Santé cardiovasculaire, atouts des baies rouges et bleues

Santé cardiovasculaire, atouts des baies rouges et bleues

Santé cardiovasculaire, atouts des baies rouges et bleues

Très prisées pour leur goût et leur couleur, les petites baies rouges et bleues intéressent également la communauté scientifique en raison de leur composition. En effet, ces baies renferment des molécules d’intérêt thérapeutique : les anthocyanes ou anthocyanines. Ces dernières appartiennent à la grande famille des polyphénols, des molécules réputées pour leur fort pouvoir antioxydant. Très étudiées ces dernières années, les anthocyanes ont d’ores et déjà révélé de nombreux atouts pour la santé. Les chercheurs leur attribuent notamment une activité anticarcinogénétique, antiangiogénique et antibactérienne, ainsi qu’une action pour protéger le système cardiovasculaire. C’est précisément cet effet protecteur qui a retenu l’attention d’une équipe de chercheurs chinois. Ces derniers ont approfondi les recherches sur les mécanismes d’action des anthocyanes et évalué leur intérêt pour lutter contre certaines maladies cardiovasculaires. Dévoilés en 2016 dans la revue Nutrition & Metabolism1, les résultats de leur étude sont très prometteurs et ouvrent de belles perspectives ! 

1. Prévenir les maladies cardiovasculaires, un enjeu de taille pour les chercheurs

Des chiffres alarmants sur la santé cardiovasculaire

Ces nouveaux résultats s’inscrivent dans un contexte marqué par un nombre croissant d’études sur la santé cardiovasculaire. La raison ? Les maladies cardiovasculaires font partie des premières causes de mortalité au monde. En 2015, l’Organisation Mondiale de la Santé estimait que les pathologies cardiovasculaires étaient responsables de 17,5 millions décès chaque année2. C’est pourquoi les études scientifiques se multiplient pour apporter de nouvelles solutions de prévention et de traitement pour lutter plus efficacement contre ces maladies. A ce titre, les chercheurs chinois se sont intéressés à une maladie cardiovasculaire fréquente : l’athérosclérose. Celle-ci est due à une accumulation de lipides au niveau des artères. En s’agglomérant, les lipides peuvent progressivement former des plaques d’athérosclérose, aussi nommées athéromes3. Affectant la circulation sanguine, ces dernières peuvent également conduire à l’obstruction totale ou à la rupture des artères. Bien que son évolution soit présentée comme lente, cette maladie peut entraîner de graves complications pour la santé. La prévention est ainsi un enjeu de taille pour lutter contre l’athérosclérose. Heureusement, plusieurs pistes sont envisagées par les chercheurs pour limiter l’apparition de cette maladie. Parmi celles-ci, les chercheurs chinois ont évalué l’intérêt des anthocyanes pour limiter les facteurs de risque cardiovasculaire.

De nombreux facteurs de risque cardiovasculaire

Bien qu’une prédisposition génétique puisse expliquer certains cas d’athérosclérose, plusieurs facteurs de risque ont été identifiés. Hypertension, diabète, hyperlipidémie, hypercholestérolémie, obésité, tabagisme, sédentarité… autant de facteurs qui peuvent nuire à la santé cardiovasculaire, en augmentant le risque de développement d’une athérosclérose. L’Organisation Mondiale de la Santé estime que la plupart des maladies cardiovasculaires pourraient être évitées en luttant contre ces facteurs de risque. En plus des campagnes d’information et de prévention, les chercheurs travaillent à l’élaboration de stratégies nutritionnelles et thérapeutiques pour limiter le nombre de cas. Parmi les solutions évaluées par les chercheurs, les anthocyanes pourraient être une piste sérieuse !

2. Des résultats prometteurs lors d’une supplémentation en anthocyanes

Evaluation de l’intérêt des anthocyanes en cas d’hypercholestérolémie

Lors de leur étude menée entre 2008 et 2010, l’équipe de chercheurs a suivi 146 patients, âgés de 40 à 65 ans, atteints d’hypercholestérolémie, c’est-à-dire présentant un excès de cholestérol dans le sang. Pour évaluer les effets d’une supplémentation en anthocyanes, ces patients ont été répartis en deux groupes : un groupe supplémenté en anthocyanes avec un dosage quotidien de 320 mg et un « groupe placebo » consommant des capsules ne contenant pas d’anthocynanes. Au cours de leur étude, les scientifiques ont suivi l’évolution de différents paramètres dont les taux de lipides dans le sang et la présence de marqueurs et molécules inflammatoires. Parmi ces dernières, les chimiokines ont particulièrement retenu l’attention des chercheurs. En effet, ces molécules du système immunitaire sont connues pour être impliquées dans la réaction inflammatoire à l’origine de l’athérosclérose.

Mise en évidence de l’action des anthocyanines sur les chimiokines

Lors de l’analyse des résultats, les chercheurs ont comparé les mesures faites avant le début de l’étude avec les données obtenues après 12 et 24 semaines de supplémentation. Avant la cure, tous les patients présentaient un taux similaire en chimiokines. Après 12 semaines de supplémentation, les concentrations plasmatiques en chimiokines CXCL5 et CXCL8 avaient légèrement diminué chez les sujets prenant des anthocyanes. Ce résultat s’est révélé encore plus significatif à la fin des 24 semaines de supplémentation. Les chercheurs ont en effet constaté une baisse significative des concentrations plasmatiques en de nombreuses chimiokines dont CXCL7, CXCL5, CXCL8, CXCL12, et CCL2. Ces résultats sont très encourageants sachant que les chimiokines sont associées au développement de l’athérosclérose.

D’autres actions bénéfiques des anthocyanines

En plus d’induire une diminution des chimiokines, les anthocyanes pourraient également avoir un impact sur les marqueurs inflammatoires et les paramètres lipidiques. En comparaison au groupe placebo, les sujets supplémentés en anthocyanes présentaient une concentration plus faible en certains marqueurs inflammatoires comme la protéine C-réactive ou l’interleukine 1. De plus, la supplémentation en anthocyanes semble avoir eu un effet positif sur les taux en cholestérol. A l’issue de l’étude, les chercheurs ont en effet observé une amélioration du taux en bon cholestérol (HDL) qui est passé en moyenne de 1,22 mmol/L à 1,37 mmol/L chez les sujets supplémentés. A l’inverse, le taux de mauvais cholestérol (LDL) a baissé chez ces patients. Ce taux est passé en moyenne de 3.36 mmol/L à 3.01 mmol/L. Autant dire que les anthocyanes pourraient devenir des alliés précieux dans la prévention des maladies cardiovasculaires et la lutte contre l’hypercholestérolémie.

Ces nouveaux résultats rejoignent les nombreuses études effectuées sur les anthocyanes, comme en témoigne notre article sur leurs bienfaits paru dès le début des années 2000. Tout laisse à penser que les anthocyanes issues des baies pourraient avoir un effet protecteur pour le système cardiovasculaire. Afin de capitaliser sur leurs bienfaits, des compléments alimentaires ont été spécifiquement formulés pour apporter un concentré d’anthocyanes. Cela est rendu possible grâce à l’utilisation d’un mélange breveté Optiberry®, qui a été obtenu à partir d’un mélange de plusieurs extraits et poudres de baies : airelles, myrtilles, canneberges, fraise, framboises et sureau.

Sources : http://www.nutranews.org
1. Xiandan Zhang, Yanna Zhu, Fenglin Song, Yanling Yao, Fuli Ya, Dan Li, Wenhua Ling, Yan Yang, Effects of purified anthocyanin supplementation on platelet chemokines in hypocholesterolemic individuals: a randomized controlled trial, Nutrition & Metabolism, 2016, 13:86.
2. Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Maladies cardiovasculaires, Aide-mémoire, Janvier 2015.
3. Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Athérosclérose, Dossier réalisé en collaboration avec Xavier Jeunemaitre, Février 2014.

Pour citer cet article : Laure POULIQUEN, "Santé cardiovasculaire, atouts des baies rouges et bleues," in Laure Pouliquen Officiel, 21/03/2017, https://laurepouliquen.fr/sante-cardiovasculaire-atouts-des-baies-rouges-et-bleues/.
Hypertension artérielle, tueuse silencieuse

Hypertension artérielle, tueuse silencieuse

L’hypertension artérielle (HTA) est une affection d’autant plus dangereuse que la plupart du temps, elle ne présente en son début aucun symptôme apparent. Qualifiée de «tueuse silencieuse», elle a des conséquences redoutables sur le cœur, le cerveau, les reins et les vaisseaux en général.

les reins et les vaisseaux

De nombreuses personnes souffrent d’hypertension sans le savoir. Par exemple, en France, on estime qu’au moins 10 millions de personnes auraient intérêt à faire baisser leur pression artérielle au dessous de 140/90 mm Hg :  des chiffres considérés par l’OMS comme étant ceux de la limite supérieure.

Lorsque les premiers symptômes apparaissent, l’hypertension est déjà installée. Quand elle est peu élevée et qu’elle est traitée convenablement, les dangers sont limités. Par contre, quand elle est sévère et non traitée, elle peut entraîner de sérieuses complications.

Sous l’effet d’une tension élevée, les artères et les vaisseaux en général sont menacés.

Une affection trop souvent négligée

On estime que 10 % des Français sont hypertendus mais que seulement 70 à 80 % d’entre eux le savent. Parmi ces derniers, 70 à 80 % sont traités et 60 % sont contrôlés et voient leur tension abaissée grâce aux médicaments et aux mesures d’hygiène. Au total, seul 1 hypertendu sur 3 est correctement traité.

S’il est vrai que le pourcentage des hypertendus passe de moins de 5 % à plus de 50 % chez les retraités, l’hypertension n’est pas seulement l’apanage des 3ème et 4ème âges. Elle peut survenir chez un jeune adulte d’autant plus facilement qu’il fume, qu’il est en surpoids, qu’il a une alimentation déséquilibrée, qu’il ne pratique pas d’activité physique et qu’il mène par ailleurs une vie stressante. L’hypertension peut même toucher des enfants. Dans ce cas, il s’agit d’une hypertension essentielle ou d’une hypertension secondaire liée à une maladie ou à une malformation cardiaque ou rénale.

Prévenir l’hypertension, la dépister et la traiter en temps voulu avant qu’elle n’occasionne des incidents cérébraux, cardiaques ou rénaux, tel est l’objet de cet article qui vise avant tout à nous faire prendre conscience de l’importance de maintenir une pression artérielle dans les normes.

HTA

HTA

Les risques et conséquences

Les risques pour le cœur
Les risques pour les artères et les vaisseaux
• Liens entre Hypertension et athérome, aggravation de l’athérome.
• Mauvais cholestérol, (réciprocité) aggrave l’hypertension
• Lien entre hypertension et diabète, dérèglement du diabète
Risques d’AVC [Accident Vasculaire Cérébral]peut provoquer un coma soudain plus ou moins prolongé dont l’issue peut se montrer fatale. La personne vaque normalement à ses occupations puis, soudain, porte sa main à sa tête et perd connaissance. Le plus souvent, il se produit une paralysie secondaire, souvent unilatérale, ou une «hémiplégie», une paralysie faciale ou bien des troubles de la vue et du langage
L’hypertension est la cause principale de l’attaque cérébrale appelée autrefois «apoplexie»
Les risques pour les yeux : la rétinopathie hypertensive, une altération de la fonction visuelle, voire même une cécité.
Conséquences sur la sexualité : la qualité de l’érection s’en trouve modifiée
Risques pour les reins : insuffisance rénale

Les signes avant-coureurs

Certains symptômes survenant de façon passagère peuvent faire craindre la survenue d’une attaque. 

Difficultés d’élocution (achoppement sur les mots)
Baisses passagères de la vision (trous noirs, images dédoublées)
Engourdissements d’une main ou d’un bras entraînant une maladresse lors de la préhension d’objets
Dérobement à la marche (jambe ou pied insensible)
Déséquilibre obligeant à se retenir à un meuble
Difficultés à la déglutition en buvant ou en mangeant entraînant une fausse route vers la trachée avec un risque de bref étouffement.

Dépister l’hypertension

Comme l’hypertension artérielle débutante ne se traduit pas par des symptômes visibles, elle reste une affection difficile à détecter. Bien que silencieuse, elle n’en reste pas moins dangereuse. Un médecin consciencieux vérifiera toujours les chiffres tensionnels de son patient lors d’une consultation pour quelque motif que ce soit. Mais, il arrive, notamment dans les périodes d’hyperactivité, périodes propices à l’installation de l’HTA, que l’on ne se rende pas régulièrement chez son médecin. Même si on se sent en pleine forme, il faut s’efforcer de faire un bilan de santé de temps en temps

HTA2

HTA2

Traiter

Une hypertension détectée en temps voulue peut toujours être rectifiée par des mesures hygiéno-diététiques, d’où l’importance d’un dépistage précoce ! Lorsque l’hypertension est installée, il existe tout un choix de médicaments permettant de stabiliser les chiffres tensionnels. La réussite du traitement dépend avant tout du parfait respect des ordonnances: il ne faut jamais arrêter un médicament de sa propre initiative.

Contrôler

Les médicaments ne règlent pas tous les problèmes de santé. Une prescription médicamenteuse doit toujours être accompagnée d’un changement de comportement. En se prenant en charge personnellement et en ayant un bon suivi médical, chaque hypertendu pourra bénéficier finalement d’une meilleure espérance de vie.

La tension ou plus exactement la «pression» correspond à la force qu’exerce contre les parois des artères le sang qui y circule.

La pression artérielle s’exprime par 2 chiffres. Le plus fort correspond à la pression maximale ou «systolique» et le plus faible à la pression minimale ou «diastolique». 

De la maximale à la minimale

A chaque battement de cœur, le sang jaillit dans le circuit sanguin et la tension des artères est à son maximum. Après cette phase de contraction appelée «systole», le muscle cardiaque se relâche pour laisser pénétrer le sang dans les ventricules. La pression artérielle est alors à son minimum : il s’agit de la «diastole». Ainsi, à chaque battement de cœur, la pression artérielle passe d’une phase de tension maximale à une phase de tension minimale.

La masse de sang

En dehors de la force des pulsions cardiaques et de la résistance de passage dans les vaisseaux, un autre facteur conditionne la pression artérielle, c’est la masse sanguine qui circule dans les vaisseaux avec une plus ou moins grande fluidité ou «volémie sanguine».

Une tension bien régularisée

Le maintien d’une tension artérielle «normale», permettant d’irriguer tous les tissus de l’organisme, est le résultat d’une adaptation complexe mettant en jeu les pressions artérielles, sympathique, parasympathique et hormono-rénal. Cette adaptabilité permet à l’organisme de gérer certaines situations physiologiques (stress, sommeil, effort, grossesse…) en abaissant ou élevant momentanément la pression sanguine. Lorsque les mécanismes régulateurs ne peuvent plus jouer leur rôle, l’hypo ou l’hyper tension s’installe.

Le rôle des médiateurs

Plusieurs microsubstances agissent en synergie pour assurer la régularisation de la tension. Elles ont un effet vasodilatateur ou au contraire vasoconstricteur. Des analyses sanguines un peu pointues permettent de mettre en évidence certains manques ou excès et de mieux orienter la médication (prostacycline, aldostérone, cortisol, catécholamines, potassium…).

Sodium et potassium

Présents dans les liquides de l’organisme, le sodium et le potassium assurent le maintien de la tension artérielle. Le potassium agissant comme un antagoniste du sodium. La kaliémie (dosage du potassium) peut s’avérer nécessaire pour orienter un traitement afin de prévenir ou traiter des troubles d’ordre cardiaque, rénal ou insulinique. Quant au sodium (excès de sel), il favorise la rétention d’eau, donc l’hypertension.

De «l’hypo» à «l’hyper» tension

L’hypo et l’hyper tension, dans leurs chiffres extrêmes, présentent la même gravité. Lors d’une hémorragie importante ou d’une brûlure profonde et étendue, la pression artérielle s’effondre par insuffisance de la volémie circulante. Une pression à 0 signe le décès. à l’opposé, si la masse sanguine s’accroît (rétention d’eau) ou s’épaissit (surcharge en graisses), la pression  s’élève. Si la minimale dépasse 130 mmHg et que la maximale atteint 250 mmHg, c’est un cas d’urgence.

La tension artérielle augmente de façon naturelle avec l’âge. Une hypertension se définit avant tout par des chiffres tensionnels trop élevés comparés à ceux d’une population témoin de la même tranche d’âge. 

Il n’y a pas d’âge pour avoir de la tension

L’hypertension se rencontre plus fréquemment après 60 ans, toutefois, elle peut survenir à n’importe quel âge de la vie, que l’on soit un homme ou une femme, un enfant, un adolescent ou une personne d’âge mûr. Si l’hypertension est un «mal» qui travaille notre organisme en silence, elle ne se déclare pas non plus brutalement du jour au lendemain.

Le plus souvent, c’est seulement vers 40/50 ans que l’hypertension s’installe notamment à cause d’une mauvaise hygiène de vie (sédentarité, surpoids, tabagisme). Puis c’est vers 50/60 ans que les premières complications apparaissent.

La tension sur 24 heures

La pression artérielle change constamment tout au long de la journée. Elle monte nettement le matin et diminue en fin de matinée. Puis, elle s’élève à nouveau dans l’après-midi pour descendre à un niveau bas dans la nuit. Elle varie également au cours de la journée en fonction de l’activité, des humeurs et  des émotions.

Quelques chiffres :

41 à 50 ansT. Normale: 14/8  – Légère: 15/8,5 – Hypertension: 16/9,5
51 à 60 ansT. Normale 15/8,5 – Légère: 16 /9 – Hypertension: 16,5/9,5
60 ans et plusT. Normale 16 /9 – Légère: 16,5/9,5 – Hypertension: 17/10

il est recommandé de procéder au moins à une mesure tensionnelle par an, voire plus souvent en cas d’hypertension déclarée. Le médecin donnera des conseils hygiéno-diététiques pour tenter de ramener les chiffres tensionnels à la normale : meilleure alimentation, régime amaigrissant en cas de surpoids, activité physique, arrêt du tabac…Puis, au bout de 3 à 6 mois, s’il n’y a aucune amélioration, il prescrira un traitement de première intention.

Si la pression diastolique (minimale) dépasse 130 mm HG et s’accompagne de symptômes ou si la pression systolique (maximale) dépasse 250 mm Hg et s’accompagne également de symptômes, il s’agit de cas d’urgence. Le médecin prescrira un médicament de suite et procédera à des examens pour évaluer les risques immédiats.

Les signes d’alerte

Attention, certains signes peuvent faire craindre un dérèglement de la circulation du sang dans les tissus de l’organisme et une tension trop grande des artères, toutefois ceux-ci peuvent être dus également à un état de stress ou de fatigue.

Les principales manifestations :

• Maux de tête : ils apparaissent le matin au réveil et sont localisés surtout sur le sommet ou derrière la tête
• Troubles de la vision : «mouches qui volent» devant les yeux
Bourdonnements d’oreilles
• Étourdissements
• Saignements de nez
• Crampes musculaires dans les jambes
• Essoufflement
• Envie fréquente d’uriner

Qu’est-ce qu’une véritable hypertension ?

Il n’est pas évident d’obtenir ses «vrais» chiffres du premier coup. Un effort physique précédant la consultation, une digestion difficile ou encore un état anxieux suffisent à faire augmenter les chiffres momentanément. Un patient hypocondriaque qui appréhende le diagnostic du médecin verra sa tension monter pendant la visite médicale.

Le médecin prendra une seconde mesure au bout de quelques minutes, le temps d’adaptation du patient à son contrôle.

L’hypertension essentielle

Elle représente la forme d’hypertension la plus fréquente (95 % des cas). Elle n’a pas de cause organique. Avec une pression minimale de 100 mm Hg, l’hypertension essentielle peut d’ores et déjà avoir des retentissements sur le cœur ou les vaisseaux cérébraux. Avec une pression minimale supérieure à 120 mm Hg, l’hypertension maligne présente de forts retentissements au niveau des artères rétiniennes, cardiaques et rénales.

L’hypertension secondaire

Elle ne représente que 5 % des cas d’hypertension. Elle est la conséquence d’un dysfonctionnement de l’organisme ou peut être occasionnée par des substances médicamenteuses ou des produits à base de réglisse  Pour revenir à des chiffres tensionnels normaux, il faut traiter la maladie responsable ou supprimer les substances hypertensives responsables.

L’hypertension variable

L’hypertension limite dite «labile» peut se constater à tous les âges, avec une pression minimale ne dépassant pas 90 à 95 mm Hg.

À ce stade, elle ne retentit pas sur les vaisseaux. Elle est surtout due à un dérèglement du système sympathique.

Les facteurs à risques

Bien que les facteurs génétiques soit largement impliqués dans la survenue de l’hypertension, de mauvaises habitudes de vie peuvent venir aggraver une hypertension d’origine familiale ou déclencher une hypertension chez quelqu’un de normotendu.

  • • Le surpoids : obésité et hypertension vont souvent de pair.
    • La sédentarité : cause d’obésité mais aussi de dérèglement métabolique (diabète, cholestérol), la sédentarité est un facteur de risque également pour le diabète et les maladies cardio-vasculaires.
    • Le stress : à chaque fois que l’on s’énerve ou que l’on réagit par une forte émotivité, la glande cortico-surrénalienne secrète de l’adrénaline venant diminuer le diamètre des vaisseaux sanguins. Ce phénomène fait monter la tension artérielle et, au niveau local, altère chaque fois la paroi des vaisseaux en créant des lésions

Les femmes et l’hypertension

Les femmes ont un système hormonal qui les protège de l’hypertension et des maladies cardio-vasculaires jusqu’à la ménopause. À cause des nombreux changements hormonaux  qu’elles connaissent, les femmes peuvent développer une hypertension à trois périodes de leur vie : lorsqu’elles sont sous contraception orale, pendant leur grossesse et durant la ménopause. La surveillance gynécologique doit s’accompagner d’un contrôle systématique de la tension.

L’hypertension, le diabète et le cholestérol

Tout comme l’hypertension et le diabète sont des facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires ayant pour conséquence principale de léser les artères.

L’hypertension est aussi un dénominateur commun au diabète dans la mesure où ces deux dérèglements du métabolisme favorisent chacun de leur côté la survenue d’une hypertension. L’association diabète / hypertension étant des plus redoutables.

Les Bonnes mesures à prendre

Dormir suffisamment pour relâcher les tensions accumulées durant la journée. Pour favoriser l’endormissement, se détendre avant d’aller se coucher en ayant recours à une activité relaxante (lecture, musique, bain). Une simple sieste ou une pause de quelques minutes quand on sent les signes du stress apparaître, permet de prévenir les symptômes désobligeants : palpitations, serrement à la gorge, souffle coupé, maux de tête, fatigue et montée tensionnelle.

Réagir positivement aux soucis et aux émotions fortes en cultivant un certain art de vivre.

TABAC

TABAC


Le tabac

Fumer constitue un facteur d’hypertension incontestable. D’une part la nicotine entraîne une augmentation de la tension systolique et diastolique, une importante consommation en oxygène au détriment du cœur et un effet vasoconstricteur des vaisseaux. D’autre part, la fumée de cigarette entraîne une moins bonne oxygénation des tissus et accélère le durcissement des artères en favorisant le risque de thrombose.  La consommation d’un paquet de cigarettes par jour diminue l’espérance de vie de 5 à 6 ans.

En cas d’hypertension, cessez de fumer définitivement en ayant recours à des techniques comme l’auriculothérapie.

Le suivi et les traitements

• Analyses d’urines
• Échographie rénale
• Le bilan sanguin hydro-électrolytique
• Les dosages hormonaux
• L’électrocardiogramme d’effort
• La radiographie thoracique
• Le holter (la mesure ambulatoire de la pression artérielle)
• L’urographie intraveineuse
• L’urographie numérisée
• Le scanner et l’exploration par imagerie de résonance magnétique

Le recours aux médicaments

Pour savoir si l’hypertension doit être traitée par des anti-hypertenseurs, le médecin devra d’abords évaluer s’il s’agit d’une hypertension légère, modérée ou sévère. 

Le choix d’un anti-hypertenseur

Le médecin choisit une catégorie de médicament en fonction du profil de son patient, des contre-indications médicales éventuelles et des médicaments qu’il prend par ailleurs…

Quelques chiffres à retenir :

Le taux de cholestérol sanguin total doit se situer à un taux optimal de 2 g + l’âge. Une personne de 45 ans doit avoir un taux maximal de 2,45 g/l
•  Le taux de HDL ne doit pas être inférieur à 0,45 g/l pour un homme et à 0,55 g/l pour une femme
Le rapport idéal entre le LDL et le HDL doit être inférieur à 3,50 g/l pour un homme et 3,22 g/l pour une femme
Le taux de triglycérides doit se situer en dessous de 1,5 à 2 g/l

Hygiène de vie

En complément médicamenteuse : la phytothérapie, l’oligothérapie
Activité physique quotidienne
• Thermalisme
• Équilibre alimentaire
• Perte de poids
• Davantage de calcium
• Davantage de végétaux
• Davantage de potassium
• Cure d’ail en gélules (l’ail est un hypotenseur actif)
• Arrêt du tabac
• Peu d’alcool
Réduire de façon importante le sel, les aliments salés
• Réduire, voir supprimer les aliments gras
• Bannir le réglisse et tout ce qui est à base de réglisse (boissons, bonbons).

HTA5

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> Lexique de l’hypertension

La première conséquence de l’hypertension est la maladie cardio-vasculaire.

Accident vasculaire cérébral : Rupture ou oblitération d’un vaisseau sanguin du cerveau pouvant entraîner une paralysie temporaire ou permanente d’une partie de l’organisme , la perte de la parole ou la mort.

Angine de poitrine : Douleur paroxystique localisée dans la poitrine symptomatique d’une cardiopathie ischémique. Elle peut être déclenchée par l’émotion, l’effort, le froid ou un repas copieux.

Angioplastie par ballonnet : Insertion dans l’artère coronaire obstruée d’un ballonnet que l’on gonfle pour déboucher l’artère. Elle peut éviter un pontage.

Anévrisme : Fragilisation de la paroi artérielle en forme de sac et présentant un danger de rupture.

Arythmie : Irrégularité du rythme cardiaque qui peut être bénigne ou indiquer une cardiopathie.

Athérosclérose :  Accumulation de graisses dans les parois des artères qui entraîne leur rétrécissement. L’athérosclérose peut être provoquée par un régime déséquilibré et commencer dès l’enfance.

Athérome : Plaques de graisses sur les parois des artères

Caillot : Masse sanguine semi-solide qui peut boucher une artère là ou l’athérosclérose a provoqué de graves lésions, mais aussi être entraînée dans le courant sanguin et venir obstruer une artère de plus faible calibre.

Cardiopathie ischémique : Affection due à une irrigation insuffisante du muscle cardiaque résultant le plus souvent d’un rétrécissement des artères. L’infarctus est une forme grave de cardiopathie ischémique.

Cardiopathie rhumatismale : Lésion des valvules et du muscle cardiaque résultant d’un rhumatisme articulaire aigu, lui-même provoqué par une infection à streptocoques

by DiabeteMag

Liens utiles

• www.centre-hypertension.org
• www.hy-quest.com
• www.mon-hta.com

QUEL TENSIOMÈTRE CHOISIR !
http://www.automesure.com/Pages/tensiometre.htm

auto_mesureHTA

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Pour citer cet article : Laure POULIQUEN, "Hypertension artérielle, tueuse silencieuse," in Laure Pouliquen Officiel, 21/03/2017, https://laurepouliquen.fr/hypertension-arterielle-tueuse-silencieuse/.
L’anxiété et ses conséquences néfastes sur l’organisme

L’anxiété et ses conséquences néfastes sur l’organisme

L’anxiété et ses conséquences néfastes sur l’organisme

L’anxiété peut avoir un sérieux impact sur notre santé, que ce soit de l’angoisse sur le long terme ou à court terme. Face à l’anxiété votre corps peut réagir de différentes manières!

Des problèmes de gorge.

A cause de l’anxiété, votre voix devient grinçante et enrouée, c’est une réaction immédiate face à une situation de stress. Lorsque l’on est anxieux, le corps redistribue ses fluides à des endroits plus essentiels, ce qui provoque un spasme des muscles de la gorge, entraînant un resserrement qui rend la déglutition difficile.

Le foie peut réagir.

Quand le corps subit l’assaut du stress et de l’anxiété, le système surrénal produit beaucoup de cortisol, l’hormone du stress. Cela provoque une plus grande production de glucose par le foie pour fournir de l’énergie en vue du réflexe dit « combat-fuite ». Dans la majorité des cas, cet excès de glucose peut être réabsorbé par le corps sans trop de problèmes, mais pour ceux qui sont prédisposés au diabète, cet excès de glucose pourrait entraîner des effets néfastes sur leur santé.

Des réactions cutanées.

Ces sueurs froides ou ces joues rougies sont un signe immédiat que votre corps réagit à l’anxiété, et cela est dû à des changements dans votre flux sanguin. Lorsqu’il y a de l’angoisse, notre corps se met en mode « combat-fuite », il redirige une plus grande quantité de sang vers les muscles, un réflexe très utile lorsqu’il est nécessaire. Cependant, si cette réaction dure trop longtemps ou qu’elle survient trop souvent, elle peut entraîner diverses réactions cutanées, dont un vieillissement prématuré, une sudation inhabituelle, et même une augmentation des histamines, ce qui peut entraîner des œdèmes. Selon le University of Maryland Medical Center, des épisodes sévères de stress ou d’angoisse peuvent même entraîner des crises d’eczéma.

Une rate hyperactive.

L’anxiété n’affecte pas seulement notre cerveau ou notre cœur. Elle affecte également les organes qui ont une fonction interne comme la rate. Pour fournir plus d’oxygène au corps, la rate sécrète une plus grande quantité de globules rouges et blancs. Dans ce processus de réaction, votre flux sanguin augmente de 300 à 400% en réponse au réflexe « combat-fuite ».

Des muscles tendus.

A cause du stress, le corps se crispe de façon naturelle, ce qui peut taxer les groupes de muscles les plus importants. Le stress ou l’anxiété chronique peuvent exacerber cette tension, ce qui provoque des maux de tête, des épaules raidies, des douleurs au cou et parfois des migraines. Les gens qui ont une angoisse constante ont d’ailleurs plus de risques de souffrir de troubles musculo-squelettiques chroniques.

Après un certain temps, l’anxiété chronique peut avoir un impact sur :

Votre cœur.

Les personnes qui souffrent de stress ou d’inquiétude chronique ont plus de risque d’avoir des problèmes cardiovasculaires à cause de leur rythme cardiaque constamment élevé, de leur hypertension artérielle et de leur surexposition au cortisol. Selon l’American Psychological Association, une exposition prolongée au stress peut aussi provoquer de l’hypertension, des arythmies et un risque plus élevé d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral.

Vos poumons.

Des études ont démontré qu’il y a un lien entre l’anxiété et l’asthme. En effet, les asthmatiques sont plus susceptibles aux crises de panique. Selon une autre étude menée à l’Université de São Paulo, il y aurait également un lien entre désarroi, l’asthme et l’équilibre.

Votre cerveau.

La réaction à la fébrilité la plus marquée est notre réaction psychologique. Le stress et l’anxiété chronique affectent des zones de notre cerveau qui sont responsables de notre mémoire à court et à long terme, en plus d’être impliqués dans certaines réactions chimiques de notre organisme, ce qui peut provoquer certains dérèglements hormonaux. De plus, le stress chronique stimule sans cesse le système nerveux, ce qui, à son tour, peut avoir un impact sur d’autres systèmes de notre organisme en déclenchant des réactions physiques inutilement, ce qui provoque de la fatigue, notamment.

Les personnes qui souffrent d’anxiété ont très souvent du mal à s’endormir, principalement parce qu’elles ressassent sans cesse leurs inquiétudes. Selon des données de la Anxiety and Depression Association of America, 54% des gens affirment que le stress et l’anxiété les empêchent de trouver le sommeil, et de ce nombre, 50% des hommes et 40% des femmes affirment que cela a affecté leur niveau de concentration le lendemain.

Votre système immunitaire.

L’exposition au stress et à l’anxiété peut avoir un effet néfaste sur votre système immunitaire, celui-ci est affaibli, voire supprimé, à cause du réflexe « combat-fuite ». Des études ont également prouvé qu’en cas de stress, vous êtes plus susceptible d’attraper un rhume en plus d’être plus vulnérable aux infections et aux inflammations.

Votre système digestif.

Lorsque votre corps réagit à l’anxiété, il ne régule pas adéquatement les fonctions digestives. Un stress chronique ou aigu peut également avoir des effets sur le long terme sur vos intestins et sur les substances nutritives qu’ils absorbent, ce qui peut causer un reflux gastrique, des ballonnements, la diarrhée et parfois même la perte complète du contrôle intestinal. Un stress ou une anxiété sur le long terme peut aussi avoir un impact sur votre métabolisme, ce qui peut provoquer une prise de poids qui peut aller jusqu’à l’obésité.

Une étude a indiqué que la sécrétion constante de cortisol pouvait provoquer une perte de sensibilité à l’insuline, tandis qu’une autre étude a quant à elle établi un lien, chez les adultes, entre l’angoisse et la présence d’ulcères diagnostiqués par un médecin.

Source : Le HuffPost | Par Lindsay Holmes

Pour citer cet article : Laure POULIQUEN, "L’anxiété et ses conséquences néfastes sur l’organisme," in Laure Pouliquen Officiel, 09/02/2017, https://laurepouliquen.fr/lanxiete-et-ses-consequences-nefastes-sur-lorganisme/.

 

L’obésité peut abréger la vie de huit ans

L’obésité peut abréger la vie de huit ans

L’obésité peut abréger la vie de huit ans :
calculez votre indice de masse corporelle (IMC)

L’obésité et l’obésité sévère sont susceptibles de faire perdre jusqu’à huit ans d’espérance de vie et jusqu’à 19 années de vie en bonne santé aux personnes concernées, selon une étude publiée le 7 août 2015

Conduite par le Dr Steven Grover de l’université McGill (Montréal) et publiée dans la revue spécialisée, The Lancet Diabetes & Endocrinology, cette étude est issue d’une modélisation mathématique, à partir d’une vaste base de données américaine (la «NHANES» 2003-2010) englobant des milliers d’adultes, âgés de 20 à 79 ans.

Les résultats sont clairs : plus un individu est en surpoids jeune, plus le retentissement sur sa santé sera important, selon le médecin épidémiologiste.

AVC, diabète, infarctus

L’étude montre que l’obésité est associée à un risque accru de développer des maladies cardiovasculaires, incluant les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ainsi qu’un diabète, qui vont, en moyenne, considérablement réduire l’espérance de vie et les années de vie en bonne santé, par comparaison avec les personnes de poids normal, commente le Dr Steven Grover.

L’excès de poids est défini en fonction d’un indice de masse corporel élevé (IMC: poids divisé par la taille au carré) : le surpoids correspond à un IMC de 25 ou plus, l’obésité à un IMC égal ou supérieur à 30 et l’obésité sévère à un IMC supérieur à 35.

Les cas d’obésité ont doublé depuis 1980

Les gens en surpoids perdent entre 0 et 3 ans d’espérance de vie, selon l’étude. Les obèses (IMC de 25 à 30) entre un et six ans, tandis que les grands obèses perdent entre une et huit années d’espérance de vie.

Le temps de «vie en bonne santé» perdu peut atteindre environ 19 ans chez les hommes et les femmes très obèses.

L’étude a pris en compte le diabète et les maladies cardiovasculaires, mais pas d’autres pathologies (cancers, problèmes respiratoires..) pouvant également être liées à l’obésité chronique.

Selon l’OMS, le nombre de cas d’obésité a doublé depuis 1980. Le surpoids concerne 1,4 milliard de personnes de 20 ans et plus, parmi lesquelles plus de 200 millions d’hommes et près 300 millions de femmes sont obèses.

source : sudinfo.be/

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Les textiles intelligents qui surveillent  votre santé

Les textiles intelligents qui surveillent votre santé

 Les textiles intelligents qui surveillent votre santé

Des avancées spectaculaires sont faites en matière de textiles intelligents. Objectif ? Une surveillance médicale optimisée et personnalisée qui pourrait sauver de nombreuses vies.

 Surveillance des constantes biomédicales

Les textiles intelligents seraient désormais « capables de capter des informations biomédicales sur les personnes qui les portent et de les transmettre » par des communications sans fil à des centres de secours ou à des programmes d’analyse, selon les chercheurs de la Faculté des sciences et du Centre d’optique, photonique et laser de l’université.Mieux, dans quelques années, de nombreuses applications seraient possibles selon eux, dont la majeure partie à des fins médicales ; même si des enfants, enlevés ou perdus, pourraient être rapidement localisés grâce à ces vêtements bourrés de capteurs, a expliqué Jeff Viens, directeur chargé du transfert technologique.

« Les textiles ont plusieurs fonctionnalités » et, en passant les informations par l’intermédiaire d’internet, les vêtements vont devenir « une plateforme de communication et un relais d’information », a-t-il ajouté.

Vêtements connectés


Représentation du système de collecte et d’envoi des données biomédicales à partir d’un textile connecté. SENSOR

Une application possible sera le relais d’un trouble du rythme cardiaque permettant d’alerter les secours quand une personne, en plein sommeil, souffre d’un infarctus. » – Jeff Viens
L’équipe de recherche dirigée par le professeur Younès Messaddeq a mis au point cette « fibre textile en superposant plusieurs couches de cuivre, de polymères, de verre et d’argent ».La fibre, avec un rôle à la fois de capteur et d’antenne, est « résistante et malléable et peut être tissée avec de la laine ou du coton », a indiqué l’université Laval en notant que les vêtements pourraient « capter différents types d’informations » comme le taux de glucose, l’activité cérébrale ou analyser « les mouvements et les coordonnées spatiales ».
Encore des défis techniques à relever
Plusieurs défis techniques restent à régler avant de voir ces vêtements intelligents dans le commerce, comme la connexion du textile à un réseau sans fil ou « régler la question de l’alimentation électrique », a indiqué Younès Messaddeq.
Dernier point, et non des moindres, « il faudra s’assurer que le textile est lavable et qu’il résiste aux produits contenus dans les détergents », selon ce professeur.

Par Sciences et Avenir avec AFP

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Pourquoi les animaux n’ont pas d’attaque cardiaque, les hommes si !

Pourquoi les animaux n’ont pas d’attaque cardiaque, les hommes si !

Pourquoi les animaux n’ont pas d’attaque cardiaque, les hommes si !

Prévention naturelle des troubles de la circulation sanguine, des infarctus, des accidents vasculaires cérébraux, des altérations des vaisseaux sanguins en cas de diabète, de l’hypertension, de l’insuffisance cardiaque, des troubles du rythme cardiaque et de bien d’autres problèmes de l’appareil circulatoire.

Vers les années 90 le Dr Rath jette les bases d’une nouvelle compréhension de la naissance, l’existence et la disparition des maladies dites de civilisation, sur la liste desquelles se trouvent le cancer, les maladies cardiovasculaires, le diabète ainsi que beaucoup d’autres maladies de dégénérescence cellulaire. Dans son livre «Pourquoi les animaux n’ont pas d’attaque cardiaque … mais les hommes si!», le Dr Rath démontre que la «principale cause des maladies coronariennes et des autres affections dues à des dépôts d’athéromes réside dans une carence chronique en vitamines et nutriments essentiels dans les cellules des parois vasculaires».

Au premier rang de ces super nutriments se trouve la VITAMINE C. Elle est effet associée à toutes les réactions biochimiques de l’organisme et en constitue la base principale. Plusieurs études et scientifiques ont confirmé les travaux et recherches du Dr Rath et certains les ont même expérimentés. Plusieurs témoignages sur les guérisons ont été faits et diffusés et plusieurs instituts de recherche, ainsi que des professionnels de la santé ont été informés des spectaculaires résultats. Et pourtant, à ce jour, aucun média grand public n’a diffusé cette information. Les cardiologues traditionnels continuent à expliquer à leurs patients qu’il n’existe aucun lien entre la vitamine C et les maladies coronariennes, qu’il est inutile de consommer des doses de vitamine C supérieures aux fameux AJR ou AQR (apports journaliers recommandés) fixés par pays (110 mg pour la France), comme si les allemands étaient différents physiologiquement des français, des espagnols, des italiens ou des néerlandais. Et pourtant personne n’a jamais pu prouver scientifiquement que les doses élevées que préconisent le Dr Rath dans le livre «Pourquoi les animaux n’ont pas d’attaque cardiaque … mais les hommes si» ne servent à rien ! Dans cet ouvrage, le Dr Rath prouve justement qu’il y a une corrélation positive entre la prise de grande quantité de vitamine C et la disparition des maladies et en particulier les maladies coronariennes .

Il se base sur le cas des animaux : «nous savons aujourd’hui , écrit le Dr Rath, que les animaux n’ont pas d’infarctus parce que contrairement aux hommes-leur organisme produit la vitamine C»

L’ouvrage ci-dessous documente la percée scientifique permettant de mettre fin aux maladies cardio-vasculaires.

Ce n’est pas un taux trop élevé de cholestérol, mais des parois artérielles fragilisées qui sont la principale cause des maladies cardio-vasculaires. Cette découverte a permis, pour la première fois, de comprendre pourquoi des millions de personnes font des infarctus du myocarde, mais pas d’infarctus du nez ou des oreilles.

Dans ce livre, le Docteur Mathias Rath, dernier étroit collaborateur scientifique de Linus Pauling, double Prix Nobel aujourd’hui décédé, résume ses découvertes médicales révolutionnaires dans un langage scientifique accessible à tous. Le livre du Dr Rath a déjà été traduit dans toutes les langues les plus parlées et lu par des millions de personnes. Nombreux sont ceux qui ont immédiatement tiré profit de ces découvertes révolutionnaires pour améliorer leur état de santé.

Avec la publication on-line de cet ouvrage capital, le Dr Rath fait maintenant un pas supplémentaire pour sauver des millions de vies humaines. Si vous avez déjà lu ce livre, vous considèrerez l’objectif du Dr Rath « La santé pour tous d’ici 2020 » comme étant réaliste et réalisable.

Pour citer cet article : Laure POULIQUEN, "Pourquoi les animaux n’ont pas d’attaque cardiaque, les hommes si !," in Laure Pouliquen Officiel, 14/03/2015, https://laurepouliquen.fr/pourquoi-les-animaux-nont-pas-dattaque-cardiaque-les-hommes-si/.
Une capsule révolutionnaire développée par Google X Lab vous préviendra dès l’apparition d’une maladie dans votre organisme

Une capsule révolutionnaire développée par Google X Lab vous préviendra dès l’apparition d’une maladie dans votre organisme

Dans le Google X Lab, son complexe top secret, Google planche sur des inventions futuristes et révolutionnaires.Le géant du multimédia Google étend encore un peu plus son empire. C’est dans le secteur de la médecine que la société s’illustre désormais, en développant une pilule capable de détecter les premiers signes de cancer, de crise cardiaque ou d’autres maladies. Vous serez bientôt gardé(e) en bonne santé à l’aide d’une simple capsule magnétique !

Google est actuellement en train de réaliser une pilule minuscule capable d’identifier vos maladies avant qu’elles ne deviennent un problème. Cet appareil contient des particules magnétiques à peu près 10 000 fois plus petites que l’épaisseur d’un cheveu humain. Elles possèdent des anticorps et des protéines qui peuvent détecter la présence de molécules « biomarquées » à l’intérieur du corps, celles qui indiquent par exemple un cancer ou une attaque imminente. « L’idée est simple. Vous avalez la pilule et c’est tout », explique Andrew Condrad, chef du département sciences au laboratoire de recherche [inlinetweet prefix= »Google X Lab » tweeter= »Google X Lab » suffix= »Google « ]Google X Lab[/inlinetweet]. « Elle voyage ensuite à travers votre corps et vu que les noyaux des particules sont magnétiques, vous pouvez leur demander n’importe quand ce qu’elles voient. »

Andrew estime que ces particules fonctionnent de la même manière que si l’on envoyait des milliers de médecins à l’intérieur d’une ville pour qu’ils visitent un à un les patients et diagnostiquer leurs problèmes. « Si vous regardez votre poignet, vous pouvez voir les veines les plus proches de la peau. En posant un aimant à cet endroit, vous pouvez piéger les nanoparticules. » L’appareil qui se porte au poignet fonctionne comme une montre connectée et sert à lire en permanence ce que les particules ont détecté au cours de leur voyage dans votre circuit sanguin. « On leur demande : qu’avez-vous vu ? Avez-vous trouvé un cancer ? Avez-vous vu quelque chose ressemblant à une zone fragile prédisant une attaque cardiaque ? Avez-vous vu un taux élevé de sodium ? »

particule-sanguine

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Crédit Photo : http://www.nanobusiness.fi/

Le système, connu sous le nom de « plateforme à nanoparticules » est la dernière percée de Google dans le marché très lucratif de la santé, qui représente environ 10 % du budget dépensé par les différentes nations. En France, la santé s’est élevée à 175 milliards d’euros. C’est un pas qui s’éloigne de la médecine réactive, celle qui traite les maladies une fois qu’elles sont devenues assez sérieuses pour causer des symptômes aux patients, les poussant à se rendre chez le docteur. C’est donc un pas vers la médecine préventive, qui agit bien plus tôt, réduisant grandement les risques. Cette nouvelle méthode de prédiction va nécessiter de nouvelles façons de surveiller la santé normale des individus de telle sorte que les changements, même mineurs, puissent être détectés. La ligne d’action de Google va dans ce sens.

Pour le moment, les travaux en sont à leurs débuts. Les chercheurs n’ont pas encore découvert combien de nanoparticules seraient requises pour rendre ce système efficace. Il reste également à développer la couche de protection qui permettra à ces minuscules sondes de se lier à des cellules pour détecter les problèmes. La nouvelle a été rendue publique pour que Google trouve des partenaires afin de pousser la technologie plus loin. Andrew assure que la société américaine ne dirigerait pas la technologie et n’aurait pas accès aux données des patients récoltées par les particules. Une déclaration rassurante au vu des polémiques qui ont ébranlé la marque ces derniers temps. Seuls les médecins, les hôpitaux et les entreprises d’équipement médical pourraient utiliser ces pilules.

Les nanotechnologies représentent un nouveau champ de recherche au sein de la médecine. Elle promet de garantir la santé des patients mais comporte également des risques pour l’individu et l’environnement si ce n’est pas bien contrôlé. Cela pourrait avoir des conséquences involontaires sur le corps et même au-delà. Les applications médicales liées aux nouvelles techniques de diagnostic sont très régulées et Google pourrait se retrouver face à de sérieux casse-têtes pour prouver la sécurité et l’efficacité de sa plateforme à nanoparticules. En admettant qu’une société médicale souhaite utiliser la technologie, il ne faut pas attendre à voir ces pilules dans nos vaisseaux sanguins avant 5 ans. Ce n’est pas sans espoir pourtant, car l’une des précédentes innovations du Google X Lab, une lentille capable de contrôler le diabète, a été autorisée en juillet 2014.

Le projet de pilule intelligente est vraiment impressionnant ! Bravo aux scientifiques qui travaillent sur cette innovation sans précédent. A la rédaction, certains sont impatients de tester ce produit tandis que d’autres ont un peu peur d’abriter dans leur corps une myriade de petits objets électroniques. Toutefois, on ne peut s’empêcher d’imaginer l’homme du futur toujours en pleine forme et jamais malade, protégé par ces particules. Ça fait rêver ! Seriez-vous prêt à utiliser cette pilule intelligente si elle vous prévient du moindre développement de maladie dans votre organisme ?

TRISTAN BLANCHARD
SOURCE :  THE GUARDIAN et  Dailygeekshow.com/

 

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