enfant particulière, que les chercheurs appelaient NASNet, la tâche consistait à reconnaître des objets - personnes, voitures, feux de circulation, sacs à main, sacs à dos, etc. - dans une vidéo en temps réel.

intelligence artificielle apprentissage de la machine renforcement apprentissage automl

intelligence artificielle apprentissage de la machine renforcement apprentissage automl - (image : Google Research)

 

AutoML évaluerait les performances de NASNet et utiliserait ces informations pour améliorer son intelligence artificielle enfantine, en répétant le processus des milliers de fois. Lorsqu'ils ont été testés sur les ensembles de données de classification d'images ImageNet et de détection d'objets COCO , que les chercheurs de Google appellent «deux des ensembles de données académiques à grande échelle les plus respectés en vision par ordinateur», NASNet a surpassé tous les autres systèmes de vision.

 

 

Selon les chercheurs, NASNet était précis à 82,7% pour prédire les images sur l'ensemble de validation d'ImageNet. C'est 1,2% de mieux que tous les résultats précédemment publiés , et le système est également 4 pour cent plus efficace, avec une moyenne de 43,1 pour cent de précision moyenne (mAP). En outre, une version moins exigeante en termes de calcul de NASNet a surpassé de 3,1% les meilleurs modèles de taille similaire pour les plates-formes mobiles.

Une vision de l'avenir

L'apprentissage automatique est ce qui donne à de nombreux systèmes d'IA leur capacité à effectuer des tâches spécifiques. Bien que le concept sous-jacent soit assez simple - un algorithme apprend en se nourrissant d'une tonne de données - le processus demande énormément de temps et d'efforts. En automatisant le processus de création de systèmes d'IA efficaces et précis, une IA capable de construire l'IA prend en charge ce travail. En fin de compte, cela signifie que AutoML pourrait ouvrir le champ de l'apprentissage automatique et de l'IA à des non-experts.

En ce qui concerne spécifiquement NASNet, des algorithmes de vision par ordinateurprécis et efficaces sont très recherchés en raison du nombre d'applications potentielles. Ils pourraient être utilisés pour créer des robots sophistiqués pilotés par l'IA ou pour aider les malvoyants à retrouver la vue, comme l'a suggéré un chercheur . Ils pourraient également aider les concepteurs à améliorer les technologies des véhicules autonomes. Plus un véhicule autonome peut reconnaîtrerapidement des objets sur son passage, plus il peut réagir rapidement, augmentant ainsi la sécurité de ces véhicules.

Bien que les applications pour NASNet et AutoML soient nombreuses, la création d'une IA capable de construire de l'IA soulève certaines inquiétudes . Par exemple, qu'est-ce qui empêche le parent de transmettre des préjugés indésirables à son enfant? Et si AutoML crée des systèmes si rapidement que la société ne peut pas suivre? Il n'est pas très difficile de voir comment NASNet pourrait être utilisé dans des systèmes de surveillance automatisés dans un proche avenir, peut-être plus tôt que les règlements pourraient être mis en place pour contrôler ces systèmes.Les chercheurs de Google reconnaissent que NASNet pourrait s'avérer utile pour un large éventail d'applications et ont ouvert l'IA pour l' inférence sur la classification des images et la détection d'objets .

«Nous espérons que la plus grande communauté d'apprentissage de la machine pourra s'appuyer sur ces modèles pour répondre à une multitude de problèmes de vision par ordinateur que nous n'avons pas encore imaginés», ont-ils écrit dans leur billet.

Heureusement, les dirigeants du monde travaillent rapidement pour s'assurer que de tels systèmes ne mènent à aucune sorte d'avenir dystopique.

Amazon, Facebook, Apple et plusieurs autres sont tous membres du Partenariat sur l'intelligence artificielle au profit de People and Society , une organisation axée sur le développement responsable de l'IA. L'Institut des ingénieurs électriques et électroniques (IEE) a proposé des normes éthiques pour l'IA, et DeepMind, une société de recherche appartenant à la société mère de Google Alphabet, a récemment annoncé la création d'un groupe axé sur les implications morales et éthiques de l'IA.

Divers gouvernements travaillent également sur des règlements pour empêcher l'utilisation de l'IA à des fins dangereuses, telles que les armes autonomes , et tant que les humains maintiennent le contrôle de la direction générale du développement de l'IA, les avantages d'une IA capable de construire l'IA devraient l'emporter. tout piège potentiel.

Source https://futurism.com/google-artificial-intelligence-built-ai/ - 

Google vous aide à diagnostiquer votre maladie

Google vous aide à diagnostiquer votre maladie

Google vous aide à diagnostiquer votre maladie

Le moteur de recherche affichera les causes qui pourraient être liées à des symptômes, ainsi que des pistes de traitement en automédication.

Les médecins vont-ils prendre Google en grippe ?

Dans les prochaines semaines, le moteur de recherche affichera des informations médicales détaillées lorsqu'un internaute cherchera à se renseigner sur des symptômes.

Si une personne tape, par exemple, «mal de tête d'un seul côté», Google affichera les causes probables ou les possibilités de traitement en automédication. Il indiquera s'il est nécessaire ou non de consulter un médecin. Le contenu de ces fiches médicales a été conçu en collaboration avec des médecins de la Havard Medical School et de la Mayo Clinic.

«Environ 1% des recherches sur Google est lié à des symptômes médicaux,explique Google dans un billet de blog publié lundi. Mais les contenus liés à la santé sur le Web peuvent être difficiles à appréhender et tendent à effrayer les gens aux symptômes bénins, ce qui peut créer une anxiété et un stress superflu

Ce service est uniquement lancé en langue anglaise aux États-Unis. Il devrait être, à terme, déployé dans d'autres pays. En France, il pourrait concurrencer des sites ou des forums spécialisés comme Doctissimo ou TopSanté, souvent consultés dès l'apparition de symptômes, mais jugés peu fiables par les professionnels de santé.

Comme leurs patients, les médecins généralistes ne semblent pas bouder le moteur de recherche: 96% d'entre eux l'utilisent pour trouver des informations médicales ou mettre à jour leur connaissances.

Google, le médecin malgré lui

Google permettrait de prédire les maladies ou les épidémies à travers les requêtes des internautes, selon une étude de l'université australienne de Deakin publiée en avril 2015. Ces requêtes aideraient à prédire les risques d'accidents vasculaires, de maladies cardiaques ou de cancers. Une personne voulant se renseigner sur les horaires d'ouverture d'un club de sport a plus de chances d'être en bonne forme qu'une personne recherchant les horaires d'ouverture d'un fast-food. Ces données sont comparées avec celles du Center for Disease Control, l'organisme américain de contrôle des épidémies.

Le moteur de recherche aiderait aussi à prévenir les épidémies: plus on cherche à se renseigner sur un symptôme dans une zone donnée, plus le risque d'y voir apparaître une épidémie augmente. Du moins en principe. Car le système prédictif de Google avait sous-estimé l'épidémie de grippe aviaire H5N1 en 2009 et avait, au contraire, surestimé la grippe saisonnière de 2012-2013 aux États-Unis. Ce manque de fiabilité, qui a pu induire en erreur les citoyens et les autorités sanitaires, a conduit à l'arrêt en 2015 de Google Flu Trends, le système d'analyse des requêtes saisies par les internautes.

[x_image type="rounded" float="none" src="https://laurepouliquen.fr/wp-content/uploads/2016/08/GOOGLE_DIAGNOSTIC.jpg" alt="Google Diagnostics" title="Google Diagnostics" info="tooltip" info_place="top" info_trigger="hover" lightbox_caption="Google Diagnostics"]

La santé, nouvel eldorado de Google

[x_blockquote type="centre"]Le géant du numérique cherche à faire évoluer la médecine actuelle vers une médecine plus préventive grâce à la technologie. Dès 2008, il a créé Google Health, un service d'archivage de dossiers médicaux qui a fermé quatre ans plus tard faute d'utilisateurs.[/x_blockquote]En 2014, la firme a testé un service de consultation médicale par webcam. En septembre dernier, l'entreprise a lancé sa propre encyclopédie médicale recensant les symptômes et les traitements de près de 9000 maladies.

Depuis plus d'un mois, Google analyse les données des patients de trois hôpitaux londoniens au moyen de l'intelligence artificielle. Une initiative qui inquiète les défenseurs de la vie privée, qui craignent pour la confidentialité des données médicales. La puissante firme doit affronter l'appétit d'autres acteurs du numérique.

IBM a annoncé ce mardi avoir investi 4 milliards de dollars dans sa nouvelle division santé pour contrer les ambitions de Google.

source : LeFigaro.fr

 

close

Partagez

ut at sed Aenean accumsan facilisis Lorem id Nullam felis
Étiquette : Google