Au-delà de nos limites biologiques, Entretien avec Miroslav Radman

Au-delà de nos limites biologiques, Entretien avec Miroslav Radman

Au-delà de nos limites biologiques

Rêve ou cauchemar ? Depuis deux siècles, nous gagnons chaque année trois mois d’espérance de vie. Dans un avenir plus proche qu’on ne l’imagine, nous pourrons vivre cinquante, cent ans de plus. Discrètement, une équipe de chercheurs français a découvert les secrets de la longévité. Pour la première fois, celui qui la dirige nous raconte l’histoire de cette découverte qui va révolutionner l’humanité et relancer l’espoir de vaincre enfin le CANCER.

Miroslav Radman est l’un des papes de la biologie moléculaire, l’un des plus grands explorateurs des mécanismes de la réparation de l’ADN.

Professeur de biologie cellulaire à la faculté de médecine de l’université René-Descartes, membre depuis 2002 de l’Académie des sciences, grand prix Inserm 2003 de la recherche médicale, récompensé par une douzaine de prix scientifiques dont le prix européen FEMS André Lwoff 2011 pour ses contributions exceptionnelles en microbiologie, donnant des conférences dans le monde entier, publiant dans les plus grandes revues scientifiques internationales, ce Franco-Croate de 70 ans dirige également, à Split, un institut international des sciences de la vie. Vivre jusqu’à 150 ans en pleine forme, c’est ce que propose le chercheur Miroslav Radman. Fils d’un pêcheur croate, ce biologiste de 67 ans est convaincu qu’il est possible de prolonger la vie humaine en bonne santé, bien au-delà de ce qui est imaginable aujourd’hui. Souvent présenté comme un Christophe Colomb de la science, Miroslav Radman cherche là où les autres ne sont pas, et trouve sans savoir exactement ce qu’il cherche.

Pour lui la recherche scientifique relève d’une démarche artistique caractérisée par la créativité et la liberté d’esprit. Ayant découvert à 23 ans les principes de la mutagenèse, il en déduit quelques années plus tard une théorie sur le système de réparation de l’ADN, aujourd’hui dans tous les livres de biologie… A la recherche du secret de l’immortalité, il se passionne aujourd’hui pour l’étude des organismes ultra résistants dont une étrange bactérie : Deinococcus radiodurans, la bactérie du corned-beef, découverte en 1956 dans des conserves de viande stérilisées à coups de rayons gamma. Depuis que cette bactérie l’a mis sur le chemin d’un éventuel élixir de jouvence pour l’homme, le chercheur sollicite toutes les instances nationales et européennes de la recherche afin de trouver des financements pour poursuivre ses travaux. De l’Institut Necker où se trouve son laboratoire au Jardin des Plantes à Paris, Miroslav Radman nous invite à mieux comprendre ce projet à la fois fou et très sérieux :

« J’étudie comment la vie résiste aux changements en changeant elle-même, et cela concerne le vieillissement, le cancer, l’évolution des espèces » Miroslav Radman.

Production : Lucie Sarfaty

Pour citer cet article : "Au-delà de nos limites biologiques, Entretien avec Miroslav Radman," in Laure Pouliquen Officiel, 31/01/2017, https://laurepouliquen.fr/au-dela-de-nos-limites-biologiques-entretien-avec-miroslav-radman/,Laure POULIQUEN.

 

Le recul de la mort – l’immortalité à brève échéance ?

Le recul de la mort – l’immortalité à brève échéance ?

Le recul de la mort – l’immortalité à brève échéance ?

Filmé à TEDx Paris le 6 octobre 2012 à l’Olympia. Chirurgien et urologue de formation, Laurent Alexandre est également diplômé de Science Po, d’HEC et de l’ENA. Hyperactif et pionnier d’internet, ce coureur de marathon est le co-fondateur, dans les années 90, de Doctissimo.fr.

Auteur en 2011 d’un essai intitulé « La mort de la mort », il s’intéresse aujourd’hui aux bouleversements que va connaître l’humanité conjointement aux progrès de la science en biotechnologie.

Pour citer cet article : "Le recul de la mort – l’immortalité à brève échéance ?," in Laure Pouliquen Officiel, 02/11/2016, https://laurepouliquen.fr/le-recul-de-la-mort-limmortalite-a-breve-echeance/,Laure POULIQUEN.
L’espérance de vie se lirait sur les visages

L’espérance de vie se lirait sur les visages

Le site internet Face My Age serait capable de calculer l’âge perçu d’un visage et d’évaluer son espérance de vie.

Face My Age exploite un stock de plus de 220.000 images de visages envoyées par des particuliers. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Face My Age exploite un stock de plus de 220.000 images de visage

Face My Age exploite un stock de plus de 220.000 images de visages envoyées par des particuliers. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Il resterait 4.518 jours à vivre à Mick Jagger

Utilisant un algorithme conçu par Jay Olshansky, biodémographe à l’université de l’Illinois à Chicago (États-Unis), et Karl Ricanek, spécialiste en biométrie et reconnaissance faciale à l’université de Wilmington en Caroline du Nord (États-Unis), ce site calcule l’ »âge perçu » d’un visage et, in fine, l’espérance de vie !

À en croire le site, à qui nous avons soumis une photo de la star, le leader des Rolling Stones aurait ainsi 42,2 % de chance de passer les 85 ans et il lui resterait 4.518 jours à vivre…

Mick JAGGER

Mick JAGGER

© Face My Age

Face My Age exploite un stock de plus de 220.000 images de visages envoyées par des particuliers. Il suffit d’indiquer quelques informations de base (âge, sexe, éducation, fumeur ou pas, chirurgie esthétique ou pas, usage de drogue…) et l’algorithme scrute 250 points (yeux, front, nez, joues, bouche, menton…) repérant la moindre ride. Le tout est comparé à des profils similaires de la base de données. Et le verdict tombe.

L’algorithme n’est qu’un prototype. « À terme, les internautes verront à quoi ils ressembleront dans 20 ou 40 ans », ajoute Karl Ricanek. Les deux chercheurs espèrent inciter les gens à modifier leur hygiène de vie, « sans pour autant faire du diagnostic médical ».

Ils travaillent aussi à un logiciel pour les assureurs. On imagine sans peine son utilité pour relever les primes des clients les moins vigoureux…

source : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20141014.OBS2017/l-esperance-de-vie-se-lirait-sur-les-visages.html

Pour citer cet article : "L’espérance de vie se lirait sur les visages," in Laure Pouliquen Officiel, 18/10/2016, https://laurepouliquen.fr/lesperance-de-vie-se-lirait-sur-les-visages/,Laure POULIQUEN.
Naissance des Idées By Cédric Villani

Naissance des Idées By Cédric Villani

NAISSANCE DES IDÉES BY CÉDRIC VILLANI

Cédric Villani est un mathématicien de renommée mondiale, l’un des meilleurs spécialistes des équations de la théorie cinétique des gaz et des plasmas, et du transport optimal. Ancien élève de l’École normale supérieure de Paris, il a reçu en 2010 la Médaille Fields, la plus prestigieuse des récompenses du monde mathématique. Après avoir occupé des postes à Atlanta, Berkeley et Princeton et à l’École normale supérieure de Lyon de 2000 à 2009, il est actuellement professeur à l’Université de Lyon et directeur de l’Institut Henri Poincaré à Paris. Vulgarisateur scientifique hors pair, il aime partager sa passion avec enthousiasme et humour.

Il est très difficile de prédire l’avenir, même à l’horizon 2030, nous prévient d’emblée Cédric Villani.

« La prédiction est difficile, surtout quand il s’agit de l’avenir »

En 1900, Henri Poincaré, interrogé sur la science au 20e siècle, déclarait : « Vous me demandez comment sera la science du 20e siècle ? Je crois que l’on fera des découvertes surprenantes. Je n’en dirai pas plus, précisément parce qu’elles seront surprenantes. »

Provoquant des rires dans l’assistance, Cédric explique qu’il pourrait s’arrêter la et dire que sa tache est remplie après avoir reprit Poincaré, 100 ans après sa mort.

Pourtant Cédric Villani veut aller plus loin. Précisément puisque l’on fera des découvertes surprenantes, c’est qu’on aura des idées ingénieuses. Or, les idées peuvent changer le monde !

Comment naît une idée ?

La naissance d’une idée est une aventure, que l’on poursuit selon un chemin tortueux, avec des rebonds, des hauts et des bas. Les périodes de travail intenses sont faites d’illumination et de déception jusqu’au jour de l’éclosion de l’idée.

Poincaré dit que face a une difficulté, on progresse parfois par un travail acharné, parfois par une illumination soudaine et imprévisible, lors d’une promenade en autobus ou le long d’une falaise.

Cédric Villani s’adresse alors aux jeunes de l’audience : « Quand vous avez un devoir de mathématique rebelle à terminer, et que vos copains vous attendent pour faire la fête en boite de nuit, essayez auprès de vos parents la méthode Poincaré !

Le cerveau du mathématicien raisonne par des approximations, des analogies, des émotions ! Parce que c’est rapide, et qu’a l?époque ou nous devions réagir vite pour sauver notre vie, les émotions fonctionnaient mieux que tout.

Si les idées sont si importantes, il faut les étudier ! Quelle est la recette pour faire une idée?

Bien-sûr il vous faut un cerveau en bon état de fonctionnement, mais aussi de nombreux ingrédients.

– De la documentation, des sources d’information.

– De la motivation !


Un environnement de vie propice. Par exemple une ville ou il fait bon étudier, un environnement qui vous inspire, qui est chargé d’histoire.

– Les échanges, les contacts avec les autres. La transmission des valeurs et des idées. Il faut des échanges pour démarrer des projets, il en faut aussi pour les faire progresser…

– Les contraintes, la contrainte comme élément de création comme le fameux roman de George Perec sans la lettre « E »

– Le travail un dosage savant de travail dur et d’illumination inexpliquée.

– Enfin, le dernier ingrédient : La persévérance et la chance. La plupart des idées ne marche pas. A peine 1% des brevets s’avéreront rentables. C’est le phénomène de la corbeille à papier.

Enfin la mission ne sera complète que si l’on peut partager les idées, les publier, les présenter librement, ce qui fait débat actuellement. Pour le bien et le mal, la grande idée est limitée par les habitudes humaines.

Publications :

VILLANI Cédric. Théorème vivant*. *Grasset, 2012.

VILLANI Cédric. Optimal Transport, Old and New. Springer-Verlag, 2008.

VILLANI Cédric. Topics in Optimal Transport. American Mathematical Society, 2003.
Source : TEX

 

Jacques Benveniste et la Mémoire de l’Eau

Jacques Benveniste et la Mémoire de l’Eau

Benveniste_Quemoun-by Laure Pouliquen (2003)

Benveniste_Quemoun-by Laure Pouliquen (2003)

Décédé en octobre 2004, Jacques Benveniste, chercheur à l’Inserm, disait avoir découvert la mémoire de l’eau. Après un contact avec une molécule, l’eau garderait en son absence ses propriétés. C’était contraire à tous les dogmes scientifiques, et Benveniste fut mis au ban. Mais le prix Nobel de médecine Luc Montagnier a repris ses recherches après avoir fait un constat surprenant. L’ADN du virus du sida, dont il est le découvreur, émettrait des ondes que l’eau enregistrerait et qu’elle serait capable de réémettre, au point, dans certaines conditions, de pouvoir reconstituer cet ADN. L’eau aurait donc bien une mémoire ! L’homme étant composé à 70 % d’eau, cette découverte remettrait en cause l’approche médicale actuelle, sur le plan du diagnostic comme sur celui de la thérapie. Le film témoigne des plus récentes expériences et raconte l’émergence de ce qui sera peut-être une révolution en matière de santé.

Lire aussi : http://www.amessi.org/Jacques-BENVENISTE-Oeuvre-et-Biographie

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Qu’est-ce-que l’univers !

Qu’est-ce-que l’univers !

Les sciences grecques tentèrent de comprendre le monde et de l’expliquer :

  • les philosophes Parménide, Platon, et Aristote avaient intégré l’idée d’une Terre sphérique, mais ils la voyaient au centre de l’Univers physique, alors que l’école de Milet se représentait la Terre plate ;
  • Ératosthène tenta de réaliser des calculs précis, notamment la mesure de la circonférence d’un méridien terrestre ;
  • Aristarque de Samos est le premier à envisager un modèle de système planétaire héliocentré. Cette découverte ne fut alors pas suivie2, pour des raisons philosophiques surtout parce qu’une telle cosmologie est en désaccord avec la conception géocentrée du monde qui était retenue par de grands philosophes comme Parménide, Platon, et Aristote. Il calcule aussi la distance TerreLune pour laquelle il trouve une valeur discutée, mais qui se situe en tout état de cause dans un ordre de grandeur acceptable3, ainsi qu’une distance Terre-Soleil ;
  • Hipparque poursuit ce travail : il recalcule, selon des méthodes nouvelles, la distance Terre-Soleil ainsi que la distance Terre-Lune (pour laquelle il retient la valeur de 67 1/3 rayons terrestres, contre 60,2 en réalité), recense 1 500 étoiles, retrouve approximativement la période de précession des équinoxes, qui était déjà connue des Babyloniens.[réf. nécessaire]
  • Ptolémée poursuit le travail d’Hipparque. Son Almageste sera la référence astronomique essentielle pendant treize siècles.

Ces connaissances du monde grec perdurèrent et influencèrent les sciences arabes après l’effondrement de l’Empire romain d’Occident. Elles restèrent présentes en Orient (particulièrement, avec des hauts et des bas, à Byzance), même si Cosmas d’Alexandrie tente, sans succès, de restaurer le modèle d’un monde plat.

La Renaissance porte à son apogée cette représentation du monde, grâce aux explorations et aux grandes découvertes qui eurent lieu du xiiie au xvie siècles, à partir de systèmes géographiques et cosmologiques très élaborés (projection de Mercator).

La révolution copernicienne bouleverse cette cosmologie en trois étapes :

  1. Copernic redécouvre l’héliocentrisme. Toutefois, cette redécouverte n’est que partiellement révolutionnaire : en effet, Copernic reste attaché aux sphères transparentes du modèle d’Aristote (pourtant délaissé par Ptolémée) censées soutenir les planètes et leur imprimer leur mouvement ; il présente son système comme un simple artifice destiné à simplifier les calculs.
  2. Le dominicain Giordano Bruno défend la réalité du modèle héliocentrique et l’étend à toutes les étoiles, ouvrant la dimension de l’Univers physique à l’infini. Il sera brûlé au bûcher en tant qu’hérétique non pour des raisons scientifiques, mais religieuses.
  3. Kepler, Galilée et Newton posent les bases fondamentales de la mécanique à partir du mouvement des planètes, grâce à leurs études respectivement du mouvement elliptique des planètes autour du Soleil, l’affinement des observations astronomiques avec la définition du mouvement uniformément accéléré, et la formalisation mathématique de la force de gravité. L’Univers, toutefois, reste confiné dans le système solaire.
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Des modèles physiques tels que la sphère armillaire ou l’astrolabe ont été élaborés. Ils permettent d’enseigner et de calculer la position des astres dans le ciel visible. Aujourd’hui encore, la carte du ciel mobile aide les astronomes amateurs à se repérer dans le ciel, c’est une réincarnation de l’astrolabe.

L’Univers est l’ensemble de tout ce qui existe, régi par un certain nombre de lois.

La cosmologie cherche à appréhender l’Univers d’un point de vue scientifique, comme l’ensemble de la matière distribuée dans le temps et dans l’espace. Pour sa part, la cosmogonie vise à établir une théorie de la création de l’Univers sur des bases philosophiques ou religieuses. La différence entre ces deux définitions n’empêche pas nombre de physiciens d’avoir une conception finaliste de l’univers : voir à ce sujet le Principe anthropique.

Si l’on veut faire correspondre le mouvement des galaxies avec les lois physiques telles qu’on les conçoit actuellement, on peut considérer que l’on n’accède par l’expérience qu’à une faible partie de la matière de l’Univers1, le reste se composant de matière noire. Par ailleurs, pour expliquer l’accélération de l’expansion de l’univers, il faut également introduire le concept d’énergie sombre. Plusieurs modèles alternatifs ont été proposés pour faire correspondre les équations et nos observations en prenant d’autres approches.

 

Thomas Ebbesen, chercheur de lumière

Thomas Ebbesen, chercheur de lumière

« 2015, Année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière »

« Tenter de planifier des découvertes est un non-sens. Toute vraie découverte est faite par accident, dans le cadre de la recherche fondamentale. » Le Franco-Norvégien Thomas Ebbesen, administrateur de l’Institut d’études avancées de Strasbourg (Usias), est l’illustration parfaite de ce qu’il avance. En septembre 2014, ce physico-chimiste à l’allure élégante a reçu le prestigieux prix Kavli, catégorie « nanosciences », pour avoir mis en évidence, de manière toute à fait fortuite, des propriétés de la lumière jusqu’alors insoupçonnées.

Que la lumière soit !

Après son diplôme d’Oberlin, une thèse de doctorat sur la photosynthèse artificielle à l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris) et un post-doctorat au Notre Dame Radiation Laboratory (Indiana), sa carrière le mène à l’université Tsukuba, au Japon, où il est rapidement recruté par la société privée NEC qui cherche alors de jeunes talents pour son laboratoire de recherche fondamentale. « Les conditions de travail étaient extraordinaires, se souvient Thomas Ebbesen, le visage constamment animé d’un sourire. Nous jouissions chez NEC des gros moyens financiers du privé, mais avions une grande liberté, comme si nous étions dans un institut public. Nous pouvions y mener absolument toutes les recherches que nous souhaitions. »

Un jour de 1989, il tombe sur un article du physicien Serge Haroche (Prix Nobel 2012) décrivant l’électro-dynamique quantique en cavité. Puisqu’il est « curieux comme un enfant », comme nous a confié son épouse, il décide de mener lui-même une expérience sur le sujet et demande à un collègue de lui confectionner des nano-éprouvettes. Comprenez : une microscopique plaque de métal percée d’un réseau de trous de chacun 300 nanomètres de diamètre espacés régulièrement, le tout assemblé sur une plaque de verre.

Surprise immédiate : la lumière traverse le dispositif. Comment est-ce possible ?

Les trous sont en effet plus petits que la longueur d’onde de la lumière visible. Les ondes de cette dernière, dont la longueur varie de 400 à 700 nanomètres (nm) du violet au rouge, devraient normalement se heurter aux trous de 300 nm et rester bloquées derrière la plaque. Interdit, tout comme ses collègues, qui restent sans voix, Thomas Ebbesen multiplie les vérifications, mais la lumière s’obstine à traverser la plaque. Plus troublant encore : elle semble traverser une aire trois fois plus grande que celle occupée par les trous, comme si elle parvenait à franchir le métal !

Huit ans pour percer le mystère

Huit années durant, le chercheur va s’évertuer à percer ce mystère, en même temps qu’il mène d’autres types de recherches au sein de NEC. Sans relâche. « J’avais suffisamment d’expérience pour savoir que je ne faisais pas d’erreur de manipulations, raconte-t-il. Par ailleurs, certains collègues, comme Shunji Kishida, n’ont eu de cesse de m’exhorter à continuer, à ne pas me décourager. »

Je dis toujours à mes étudiants qu’ils ont encore bien des choses à découvrir dont on n’a pas la moindre idée aujourd’hui

Grand bien leur en a pris. Car, grâce à leur soutien et à l’entêtement de Thomas Ebbesen, le curieux phénomène est aujourd’hui bien compris : le réseau de trous se comporte en réalité comme une antenne. En effet, sur la surface conductrice – la plaque de métal –, les électrons libres se rassemblent aléatoirement en groupes appelés plasmons. Ces plasmons se calent sur le rythme du réseau, c’est-à-dire l’espacement entre les trous. On dit qu’ils entrent en résonance avec lui. Tout ce passe alors comme si ces plasmons formaient une loupe au-dessus de chaque trou : ils concentrent les photons qui tombent sur les trous et les réémettent.

« Si, au départ, la probabilité qu’un photon passe entre les trous est très faible, les “loupes” augmentent fortement cette probabilité, résume le physicien. La concentration est telle qu’on se retrouve avec plus de lumière transmise que ne l’autorise la seule surface occupée par les trous. » De l’amélioration de la qualité des lasers à l’augmentation du rendement des fibres optiques, les applications industrielles de cette découverte sont évidemment très nombreuses…

Une nouvelle propriété de la lumière découverte à la fin des années 1990, alors même que l’on croyait tout savoir sur cette messagère depuis des décennies ! Lors du discours de Thomas Ebbesen à la remise du prix Kavli, les lauréats de la catégorie « astrophysique », qui utilisent la lumière pour sonder l’Univers, en étaient très surpris… « Je dis toujours à mes étudiants qu’ils ont encore bien des choses à découvrir dont on n’a pas la moindre idée aujourd’hui, ajoute-t-il.

D’ailleurs, Richard Feynman, selon moi un des plus grands physiciens du XXe siècle, avait apparemment dit que “si la sphère des connaissances augmente, la frontière de ce que l’on ne connaît pas augmente encore plus vite !” »

D’ailleurs, après sa découverte sur les réseaux de trous, Thomas Ebbesen n’a jamais cessé d’explorer l’inconnu. Il est aujourd’hui lauréat de plusieurs distinctions prestigieuses en plus du prix Kavli (dont le Agilent Europhysics Prize, pour ses travaux sur les nanotubes) et codétenteur d’une trentaine de brevets. À tout juste 60 ans, il n’a pas l’intention de s’arrêter là. « Actuellement, je travaille sur les états hybrides lumière-matière, et je m’amuse comme je ne me suis jamais amusé de ma vie ! », lance-t-il en riant.

L’histoire se répète : c’est après relecture du même article de Serge Haroche, dont les travaux, comme ceux de Claude Cohen-Tannoudji, sont pour lui source d’inspiration, qu’il commence à jouer à ce nouveau jeu : « Avec mes équipes, nous sommes parvenus à changer les propriétés de la matière (la conductivité, la vitesse d’une réaction chimique…) en plaçant des molécules sur un réseau de nano-trous ou en utilisant des miroirs, explique-t-il. Nous n’avons même pas besoin de lumière : les fluctuations quantiques du vide, celles-là mêmes qui sont peut-être en partie à l’origine de l’énergie noire, se chargent de faire entrer la matière en résonance avec le réseau, un phénomène qui a pour effet de modifier les molécules. » De belles publications en perspective… Et une autre belle démonstration, s’il en fallait encore une, que toute vraie découverte procède, non pas d’une recherche appliquée, téléguidée, mais de la simple soif de comprendre. Celle des grands enfants.chercheur

Coulisses

Le sujet de recherche de Thomas Ebbesen est à l’honneur cette année : l’Organisation internationale des Nations Unies (ONU) a en effet proclamé « 2015, Année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière » (AIL2015). L’idée est de sensibiliser le public à la capacité des techniques utilisant la lumière, de contribuer au développement durable et d’apporter des solutions à de grands défis contemporains comme celui de l’énergie. Le CNRS est partie prenante du comité national d’organisation. Il sera notamment présent à Lyon en décembre 2015, lors d’un événement organisé dans le cadre de la Fête des Lumières.

Toutes les infos sont sur www.lumiere2015.fr
source : cnrs.fr par Louise Mussat

Pour citer cet article : "Thomas Ebbesen, chercheur de lumière," in Laure Pouliquen Officiel, 15/01/2015, https://laurepouliquen.fr/thomas-ebbesen-chercheur-de-lumiere/,Laure POULIQUEN.

 

Google devrait fabriquer un processeur quantique

Google devrait fabriquer un processeur quantique

Processeur Quantique : Google devrait fabriquer un processeur quantique

L’équipe Quantum Artificial Intelligence de Google a annoncé lancer une initiative pour concevoir et fabriquer de nouveaux processeurs quantiques basés sur des supraconducteurs. Google travaillera en collaboration avec le chercheur John Martinis et son équipe à l’université de Santa Barbara. John Martinis est un pionner dans ce domaine, et il vient d’être récompensé par le Prix London pour ses travaux.

Par ailleurs Google continuera de travailler avec les scientifiques du projet D-Wave pour expérimenter avec « Vesuvius », la machine de la NASA qui sera bientôt upgradée avec un processeur à 1000 qubits, nom de code Washington. Un circuit quantique à supraconducteur avec 5 qubits Xmon placés dans un tableau linéaire.

Google va réaliser un saut quantique en matière d’ordinateurs quantiques. Associé jusqu’à présent avec la NASA et l’USRA au sein du Quantum Artificial Intelligence Lab, le géant américain partageait son accès à un ordinateur quantique.

La firme de Mountain View a décidé de ne plus partager et va donc concevoir et construire un nouvel ordinateur grâce au professeur John Martinis, de l’université de Californie Santa Barbara, et à ses équipes. Le chercheur, qui restera lié à l’université pionnière dans le domaine, dirigera l’équipe Quantum Artificial Intelligence au sein de Google. Elle sera chargée de développer de nouveaux processeurs quantiques reposant sur des supraconducteurs de haute qualité

.

« Avec un groupe intégré chargé du matériel, l’équipe de Quantum IA sera maintenant capable d’implémenter et de tester de nouveaux designs pour l’optimisation quantique. Elle pourra également concevoir les processeurs en prenant en compte les derniers progrès théoriques, ainsi que ce que nous avons appris du D-Wave », un ordinateur quantique sur lequel Google a misé avant même de savoir s’il servirait à quelque chose ou fonctionnerait même.

Depuis quelque temps, Google accélère ses investissements dans le domaine de l’intelligence artificielle. Un secteur qui se trouve au cœur de nombreux projets, qu’il s’agisse de la recherche Web traditionnelle pour laquelle Larry Page estime qu’il y a encore beaucoup à faire ou de soutenir des moon shots, comme les Google Cars ou les robots. Ce nouvel effort fait également écho au rachat en janvier dernier de la société DeepMind, spécialisée dans l’intelligence artificielle.

Aucune somme sur l’investissement concédé pour cette opération n’est pour l’instant communiquée.

 Sources :  http://web.physics.ucsb.edu et http://www.01net.com/

Pour citer cet article : "Google devrait fabriquer un processeur quantique," in Laure Pouliquen Officiel, 06/12/2014, https://laurepouliquen.fr/google-devrait-fabriquer-un-processeur-quantique/,Laure POULIQUEN.
Miroslav Radman, il a découvert le secret de la longévité

Miroslav Radman, il a découvert le secret de la longévité

* Miroslav RADMAN, ’un des plus grands spécialistes de l’ADN, est intervenu pour dispenser une conférence intitulée « Au-delà de nos limites biologiques : Augmenter la longévité en bonne santé »  lors du Séminaire organisé par l’ADNO (Président, Dr Dominique RUEFF, que je remercie ici au passage) le samedi 22 novembre 2014 à Paris, ayant pour thème « DE LA LONGÉVITÉ à L’ÉTERNITÉ », j’ai eu le plaisir de rencontrer ce scientifique, un homme charmant, doté d’une grande finesse d’esprit et d’une intelligence hors du commun, je ne manquerai pas de suivre avec grand intérêt l’évolution de ses précieuses recherches sur la longévité humaine [Laure POULIQUEN]

* Prolonger notre existence de cent ans, c’est le défi de Miroslav Radman, l’un des plus grands généticiens de la planète

« Ce matin, en vous levant, vous ne saviez pas que vous alliez vivre six heures de plus », nous lance d’entrée de jeu Miroslav Radman. Devant nos mines interloquées, le chercheur en génétique moléculaire enchaîne : « Sans que l’on sache pourquoi ni comment, l’espérance de vie de l’espèce humaine rallonge de six heures par jour. Et l’on peut accélérer le processus ! » Tignasse en bataille et faux air de Pedro Almodovar, le professeur Radman est l’un des plus grands spécialistes de l’ADN.
Dans son laboratoire parisien à la faculté de médecine de l’université René-Descartes à Paris, les microscopes électroniques sont alignés comme des batteries de canons sur le pont d’un navire. Ce fils de pêcheur croate, né à Split il y a soixante-sept ans, s’est mis en tête de percer le secret de l’immortalité. Pas moins ! Tel un Christophe Colomb de la science, Miroslav Radman explore la chimie du vieillissement en empruntant de nouvelles routes. Et ce qu’il a découvert pourrait bien révolutionner l’humanité. »J’ai appris à lire à 4 ans, en déchiffrant sur la coque le nom des bateaux qui rentraient au port. Aussitôt, je suis devenu un prince aux yeux de mes tantes illettrées. Je leur lisais les nouvelles dans le journal. » Courtisé par les plus prestigieuses universités américaines, c’est en France que ce surdoué a jeté l’ancre
Après trente ans de recherche au CNRS puis à l’Inserm, Miroslav Radman est convaincu d’avoir trouvé le chemin vers l’élixir de jouvence. « C’est en décortiquant une étrange bactérie que j’ai acquis la conviction qu’il devenait possible de prolonger la vie humaine, en bonne santé, bien au-delà de ce qui est imaginable aujourd’hui. » Une aventure que le biologiste, devenu lui-même immortel depuis qu’il est entré à l’Académie des sciences, raconte dans un livre vivifiant (1), dont Le Point publie en exclusivité les extraits.Cette bactérie qui recèlerait, comme une poignée d’autres bestioles microscopiques, l’arme contre le vieillissement, c’est la « bactérie du corned-beef » découverte en 1956 dans des conserves de viande stérilisées à coups de rayons gamma.

Une coriace capable de résister à des radiations 10 000 fois supérieures à la dose mortelle chez l’homme. Au point que certains se sont même demandé si Deinococcus radiodurans – c’est son nom scientifique – n’était pas venue de l’espace ! Ayant voyagé sur une météorite, elle aurait été irradiée et totalement desséchée, ce qui expliquerait sa phénoménale résistance à la déshydratation. « En plein désert, brûlée par les rayons du soleil, Deinococcus peut, grâce à une seule goutte de pluie, ressusciter des dizaines, peut-être des centaines d’années plus tard », s’enthousiasme le chercheur, dont les yeux pétillants accrochent le regard presque autant que son polo rose fuchsia.

 Quel est le secret de la bactérie du corned-beef ?

« À partir d’un état de mort clinique, elle ressuscite en s’autoréparant grâce à un jeu de deux copies de son génome. Si vous avez sous la main plusieurs puzzles identiques avec des pièces manquantes, vous pouvez en les utilisant tous en faire un qui soit complet. La difficulté est de remettre en ordre des centaines de fragments d’un génome pulvérisé par la radiation, ce que Deinococcus radiodurans parvient à faire en trois ou quatre heures », explique le biologiste en mimant l’opération de ses mains.

 Botte secrète

Les protéines mécanos qui rafistolent le puzzle sont à l’oeuvre dans tous les organismes vivants. Elles devraient donc normalement nous protéger contre la rouille moléculaire provoquée par les radicaux libres. Alors pourquoi ne font-elles pas le boulot chez nous ? « Le problème est que ces protéines sont aussi victimes de la corrosion et deviennent moins efficaces. » La botte secrète de Deinococcus, c’est un cocktail de molécules qui lui permet de blinder ses enzymes réparatrices contre la rouille moléculaire. »Nous disposons aussi d’une protection antioxydante – sans elle nous serions cramés avant même de pouvoir nous reproduire -, mais en quantité insuffisante pour vivre aussi longtemps que nous le souhaiterions. » Une fois les pièges antiradicaux identifiés, le professeur Radman envisage de tester dès que possible cet élixir chez la souris. « Ce sera le grain de sable qui viendra ralentir, sinon arrêter, le tic-tac de notre horloge biologique. 

Depuis deux ans, Miroslav Radman toque à la porte des instances nationales et européennes de la recherche en expliquant qu’il a besoin de 1 à 3 millions d’euros pour poursuivre ses travaux.

« Leur réponse ?

Le vieillissement est un processus très complexe, ce que vous dites est trop simple, ça ne peut pas marcher. Les scientifiques qui siègent dans les instances d’évaluation sont des ultra spécialistes, ils ne comprennent pas pourquoi, à 60 ans passés, je veux changer de sujet de recherche alors que je pourrais prospérer dans le domaine qui m’a fait connaître : la réparation de l’ADN. Le système est hostile aux scientifiques qui refusent de creuser dans le même trou !

C’est pour pallier « l’incompétence des instances d’évaluation responsable du déficit d’innovation en Europe » que Radman a créé à Split l’Institut méditerranéen pour les sciences de la vie, « une ONG qui cultive la liberté de la recherche ».

Chercher là où les autres ne cherchent pas, c’est ce qui intéresse par-dessus tout Miroslav Radman. Une habitude qui remonte à son adolescence, quand, embarqué comme rameur sur le bateau de son père, il partait pêcher dans les zones où les autres n’allaient pas. Plus tard, c’est ainsi qu’il remontera dans ses filets ses trois découvertes, qui figurent aujourd’hui dans les manuels de biologie. « Le dirigisme étouffe la science ; ce n’est pas aux politiques ni aux industriels de fixer un cap aux chercheurs, s’énerve celui qui a grandi dans l’ex-Yougoslavie de Tito. Chaque grande découverte est une surprise aussi pour son découvreur. C’est en partant vers l’Inde que Christophe Colomb a découvert l’Amérique. »

 Nouveau défi

Mais, au fait, à quoi nous servirait de vivre cent cinquante ou cent quatre-vingts ans ? « Cela nous permettrait d’exploiter le fantastique potentiel de notre cerveau ! L’homme a surdéveloppé ses capacités cérébrales, au point qu’aujourd’hui nous mourons avant d’avoir fait fructifier, avec sagesse, tout ce que nous avons appris. La courte durée de vie de l’espèce humaine freine son évolution culturelle. »En attendant de mettre au point son élixir de jouvence, le chercheur planche sur un test qui permettrait, à partir de quelques gouttes de sang, de prédire le destin biologique de chaque individu.

 

« En connaissant le stade de vieillissement de nos cellules et de chacune de nos protéines, on pourrait essayer de mettre en oeuvre un programme de prévention personnalisé qui ralentisse la corrosion de l’organisme. » Un nouveau défi qui, pour Miroslav Radman, n’a rien d’insurmontable. « Quand, à un mille de la côte, mon père lançait la ligne de pêche par-dessus la barque, je devais maintenir l’embarcation exactement au même endroit, malgré les variations infinies des vitesses et des directions du vent et des courants. La complexité de cette tâche n’a jamais trouvé d’équivalent plus tard, même dans mes recherches scientifiques ! »1. Au-delà de nos limites biologiques, de Miroslav Radman, avec Daniel Carton (Plon, 168 p., 18,90 euros).

MIRO_RADMAN

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 Le club des immortels

Ses admirateurs l’appellent  » Conan la bactérie « , en hommage à son époustouflante robustesse. Exposée aux rayons ultraviolets du soleil, complètement déshydratée,Deinococcus radiodurans peut ressusciter à la première petite goutte de pluie. Tout aussi coriace, le rotifère bdelloïde, un animal microscopique aquatique, résiste aux radiations les plus extrêmes. Leur secret ? Un kit de survie incluant un jeu de copies du génome, des protéines blindées et un mécanisme performant de réparation de l’ADN. La palourde, championne du monde 410 ans, record de longévité animale. La bactérie qui ne meurt jamais  » Deinococcus radiodurans  » est quasi immortelle parce qu’elle arrive à s’autoréparer. Voici la manière dont elle s’y prend pour rafistoler son ADN. :

  • 1. Elle possède un jeu de copies dont elle se sert comme d’un stock de pièces détachées.
  • 2. Après irradiation, les chromosomes de la bactérie sont brisés en fragments d’ADN. Les extrémités de chaque fragment se transforment en extrémités simple brin.
  • 3. Chaque segment s’acoquine avec sa séquence complémentaire qu’il pioche dans un fragment intact provenant d’une autre copie du génome conservée par la bactérie. Le fragment d’ADN abîmé s’insère dans le fragment double brin intact.
  • 4. Tous les morceaux sont utilisés comme modèles et amorces pour initier la synthèse d’ADN.
  • 5. Les segments simple brin ainsi synthétisés se dissocient.
  • 6. Puis s’assemblent et forment des fragments d’ADN double brin.
  • 7.Le chromosome circulaire de la cellule se reconstitue. La synthèse des protéines est à nouveau opérationnelle : la cellule  » cliniquement morte  » refonctionne.

Miroslav Radman – Généticien – Chercheur – biologie moléculaire, Directeur de l’unité Inserm Génétique moléculaire, évolutive et médicale

 Trajectoire d’un surdoué

  • 1944 Naissance à Split, en Croatie.
  • 1966 Diplômé de la faculté des sciences de Zagreb.
  • 1969-1973 Post-doctorant au CNRS et à Harvard.
  • 1981 Professeur associé à l’université d’Orsay.
  • 1990 Directeur de recherche au CNRS.
  • 1992 Grand prix de l’Académie des sciences.
  • 1996 Prend la nationalité française.
  • 1998 Professeur à la faculté de médecine Necker et directeur de recherche à l’Inserm.
  • 2000 Grand prix de la National Academy of Sciences (Etats-Unis) et de l’Académie des sciences.
  • 2002 Entre à l’Académie des sciences.
  • 2003 Grand prix Inserm de la recherche médicale.

 

source : http://www.miroslavradman.com/fr/il-a-d-couvert-le-secret-de-la-long-vit/299
+ VIDÉO :http://www.amessi.org/au-dela-de-nos-limites-biologiques-entretien-avec-miroslav-radman
Pour citer cet article : "Miroslav Radman, il a découvert le secret de la longévité," in Laure Pouliquen Officiel, 23/11/2014, https://laurepouliquen.fr/miroslav-radmanil-a-decouvert-le-secret-de-la-longevite/,Laure POULIQUEN.

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