Secrets de Longévité, épargnés par le cancer

Secrets de Longévité, épargnés par le cancer

Épargnés par le cancer, le diabète et Alzheimer, des hommes et des femmes de petite taille intriguent les chercheurs qui tentent de repousser les maladies survenant avec l’âge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une captivante enquête sur les mécanismes du vieillissement par les réalisateurs de Mâles en péril.Dans une vallée reculée du sud de l'Équateur, le docteur Jaime Guevara rencontre un jour une population d'hommes et de femmes de petite taille, 1 mètre 20 en moyenne, et observe qu’ils n’ont ni le diabète ni le cancer. Il publie ses observations mais personne ne le croit… Valter Longo, lui, dirige des recherches sur le vieillissement à l’université de Los Angeles.

Son but : repousser les limites de la longévité.

Il étudie notamment une levure qui vit dix fois plus longtemps que la normale. Rapporté à l’homme, cela équivaudrait à huit cent années supplémentaires… Les routes de ces deux hommes vont se croiser – c’est le début d’une grande aventure scientifique.

Par quels mécanismes les petits hommes équatoriens sont-ils protégés de certains maux ? De Quito à Los Angeles, en passant par Tel-Aviv, le film suit pas à pas le cheminement d’une recherche révolutionnaire pour la compréhension et la prévention de maladies comme le cancer. Et dessine en pointillé les voies pour vivre en bonne santé… le plus longtemps possible.
Réalisateurs : Sylvie Gilman, Thierry De Lestrade, Producteurs : VIA DÉCOUVERTES, ARTE FRANCE

Et si l'Homme devenait Immortel ? documentaire

Et si l'Homme devenait Immortel ? documentaire

pin Bristlecone

Le pin Bristlecone, sa longévité n’est pas aussi étudiée que l’on pourrait s’y attendre. Mais Howard Thomas pense que cela viendrait d’une propriété de certains arbres : les « méristèmes », des morceaux de racines et de pousses qui abritent des populations de cellules souches qui entraînent une nouvelle croissance et peuvent apparemment rester jeunes et vigoureuses pendant des millénaires. Le scientifique explique ainsi que « lorsqu’il y a des mutations, les choses peuvent mal tourner, mais les cellules non mutées peuvent mieux fonctionner que celles qui sont endommagées ».

Et si l'Homme devenait Immortel ?

Pour Aubrey De Grey - le chef de file de ces “bio-hackers” -

le vieillissement menant à la mort n'est pas un processus inéluctable,

qui serait gravé de façon indélébile dans le génome : "le corps humain peut fonctionner indéfiniment à condition que les cellules qui le composent soient soumises à une maintenance périodique, un peu comme une voiture qui serait bien révisée et entretenue."

Il a entrepris d'inventer une sorte de gériatrie préventive :

"Avec le temps, des petits dégâts s'accumulent dans les cellules, ce qui nuit à leur fonctionnement, puis provoque leur dépérissement. Mon objectif est de réparer ces dégâts." Il donne quelques exemples : introduire dans l'organisme des cellules cultivées in vitro, pour remplacer celles qui sont défectueuses ; insérer, à l'intérieur des cellules vieillissantes et encrassées, des enzymes chargés d'avaler les détritus qui les encombrent ; bloquer les mutations génétiques qui affaiblissent la capacité des cellules à produire l'énergie dont elles ont besoin…”.

“Croyez-moi, on a presque toujours quelque chose de mieux à faire que de mourir.” Jean Anouilh

“On devrait mourir une heure par jour, plutôt que tout à la fin.” Jean-Marie Gourio

Le recul de la mort - l'immortalité à brève échéance ?

Le recul de la mort - l'immortalité à brève échéance ?

Le recul de la mort - l'immortalité à brève échéance ?

Filmé à TEDx Paris le 6 octobre 2012 à l'Olympia. Chirurgien et urologue de formation, Laurent Alexandre est également diplômé de Science Po, d'HEC et de l'ENA. Hyperactif et pionnier d'internet, ce coureur de marathon est le co-fondateur, dans les années 90, de Doctissimo.fr.

Auteur en 2011 d'un essai intitulé « La mort de la mort », il s'intéresse aujourd'hui aux bouleversements que va connaître l'humanité conjointement aux progrès de la science en biotechnologie.

 

A la recherche de l'immortalité

A la recherche de l'immortalité

A la recherche de l'immortalité

 Les travaux menés sur les cellules souches laissent, entre autres, espérer qu'on pourra réparer des organes chez des patients âgés.

Des chercheurs français ont réussi à « reprogrammer » des cellules âgées pour qu'elles rajeunissent. Une nouvelle piste qui permettra peut-être un jour de vivre éternellement…

Imaginez un monde où notre espérance de vie dépasserait les 120 ans, où les vieillards n'auraient plus la peau frippée et ne souffriraient plus d'arthrose ni de cataracte.

Pure science-fiction?

 Pas certain. Car les progrès de la thérapie génique offrent des perspectives insoupçonnées de rajeunissement et de réparation d'organes vitaux. Des chercheurs français viennent ainsi de réussir ce que l'on pensait impossible : offrir à des cellules centenaires une cure de jouvence.

Des cellules centenaires rajeunies. Les chercheurs de l'Institut de génomique fonctionnelle de Montpellier ont réussi, en laboratoire, à « manipuler le destin » de cellules âgées de plus de 100 ans. A ce stade ultime de vieillissement, elles ont épuisé leur capital et ne se reproduisent plus.

 Reprogrammées in vitro, ces vieilles cellules sont passées de l'état adulte au stade de cellules souches embryonnaires et ont ainsi retrouvé leur jeunesse
« Au passage, nous avons réussi à effacer toutes les marques de vieillissement », détaille le responsable des recherches, Jean-Marc Lemaître. Ces travaux ouvrent la voie à la réparation d'organes ou de tissus chez des patients âgés. « On pourra à terme reprogrammer des cellules issues du patient pour corriger des lésions, effacer des marques de vieillissement ou retarder des pathologies neurodégénératives liées à l'âge, ce qui permettra de vivre mieux et plus longtemps », souligne le chercheur.

La durée de vie d'une souris rallongée de 30%. La médecine régénérative s'appuie notamment sur des expériences pratiquées sur les animaux. Des chercheurs ont ainsi rallongé de 30% la vie d'une souris commune en manipulant ses gènes pour retarder son vieillissement.

Dans les années 1990, des chercheurs américains avaient réussi à accroître la durée de vie d'un ver en bloquant les gènes récepteurs des hormones de croissance. En d'autres termes, en l'empêchant de grandir. « De nombreuses recherches sont pratiquées sur certaines espèces comme l'hydre d'eau douce ou la salamandre, capables de se régénérer si on leur coupe une partie du corps, explique Jean-Marc Lemaître. On s'intéresse aussi aux capacités régénératives du poisson-zèbre, capable de reconstruire son cœur, même s'il a été blessé ou amputé. »

Cellules souches : l'arme antivieillissement.

Plus nous vieillissons, plus nos cellules se dégradent en perdant des morceaux d'ADN et moins nos tissus se renouvellent.

Des milliers de laboratoires travaillent donc à la fabrication de cellules souches, présentes dès les premiers jours de notre vie embryonnaire. Réintroduire ces cellules fraîches dans le corps fatigué d'un patient âgé ou malade permettrait de lutter contre certaines pathologies et d'agir comme « antirouille » sur certaines parties de son organisme.
En 2007, des chercheurs américains et japonais ont ainsi réussi à reprogrammer des cellules de peau humaine en cellules souches capables de régénérer n'importe quel tissu.
Le génie tissulaire permettra peut-être demain de faire repousser des morceaux de muscles ou de tendons. En 2009, le prix Nobel de médecine a récompensé trois chercheurs américains qui ont découvert une enzyme naturelle capable de réparer notre ADN.
source
Au-delà de nos limites biologiques, Entretien avec Miroslav Radman

Au-delà de nos limites biologiques, Entretien avec Miroslav Radman

Rêve ou cauchemar ? Depuis deux siècles, nous gagnons chaque année trois mois d'espérance de vie. Dans un avenir plus proche qu'on ne l'imagine, nous pourrons vivre cinquante, cent ans de plus. Discrètement, une équipe de chercheurs français a découvert les secrets de la longévité. Pour la première fois, celui qui la dirige nous raconte l'histoire de cette découverte qui va révolutionner l'humanité et relancer l'espoir de vaincre enfin le CANCER.

Miroslav Radman est l'un des papes de la biologie moléculaire, l'un des plus grands explorateurs des mécanismes de la réparation de l'ADN.

Professeur de biologie cellulaire à la faculté de médecine de l'université René-Descartes, membre depuis 2002 de l'Académie des sciences, grand prix Inserm 2003 de la recherche médicale, récompensé par une douzaine de prix scientifiques dont le prix européen FEMS André Lwoff 2011 pour ses contributions exceptionnelles en microbiologie, donnant des conférences dans le monde entier, publiant dans les plus grandes revues scientifiques internationales, ce Franco-Croate de 70 ans dirige également, à Split, un institut international des sciences de la vie. Vivre jusqu’à 150 ans en pleine forme, c’est ce que propose le chercheur Miroslav Radman. Fils d’un pêcheur croate, ce biologiste de 67 ans est convaincu qu’il est possible de prolonger la vie humaine en bonne santé, bien au-delà de ce qui est imaginable aujourd’hui. Souvent présenté comme un Christophe Colomb de la science, Miroslav Radman cherche là où les autres ne sont pas, et trouve sans savoir exactement ce qu’il cherche.

Pour lui la recherche scientifique relève d’une démarche artistique caractérisée par la créativité et la liberté d’esprit. Ayant découvert à 23 ans les principes de la mutagenèse, il en déduit quelques années plus tard une théorie sur le système de réparation de l’ADN, aujourd’hui dans tous les livres de biologie… A la recherche du secret de l’immortalité, il se passionne aujourd’hui pour l’étude des organismes ultra résistants dont une étrange bactérie : Deinococcus radiodurans, la bactérie du corned-beef, découverte en 1956 dans des conserves de viande stérilisées à coups de rayons gamma. Depuis que cette bactérie l’a mis sur le chemin d’un éventuel élixir de jouvence pour l’homme, le chercheur sollicite toutes les instances nationales et européennes de la recherche afin de trouver des financements pour poursuivre ses travaux. De l’Institut Necker où se trouve son laboratoire au Jardin des Plantes à Paris, Miroslav Radman nous invite à mieux comprendre ce projet à la fois fou et très sérieux :

« J’étudie comment la vie résiste aux changements en changeant elle-même, et cela concerne le vieillissement, le cancer, l’évolution des espèces » Miroslav Radman.

Production : Lucie Sarfaty

close

Partagez

massa efficitur. venenatis, elementum Aliquam et, leo consectetur leo. Donec mi, amet,
Étiquette : immortalité biologique