L'intelligence artificielle de Google peut déceler les cellules cancéreuses de la prostate avec une précision de 70%

L'intelligence artificielle de Google peut déceler les cellules cancéreuses de la prostate avec une précision de 70%

L'intelligence artificielle de Google peut déceler les cellules cancéreuses de la prostate avec une précision de 70%

Ci-contre : le siège de Google à Londres, au 6 Pancras Square. 11 octobre 2018.

Crédit d'image: Paul Sawers / VentureBeat
Selon le National Cancer Institute , environ un homme sur neuf aux États-Unis va développer un cancer de la prostate au cours de sa vie , et plus de 2,9 millions de patients chez qui un tel diagnostic a été diagnostiqué sont toujours vivants. Et du point de vue du traitement, cela a tendance à être problématique - le cancer de la prostate est souvent non agressif, ce qui rend difficile de déterminer quelles procédures, le cas échéant, pourraient être nécessaires.

Google a fait des progrès dans le diagnostic, encourageant, à l'aide de l'intelligence artificielle (IA). Dans un article (" Développement et validation d'un algorithme d'apprentissage en profondeur pour améliorer le score de Gleason du cancer de la prostate de Gleason ") et un article de blog qui les accompagne , les chercheurs de Google AI décrivent un système utilisant le score de Gleason, un système de classification qui classe les cellules cancéreuses en fonction de elles ressemblent aux glandes prostatiques normales - pour détecter des masses problématiques dans des échantillons.

 
Selon le responsable technique Martin Stumpe et le chef de produit Google AI Healthcare Craig Mermel, l'objectif était de développer une intelligence artificielle capable d'effectuer le classement de Gleason de manière objective - et précise. Les études montrent que les pathologistes humains sont en désaccord sur les notes jusqu'à 53%.

«Nous avons développé un système d'apprentissage en profondeur (DLS) qui reflète le flux de travail d'un pathologiste en classant d'abord chaque région d'une diapositive en un motif de Gleason, les motifs inférieurs correspondant à des tumeurs ressemblant davantage aux glandes de la prostate normales», ont-ils écrit. «Plus le groupe d'âge est élevé, plus le risque de progression du cancer est grand et plus le patient bénéficiera du traitement.»

gleasons

Ci-contre : exemples de motifs de Gleason.

Les chercheurs ont mis au point le modèle d'Intelligence artificielle en recueillant tout d'abord des images anonymisées d'échantillons de prostatectomie, qui, selon eux, contiennent une quantité et une diversité de cancers de la prostate plus grandes que les biopsies à l'aiguille. Un groupe de 32 pathologistes généralistes a fourni des annotations des motifs de Gleason (ce qui a généré plus de 112 millions de patchs d'image annotés) et une note globale de groupe de Gleason pour chaque image. Afin d'atténuer la variabilité, chaque lame a été notée indépendamment par 3 à 5 pathologistes d'une cohorte de 29, en plus d'un pathologiste génito-urinaire .

Les résultats étaient prometteurs. Lors des tests, le modèle d'intelligence artificielle a atteint une précision globale de 70%, dépassant les 61% atteints par les pathologistes certifiés par le conseil d'administration américains ayant participé à l'étude. En outre, il a obtenu de meilleurs résultats que huit des dix pathologistes individuels «performants» qui ont évalué la diapositive de la série de validation, et ont mieux identifié les patients présentant un risque plus élevé de récidive de la maladie après la chirurgie. Enfin, il a permis de caractériser les tissus qui se trouvaient à cheval entre deux motifs de Gleason - par exemple, le motif de Gleason 3.3 ou 3.7, entre 3 et 4.

Les travaux futurs examineront comment le système pourrait être intégré aux flux de travail de diagnostic des pathologistes; comment cela pourrait-il être adapté pour travailler sur des biopsies de diagnostic de carottes d'aiguilles; et son impact global sur «l'efficacité, la précision et les capacités pronostiques». Les chercheurs préviennent cependant que sa précision devrait être améliorée avec des données de formation supplémentaires.

«Il reste encore beaucoup à faire avant de pouvoir utiliser des systèmes tels que notre système DLS pour améliorer les soins des patients atteints d'un cancer de la prostate», ont écrit Stumpe et Mermel. «Néanmoins, nous sommes enthousiasmés par le potentiel de telles technologies pour améliorer de manière significative le diagnostic du cancer et les soins aux patients.»

Google et Deepmind, sa filiale de recherche sur l'IA, sont impliqués dans plusieurs projets d'IA liés à la santé, notamment un  essai en cours  au département américain des Anciens Combattants qui cherche à prédire quand la situation des patients se détériorera pendant un séjour à l'hôpital. Auparavant, Deepmind s'était associé au National Health Service du  Royaume-Uni  pour développer un algorithme permettant de  rechercher les premiers signes de cécité et d'améliorer la détection du cancer du sein en appliquant l'apprentissage automatique à la mammographie.

source : KYLE WIGGERS - 

Silicon Valley comes to Paris, un événement exceptionnel

Silicon Valley comes to Paris, un événement exceptionnel

Silicon Valley comes to Paris le 19 janvier 2018 à l'IPGG-ESPCI Paris 5ème

THÈME 2018 : REPOUSSER LES FRONTIÈRES DE LA RECHERCHE MÉDICALE

SILICON_VALLEY_photo by Laure POULIQUEN - 19.01.2018

J'ai eu l’honneur et le privilège d’assister à cet événement exceptionnel sur l'invitation de Mme Catherine Hartog (Chpconsult) que je remercie.

Cette journée m'a permis de découvrir d'autres chercheurs (en sus de ceux, nombreux, que j'ai déjà côtoyés) à la pointe de l'innovation dans le domaine de la santé et des sciences, des thèmes qui me passionnent et pour lesquels je tente de sensibiliser mes lecteurs.

Je tenais par ailleurs à féliciter l'ESCPI pour son professionnalisme et pour la qualité de ses intervenants, grands acteurs de l'innovation.

Il s'agit de la première édition d’un événement placé sous le haut patronage de Mr Emmanuel Macron, Président de la République, "Silicon Valley comes to Paris" a réuni les acteurs de la Silicon Valley et fleuron de la recherche scientifique autour de thématiques qui portent la recherche et l’innovation du futur.

Cet événement fût riche en informations et échanges de haut niveau, sont intervenus les plus grands noms de la Silicon Valley qui ont débattu des prochaines étapes de la recherche disruptive et de ses applications dans le domaine de la santé. Des start- up innovantes étaient également présentes.

Les mots-clefs à retenir de cet événement exceptionnel : L'INNOVATION DISRUPTIVE (1), la RECHERCHE DU FUTUR et L'INNOVATION DU FUTUR

(1) "Être disruptif, c'est être pionnier dans son domaine"

Mise en opposition avec l'innovation dite « classique », l'innovation disruptive rompt totalement avec les anciens schémas et arrive là où personne ne l'attend, tout en créant un phénomène de masse.

L’ESPCI Paris a pris l’initiative de convier des personnalités emblématiques de la Silicon Valley afin de leur présenter des travaux scientifiques prometteurs ainsi que des start-up de haute technologie. La Silicon Valley incarne la créativité scientifique, le goût de la création d’entreprises, la passion pour les technologies. Les inventions nées dans les laboratoires de Stanford, Berkeley ou Caltech ont transformé le monde et continuent de modifier chaque jour notre vie quotidienne. Les chercheurs parisiens se sont eux aussi engagés dans de semblables aventures.

Des chercheurs tels que Marie Curie, Frédéric Joliot-Curie ou Georges Charpak ont consacré leur vie à la science et à l’innovation au cœur de Paris. Leurs recherches ont révolutionné l’imagerie et les thérapies médicales.

Depuis 1882 l'ESPCI Paris a réussi à allier l’excellence scientifique avec la réussite entrepreneuriale, rejoignant l’esprit pionnier de la Silicon Valley. Avec une histoire riche de 6 prix « Nobel » et 522 enseignants-chercheurs répartis dans
neuf unités de recherche, l’ESPCI Paris encourage l’interdisciplinarité et le dialogue entre sciences fondamentales et appliquées.

 

Présentation des intervenants de renommée mondiale

Chercheurs, industriels, scientifiques, investisseurs, l'Evènement a été l'occasion de rassembler tous les acteurs de l’innovation autour de figures phares de la scène internationale.

Paris, forte d’une tradition universitaire de plus de sept siècles, est réputée pour l’excellence de sa recherche. La Montagne Sainte-Geneviève est l’un des territoires scientifiques les plus denses au monde. La capitale accueille le plus grand incubateur de startup au monde. Ces deux univers ont tout à gagner à multiplier les échanges et les rencontres pour s’enrichir mutuellement.

La recherche a une place prédominante à l’ESPCI Paris depuis sa fondation. L’Ecole abrite 9 unités mixtes de recherche, toutes associées au CNRS, opérant aux frontières des connaissances scientifiques et du savoir-faire expérimental. Elles couvrent un éventail de domaines, de la Science de l'environnement à l’imagerie biomédicale, de la neurobiologie à la microfluidique, de la matière molle à la Physique Quantique , des colloïdes au prototypage industriel.

 La recherche à l’ESPCI Paris a rassemblé environ 550 personnes, dont 300 chercheurs et enseignants-chercheurs et environ 200 doctorants répartis dans 9 UMR associées au CNRS. Riche d’une production scientifique d’environ 400-450 publications par an, l’ESCPI génère plus d’un brevet par semaine et 2 ou 3 start-up sont créées chaque année depuis 10 ans.

La Silicon Valley et la science parisienne partagent des valeurs communes tout en restant riches de leurs différences. La « Valley », avec ses 6 000 entreprises de haute technologie, a donné naissance à des empires, tels que les « GAFA » (Google, Apple, Facebook, Amazon) créés par des trentenaires. Les universités y sont dotées de moyens financiers considérables.

IPGG - Institut Pierre-Gilles de Gennes -
ESPCI - (École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris) -
PSL - (Paris Sciences & Lettres)

TROIS CHERCHEURS DE L’ESPCI SONT INTERVENUS AU COURS DE L’APRÈS-MIDI :

LA MÉDECINE DE DEMAIN
À L’ESPCI PARIS

1 - Karim BENCHENANE (responsable de l'unité mémoire, oscillations et état de vigilance (ESCPI PARIS, CNRS)

L’objectif de l’équipe des MOBS , dirigée par Karim BENCHENAME depuis 2012, est d’étudier les états du cerveau et leurs modes oscillants associés.

Plus précisément, l'objectif est de comprendre l’origine et la régulation des nombreux états différents qui peuvent être observés pendant l’éveil et le sommeil et en particulier leur rôle dans le traitement de la mémoire. Ceci est réalisé en utilisant l’électrophysiologie chez des souris en mouvement libre in vivo et en tranche ex vivo, les deux approches étant associées à des outils opto-génétiques.
Des interfaces cerveau-machine sont également utilisées pour manipuler la mémoire durant l’éveil et pendant le sommeil.

L'équipe étudie actuellement quatre sujets différents :

    • D’abord, l'équipe de Karim Benchename a l'intention d’utiliser l'interface cerveau-machine récemment développée pour étudier et manipuler des souvenirs d’expérience aversive pendant le sommeil.
    • Cette équipe a également l'intention d’étudier le rôle de l’oscillation 4Hz dans le cortex préfrontal lors du conditionnement de la peur
    • Elle développe une interface cerveau-machine pour manipuler les oscillations lentes pendant le sommeil
    • Elle enquête sur le rôle du contrôle cortical de VLPO sur la régulation du sommeil avec des techniques électrophysiologiques ex vivo et in vivo associées à des outils opto-génétique
Karim BENCHENAME MEMORY

Modifier les souvenirs pendant le sommeil pourrait réduire les traumatismes associés aux mauvais souvenirs

Les cerveaux privés de sommeil peuvent être endormis et éveillés en même temps

En 2015, le Dr Karim Benchenane du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) à Paris, en France, et ses collègues ont démontré pour la première fois que de faux souvenirs pouvaient être créés chez la souris pendant leur sommeil. L'équipe a ciblé les cellules nerveuses, ou neurones, dans le cerveau qui s'enflamment lorsque l'animal est ou pense être dans un endroit précis - les «cellules de place» qui fournissent aux rongeurs et aux personnes une carte interne.

«Lorsque vous stimulez des parties du cerveau associées à une récompense pendant le sommeil, c'est comme si l'animal recevait une énorme récompense dans le monde physique. Nous pouvons faire croire à l'animal qu'il reçoit une récompense dans un endroit particulier de l'environnement », explique le Dr Benchenane. «Cela signifie que lorsque les cellules du lieu se déclenchent dans le sommeil, elles transmettent toujours des informations spatiales.

Traumatique

Maintenant, le Dr Benchenane espère s'appuyer sur ce travail en utilisant une technique similaire pour modifier les souvenirs négatifs associés aux événements traumatiques chez la souris, dans le cadre d'un projet appelé MNEMOSYNE, financé par le Conseil Européen de la Recherche [CER] .

«Nous voulons utiliser la réactivation pendant le sommeil pour traiter les pathologies associées à la peur ou à l'anxiété, comme le syndrome de stress post-traumatique», a déclaré le Dr Benchenane.

 L'idée est d'ajouter des pensées positives aux mauvais souvenirs.
Karim BENCHENAME

L’inception, science-fiction ou réalité ? | Karim Benchenane | TEDxParis

Peut-on réellement implanter des souvenirs de manière artificielle chez un individu à son insu, pendant qu’il dort ? Découvrez les travaux extraordinaires de Karim Benchenane sur la manipulation des rêves et les applications qui vont en découler. Jeune chercheur entré au CNRS en 2010, le Docteur Karim Benchenane est, depuis 2013, responsable de l’équipe “Memory, Oscillations and Brain states” au sein de l’unité Plasticité du Cerveau à l’ESPCI-ParisTech.

Ses recherches concernent l’influence des différents états de vigilance et des oscillations cérébrales dans le traitement des informations et leurs mémorisations. S’intéressant tout particulièrement au rôle du sommeil dans la consolidation de la mémoire, il utilise pour cela des enregistrements électrophysiologiques extracellulaires sur des rongeurs.

  • 2 - Jérôme BIBETTE professeur agrégé de physique

Jérôme BIBETTE est professeur agrégé de physique en France et a obtenu son doctorat à l'Université de Bordeaux en 1990. Professeur à l'Université de Bordeaux, il a étudié la synthèse, la thermodynamique, la rhéologie et les instabilités des colloïdes. et des émulsions.[/box]Il est ensuite nommé professeur à l'ESPCI en 2000.

De nombreux développements industriels dans les domaines pharmaceutique, cosmétique et médical sont basés sur ses recherches. Jérôme Bibette a également démarré plusieurs activités dans les biotechnologies : Ademtech, RainDance Technologies et Capsum. Il est membre du comité de pilotage de la chaire «Science des matériaux Michelin-ESPCI», l'Institut Universitaire de France depuis 1994, et a été récompensé par la médaille d'argent du CNRS en chimie en 2000.

Il est l'auteur de plus de 120 publications et détient 35 brevets.

  • COLLOÏDES ET BIOTECHNOLOGIES

    Le principe repose sur l'aptitude de certains colloïdes magnétiques, à la fois suffisamment petits et susceptibles, à former rapidement des lignes réversibles sous champ. Cette solution colloïdale change de couleur sous l'action d'un champ magnétique, conséquence de la diffraction des chaînes auto assemblées.

    Si les particules sont greffées par un anticorps, alors en présence de l'antigène spécifique capable de ponter deux anticorps, les lignes peuvent devenir permanentes et quasi irréversibles. Nous discuterons comment la persistance des lignes peut révéler de manière très sensible la quantité d'antigène introduite, et pourquoi la force magnétique imposée à chaque colloïde peut accélérer la complexation antigène anticorps.

    https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/colloides_et_biotechnologies.1311
    Auteur : BIBETTE Jérôme

Laboratoire Colloïdes et Matériaux Divisés

 
Le Laboratoire Colloïdes et Matériaux Divisés de l’Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielles de la ville de Paris, né en 2001 et situé dans le quartier latin sur la montagne sainte Geneviève, est intégré dans ce grand réseau scientifique du cœur parisien.
Ce laboratoire a construit ses axes de recherche avec comme point de départ la physique et la chimie des colloïdes et de leur interfaces. Ainsi, la science des émulsions a été revisitée avec des outils modernes telle que la technologie microfluidique. Les colloïdes magnétiques submicroniques ont été l'objet de nombreux travaux révélant leurs propriétés physiques et leurs applications uniques aux biotechnologies et à la biophysique.
Aujourd’hui, le laboratoire découvre, invente et innove aux croisements des disciplines entre chimie, physique et biologie. Il créée de nouvelles approches et de nouveaux matériaux pour la biologie, il revisite des procédés anciens de fabrication de matériaux pour les moderniser et se passionne tout autant par les recherches et développements qui émanent de ses spin off.
ESPCI - Responsable : Jérôme Bibette

Les mille promesses de la microfluidique

La microfluidique : sous ce nom barbare se cache une science à la fois pointue et protéiforme, aussi circonscrite quant à son objet - l'étude des écoulements de fluides aux échelles micrométriques (de l'ordre du millième de millimètre) - qu'étendue et diversifiée pour ce qui est de ses applications.

 En 2001, la « Technology Review " du MIT  la classait déjà parmi les « dix techniques émergentes qui vont changer le monde ». Treize ans plus tard, sa notoriété reste toute relative passé la porte des laboratoires. Et pourtant, cette discipline est bel et bien en train de s'immiscer toujours plus étroitement dans notre vie : nous lui devons aussi bien l'encre électronique de nos liseuses Kindle que la possibilité de réaliser un test de grossesse à partir d'un échantillon d'urine !
En savoir plus sur Les Echos
  • 3 - Mickaël TANTER (responsable de l'unité physique des ondes pour la médecine (ESPCI PARIS, INSERM)
 Mickaël TANTER est directeur de l’unité Physique des ondes pour la médecine (unité 979 Inserm/CNRS/ESPCI/Université Denis Diderot/Université Pierre et Maris Curie) et directeur adjoint de l’Institut Langevin à Paris. Il a reçu le prix Opecst-Inserm en 2014

Une équipe de ses équipes l’Institut Langevin (ESPCI, CNRS, Inserm) vient de franchir une étape déterminante vers l’imagerie médicale très haute résolution utilisant des ondes ultrasonores.

Le projet FUSIMAGINE

La quête de compréhension de l'esprit humain a été l'un des principaux désirs de l'être humain à travers les âges. Aujourd'hui, Neuroscience implique toutes les communautés scientifiques, y compris les biologistes, les physiciens, les mathématiciens, les informaticiens et les philosophes pour répondre aux questions sur les pensées, les sentiments, la mémoire et autres. Dans cette quête de la connaissance, les systèmes de neuro-imagerie sont des outils précieux dans la compréhension du cerveau à la fois pour la recherche fondamentale et le diagnostic clinique. Cependant, les améliorations récentes dans la technologie de l' imagerie cérébrale profonde ont été quelque peu limitées à l'innovation incrémentale des techniques matures........ lire la suite sur : Fultrasound


Les chercheurs sont parvenus à rendre compte de l’activité vasculaire du cerveau d’un rat in vivo et de manière non invasive, avec une résolution bien meilleure que n’importe quelle technique existante. Loin de l’échographe standard, la technique s’inspire plutôt de la super résolution optique (FPALM) qui avait été récompensée du Prix Nobel de Chimie 2014.

Leurs travaux, publiés dans la prestigieuse revue Nature, constituent une véritable révolution pour l’imagerie biomédicale, en offrant la première technique d’imagerie microscopique permettant de voir en profondeur dans les tissus. Les applications potentielles sont immenses, de la détection précoce de tumeurs cancéreuses à d’autres pathologies cardiovasculaires et neurologiques.

Des applications directes

Le gain en résolution est énorme, d’un facteur 20 en moyenne, d’autant plus que la technique est non invasive et rapide ce qui est très important pour le confort du patient.

« Nous pensons être à l’aube d’une nouvelle révolution dans le domaine de l’imagerie médicale, confie Mickaël Tanter.

En quelques dizaines de secondes, il est possible de recueillir des millions de signatures de micro-bulles et atteindre des résolutions microscopiques à plusieurs centimètres de profondeur. Il sera possible encore accélérer cette technique pour réaliser ces images en une à deux secondes ouvrant ainsi la voie à l’imagerie fonctionnelle en super-résolution».

La technique sera prochainement évaluée sur l’homme, en particulier pour visualiser la micro-vascularisation hépatique chez des patients atteints de tumeurs du foie, ou encore pour l’imagerie trans-crânienne très haute résolution du réseau vasculaire cérébral chez l’adulte.

Les applications potentielles sont très nombreuses, y compris la détection précoce de cancers dont la micro-vascularisation est à ce jour impossible à détecter. En fait n’importe quel organe pourra être imagé en 3D à l’échelle microscopique, via un appareil très peu volumineux. INSERM

Professeur Stephen QUAKE (co-président du BIOHUB CHAN ZUCKERBERG)

Les intérêts du Dr Stephen Quake se situent au croisement de la physique, de la biologie et de la biotechnologie. Ses recherches portent sur le développement de nouvelles approches de la mesure biologique et l'application de ces approches à des problèmes d'intérêt fondamental et médical. Les domaines d'intérêt comprennent le diagnostic génomique, la biologie des systèmes, l'écologie microbienne et la génomique unicellulaire.

Son travail en biophysique à une seule molécule a mené à la première démonstration du séquençage d'une seule molécule, et ses recherches dans ce domaine l'ont amené à s'impliquer profondément dans la génétique humaine, l'immunologie et le développement de nouveaux diagnostics cliniques.

Son groupe a été le pionnier du développement de l'intégration à grande échelle microfluidique (mLSI), démontrant les premiers dispositifs microfluidiques intégrés avec des milliers de valves mécaniques. Cette technologie contribue à ouvrir la voie à l'automatisation à grande échelle de la biologie à l'échelle du nanolitre, ses étudiants et lui ont étudié les applications de la technologie du laboratoire sur puce en génomique fonctionnelle, en analyse génétique et en biologie structurale.

Le professeur Quake est également actif dans le domaine de la biophysique à molécule unique.

La biologie structurale est la branche de la biologie qui étudie la structure et l'organisation spatiale des macromolécules biologiques, principalement les protéines et les acides nucléique.

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CELL ATLAS INITIATIVE

Cartographie de chaque type de cellule dans le corps humain est un objectif ambitieux, et la communauté scientifique internationale est prête à relever le défi. Cela exigera des biologistes, des ingénieurs et des technologues travaillant en équipe. CZ Biohub est fier de faire partie de ce projet fondateur.

Caché dans les cellules humaines sont les causes profondes de nombreuses maladies. L'atlas cellulaire commencera à débloquer ces mystères, montrant comment les cellules fonctionnent chez les personnes en bonne santé et, plus important encore, ce qui se passe lorsque la maladie frappe.

Biohub est la prochaine étape dans la recherche médicale. Nos projets combinent les meilleurs scientifiques et ingénieurs avec la technologie la plus avancée pour résoudre les plus grands problèmes de santé au monde.

Ces problèmes exigent une nouvelle ligne de conduite, une nouvelle énergie et de nouvelles voix. Ils exigent un espace où rien n'est impossible et la collaboration est le seul moyen de faire avancer les choses.

BIOHUB CHAN ZUCKERBERG

LES MOMENTS CLÉS DE CET ÉVÉNEMENT

DE PRESTIGIEUX INVITÉS SONT INTERVENUS AU COURS DE LA TABLE RONDE :

TONY FADELL
INVENTEUR DE L’IPOD, COFONDATEUR DE NEST ET DIRECTEUR DE FUTURE SHAPE
Tony Fadell est le fondateur et l’ancien PDG de Nest, société pionnière de «l’Internet des objets». Il fut le Senior Vice Président de la division iPod d’Apple et a dirigé l’équipe qui a créé les 18 premières générations de l’iPod et les trois premières générations de l’iPhone.

Il a permis le dépôt de plus de 300 brevets. En mai 2016, le magazine TIME a désigné Nest Thermostat, l’iPod et l’iPhone parmi les «50 objets les plus influents de tous les temps».

REID HOFFMAN
COFONDATEUR DE LINKEDIN, ASSOCIÉ CHEZ GREYLOCK PARTNERS
Co-fondateur de LinkedIn, Reid Hoffman a rejoint en 2009, Greylock Partners, l’une des plus anciennes sociétés de capital-risque. Il siège également aux conseils d’administration de sociétés et entités dont le bio hub Chan Zuckerberg. Reid Hoffman est également l’animateur de Masters of Scale, et le co-auteur de The Start-Up of You et The Alliance. Son prochain
livre traitera du «blitzscaling», basé sur son cours donné à Stanford.

HEMAI PARTHASARATHY
DIRECTRICE SCIENTIFIQUE DE BREAKOUT LABS, THE THIEL FOUNDATION
Hemai Parthasarathy est directrice scientifique du programme BreakoutLabs de la Fondation Thiel visant à soutenir les start-up disruptives dans le domaine de la science. THIEL FOUNDATION
Lire aussi : https://laurepouliquen.fr/les-reves-dimmortalite-du-milliardaire-peter-thiel/

Elle est également « partner » de Breakout Ventures, un fonds de capital-risque qui soutient des scientifiques entrepreneurs travaillant aux intersections de la technologie, de la biologie, des matériaux et de l’énergie. Auparavant, elle a été rédactrice ,lkmken cheffe nord-américain de “Nature“ et éditrice fondatrice de PLOS.

SEBASTIAN AMIGORENA
BIOLOGISTE, IMMUNOLOGISTE, MEMBRE DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES
Après des études de biologie et de biochimie à l’Université Paris 7, Sebastian Amigorena a passé trois ans de post-doc à la Yale Medical School.

De retour à Paris en 1995, il devient chef d’équipe à l’Institut Curie (Paris). Il est aujourd’hui directeur du laboratoire INSERM 932 et chef du département Immunologie et Immunothérapie de l’Institut Curie. Ses domaines de recherche se situent à la frontière de la biologie cellulaire, de l’immunologie et de l’étude du cancer.

LES START-UP PRÉSENTES

I - CALYXIA

Née de la recherche de haut niveau scientifique menée à l’ESPCI Paris et à Harvard, Calyxia a pour objectif d’améliorer les performances des produits formulés qui nous entourent, tels que les produits de soin du linge, d’entretien de la maison ou les polymères.

Grâce aux microcapsules intelligentes mises au point par Calyxia, les molécules actives contenues dans ces produits sont protégées de toute dégradation avant d’être libérées au moment et au lieu précis où leur action est bénéfique.

Issue des travaux de recherche entre l'ESPCI Paris et l'université de Harvard, CALYXIA est une jeune startup technologique (lancée en 2015, Paris) qui a développé une plateforme innovante et en rupture dans le domaine de la microencapsulation.

Grâce à cette technologie propre de CALYXIA, tout ingrédient (ou actif) est protégé de son environnement immédiat dans des microcapsules étanches et biodégradables, capables de libérer l'ingrédient (ou l'actif) encapsulé sur demande. Ainsi avec notre technologie unique de microencapsulation, nous transformons les produits utilisés dans notre vie quotidienne en les rendant plus sûrs pour notre santé et notre environnement tout en améliorant leurs performances et fonctionnalités.

GALYXIA at SILICON VALLEY COME TO PARIS le 19 JANVIER 2018

GALYXIA at SILICON VALLEY COME TO PARIS le 19 JANVIER 2018

CALYXIA

III - CYPRIO

Cyprio est une start-up de biotechnologie émergée de l’ESPCI Paris, qui fabrique des micro-tissus du foie et du pancréas pour les applications pharmaceutiques et thérapeutiques et pour la recherche fondamentale.

Grâce à la technologie innovante de « BioPearl », Cyprio fabrique de nouveaux modèles cellulaires complexes in vitro, présentant les caractéristiques morphologiques et physiologiques d’organes. Les micro-tissus générés avec cette technologie fournissent la possibilité de réaliser des essais vitro sur un modèle fiable et prédictif de la réponse in vivo et évitent l’utilisation de modèles animaux pour la recherche.

CYPRIP, issue de l'UMR ESPCI/CNRS « Chimie Biologie Innovation » à l’ESPCI, exploitera des technologies de rupture pour la culture cellulaire et le séquençage. Elle commercialisera des micro-tissus miniaturisés encapsulés dans des capsules d’alginate, ainsi que des services de criblage à haut débit pour les applications de découverte et développement de médicaments.

Créée en 2017, Cyprio est une start-up en biotechnologies issue des années de recherche à l’ESPCI Paris. Cyprio détient la technologie unique de « BioPearl » pour la culture cellulaire en 3D et la fabrication des micro-tissus miniaturisés du foie, les « HepatoPearls ».

Cyprio commercialise les HepatoPearls pour des applications allant de l’ingénierie tissulaire à la découverte et au développement de médicaments ou la recherche fondamentale. Les HepatoPearls sont de nouveaux outils de recherche qui reproduisent l’architecture et la physiologie du foie humain, et qu’ainsi peuvent prédire la réponse humaine avec une grande précision à partir d’une boîte de pétri.
CYPRIO  

les HepatoPearls offrent une fenêtre de travail relativement grande pour de longues expériences telles que la prédiction de la clairance hépatique sur de longues incubations avec des composés à faible clairance, la toxicocinétique avec une exposition chronique aux médicaments et un dépistage à haute teneur.

 

II - DNA SCRIPT

Synthèse d'ADN enzymatique

DNA Script exploite les milliards d'années d'évolution de la nature dans la synthèse de l'ADN, entrant dans le monde de la synthèse de l'échelle du génome . La technologie de DNA Script a le potentiel d'accélérer considérablement le développement de nouvelles thérapeutiques, la production chimique durable, les cultures améliorées ainsi que de nouvelles applications telles que le stockage de données.

Recherche d'anticorps DNA Script, la création d'ADN au service de la lutte contre le cancer

La start-up DNA-SCRIPT est capable de produire de l'ADN de synthèse grâce à des enzymes naturelles. Elle propose ses services aux grands groupes de l'industrie pharmaceutique. DNA Script met la création d'ADN au service des grands groupes pharmaceutiques. Cette start-up française a développé une technologie pour créer rapidement des acides nucléiques, dont l'ADN et l'ARN. De quoi permettre aux laboratoires de créer de nouvelles générations d'anticorps pour lutter contre le cancer.

«Leur technologie permettra de fabriquer des anticorps qui vont reconnaître les cellules cancéreuses de manière sélective, ce qui évitera d'injecter des molécules toxiques comme dans le cas de la chimiothérapie», explique Sylvain Gariel, cofondateur de DNA Script.

Cette technologie trouve également une autre application dans le secteur de l'agronomie. Elle permet de développer de nouvelles espèces végétales, qui ne nécessitent aucun engrais.
Catawiki 

IV - NEUROFLOWS

NEUROFLOWS est une jeune start-up française qui développe un imageur fonctionnel du cerveau pour la recherche préclinique dédiée à l'imagerie neurofonctionnelle avec une résolution spatiotemporelle et une facilité d'utilisation sans précédent. Son engagement est de fournir à se clients un nouveau système d'imagerie neurofonctionnelle qui étend leurs capacités de recherche au-delà des limites actuelles.

NEUROFLOWS propose des outils d’imagerie dédiés aux neurosciences pour relever les défis scientifiques, médicaux et sociétaux posés par les maladies du système nerveux.

Par sa technologie de rupture issue de l’équipe Physique des Ondes pour la Médecine de l’institut Langevin (Inserm, ESPCI, CNRS), NEUROFLOWS et de l’équipe de Zsolt Lenkei du Laboratoire de Plasticité du Cerveau (LPC)  avec la contribution de Jean Luc Gennisson, Mathieu Pernot, et Thomas Deffieuxambitionne de bouleverser les paradigmes d’imagerie en neurosciences aussi bien en recherche qu’en clinique .

Neuroflow, startup qui développe un imageur fonctionnel du cerveau pour la recherche préclinique
Cette entreprise est issue des travaux de l’unité « Physique des Ondes pour la Médecine » dirigée par Mickael Tanter à l’Institut Langevin et de l’équipe de Zsolt Lenkei du Laboratoire de Plasticité du Cerveau (LPC) avec la contribution de Jean Luc Gennisson, Mathieu Pernot, et Thomas Deffieux.

Le projet Neuroflow a pour but de développer une technologie innovante temps-réel de neuro-imagerie fonctionnelle ultrasonore. L’équipe fondatrice a développé une technologie révolutionnaire portative permettant d’imager l’activité cérébrale chez le petit animal (animal de laboratoire de la souris au primate) avec une excellente sensibilité et des résolutions spatiales et temporelles inégalées.

Cette nouvelle modalité d’imagerie est l’analogue ultrasonore de l’IRM fonctionnelle qui a révolutionné les neurosciences au cours des 20 dernières années.

Cette technologie ultraportative est la seule à pouvoir faire de l’imagerie fonctionnelle du cerveau entier chez l’animal éveillé et mobile. Neuroflow a pour objectif de commercialiser ce dispositif innovant d’imagerie auprès des laboratoires de recherche en neurosciences et des laboratoires pharmaceutiques du monde entier, un marché estimé à 1 milliard de dollars jusqu’en 2020.

REPOUSSER LES FRONTIÈRES DE LA RECHERCHE MÉDICALE

SICILON VALLEY COMES TO PARIS le 19/01/2018 :
* CLIQUER ICI POUR VISUALISER l'intégralité de cet événement exceptionnel !

Pour sa première édition, SILICON VALLEY COMES TO PARIS fût incontestablement une réussite, j'y ai rencontré des scientifiques, chercheurs et inventeurs passionnés qui dessinent le chemin vers l'innovation du futur.

Un programme passionnant nous offrant la possibilité de découvrir le futur et ce dans différents domaines, notamment celui de la santé, des biotechnologies, de la biologie, de la neurobiologie, des neurosciences, de l'intelligence artificielle, de la physique et de la chimie,

Cet événement fut de la plus grande importance dans le milieu des sciences grâce aux partages des découvertes novatrices disruptives aboutissant à des applications concrètes et ce à l'aide des start-up spécialisées dans ces domaines de recherches, celles-ci permettant notamment le développement et la commercialisation de ces innovations tant dans le domaine médical que celui de la santé et de l'environnement.

Une véritable révolution scientifique et technologique est en marche ! L'ensemble de ces diverses sciences prometteuses auront et ont déjà un grand impact dans notre vie quotidienne.

A noter par ailleurs les travaux en cours qui permettront la détection précoce de tumeurs cancéreuses et de cibler directement les cellules concernées sans toxicité pour les cellules saines.

De tels échanges devraient se renouveler de façon régulière afin de faire progresser la recherche avec une nouvelle vision et surtout une nouvelle conception de notre monde contemporain.

Le Futur est en Nous, apprenons à le développer et ne négligeons pas les nombreuses possibilités qui s'offrent à nous à l'aide de ces pionniers de la recherche scientifique pour améliorer notre santé, notre quotidien et notre environnement.

Il convient expressément d'évoluer, d'avancer, dans la négative nous reculons ...! Par ailleurs, il est  important, voire impératif, de se replacer dans le contexte de l’époque passée afin de mieux appréhender ce que pourrait être l’avenir et sans rejeter d’emblée toute idée nouvelle, tout concept nouveau.

En effet, sur la quantité, il y a de fortes chances que certain(e)s fassent parties de la vie quotidienne des générations futures.  Tout est mouvance, change, évolue, se transforme, rien n'est immuable. .. (Les changements, les nouveautés, (même l'évolution qu'elle soit scientifique ou technologique) angoissent certains, mais comment avancer, évoluer, en restant confiné dans un cercle restreint, des idées reçues, des idées collectives qui se répercutent, se propagent de génération en génération).

C'est dans ce sens et dans cette optique que je soutiens l'ensemble de ces chercheurs et de ces pionniers de la recherche scientifique innovante  !

Laure Pouliquen

Sources 

LAURE POULIQUEN, L. P. (2018). SILICON VALLEY COMES TO PARIS 19 janvier 2018. Publication présentée á ESCPI Silicon Valley comes to Paris, PARIS,

Professeur Stephen QUAKE, S. Q. (s.d.). Quake  https://quakelab.stanford.edu/
ESCPI PARIS. (s.d.). https://www.espci.fr/spip.php?page=article&id_article=8782
Mickaël TANTER, M. T. (s.d.). FULTRASOUND.  http://fultrasound.eu/
Karim Benchenane (K.B) : https://www.bio.espci.fr/-Karim-Benchenane-Memory
Jérôme Bibette :  https://www.institut-pgg.fr/Bibette_70___105.html
Institut Pierre-Gilles de Gennes (IPGG) : http://ipgg-com.micrologiciel.com/Bibette_129___105.html
Colloïdes et Biotechnologies : https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/colloides_et_biotechnologies.1311
Calyxia : https://www.calyxia.fr
Cyprio : https://www.cyprio.fr
Cyprio : https://www.univ-psl.fr/startup-des-laboratoires/cyprio
Cyprio : https://univ-psl.fr/actualites/trois-nouvelles-start-soutenues-par-psl-valorisation
https://univ-psl.fr/actualites/trois-nouvelles-start-soutenues-par-psl-valorisation
Neuroflows : http://neuroflows.com/
Dna Script : http://dnascript.co/
http://www.agoranov.com/agoranov-accueille-8-nouvelles-startups-incubation/
https://www.espci.fr/fr/agenda/2015/3-startups-de-l-espci-distinguees-a-i-lab
Les Mille promesses de la microfluidique - Les Echos
https://www.lesechos.fr/19/09/2014/lesechos.fr/0203790008707_les-mille-promesses-de-la-microfluidique.htm
MIT Technology Review : https://www.technologyreview.com/
BIOHUB CHAN ZUCKERBERG  :  https://www.czbiohub.org/

Cancers de la peau : L'intelligence artificielle au service des dermatologues pour repérer les cancers

Cancers de la peau : L'intelligence artificielle au service des dermatologues pour repérer les cancers


Cancers de la peau : L'intelligence artificielle au service des dermatologues pour repérer les cancers

Un ordinateur a réussi à être meilleur que les dermatologues pour repérer les cancers de la peau sur une série de photos, a annoncé mardi une équipe de chercheurs.
Une équipe germano-franco-américaine a entraîné ce système d'intelligence artificielle à distinguer des lésions de la peau et grains de beauté selon qu'ils étaient bénins ou alarmants, en lui montrant plus de 100.000 images.

Puis les performances de la machine (un réseau neuronal convolutif, dans le jargon des sciences de l'information) ont été comparées à celles de 58 médecins spécialistes, venus de 17 pays.

"La plupart des dermatologues ont fait moins bien", écrivent les chercheurs dans la revue Annals of Oncology.

Mélanome

Mélanome

Avec une simple photo de 100 cas jugés compliqués, les médecins ont correctement identifié 87% en moyenne des mélanomes qui leur étaient présentés.

Quand ils obtenaient des images en plus gros plan, et des renseignements plus détaillés (âge et sexe du patient, position de la lésion cutanée), ce taux montait à 89%.

Mais la machine a fait mieux, avec 95% de mélanomes détectés à partir de la première série de photos.

L'ordinateur non seulement "a manqué moins de mélanomes", mais a aussi "fait moins d'erreurs de diagnostic consistant à voir des mélanomes dans des grains de beauté bénins", ce qui "aboutirait à moins d'opérations inutiles", a souligné dans un communiqué le professeur de médecine Holger Hänssle, de l'université de Heildelberg (Allemagne).

Pour les chercheurs, la question n'est pas de se passer des médecins au profit de l'intelligence artificielle, mais de faire d'elle "un outil supplémentaire".

"Aujourd'hui rien ne remplace un examen clinique approfondi", ont rappelé deux professeurs australiens en dermatologie, Victoria Mar et Peter Soyer, dans un commentaire publié avec l'étude.

D'après le Centre international de recherche sur le cancer, agence de l'Organisation mondiale de la santé, chaque année 232.000 cas de mélanome malin sont déclarés, et 55.000 personnes en meurent.

Ce type de cancer "peut être soigné s'il est détecté de manière précoce, mais de nombreux cas ne sont diagnostiqués que quand le cancer est plus avancé et difficile à traiter", ont souligné les chercheurs.

Par AFP et FranceInfos 

 

Alan Turing, Le génie mathématicien qui a décrypté les codes secrets nazis et inventé l’ordinateur

Alan Turing, Le génie mathématicien qui a décrypté les codes secrets nazis et inventé l’ordinateur

Alan Turing Ou Comment Les Maths Ont Vaincu Hitler, Turing, l'homme qui cassait les codes

Alan Turing est sorti petit à petit de l'anonymat pour être élevé au rang de génie et de martyr de la lutte pour les droits des homosexuels.

Cette année, on va beaucoup parler de Bletchley Park, à Milton Keynes (Buckinghamshire). Ce manoir de style victorien, planté au milieu d'un parc de 22 hectares, abrite le Musée national de l'informatique. Soit. Mais, en 1938, le site appartient au MI6, le service du renseignement extérieur du Royaume-Uni, qui y installe pendant la guerre le Government Code and Cypher School, organisme chargé du décryptage des codes des puissances de l'Axe : le IIIe Reich et l'Italie fasciste. C'est dans cette propriété so British que se déroule Le Bâton de Plutarque, le 23e album de Blake et Mortimer. Le tandem se frotte à Zhang Hasso, transfuge de l'Empire jaune, et au colonel Olrik, spécialiste des langues slaves et champion d'échecs. Des profils parfaits pour le décryptage. Mais, par saint George, ne nous égarons pas, dirait Blake.

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Wikimedia Commons

A Bletchley Park, en 1940, l'adversaire s'appelle Enigma, la machine à chiffrer employée par l'armée de terre, la marine et l'aviation allemandes : une simple machine à écrire portative, équipée d'un clavier. Mais lorsque l'opérateur tape une lettre, c'est une lettre de substitution qui apparaît, et celle-ci varie à chaque frappe. Ainsi, dans un même message, un a devient tour à tour unr, puis un c, puis un m... Les premières versions d'Enigma ont été cassées avant les hostilités par des mathématiciens et des ingénieurs polonais, grâce à d'énormes engins surnommés les "bombes" pour leur puissant tic-tac.

Après la défaite de la Pologne, les Britanniques prennent le relais. Et un homme met au point une "superbombe" capable de décrypter les messages de plus en plus sophistiqués des Allemands : Alan Turing. Mais il n'est pas seul. Huit unités, réparties dans autant de "huttes", récoltent, prennent le relais. Et un homme met au point une "superbombe" capable de décrypter les messages de plus en plus sophistiqués des Allemands : Alan Turing.

 

 

 

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Donner de l'intelligence aux machines

Mais pourquoi ce site plutôt qu'un autre? "Cette petite ville d'une tristesse ordinaire se situe au centre géométrique de l'Angleterre intellectuelle, là où la ligne de chemin de fer de Londres bifurque pour Oxford et Cambridge", répond Andrew Hodges en nous guidant dans le musée. L'homme parle en connaisseur. Doyen du Wadham College, à Oxford, il est venu en voisin par le train. Il a écrit une biographie au titre fleurant bon le jeu de mots : Alan Turing: The Enigma, un texte qui vient d'être traduit en français dans son intégralité (1).

Alan Turing n'est pas seulement le champion du décryptage, poursuit-il. Après la guerre, il reprend son vieux rêve de "machine universelle" capable de traiter n'importe quel type de données. Nom du prototype : Automatic Computer Engine (ACE). En 1948, avec une équipe de Manchester, il fait fonctionner le premier ordinateur d'Europe. Mais il veut aller plus loin, fournir de l'intelligence aux engins.

Dans un article fracassant publié en 1950 dans la revue de philosophie Mind, il pose tout de go la question : "Les machines peuvent-elles penser ?" Sa réponse est plutôt oui. Esprit curieux de tout -logique, informatique, intelligence artificielle-, il consacre les dernières années de sa courte vie (quarante-deux ans) à la biologie du développement. Comment la matière prend-elle forme ? Pourquoi le motif en spirale de la suite de Fibonacci se retrouve-t-il dans la pomme de pin et dans la disposition des graines de la fleur de tournesol ? Pourquoi les léopards ont-ils des taches ? Bref, quel est le secret "des bases chimiques de la morphogenèse" ? Dans un ultime article paru en 1952, il conçoit un modèle permettant de mettre en équation l'apparition de ces formes. Depuis, des chimistes ont découvert des réactions obéissant à ces règles.

La grâce royale à titre posthume

Ce mathématicien génial, cet esprit universel méconnu -à l'exception des scientifiques- a enfin son heure de gloire avec un film hollywoodien, Imitation Game, de Morten Hyldum, avec le jeune Benedict Cumberbatch dans le rôle phare (sortie le 28 janvier). Un demi-siècle plus tard, le scénario insiste sur le suicide de Turing, à l'aide d'une pomme empoisonnée au cyanure, le 7 juin 1954. Il avait été condamné deux ans plus tôt à la castration chimique pour "outrage à la pudeur" : une relation sexuelle avec le jeune Arnold Murray (19 ans).

Après un long silence, Alan Turing est sorti petit à petit de l'anonymat pour être élevé au rang de génie et de martyr de la lutte pour les droits des homosexuels. En 1986, une pièce de théâtre jouée en Angleterre, Breaking the Code, puis sa version télévisée constituent les premières étapes de la réhabilitation. En 1999, Time le place parmi les 100 personnes les plus importantes du XXe siècle.

Dix ans plus tard, le Premier ministre britannique Gordon Brown présente ses excuses pour les poursuites exercées contre lui. Puis un hommage appuyé du président américain Barack Obama le range aux côtés de Newton et de Darwin, parmi les plus grands scientifiques britanniques. Ultime geste, en réponse à une pétition lancée par un informaticien, Elizabeth II lui accorde une grâce royale.

Quel chemin de croix pour ce fils d'un administrateur colonial de Madras, qui aura la délicatesse de mourir en 1947, douze jours avant l'indépendance accordée à l'Inde. Alan ne connaît pas les moussons. Dès son plus jeune âge, il est confié à un couple de Hastings, le colonel à la retraite Ward et son épouse, avant de fréquenter les internats. Le jeune homme est précoce. Il apprend à lire seul en moins d'un mois avec la méthode La Lecture sans larmes. Tout aussi rapide en calcul, il prend plaisir à se poster sous les lampadaires pour en déchiffrer les numéros de série. Mais, distinguant mal sa gauche de sa droite, il marque d'un point rouge son pouce gauche.

Fâché avec son corps

Il écrit comme un cochon. Il se débat avec des plumes qui bavent et ses cahiers sont couverts de pattes de mouche. "Turing le Cerveau" n'a jamais été en harmonie avec son corps, éprouvant de la peine à coordonner ses mouvements. S'il apprécie les terrains de football, c'est pour les lignes de touche : leur tracé lui inspire des problèmes de géométrie. Pourtant, à Cambridge, il pratique l'aviron, le rowing.

Alan passe pour un excentrique. A Bletchley, "sa bicyclette est un poème, poursuit le biographe, un défaut de mécanisme l'oblige à démarrer dans un pédalage effréné pour que la chaîne ne déraille pas". Il attache sa tasse de thé au tuyau du radiateur avec un cadenas à combinaisons. Il se moque de son allure. Une ficelle retient ses pantalons et il porte souvent une veste de pyjama sous sa veste de sport.

Pis, il éprouve des difficultés à s'exprimer. En butte à un exercice, il grogne. Il commence les phrases de sa voix haut perchée et saccadée, s'arrête net, comme absorbé par la recherche de la formulation idéale, puis il accouche d'une expression argotique ou d'une grivoiserie, d'un calembour, d'une comparaison a priori incongrue. Un jour, contesté sur son projet de "cerveau électronique", il interrompt brutalement son interlocuteur : "Le fait que le cerveau ait la consistance d'un porridge froid ne nous intéresse pas. Nous ne disons pas : "Cette machine est beaucoup trop dure pour être un cerveau, donc elle ne peut pas penser.""

La vie de cet enfant seul, séparé de ses parents ultramarins, a été marquée par un premier grand amour, platonique, avec Christopher Morcom, jeune homme blond et mince, d'un an son aîné, rejeton d'une famille aisée d'artistes et de scientifiques vivant dans un manoir aux allures de phalanstère. Les deux jeunes gens sont brillants et ils ont tous deux une passion pour les mathématiques et la science. Christopher entre au prestigieux Trinity College, à Cambridge.

La séparation est douloureuse. Elle l'est encore plus lorsqu'il est emporté par la tuberculose, à 19ans. Alan engage une correspondance avec la mère du défunt, qui l'invite. Le jeune homme exige de dormir dans le sac de couchage de son ami. Doit-on conclure, comme Jean Lassègue, philosophe et auteur d'une biographie de Turing, que celui-ci s'est imposé le devoir d'incarner le destin scientifique promis à son très brillant ami?

Une machine capable d'appliquer un algorithme

Toujours est-il qu'en 1931 le boursier Turing se lance dans l'étude des mathématiques pures au King's College, à Cambridge. L'année suivante, il démontre un théorème résolu une seule fois, par un mathématicien polonais de haute volée, Vaclav Sierpinski. Cinq ans plus tard, il adresse à la Société mathématique de Londres un article sur l'un des problèmes majeurs des mathématiciens de l'époque, posé par David Hilbert : y a-t-il une méthode pour déterminer si un énoncé mathématique est vrai ou faux ? Sa réponse est : non. Pour y aboutir, il emprunte une étrange démarche. Il construit en pensée une machine composée d'un ruban et d'une tête pouvant lire et écrire sur ce ruban, capable de décrire un calcul complexe sous la forme d'opérations simples.

Cette "machine universelle" peut simuler n'importe quelle autre machine simple, à condition de lui fournir, sous forme codée, le programme à exécuter. Alan Turing vient tout bonnement d'inventer le concept d'ordinateur (computer, en anglais) : une machine qui reçoit un algorithme -un programme- et les données pour appliquer celui-ci. Dans la foulée, le jeune homme prépare un doctorat de logique mathématique à Princeton, aux Etats-Unis, où on lui propose un poste universitaire, mais il préfère retourner au pays. Par patriotisme.

Absorbé par ses travaux, il n'est pas insensible au monde. Il suit avec inquiétude les bouleversements en Europe. "J'espère que Hitler n'aura pas envahi l'Angleterre", écrit-il à sa mère. Nous sommes en 1938. A peine rentré, il est sollicité, avec d'autres collègues mathématiciens, ingénieurs, logiciens ou joueurs d'échecs, par les services de renseignement britanniques. Commence alors sa carrière de décrypteur à Bletchley Park.

Fan de Blanche-Neige et les sept nains

Dans la Cambridge d'avant guerre, l'homosexualité n'est plus tout à fait taboue. "Nous avons rejeté la moralité coutumière et la sagesse convenue, dit John Maynard Keynes, grand économiste et généreux mécène du King's College. Nous sommes, au sens strict, des immoraux." Circule le manuscrit de Maurice, le roman de Forster sur la manière de "ressembler de manière inavouable à Oscar Wilde". La prestigieuse université se divise alors entre "esthètes" et "athlètes". Mais Alan n'est pas mondain. Il n'est pas invité aux soirées et aux manifestations artistiques données sous les auspices du fameux groupe de Bloomsbury, de Virginia Woolf. "Sa liberté et son homosexualité lui importeront toujours plus que tout, et il en sera victime", résume Andrew Hodges.

Libre, il est, dégagé de toute contingence, étranger aux rapports de forces et à la courtisanerie. Mais il est aussi immature. A la Noël de 1934, Alan Turing (22 ans) demande à sa mère un ours en peluche. Il écoute avec assiduité les programmes pour enfants à la radio. La projection de Blanche-Neige et les sept nains, à Cambridge, en 1938, le plonge dans un abîme de perplexité. Il ne peut plus s'en passer, revoyant le film à chaque occasion. Il se plaît à chantonner le couplet fatal : "Plonge la pomme dans le bouillon / Que la mort qui endort s'y infiltre." Il s'interroge sur la couleur de la mort : la partie rouge ou verte du fruit ? Le 7 juin 1954, il a sans doute la réponse, mais il l'emporte dans la tombe.

(1) Alan Turing. Le génie qui a décrypté les codes secrets nazis et inventé l'ordinateur. Trad. de l'anglais par Nathalie Zimmermann et Sébastien Baert. Michel Lafon, 704p., 19€.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/turing-l-homme-qui-cassait-les-codes_1638747.html#khzpeSMmEHYMyuvV.99

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Google a développé une intelligence artificielle capable de générer sa propre IA

Google a développé une intelligence artificielle capable de générer sa propre IA

L’intelligence artificielle de Google a créé une IA plus intelligente que celle créée par l’homme

Google a développé une intelligence artificielle capable de générer sa propre IA. Au cœur du dispositif : la vision et la reconnaissance de l’environnement.

En Bref : Le projet AutoML de Google, conçu pour permettre à AI de construire d'autres IA, a maintenant développé un système de vision par ordinateur qui surclasse largement les modèles de pointe. Le projet pourrait améliorer la façon dont les véhicules autonomes et les robots IA de nouvelle génération «voient».

En mai 2017, des chercheurs de Google Brain ont annoncé la création d' AutoML , une intelligence artificielle (IA) capable de générer ses propres IA. Plus récemment, ils ont décidé de présenter AutoML avec son plus grand défi à ce jour, et l'IA qui peut construire AI a créé un «enfant» qui a surpassé tous ses homologues fabriqués par l'homme.

Les chercheurs de Google ont automatisé la conception de modèles d'apprentissage automatique en utilisant une approche appelée apprentissage par renforcement . AutoML agit comme un réseau neuronal de contrôleur qui développe un réseau AI d'enfant pour une tâche spécifique. Pour cette IA enfant particulière, que les chercheurs appelaient NASNet, la tâche consistait à reconnaître des objets - personnes, voitures, feux de circulation, sacs à main, sacs à dos, etc. - dans une vidéo en temps réel.

intelligence artificielle apprentissage de la machine renforcement apprentissage automl

intelligence artificielle apprentissage de la machine renforcement apprentissage automl - (image : Google Research)

 

AutoML évaluerait les performances de NASNet et utiliserait ces informations pour améliorer son intelligence artificielle enfantine, en répétant le processus des milliers de fois. Lorsqu'ils ont été testés sur les ensembles de données de classification d'images ImageNet et de détection d'objets COCO , que les chercheurs de Google appellent «deux des ensembles de données académiques à grande échelle les plus respectés en vision par ordinateur», NASNet a surpassé tous les autres systèmes de vision.

 

 

Selon les chercheurs, NASNet était précis à 82,7% pour prédire les images sur l'ensemble de validation d'ImageNet. C'est 1,2% de mieux que tous les résultats précédemment publiés , et le système est également 4 pour cent plus efficace, avec une moyenne de 43,1 pour cent de précision moyenne (mAP). En outre, une version moins exigeante en termes de calcul de NASNet a surpassé de 3,1% les meilleurs modèles de taille similaire pour les plates-formes mobiles.

Une vision de l'avenir

L'apprentissage automatique est ce qui donne à de nombreux systèmes d'IA leur capacité à effectuer des tâches spécifiques. Bien que le concept sous-jacent soit assez simple - un algorithme apprend en se nourrissant d'une tonne de données - le processus demande énormément de temps et d'efforts. En automatisant le processus de création de systèmes d'IA efficaces et précis, une IA capable de construire l'IA prend en charge ce travail. En fin de compte, cela signifie que AutoML pourrait ouvrir le champ de l'apprentissage automatique et de l'IA à des non-experts.

En ce qui concerne spécifiquement NASNet, des algorithmes de vision par ordinateurprécis et efficaces sont très recherchés en raison du nombre d'applications potentielles. Ils pourraient être utilisés pour créer des robots sophistiqués pilotés par l'IA ou pour aider les malvoyants à retrouver la vue, comme l'a suggéré un chercheur . Ils pourraient également aider les concepteurs à améliorer les technologies des véhicules autonomes. Plus un véhicule autonome peut reconnaîtrerapidement des objets sur son passage, plus il peut réagir rapidement, augmentant ainsi la sécurité de ces véhicules.

Bien que les applications pour NASNet et AutoML soient nombreuses, la création d'une IA capable de construire de l'IA soulève certaines inquiétudes . Par exemple, qu'est-ce qui empêche le parent de transmettre des préjugés indésirables à son enfant? Et si AutoML crée des systèmes si rapidement que la société ne peut pas suivre? Il n'est pas très difficile de voir comment NASNet pourrait être utilisé dans des systèmes de surveillance automatisés dans un proche avenir, peut-être plus tôt que les règlements pourraient être mis en place pour contrôler ces systèmes.Les chercheurs de Google reconnaissent que NASNet pourrait s'avérer utile pour un large éventail d'applications et ont ouvert l'IA pour l' inférence sur la classification des images et la détection d'objets .

«Nous espérons que la plus grande communauté d'apprentissage de la machine pourra s'appuyer sur ces modèles pour répondre à une multitude de problèmes de vision par ordinateur que nous n'avons pas encore imaginés», ont-ils écrit dans leur billet.

Heureusement, les dirigeants du monde travaillent rapidement pour s'assurer que de tels systèmes ne mènent à aucune sorte d'avenir dystopique.

Amazon, Facebook, Apple et plusieurs autres sont tous membres du Partenariat sur l'intelligence artificielle au profit de People and Society , une organisation axée sur le développement responsable de l'IA. L'Institut des ingénieurs électriques et électroniques (IEE) a proposé des normes éthiques pour l'IA, et DeepMind, une société de recherche appartenant à la société mère de Google Alphabet, a récemment annoncé la création d'un groupe axé sur les implications morales et éthiques de l'IA.

Divers gouvernements travaillent également sur des règlements pour empêcher l'utilisation de l'IA à des fins dangereuses, telles que les armes autonomes , et tant que les humains maintiennent le contrôle de la direction générale du développement de l'IA, les avantages d'une IA capable de construire l'IA devraient l'emporter. tout piège potentiel.

Source https://futurism.com/google-artificial-intelligence-built-ai/ - 

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Étiquette : intelligence artificielle